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Samedi 7 novembre 6 07 /11 /Nov 11:29
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 7 novembre 6 07 /11 /Nov 11:26
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg

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Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Jeudi 5 novembre 4 05 /11 /Nov 19:28

« On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes ! » Autobiographie de David Douillet, L’Âme du conquérant, paru chez Robert Laffont en 1998.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Jeudi 5 novembre 4 05 /11 /Nov 10:14
POURQUOI LES GAYS NE PEUVENT-ILS ÊTRE LES ALLIÉS OBJECTIFS DES LESBIENNES ?

Michèle Causse

 

Née, comme son nom l'y prédestinait, sur les Causses du Lot, Michèle Causse a obtenu un diplôme de traductrice à l'Université de Paris, (Sorbonne), a enseigné brièvement en Tunisie, vécu dix ans à Rome où elle a étudié le chinois et écrit un essai sur la condition des caméristes-concubines-courtisanes dans les romans Ming (inédit).

Rentrée en France, elle a écrit L'encontre dont Monique Wittig fut la première lectrice.

Elle a vécu pendant huit ans en Martinique et écrit, pour le compte du ministère des droits des femmes, une étude sur la stratification ethno-sociale des femmes en Martinique, puis dans la même île, Lettres à Omphale.

Elle a ensuite brièvement vécu à New York où elle a rencontré Djuna Barnes, Jill Johnston, Catherine Stimpson, Joan Nestlé, Kate Millet. En Floride, elle a séjourné pendant un an dans la communauté de Barbara Deming où elle a pu côtoyer Sonia Johnson (ex candidate à la présidence des USA).

Elle a ensuite émigré au Canada où elle a publié quatre de ses principaux ouvrages. Désormais elle vit, écrit et est éditée en France, Contre le sexage, et autres.

Michèle Causse a été professeure invitée à Rome (chaire d'éducation des adultes), consultante à l'Unesco (département d'alphabétisation, où elle a utilisé la méthodologie créée par Alice Ceresa “l’Unité de bibliothèque”), professeure invitée à Montréal à l'Université Concordia. Elle a traduit de l'anglais et de l'italien une trentaine de romans (Melville, Gertrude Stein, Djuna Barnes, Mary Daly, Silone, Pavese, Natalia Ginzburg, Alice Ceresa, Luigi Malerba, etc.).

 


On s’aperçoit qu’à force de s’identifier au modèle viril dominant,
le mimétisme gay est passé en trente ans de la simple stratégie
de défense face à un environnement hostile, à une véritable offensive
politique qui leur a permis de conquérir plus de liberté sexuelle,
plus de droits, plus de visibilité, et peut-être plus de paternité,
sans avoir à remettre en question l’ordre phallique…

Marie-Jo Bonnet


En raison du harcèlement, de la discrimination dont les gays et les lesbiennes font l’objet dans un régime hétérosocial, certaines lesbiennes croient juste de mener une action de résistance avec les gays, dans des structures communes (1). Les uns et les unes vivent en effet dans une culture misogyne, sexiste, homophobe, où règne d’abord l’oppression des femmes : expression qui n’est plus de mode au prétexte que les femmes ne sont pas un groupe homogène et que ladite oppression aurait disparu en même temps que la domination masculine. Nombre de lesbiennes jugent les gays moins sexistes que les mâles hétéros parce qu’ils ne les importunent pas sexuellement. Et elles croient à tort que des intérêts communs les unissent. Or le mouvement de lutte des Uns n’a pas les mêmes objectifs que le mouvement des Unes.
Les gays, en effet,
a) appartiennent à la classe des hommes et jouissent des privilèges de cette classe ;
b) ont un culte du pénis ou de la synecdoque (la partie pour le tout) ;
c) privilégient l’hommosocialité ;
d) laissent aux lesbiennes un statut inférieur.

a) Homo = homme
L’appartenance à la classe des hommes confère aux gays l’accès à tous les droits des hommes (salaires plus élevés, élection aux postes de responsabilité politique – maire, député – universitaire, financière, etc.). Tant il est vrai que, privés des droits liés au genre masculin-universel à cause de leur « orientation sexuelle », les gays font édicter des lois visant à leur rendre au plus vite leurs privilèges. Pour autant, les gays ne veulent pas savoir que les « Droits de l’Homme » (comme on dit si obstinément en français) ne sont pas ceux des femmes ni des lesbiennes. Traités d’efféminés ou de femmelettes, ils ne se sont pas rangés du côté des opprimées premières de la société (à l’exception des rares « effeminist faggots » des années 70 (2) et de quelques autres) mais ont revendiqué leur mâlitude et entendent bien garder leur citoyenneté privilégiée. Ce faisant, ils signent leur loyauté à la suprématie masculine.

