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Samedi 19 décembre 6 19 /12 /Déc 19:10
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Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Jeudi 17 décembre 4 17 /12 /Déc 11:25

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Par Daniel C. Hall - Publié dans : LES NEWS ROSES
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Mercredi 16 décembre 3 16 /12 /Déc 09:24

par  BBJane Hudson


BURYdeux burytrois.jpg

Fiche technique :

Avec Zoë Daelman Chlanda, Jerry Murdock, Katherine O'Sullivan, Bill Cory, Alan Rowe Kelly.
Réalisation : Alan Rowe Kelly. Scénario : Alan Rowe Kelly. Musique : Tom Burns. Photographie : Gary Malick et Tom Cadawas. Montage : Harry Douglas et Jack Malick. Décors : Sandra Schaller.
Durée : 119 mn. Disponible en VO Zone 1.



Résumé :

Nettie (Katherine O’Sullivan) et Percival Beech (Bill Cory) dirigent une entreprise de pompes funèbres à Port-Oram, dans le New Jersey. Ayant besoin d’une nouvelle assistante, ils engagent Dolores Finley (Zoë Daelman Chlanda), une jeune inconnue fraîchement débarquée en ville, nantie d’une lourde valise au mystérieux contenu. Son arrivée ne fait pas l’affaire des deux employés de la Maison Beech, la thanatopractrice Corey Nicols (Alan Rowe Kelly) et son amant Jake (Jerry Murdock), qui craignent qu’elle ne contrarie le fructueux trafic d’organes auquel ils se livrent à l’insu de leurs patrons. Mais Dolores leur causera bien d’autres soucis : nécrophile, la jeune femme s’éprend de l’un des cadavres qu’elle doit embaumer, et se livre à d’étranges rituels érotiques avec les locataires de sa malle : deux corps putréfiés. De plus, Nettie Beech croit reconnaître en elle la réincarnation de sa fille, Sharon, et n’est pas disposée à renoncer à ses illusions. Des heures supplémentaires s’annoncent pour le shérif Geraldi (Jerry Murdock), qui aura fort à faire pour endiguer la série de crimes générée par l’affrontement de ces déments.


Dolores Finley (Zoë Daelman Chlanda)

L'avis de BBJane Hudson :
Depuis la réalisation de son premier film, I’ll Bury you Tomorrow, Alan Rowe Kelly est devenu l’une des personnalités incontournables du cinéma d’horreur américain indépendant. Dans un milieu où l’amateurisme, la redite, et l’indigence imaginative autant que financière sont monnaie courante, notre homme se distingue par son professionnalisme, l’originalité de son univers, le soin accordé à chaque aspect de ses productions, et un esprit particulièrement inventif. Scénariste, réalisateur, producteur de ses films, il y apparaît également en tant qu’acteur – uniquement dans des rôles féminins, ainsi que dans les films de ses confrères, qui n’hésitent pas à mettre à contribution (et souvent à mal) son glamour dévastateur. Avec la création de sa maison de production, SouthPaw Pictures, Alan espère participer à l’éclosion de nouveaux talents, à la façon de son modèle Roger Corman. Une ambition aussi louable que légitime au vu de la qualité et du sérieux de son travail, étayé par une passion sincère pour le cinéma d’épouvante et une exigence artistique assez rare. Si son œuvre est incontestablement queer et Camp, Alan insiste pour être considéré, non pas comme un cinéaste gay, mais comme un réalisateur de films d’horreur. Il est néanmoins évident que l’un ne va pas sans l’autre chez lui, tant son approche du fantastique est imprégnée d’une sensibilité homosexuelle – au point d’en faire, aux yeux de beaucoup, le représentant le plus stimulant de la « gay horror » actuelle. Ce post est le premier d’une série de trois que je lui consacrerai dans les semaines à venir, et qui s’achèvera par un portrait complet et une interview de cet étonnant créateur.
Dès sa première séquence et son générique, I’ll Bury you Tomorrow surprend par la qualité de son montage, le jeu très crédible de ses comédiens, et l'excellence de sa bande originale – trois occurrences peu fréquentes dans le cinéma fantastique indépendant. Certes, le filmage en vidéo est là pour nous rappeler que nous sommes en présence d’une production à micro budget, élaborée dans des conditions artisanales ; il sera néanmoins le seul indice de ce manque de moyens, et se fera rapidement oublier. Alan Rowe Kelly compense les inconvénients propres au support magnétique (manque de texture et de grain, image étale et aseptisée) par un soin rigoureux apporté au cadrage, et une méticuleuse attention à la composition de chaque plan.
D’emblée, le spectateur est assuré qu’il n’est pas confronté à l’une de ces bandes fauchées, bricolées à la va-vite par une poignée de potes hilares et incompétents, qui font les délices des amateurs de nanars. Indice de la ténacité du cinéaste : le film fut tourné en 85 jours, étalés sur trois ans, au mépris de nombreux déboires qui faillirent mettre un terme au projet – le moindre n’étant pas la défection de l’un des acteurs principaux, dont les trois quarts des scènes étaient en boîte, ce qui réduisit à néant trois mois de tournage. Soucieux d’authenticité, Kelly s’initia pendant plusieurs jours au métier de thanatopracteur, allant jusqu’à assister à un embaumement !