b) Hors le pénis point de salut
En phallocratie, dite aussi benoîtement androcratie, le pénis est fétichisé, mythifié, montré, exalté – voir le roman de Moravia Io e Lui, les bd, les films – et ce sont des hommes qui ont tranquillement affirmé que la femme était un homme castré, avec les dommages que l’on sait, Simone de Beauvoir allant jusqu’à entériner cette vision inculquée. Le pénis (Lacan enseigne) est détenteur du Tout pouvoir, symbolique, économique, etc. Or rien, dans la culture gay n’infirme cette prétention, bien au contraire. Ici plus que partout, le pénis est le vecteur de la toute-puissance. Il n’est que de voir la gay parade où il est totem sans tabou, exhibé à des milliers d’exemplaires avec ou sans condom. Et le sort de ce pénis fait l’objet de publicité envahissant tous les écrans à toute heure. On n’en a jamais vu autant pour quelque organe lié à la jouissance lesbienne... et pour cause : notre corps ne saurait se morceler ! Il reste pourtant, simple détail, que des millions de clitoris sont, dans une grande partie du monde, coupés et jetés aux chiens. Sans que les mâles gouvernants s’en indignent. Après tout, adoubés par leurs pairs complices, n’ont-ils pas quelque légitimité à ignorer le sort de ces subsumées que sont les femmes ? Sexcisées dès la naissance en tout pays et simples commodités reproductives.
La lutte contre le sida, ô combien nécessaire, a emphatisé l’importance du pénis. De machine à jouir il est devenu machine à mourir. Le sida a terrassé les gays de tout âge. Et leurs sœurs lesbiennes, épargnées, de se précipiter au chevet du malade. Toutes en antigones qui pour prix de leur dévouement se virent promptement oubliées et remisées. Il n’est pas de bon ton de rappeler que le sida est désormais une maladie évitable (à l’inverse du cancer), le préservatif faisant même l’objet de distribution dans les écoles. Et soulignant par sa présence précoce que la seule bonne sexualité est la phallique, homo ou hétéro. Un seul désir, celui qu’exprime le détenteur dudit organe. Préservé ou non. Or ce pénis, choyé par les gays, soigné, vanté, exhibé, est redouté par maintes femmes et complètement rejeté par les lesbiennes. Du moins avant l’apparition « œcuménique » des queers (3). Car le pénis a été et continue d’être l’arme la plus utilisée de l’asservissement depuis l’enlèvement des Sabines et des petites Afghanes jusqu’aux guerres « ethniques » : l’instrument servant à ensemencer les ventres d’un maximum de femmes « ennemies ».
Les lesbiennes posent un regard politique sur l’usage du pénis. Jusqu’à ce jour, tel n’a pas été le souci des gays.


c) Men in groups
Si les gays, en général, ne « baisent pas les femmes », enfreignant ainsi un des commandements du régime hétérosexiste, c’est parce qu’en toute logique ils ne s’approchent sexuellement que des êtres qu’ils estiment égaux à eux-mêmes. À savoir des êtres supérieurs dans la hiérarchie sociale et humaine. Il va de soi que les gays, à l’instar des hétéros et plus encore qu’eux, admirent, fréquentent, favorisent, aiment les hommes. Tout le monde, il est vrai, aime les hommes, c’est une prescription explicite qu’il ne fait pas bon transgresser. Depuis la Grèce antique, les « sodomites » n’éprouvent reconnaissance, respect et amour que pour leur caste selon une parfaite cohérence avec le régime dans lequel nous vivons. NE PAS AIMER LES HOMMES à l’instar des lesbiennes, est perçu comme le crime social par excellence, ne pas les servir, les reproduire, les admirer, les copier, ne pas penser comme eux est dangereux. Cela, toutes les femmes le savent intuitivement. Et se comportent en conséquence (4). C’est dire quel abîme sépare les gays – loyaux aux principes de la société androcratique et artisans souvent heureux de certaine législation réformiste (pacs, homoparentalité, etc.) – et les lesbiennes, loyales à la classe des opprimées premières et guérillères plus souvent vaincues que vainqueurs (pas de féminin pour ce vocable, comme par hasard) dans leur lutte pour la reconnaissance d’un statut d’individue, voire de citoyenne. (Rions un peu !)


d) Les ratées du bon sexe
Le mépris qu’affichent les gays envers les lesbiennes est le corollaire direct du Symbolique viriocratique. Parfois dissimulé sous une bienveillance de surface, il est volontiers assorti de violence pornographique. Ce mépris est diffus, absolu, et il imprègne toute manifestation de la vie publique et privée, de la culture, au point qu’il n’est souvent même pas senti par la majorité de celles qui en sont victimes. La haine des femmes et des goudous, si bien perçue par les lesbiennes historiques, s’étale dans la mode, dans l’enseignement, dans le divertissement. Elle s’accompagne d’une dérision qui fait passer pour « plaisanterie » le plus constant dénigrement et harcèlement dont les femmes font l’objet (5). Certes, les gays aussi font les frais de plaisanteries salaces (ne sont-ils pas baisés et enculés, réification « normalement » réservée aux femmes ?) et ils vivent alors, le temps d’une insulte, le temps d’une bastonnade parfois fatale, ce que les femmes endurent toute leur vie. Pour autant, s’allient-ils aux lesbiennes afin de lutter contre cette assimilation à la classe indigne des femmes ? Contre l’invisibilité systématique des lesbiennes ? Se sont-ils indignés de la mise à l’écart des lesbiennes dans la création, par exemple, des archives parisiennes de l’homosexualité ? Ne sont-ils pas à l’origine de cet « oubli » ?



Performances
Les gays mimétiques affirment souvent leur allégeance à la classe des hommes en arborant une hypervirilité, moustaches, cuir, fouet, mise en scène du sado-masochisme, multi-tricks ou alors recourent aux artifices caricaturaux de la féminité la plus exacerbée, la plus ridicule, montrant ainsi qu’ils maîtrisent les deux pôles de l’aliénation humaine. Et s’en jouent. De la « pénible évolution vers la féminité » (Freud) ils ne voient que la poupée Barbie et dénoncent sans le vouloir la construction des genres, l’artificialité d’une assignation à vie. Assignation que la grammaire, sans failles, reconduit : le masculin l’emportant sur le féminin en toute impunité et sans troubler les genres. Exemple : « Dix lesbiennes et un cochon sont entrés dans la salle. Ils ont été reçus froidement. »
Le vrai débat politique, la vraie mise en accusation des normes qui définissent les statuts, qui l’a menée sinon les lesbiennes radicales (6) ? Aussitôt accusées de frigidité ! Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage.


Des maux et des maudites
L’objectif des gays est d’obtenir impunément l’accès au corps de leurs semblables dans une société hétérosexiste sans pourtant remettre en cause les fondements de l’hétérosocialité (qui leur convient à plus d’un égard), mais en visant plutôt à l’intégration-assimilation. Certes, réclamer le droit de baiser et d’être baisé (voire aimer et être aimé) par le seul sujet exalté dans le socius est considéré par les législateurs hétéros du monde entier comme une chute ontologique, un amoindrissement de l’être alors que le gay est le produit le plus cohérent d’un régime planétaire où tout le monde aime les hommes y compris et surtout la classe de sexe des femmes, appropriée dans son ensemble et dressée à servir les intérêts des hommes (cf. Colette Guillaumin).
L’objectif des lesbiennes est d’échapper à cette contrainte en faisant exister sur la planète ce qui n’a jamais eu son lieu, à savoir l’amour philogyne (le contraire de la misogynie). Cet objectif est considéré comme un privilège indu dans la mesure où les femmes appartiennent aux hommes. La relation lesbienne doit rester un fait isolé, clandestin, qui ne dépasse pas le cadre de l’expérience intersubjective. Hommes et gays continuent aujourd’hui à dévaloriser le mouvement associatif féministe et lesbien quand il opère dans des structures non mixtes. Les lesbiennes ont donc un objectif politique en contradiction absolue avec les règles des sociétés dans lesquelles elles vivent puisqu’elles préconisent ce qui n’a jamais existé : l’alliance entre Individues et la disparition des classes de sexe gardiennes de la hiérarchie des pouvoirs. Elles ne demandent pas moins que de se soustraire aux registres dont les hommes disposent depuis toujours, le normatif et le prescriptif, issus directement du symbolique phallique.


Ensemble séparément
L’association des gays et des lesbiennes ne saurait avoir lieu sans une critique radicale de la phallogocratie et des privilèges qu’elle confère aux mâles dans leur ensemble. C’est aux gays que revient le devoir de se désolidariser de leur classe de sexe, de refuser l’intégration-assimilation aux hétéros et de mener une vraie politique contre le déterminisme génétique dissimulant le fait que l’hétérosexualité est un régime de pouvoir. C’est à eux de reconnaître que, dans la lutte, la véritable force révolutionnaire est celle des lesbiennes, auxquelles la première place doit être cédée de toute urgence. Faute de quoi les mouvements LGBT ne seront que l’un des avatars de la mixité revue et corrigée au bénéfice des seuls hommes.

Pour le moment, l’égalité des lesbiennes et des gays est aussi oxymorique que celle des femmes et des hommes.

 

Notes :

(1) Rien de plus utile, en revanche, que de collaborer ponctuellement contre des instances de pouvoir phallique, par exemple dans la lutte contre les diktats du Vatican. Ainsi de l’association lesbienne italienne Fuoricampo s’unissant aux LGBT dans le mouvement Facciamo Breccia (mixte, laïque, dont le slogan est NO VAT) et dans ce but précis.
(2) Je pense hier à Benoit Lapouge, à Jean-Luc Pinard Legry, au premier Guy Hocquenghem, seuls contre la puissante intelligentsia pédophile masculine : René Scherer, Tony Duvert et autres. Je pense aujourd’hui à quelques gynandres (cf. Contre le sexage, Balland, 2000) conscients des effets du sexisme, ainsi des regrettés Guillaume Dustan, Léo Thiers-Vidal et quelques autres bien vivants, mais plus souvent québecois que français.
(3) À l’heure actuelle, les queers – mouvement de la mouvance – dans leur volonté de dénaturaliser la bite, jouent à démultiplier le pénis et à en faire une prothèse ludique, le packing. Dopés à l’Humour, les textes et pratiques des queers, fortement influencés par la culture masculine gay – avec référence obligée aux canons homosexuels – naviguent dans l’orbe d’un courant sado-maso qui se veut subversif. Mais si l’on voit bien fleurir des lesbiennes dûment nanties d’un gode (de valeur ajoutée, en somme), on ne voit guère de gays vulviques ou clitoridiens ! Le regrettable mimétisme anatomique ne joue que dans un sens. Celui de la plus-value masculine. L’existence des drag kings, drag queens et la multiplication des trans, témoignent à la fois de la volonté de transgresser les genres et de l’impossibilité de le faire dans un système phallocratique dont les normes sont sadiquement appliquées. À tel point qu’un trans f>m est de plus sûre qualité qu’un trans m>f. La faute à qui ?
(4) D’où l’acceptation volontaire ou forcée des lesbiennes à s’associer aux gays, aux bi, aux trans, diluant ainsi leur connaissance d’elles-mêmes, leur sexualité modelée sur celle des gays (« Viens que j’te bouffe le cul »), leurs buts propres, leur culture – le plus souvent elles ne savent pas qu’elles en ont une – pour créer une nouvelle mixité mimétique comme dans les « maisons des homosexualités », lieu illusoire de pacification des conflits, où la présence des hommes offre une rassurance (sic), une crédibilité (sic), une visibilité, des revenus financiers plus importants, etc., bref une vitrine hétéro dans tous ses effets. Ce qui n’empêchera pas, bien sûr, quelques vraies solidarités.
(5) À l’exemple de la mode qui, exhibitionniste, propage l’anorexie, des animateurs de télé homosexuels qui n’hésitent pas à brocarder les femmes et les goudous, des articles de presse qui laissent la signature aux gays, libres de recenser les ouvrages littéraires qui ne les remettent pas en question, des profs d’université qui traitent en subalternes les doctorantes dites « consentantes » et ignorent ou pillent les apports théoriques des lesbiennes radicales, etc.
(6) En particulier Monique Wittig et les chercheuses publiées dans la revue Espace lesbien. À paraître La sapiens ou la fin d’une imposture (Barasc-Causse). 


© Michèle Causse, 22 juin l996, publié chez Les Pénélopes en 2002, relu le 8 février 2008

et publié en 2009 sur Les Toiles Roses avec l'aimable autorisation de Michèle Causse.