Nettie Beech (Katherine O'Sullivan)

Techniquement maîtrisé, I’ll Bury you Tomorrow bénéficie en outre d’un scénario complexe et inventif, brassant au moins trois intrigues différentes appelées à se recouper dans une inexorable montée de l’horreur : la première s’intéresse à l’énigmatique Dolores Finley, jeune femme venue de nulle part pour assouvir sa passion nécrophile au sein de l’entreprise de pompes funèbres ; la deuxième décrit la folie de Nettie Beech, fanatique religieuse vivant dans le souvenir de sa défunte fille, et persuadée de l’avoir retrouvée en la personne de Dolores ; le troisième pôle de l’action concerne le trafic de cadavres auquel se livrent la pulpeuse et vipérine Corey Nichols et son fiancé Jake, individu brutal et à moitié demeuré.
Auteur du script, Alan Rowe Kelly dresse une impressionnante galerie de monstres plus ou moins dissimulés. L’affabilité et la beauté de Dolores cachent une névrosée dont les pétages de plomb peuvent être fatals ; victime d’abus sexuels parentaux (son père et sa mère, eux aussi embaumeurs, aimaient à l’attacher sur leur table de travail pour s’adonner à des jeux incesteux), elle ne dissocie plus la sexualité de la mort – ni de la profession de ses géniteurs. Mrs Beech est une dame attentionnée et compatissante, mais dont le sourire se fige parfois de manière inquiétante. Corey est une relookeuse de cadavres particulièrement douée – sauf lorsque sa passion pour le maquillage lui fait oublier le respect dû aux morts (voir la scène hilarante ou Monsieur Beech lui reproche gentiment d’avoir donné à une vieille dame l’apparence d’une catin) ; son intégrité professionnelle n’est cependant qu’une couverture servant à occulter son activité parallèle de trafiquante d’organes. Quant à son partenaire, Jake, il est le seul à apparaître à visage découvert : abruti, bestial, violent, et irrécupérablement cinglé.

Un ravalement de façade...

pratiqué par...

une experte (Alan Rowe Kelly).