Par Michèle Causse
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Mercredi 4 novembre 3 04 /11 /Nov 10:30
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Fiche technique :

Avec Marie (Et alors ?) : Camille Japy, Lisa (Et alors ?) : Gwenaëlle Simon, Florent (Une nuit ordinaire) : Philippe Garziano, l'ami à l'hôpital (Une nuit ordinaire) : Emmanuel Bolève, Marc (Dans la décapotable) : Guillaume Depardieu, Axel (Dans la décapotable) : Julien Lambroschini, L'homme de la pharmacie (Dans la décapotable) : Jean-Christophe Bouvet, Une passante (Dans la décapotable) : Amanda Lear, Valéria (La mouette) : Natacha Régnier, Laurence (La mouette) : Marion Cotillard, Christophe (La mouette) : Nils Tavernier, (Dedans) : Eric Caravaca, Le garçon à blouson (Tapin du soir) : Frank Demules, La fille (Enceinte ou lesbienne ?) : Bérénice Bejo, (Enceinter ou lesbienne ?) : Marina Tomé, Patrick (Un moment) : Adrien de Van. Réalisateurs : François Dupeyron, Pierre Salvadori, Philippe Faucon, Jean-Claude Guiguet, Merzak Allouache, Paul Vecchiali, Nils Tavernier, Marion Vernoux, Anne Fontaine et Françoise Decaux-Thomelet. Scénaristes : Catherine Locandro, Frank Demules, Jean-Philippe Clarac, Olivier-Daniel Deloeil, Clarisse Battas, Stéphane Galas, Sergueï Matytsine, Pierre Guiho, Didier Seynave. Directeurs de la photographie : Philippe Bottiglione, Caroline Champetier, Jean-Marc Fabre, Gilles Henry, Stephane Krausz, Norbert Marfaing-Sintès, Pierre Milon, Guillaume Schiffman, Myriam Vinocour. Monteurs : Jennifer Augé, Kadisha Bariha, Pascale Chavance, Françoise Collin, Ariane Doublet, Luce Grunenwaldt, Gérard Touratier, Hélène Viard.
Durée : 58 mn. Disponible en VF.


Résumé :
L'Amour est à réinventer, ce sont dix histoires d'amours au temps du sida, un programme de 58 minutes composé de 10 films courts réalisés par Merzak Allouache, Françoise Decaux-Thomelet, François Dupeyron, Philippe Faucon, Anne Fontaine, Jean-Claude Guiguet, Pierre Salvadori, Nils Tavernier, Paul Vecchiali et Marion Vernoux.

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L’avis d’Olivier Nicklaus :
L'Amour est à réinventer, ce fut d'abord un programme proposé par Arthur Rimbaud. Aujourd'hui, ce sont dix histoires d'amour au temps du sida. La très faible représentation homosexuelle dans les courts métrages issus du concours « 3 000 scénarios contre un virus » a incité la Lesbian & Gay Pride Films à initier une opération similaire consacrée aux vécus de l'homosexualité. Dix scénarios ont été retenus et confiés à des réalisateurs de cinéma. On aurait pu faire appel de préférence à des réalisateurs de publicité pour qu'ils enfoncent efficacement le clou de la prévention.

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Non, ce sont des auteurs qui s'expriment, et ils ne font pas seulement passer un message (prévention donc, mais aussi compassion ou solidarité). Ils réalisent chacun une fiction autonome, souvent passionnante, jamais anodine. Si l'expérience précédente s'enlisait parfois dans les préoccupations prophylactiques, c'est rarement le cas ici. Les slogans laissent place aux climats, les messages s'effacent derrière les émotions.

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Du coup, certains osent des images qui ne plairont sûrement pas à tout le monde. D'ailleurs, à l'heure où sont écrites ces lignes (1996), les chaînes négocient encore les horaires de passage des différents films. On s'en voudrait de faire un palmarès parmi ces dix films, tous dignes d'intérêt. On mentionnera simplement quelques souvenirs tenaces. L'humour blessé du jeune séropositif enfermé chez lui dans Dedans de Marion Vernoux. La caméra subjective de Pierre Salvadori pour filmer le désir impérieux qui évacue toute prudence. Et surtout Une Nuit ordinaire de Jean-Claude Guiguet. En pédalant vers celui qu'il aime, Laurent écoute Patachou chanter J'ai rendez-vous avec vous de Brassens. Il commence à se déshabiller dans le couloir. Mais c'est un couloir d'hôpital. Ils se retrouvent, puis éteignent la lumière. Et lorsque Laurent cherche un préservatif dans la table de nuit, on entend le bruit des boîtes de médicaments. Ils font l'amour. Fin du film. La gorge serrée, on attend que la lumière revienne.

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L’avis de
Francis Lamberg :
L'Amour est à réinventer est une collection de dix courts-métrages : dix reflets de notre époque, dix histoires alternatives sur des amours en marges. L'Amour est à réinventer, phrase d'Arthur Rimbaud, est né à l'initiative de l'association Lesbian and Gay Pride Films, en partenariat avec Sida Info Service, Aides et « 3000 scénarios contre un virus », un concours d'idées de courts-métrages lancé au printemps 1994 sur le thème de l'homosexualité et de la bisexualité au temps du sida. Sur plus de 1000 réponses, dix scénarios avaient été retenus par un jury que présidait Patrice Chéreau.

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TOUT N'EST PAS EN NOIR
Texte original : Sergueï Matytsine - Adaptation et réalisation : Philippe Faucon - 4 min 04 - France (Son Digital 5.1 & DTS). Un couple homosexuel, un beur et un black, dans la vie de tous les jours. L'un d'eux est enceint . Il a une envie de caviar. Son ami s'efforce de le satisfaire.
« L'ambition de Faucon est simplement de capter la pure beauté de l'instant , et il y parvient brillamment » - Les Cahiers du Cinéma, février 1997.
« Tu es mon caviar noir de tous les jours. »
UNE NUIT ORDINAIRE
Scénario : Franck Demule - Adaptation et réalisation : Jean-Claude Guiguet- 6 min 30 - France (Son Digital 5.1 & DTS) Le walkman vissé sur les oreilles et dans lequel Patachou interprète J'ai rendez-vous avec vous, un jeune homme traverse Paris à vélo. Il va rejoindre son ami à l'hôpital pour passer la nuit avec lui.
« Jean-Claude Guiguet livre une œuvre grave, où les sensations les plus immédiates apparaissent avec splendeur » - Les Cahiers du Cinéma, février 1997.

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DEDANS
Scénario : Stéphane Galas - Adaptation et réalisation : Marion Vernoux - 7 min 23 - France (Son Digital 5.1 & DTS) Un homme seul parle à son caméscope et lui raconte ce qu'il aurait aimé faire s'il n'avait pas été malade.
« Une interprétation remarquable ! C'est bref, simple, drôle et déchirant ! » - Bernard Genin, Télérama, 12 février 1997.
DANS LA DECAPOTABLE
Scénario : Jean Philippe Clarac et Olivier-Daniel Deloeuil - Adaptation et réalisation : Merzak Allouach - 5 min 26 - France (Son Digital 5.1 & DTS) Deux garçons partent en week-end. Dans la décapotable qui les emmène, l'un d'entre eux sent monter en lui une angoisse de plus en plus forte : et si son ami, lui aussi, n'avait pas pris de préservatifs ? Avec Guillaume Depardieu dans un des deux rôles principaux et Amanda Lear en guest-star. le tout sur fond de Rita Mitsouko.
« Une histoire amusante et pleine de rebondissements ou l'on parle de prévention du sida sur un ton léger » - France Soir, 30 novembre 1996.
« Il fait froid : tu veux pas mettre la capote ? »

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LES LARMES DU SIDA
Texte original : anonyme - Adaptation et réalisation : Paul Vecchiali - 7 min 46 - France (Son Digital 5.1 & DTS) Le témoignage autobiographique d'un homme marié sur sa rencontre, puis sa relation amoureuse avec un autre homme, malade du sida. Une narration introspective, illustrée simplement et efficacement, sans effet inutile.
« Paul Vecchiali réussit un film solaire et poétique sur le souvenir, une œuvre élégiaque et sensuelle sur la fugacité insaisissable du bonheur » - Serge Kaganski, Les Inrockuptibles, 12 février 1997.
ET ALORS ?
Scénario : Catherine Locandro - Adaptation et réalisation : François Dupeyron - 5 min 28 - France (Son Digital 5.1 & DTS) Lisa plaît à Marie. Marie plaît à Lisa. Tout pourrait être simple. Mais Lisa s'enferme dans une apparente indifférence.

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LA MOUETTE
Scénario : Clarisse Battas - Adaptation et réalisation : Nils Tavernier - 5 min 04 - France (Son Digital 5.1 & DTS) Valéria est amoureuse de Laurence et n'ose lui dire. Finalement, elle y arrivera, par cassette interposée. Un film marin, plein du sel de la vie !
« Nils Tavernier met en scène avec beaucoup de tact et de retenue la déclaration amoureuse d'une jeune femme à une autre... » - Impact du médecin, février 1997.
TAPIN DU SOIR
Scénario : Olivier Rouvière - Adaptation et réalisation : Anne Fontaine - 5 min 14 - France (Son Digital 5.1 & DTS) Dans le bois de Boulogne, un client paye pour une fellation. Mais le jeune prostitué demande la réciproque. Bof !

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ENCEINTE OU LESBIENNE ?
Scénario : Pierre Guiho- Adaptation et réalisation : Françoise Decaux-Thomelet - 4 min 22 - France (Son Digital 5.1 & DTS). Le rideau se lève (littéralement) sur un coming-out : une jeune fille annonce à ses parents son homosexualité sur le ton de la comédie : « enceinte ou lesbienne ? qu'est-ce que vous préférez ? »
« C'est vif, impertinent et amusant » - Impact du médecin, février 1997.
« La Mère : - Antoine a appelé.
Le Père : - Sophie rappellera. »
UN MOMENT
Scénario : Didier Seynave - Adaptation et réalisation : Pierre Salvadori - 6 min 08 - France (Son Digital 5.1 & DTS). Un jeune homme fait l'amour avec un autre sans préservatif. En voix off, on entend ses pensées. Le désir plus fort que tout, puis le doute . Une caméra objective. Objectivement et salutairement dérangeante.
« Pierre Salvadori réduit son champ d'action au minimum, signant le film le plus dérangeant de la série... » - Les Cahiers du Cinéma, février 1997.

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BONUS
L'homme qui aimait les hommes
Documentaire fiction
Scénario et réalisation : Pascal Dutertre - 48 min - France (Son Digital 5.1 & DTS) Conversation amicale en Bretagne entre une femme et un homme. Quatre tableaux, quatre interlocuteurs masculins, chacun présente un regard, un vécu, une sensibilité sur sa condition homosexuelle. Face à face intime et toujours sincère. Au delà de l'anecdote, ces quatre personnalités sont le reflet de notre époque. La femme questionne, curieuse, candide, piquante. « En quoi le désir d'un homme pour un autre serait différent de celui d'une femme pour un homme ? Qu'est-ce qui te plait chez les hommes ? Et le sexe ? Le corps ? Les sentiments ? » Ces hommes répondent, mais s'interrogent également, mélange de poésie et de réalité crue, de désillusion et d'envie, de dérives et d'amour. Ces tranches de vies qui tentent d'illustrer la théorie et les pratiques homosexuelles évitent de justesse la logorrhée barbante.
« J'avais été un enfant vicieux mais plutôt naïf. »
Pour plus d’informations :
Par Olivier Nicklaus & Francis Lamberg - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Lundi 2 novembre 1 02 /11 /Nov 14:18
   
Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Lundi 2 novembre 1 02 /11 /Nov 11:36
Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Lundi 2 novembre 1 02 /11 /Nov 11:15


Nicollin : jamais deux sans trois...

 

Ce samedi soir (31/10/09), Louis Nicollin, président du Club de Ligue 1 Montpellier, répond au micro de Canal+ et déclare : « La victoire d'Auxerre est méritée, mais au match retour, on va s'occuper de Benoît Pedretti. Ce type est une petite tarlouze ! »

Il y a quelques mois, en répondant aux journalistes, Louis Nicollin ponctue déjà chacune de ses phrases, au sujet de ses détracteurs et adversaires, d'injures à caractère homophobe du type : « cette bande de pédés », « les pédés ».