Cet univers peuplé de pervers et de tarés valut à Alan Rowe Kelly d’être comparé à John Waters (qu’il admire) et à son égérie, Divine (puisqu’il tient des rôles féminins dans chacun de ses films). C’est néanmoins dans la créativité mise au service du « mauvais goût » que l’élève se rapproche le plus du maître (spécialement dans son deuxième film, The Blood Shed, 2006, qui fera l’objet d’un prochain post). « Il y a un bon « mauvais goût » et un mauvais « mauvais goût », écrit Waters dans son autobiographie, Provocation. Il est facile de dégoûter quelqu’un ; je pourrais faire un film de quatre-vingt-dix minutes avec des gens qui se font découper en morceaux, mais cela serait du mauvais « mauvais goût », sans style ni originalité. Le bon « mauvais goût » peut être nauséeux mais créatif et doit, en même temps, faire appel à un sens de l’humour particulièrement tordu qui n’est pas spécialement répandu. »
Ce sens de l’humour atypique est l’un des aspects les plus queers et subversifs des films d’Alan Rowe Kelly et particulièrement de I’ll Bury you Tomorrow, qui, de prime abord, n’a rien d’une comédie (au contraire des films de Waters), et où les touches humoristiques prennent en conséquence une coloration nettement déviante (citons l’échange de civilités entre Monsieur Beech et Dolores avant de vider un cadavre de son sang – « Je vous en prie, ma chère… À vous l’honneur… » – ; ou la même Dolores ayant un coup de foudre, à la morgue, pour la dépouille d’un jeune homme devant qui elle ne peut s’empêcher d’amorcer un striptease ; ou encore le fait que Mrs Beech transfère malencontreusement son affection maternelle sur la seule personne qui ne peut supporter le rappel de l’image parentale.) Cette volonté de réaliser un film fantastique sérieux, saupoudré d'une ironie queer, est l’un des grands atouts de I’ll Bury you Tomorrow, et nous change des fastidieuses pochades qu’affectionne le cinéma d’horreur indépendant.

L'amour des morts

Queer aussi le couple formé par Corey et Jake, dans la mesure où Alan Rowe Kelly y incarne l’élément féminin – on ne sait trop s’il convient de prendre Corey pour une femme ou pour un travesti. Enfin, l’ambiguïté sexuelle est subtilement, mais clairement évoquée avec le personnage de Dolores, qui revêt un masque féminin transparent avant chaque acte érotique ou meurtrier – clin d’œil aux innombrables tueurs masculins du psycho-killer, commettant leurs forfaits en drag ; sauf qu’ici, il s’agit d’une femme prenant l’apparence d’une femme, ce qui nous amène à penser qu’elle pourrait bien, au naturel, se considérer comme un homme.
L’élément Camp est quant à lui fourni par l’interprétation du cinéaste, irrésistible en maquilleuse imbue de son talent et jalouse de ses prérogatives au sein de « la Maison Beech » – ce qui nous vaut de savoureux échanges de piques entre elle et la nouvelle recrue (« J’ai eu une très mauvaise journée », dit Dolores pour excuser sa triste mine. « On croirait plutôt à une mauvaise année ! » réplique fielleusement Corey.)

Derrière le masque : la femme (Zoë Daelman Chlanda)