En juin dernier, interrogé sur la diffusion de notre clip contre l'homophobie, il déclare : « un clip sur le racisme, je suis prêt à le passer dès demain matin. Mais sur l'homophobie... Après ce sera quoi ? Les femmes battues ? ». Avant d'ajouter : « Si la mairie me demande de le passer, je le ferai. Mais je préférerais montrer des filles à poil... »

À combien de déclarations à caractère homophobe le président d'un club de l'élite française a-t-il droit ?

Un club de football loisir, le Créteil Bébel, a été récemment exclu de notre championnat pour avoir refusé de jouer contre notre club. À ce moment-là, la FFF, la LFP, le Ministère de la Jeunesse et des Sports et de nombreuses associations se sont émus publiquement d'une telle homophobie banalisée et décomplexée. Mais Monsieur Nicollin sévit toujours sans crainte d'aucune sanction.

Il ne devrait donc plus être possible d'entendre de tels propos de la bouche d’un responsable du football français. Comment peut-on lutter contre une telle discrimination dans les stades quand un président, censé montré l’exemple, se comporte de la sorte ?

Nous espérons vivement que ce dérapage de plus de Monsieur Nicollin suscitera de la part des instances du football ou autres la même réaction d'indignation que pour l'affaire du Créteil Bébel. Nous demanderons bien évidemment que de réelles sanctions soient prises à l’encontre de Monsieur Nicollin qui se devrait d'être un exemple.

Enfin, nous contacterons l'AJ Auxerre, signataire de la Charte contre l'homophobie dans le football, pour connaître leur position quant à cette insulte. En tout état de cause, nous nous joindrons à eux en cas de plainte de leur part.

 

Paris Foot Gay

http:www.parisfootgay.com

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Dimanche 1 novembre 7 01 /11 /Nov 12:19
  
Visuel : (c) GayClic

Pendant que Luke et Noah nous la jouent scouts toujours, mamie Nova mène l'enquête...
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Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Samedi 31 octobre 6 31 /10 /Oct 12:17
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 31 octobre 6 31 /10 /Oct 12:14
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Mercredi 28 octobre 3 28 /10 /Oct 21:29


« J'appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s'inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle. Tous ensemble pour leur foutre au cul avec Coluche. Le seul candidat qui n'a aucune raison de vous mentir ! » Coluche, 1980/1981, campagne présidentielle.


 

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mercredi 28 octobre 3 28 /10 /Oct 10:13

L'abbé Guy Pagès, Prêtre catholique français en mission d'évangélisation sur l'Internet (dailymotion, youtube) (sic !!!), novembre 2008.
Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mercredi 28 octobre 3 28 /10 /Oct 09:51

« L'islam n'est pas le problème. L'islam est très tolérant. Moi, je suis croyant et il y a beaucoup de gays croyants au Maroc. Même certains hommes de religion sont devenus plus indulgents. Personnellement, je me demande comment Dieu, qui m'a créé gay, pourrait me punir pour ce qu'il a lui-même voulu. Je n'ai pas choisi d'être gay. » Samir Bargachi, président de l’association LGBT marocaine Kif Kif.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mercredi 28 octobre 3 28 /10 /Oct 08:49

« Cela fait des mois que je vous réclame de dénoncer publiquement les actions de l’Église de Scientologie de San Diego. Leur soutien public de la Proposition 8, une loi haineuse qui a retiré des droits civils aux gays et lesbiennes de Californie, malgré le soutien de Cour suprême de cet État, nous emplit de honte. (…) Je vous ai maintes fois imploré de condamner ces actions. Je vous ai dit que je ne pouvais pas, en conscience, être membre d’une organisation où la discrimination envers les gays était tolérée. Vous avez promis d’agir. (Mais) qui ne dit mot consent, Tommy. Je refuse de consentir. (Le nom de la Scientologie) figure désormais aux côtés de ceux qui font la promotion de la bigoterie, l’intolérance, l’homophobie et la peur. (…) Après avoir écrit cette lettre, je sais que certains de mes amis ne voudront plus s’associer à moi, ou même travailler avec moi. (…) Je n’ai honte que d’une chose, c’est d’avoir attendu si longtemps pour agir. Par cette lettre, je résilie mon adhésion à l’Église de scientologie. » Paul Haggis, réalisateur américain, membre pendant 35 ans de la Scientologie, lettre à Tommy Davis, porte-parole de la secte, octobre 2009.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mardi 27 octobre 2 27 /10 /Oct 10:48


Veni Vidi Vincy - Photo © D. R.

 

 

L'IRE...

     

Ce texte sera (presque) court. Pour une fois. Les nouvelles s’accumulent. Une petite brève de colère. Ça a commencé avec un coming-out dans mon entourage. Un père qui refuse l’évidence et balance des arguments hétéro-primitifs. La goutte d’eau pour le résident de la Goutte-d’Or que je suis. Mais bon l’atmosphère pue un peu ces jours-ci. Il ne fait bon d’être pédé.

L’acteur écossais Peter Mullan m’avait pourtant mis en garde en 2005 : « Il y a de plus en plus d'attentats homophobes (du gay bashing). Et je ne me l'explique pas. Deux de mes amis, hétéros, se sont fait agressés tandis qu'ils s'embrassaient pour se dire au revoir. On les a traités de pédale. Pour moi c'est une régression. »

 


Il y a eut une succession d’événements inquiétants ces dernières semaines. La chanson « J’ai 40 meufs » de Truand 2 Lagalère met clairement mal à l’aise quand on écoute les fantasmes haineux et méprisants qui y sont hurlés. Le Club Créteil Bébel a fait un dangereux mélange entre ses convictions religieuses, l’orientation sexuelle des joueurs du Paris Foot Gay, et l’impossibilité de pratiquer un sport, qui normalement s’élève au dessus des races, des sexes et des croyances. L’homophobie a mis à cran Marine Le Pen, mais aussi tous ceux, même s’ils s’en défendent, qui ont fait un amalgame entre les écrits de Frédéric Mitterrand, son homosexualité, et la pédophilie. Amalgames maintes fois entendus et toujours insupportables.

Mais comment ne pas s’inquiéter : notre blog Les Toiles Roses subit une attaque virale (néo-fasciste) qui l'oblige à se bunkeriser et disparaître pendant sept heures pour la première fois en cinq ans, le Vatican va accueillir des prêtres anglicans ouvertement homophobes, des évêques africains veulent des barrières juridiques contre l’homosexualité, des imams sénégalais légitiment tout assassinat d’homosexuels. En Iran, on s’apprête à exécuter un jeune sodomite. En Europe, le nombre de séropos continue de progresser… et la France hésite encore à ordonner le dépistage automatique. La même France qui refuse aux homos de donner leur sang. Population à risque. Tellement périlleux ces gays qu’un couple hétéro qui s’est retrouvé dans une croisière gay demande réparation auprès de son agence de voyage. Pourquoi ? Qui était jaloux, envieux, dans le couple ?

 


Ah oui ! je suis énervé, et pas au sens québécois du terme. L’impression de vivre une régression dans ce monde puritain et moraliste. Quelle hypocrisie alors que les hétéros ont tout pillé aux homos : look, soins, drague… On a beau se sentir protégé dans une grande agglomération, il ne faut pas oublier les situations dans les coins plus reculés, y compris les banlieues (lire le livre de Brahim Naït-Balk, Un homo dans la cité). L’incroyable fiancé c’est mytho.

Heureusement il y a quelques rayons de soleil : les Uruguayens ont voté l’adoption par les gays, l’église suédoise a approuvé le mariage religieux des homos, le conseil de Paris a voté pour que la célébration du pacs se fasse en mairie comme le mariage, le congrès américain vient de légiférer pour criminaliser les délits basés sur la discrimination sexuelle, Schwarzenegger a instauré un Harvey Milk Day, en Tasmanie (Australie), le mariage homo aura le droit à sa cérémonie institutionnelle.

 


Alors il reste des moyens de résister, de se défendre, de se préserver. Ne pas aller dans les pays ouvertement homophobes. Les boycotter même, leur foutre la pression. Ne plus consommer des produits venant de ces pays ou fabriqués par des entreprises ayant financé des lobbies ultra-conservateurs. Propager sur les réseaux sociaux toute information révoltante liée à un aspect du gay bashing. Et faire du Net Bombing vis-à-vis de personnes ouvertement homophobes (bis).

En attendant, il est vital de faire aussi de la pédagogie. En finir avec les clichés autour des gays. Et peut-être réfléchir à d’autres actions, moins caricaturales que la Gay Pride, à une nouvelle sémantique. « Je ne suis pas homosexuel. Je suis amoureux de garçons. »

Pour ma part, j’applique comme il se doit ces premiers préceptes. Nous filerons cet automne en Argentine. Pays macho ayant autorisé l'union civile homosexuelle… en 2002.

 

Lire la précédente chronique


TO BE CONTINUED...

 

Vincy (23 octobre 2009)
Par Vincy Thomas - Publié dans : LE BAZAR DE L'HOMO VINCY
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Mardi 27 octobre 2 27 /10 /Oct 08:57
Dans l'ombre de
JANN HALEXANDER


Jann Halexander est un chanteur franco-gabonais. Il est également pianiste, acteur et producteur. Le chanteur Jann Halexander naît le 13 septembre 1982 à Libreville (Gabon, Afrique centrale). Ancien étudiant en géographie à Angers, dans le Maine-et-Loire, il prend un pseudonyme que lui inspire la personnalité de l'artiste sud-africaine Jane Alexander, dont les sculptures représentent des êtres hybrides. Il est issu d'un couple mixte — père gabonais, mère française — ce qui se fait ressentir au travers de ses créations. Pour découvrir son univers, Jann a accepté de rejoindre l'équipe du blog Les Toiles Roses avec cette chronique qui vous transportera loin dans l'imaginaire fécond et délicieux de ce grand artiste.


09. La variété, la chanson, nos quotidiens
et Sylvain Yardin, un marseillais dans le brouillard...


Je disais il y a quelques temps qu'on est toujours l'inconnu(e) de quelqu'un. Oui mais alors dans ce cas, on est toujours le connu de quelqu'un d'autre. Ce qui fait qu'un artiste est connu : le bouche-à-oreille, la presse papier, la presse Internet, le buzz, plus rarement la télévision, les festivals... Lorsqu'on a une production soutenue, malgré les obstacles multiples rencontrés – et l'argent n'en est qu'un parmi d'autres –, on peut donner le sentiment aux gens que « tout va bien ». Et parmi celles et ceux qui croient que tout va bien pour moi, il y a des artistes débutants qui me sollicitent régulièrement pour me demander de leur produire un concert, un disque, voire donner des conseils.

 

 

Je tiens, c'est un fait. Le temps passe vite et cela fait six ans que je chante. À quel prix... Aznavour l'a encore dit il y a quelques jours : « Il n'y a pas de secret, le plus dur reste toujours à accomplir : tenir. » Continuer de dire j'existe. Un travail titanesque pour parfois bien peu de résultats. Et il faut garder un peu d'humilité, même si je n'aime pas cela. Il faut accepter quand il n'y a pas le choix de travailler ailleurs que dans la chansonnette ou dans des petits films vus par si peu de gens. Je crée, chante, joue, filme, donne des concerts, tout cela par passion, soyons clairs. Et parce que je sais que j'apporte quelque chose de l'ordre de l'évasion, du divertissement, du rêve dans la vie de nombreuses personnes. Le jour où il ne se passera plus rien, évidemment j'arrêterai. Comme dit le journaliste Luc Melmont, c'est le public qui fait l'artiste. Je suis d'accord. Tout va bien ? Je ne sais pas. Mais toujours est-il que je suis sollicité. De même il m'arrive parfois de solliciter des gens, donc en soi cela ne me choque pas. Je me sens toujours obligé de répondre à celles et ceux qui m'écrivent qu'ils se trompent, que je ne peux hélas pas faire grand chose pour les aider.

 

 


C'est pourquoi j'admire la détermination du marseillais Sylvain Yardin. Il souhaitait travailler avec moi. Je lui ai demandé :

— Pourquoi ?

— Parce que j'aime ton univers et que ce serait intéressant.

— Mais tu sais, je ne peux rien promettre et je n'ai pas le bras long.

— Ce n'est pas un problème, je ne chante pas pour vendre des millions d'albums et je ne cherche pas de maison de disque.



Il est bon de rappeler que tous les artistes n'ont pas les mêmes attentes de l'Art et du rapport avec le public. Sylvain Yardin, jeune homme beau, torturé, homosexuel, est parolier ; vit depuis longtemps dans la cité phocéenne qui l'a façonné. Je connais bien Marseille, j'y ai même chanté, mais je n'aime pas trop cette ville. Sylvain non plus, mais cette cité lui colle à la peau, transpire en lui. Passionné de variété et de chanson, il suivait mon parcours depuis pas mal de temps, parlant à droite à gauche de mon travail. Il avait écrit un texte sur l'enfance maltraitée, « L'Idylle Atroce », que j'avais mis en musique et interprété pour mon album Le Marginal. Un ami chanteur, Aurélien Merle, qui avait d'ailleurs fait la prise de son, avait reconnu ne pas trop aimer cette chanson qu'il trouvait insoutenable.

 


Les textes de Sylvain Yardin sont impudiques, et c'est ce qui m'attire sans aucun doute. Ce qui m'attire aussi, c'est la Variété. J'aime Poulenc, je l'ai déjà dit, j'aime Anne Sylvestre, William Sheller, Jean-Pierre Réginal mais grosso modo j'aime beaucoup de choses et la Variété aussi, y compris la plus bancale, la plus kitsch. Ça peut aller de Mireille Mathieu à Michel Sardou. Et participer à l'élaboration d'un disque de variété avec Sylvain Yardin me motivait.


 

Le premier jour d'enregistrement a eu lieu sur Angers, en présence de Jeff, mon attaché de presse, qui a décidé de prendre en main la production du disque Marseille dans le brouillard. La bruine était au rendez-vous. Un premier jour est toujours stressant mais tout s'est rapidement mis en place, Sylvain très pro, comme si l'entente entre nous et l'ingénieur son était une évidence. Le second jour, beaucoup plus long, a porté ses fruits.



Ma voix et mes opinions ne pèsent pas grand chose, je crois. Ce n'est pas très grave, cela rend la parole d'autant plus libre. Marseille dans le brouillard sortira officiellement le 16 décembre... Notez bien...

 

Marseille dans le brouillard

Texte : Sylvain Yardin

Musique : Jann Halexander

2009

 

J’ai donné sans savoir

J'ai perdu tant de confiance

J’ai combattu sans y croire

Et pris de la distance

Réfugié dans cette ville

Que j’ai choisi par défaut

Me suis mis en exil

J’ai caressé les maux

 

Le soleil s’est couché

Et le vent a dissipé

Des passages de mon passé

Sous un ciel noir étoilé

J’ai écrit sur pages froissées

Les notes d’une histoire glacée

Appris à me battre, aimer

Sans être mis de côté

Marseille est dans le brouillard

Les lumières ont éclairé mes pas

Vers un chemin tracé d’espoir

C’est ici que commence mon histoire

Une histoire vécue au hasard

Guidé par les routes du soir

J’ai gardé dans ma mémoire

Marseille dans le brouillard

 

Le soleil s’est couché

Et le vent a dissipé

Des passages de mon passé

Sous un ciel noir étoilé

J’ai écrit sur pages froissées

Les notes d’une histoire glacée

Appris à me battre, aimer

Enfin exister

Le soleil s’est levé

Mon histoire a commencé

Je garde en mémoire Marseille

Dans le brouillard

 

Retrouvez Sylvain Yardin :

http://sylvain-yardin.skyrock.com/

http://www.sylvain-yardin.fr

www.myspace.com/sylvainyardinofficiel

 

TO BE CONTINUED...

 

Lire le précédent billet

Pour en savoir plus sur Jann :

Son site officiel

Son blog officiel

 

Les photographies sont © Jeff Bonnenfant. Le texte est © Jann Halexander. Tous droits réservés.

Par Jann Halexander - Publié dans : DANS L'OMBRE DE JANN HALEXANDER
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Dimanche 25 octobre 7 25 /10 /Oct 08:30

Deux préservatifs se croisent sur un trottoir. L'un dit à l'autre :
— Eh, regarde, un bar gay ! Si on rentrait ?
Et l'autre s'écrie :
Oh non alors ! On va encore se faire emmerder...


Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Dimanche 25 octobre 7 25 /10 /Oct 08:24
  
Visuel : (c) GayClic

La vérité éclate enfin au grand jour...
Le célèbre Antoine Laudel, de la non moins célèbre Fondation Laudel... c'est moi ! ;-)

[ATWT appartient à TeleNext Media et CBS]


Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Samedi 24 octobre 6 24 /10 /Oct 08:19

Ce sont deux gays qui prennent leur petit déjeuner un dimanche matin tout en lisant des magazines féminins.
Soudain, l'un des deux se lève, va dans la salle de bains et s'en revient avec un pot de vaseline. Puis il soulève sa chemise et entreprend de s'en barbouiller le torse avec...
L'autre lui demande :
— Mais qu'est-ce que tu fais ?
Dans Cosmo, ils disent que lorsqu'on se frotte la peau avec de la vaseline, ça fait pousser les poils. Tu aimerais bien que je sois plus poilu sur la poitrine, non ?
L'autre lui répond :
Tu goberais vraiment n'importe quoi, hein ? C'est évident que c'est de la connerie !
Et comment tu le sais ?
Parce que si ça marchait, c'est pas quelques poils mais une vraie crinière que tu aurais à ton trou du cul maintenant.


Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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