L’esthétique gothique très présente dans I’ll Bury you Tomorrow (et qui disparaîtra dans les deux films suivants du cinéaste) est habilement modernisée, et fait fi de la suggestion caractéristique du fantastique pré-Hammer. Le film est gore, très gore – voir la scène où un homme est battu puis étranglé avec les entrailles fraîchement extirpées du ventre de son épouse –, mais ses outrances s’inscrivent dans un cadre délicieusement suranné. La démarche est voisine de celle d’un Lucio Fulci, à qui il est explicitement fait référence lors d’une scène d’enterrement prématuré renvoyant à Frayeurs (La Paura, 1980), film dont on distingue également l’influence dans les beaux plans nocturnes de la ville endormie. De façon générale, I’ll Bury you Tomorrow porte davantage l’empreinte du cinéma fantastique européen (et en particulier italien des années 80 – les scènes d’embaumement n’auraient pas déparé le Blue Holocaust de Joe d’Amato, 1982) que celle du film d’horreur made in USA. C’est sans doute l’une des raisons de l’engouement qu’il suscita auprès des amateurs américains, lassés des sempiternels remakes de suites de slashers.
Je ne saurais conclure cet article sans saluer l’un des points forts du film – et qui fut unanimement encensé par la critique – : son casting. Alan Rowe Kelly aime la direction d’acteurs, et montre d'évidentes dispositions pour cette discipline généralement négligée par ses confrères. Il ne lésine pas sur les séances de répétition, multiplie les prises pour conserver au montage la meilleure prestation de ses comédiens, se montre attentif à leurs suggestions. Dans I’ll Bury you Tomorrow, ce ne sont pas moins de quatre acteurs exceptionnellement talentueux qu’il nous fait découvrir (et qu’il catapulta, du même coup, au rang de nouvelles vedettes du cinéma d’horreur indépendant). Zoë Delman Chlanda donne une épaisseur insoupçonnée à Dolores, suggérant ses fêlures et jouant habilement du contraste entre son aspect fragile et réservé, et la violence de sa folie criminelle. Katherine O’Sullivan livre une composition retenue et intense, et fait de Nettie Beech un être égaré, un peu somnambulique, uniquement guidé par son idée fixe : retrouver sa fille disparue. Jerry Murdock est proprement hallucinant dans le double rôle du sympathique shérif viril et séducteur, et de son frère Jake, junkie psychopathe et débraillé, prêt à trucider tout ce qui bouge. Il est pratiquement impossible pour le spectateur de reconnaître l’acteur d’un rôle à l’autre avant d’avoir lu le générique de fin (Murdock, qui tenait le rôle du shérif depuis le début du tournage, se vit confier celui de Jake trois mois plus tard, après la défection de l’acteur initial. Alan Rowe Kelly n’en informa pas les autres comédiens, pour mettre à l’épreuve la crédibilité de Murdock dans sa nouvelle prestation. Aucun de ses partenaires ne s’aperçut de la supercherie avant la fin de la journée.) Enfin, Alan Rowe Kelly lui-même, loin du numéro de drag-queen attendu, maintient un équilibre miraculeux entre le Camp et la représentation réaliste d’une féminité sans équivoque – il est difficile, sauf d’en être prévenu, de s’aviser que le rôle de Corey n’est pas tenu par une actrice.

Les deux visages de Jerry Murdock : le Shérif Mitch Geraldi...

et son frère Jake.

I’ll Bury you Tomorrow, conçu comme un coup d’essai, se révéla un coup de maître et fit de son auteur l’un des cinéastes indépendants les plus en vue du moment – et, partant, le plus attendu au tournant. Non seulement confirma-t-il tous les espoirs avec The Blood Shed, mais il le fit dans un registre totalement différent, exprimant ainsi son goût de la diversité, soutenu par une évidente capacité de renouvellement.
Bonus :
Le site officiel d'Alan Rowe Kelly
Le MySpace du film
Une interview de Zoë Daelman Chlanda sur le site Severed Cinema
Une interview de Jerry Murdock sur le site Severed Cinema

Jerry Murdock (g.) et Alan Rowe Kelly (d.)
Par BBJane Hudson - Publié dans : LA CRYPTE AUX GAYS
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Mardi 15 décembre 2 15 /12 /Déc 11:31

chaudronpotter


07.

LE BESTIAIRE GAY (1)

Papy Potter



Papy Potter est né en pleine folie hippie de parents qui ne l'étaient pas. Depuis lors, il vit au milieu de ses arbres avec son adorable pirate des trains, tout au bord d'un marais nommé « du ru d'amour ». À quelques kilomètres de là, s'étend une vaste forêt où il travaille. Dans le chaudron rose, comme il est devenu vieux (il a presque 40 ans) et que Moudulard a fermé ses portes depuis longtemps, il glose sur le lien sulfureux et amoureux liant les gays aux diverses spiritualités du monde.



On dit parfois des gays qu’ils baisent comme des lapins. Voilà qui est bien pauvre. Car notre faune est riche et très diverse. Des animaux totems, nous en avons bien d’autres. Cet article vous propose de visiter leur zoo.

Commençons par celui que Ralf König, l’auteur allemand de bande dessinée, a célébré dans son album culte : Couilles de taureau. Le titre parle lui-même des causes de la popularité de l’animal. Le taureau est symbole de virilité et de puissance. Mais parce qu’il est mâle de la vache, il représente aussi l’abondance, la générosité, les ressources. Des ressources semble-t-il suffisantes pour justifier l’existence d’un commerce juteux autour des habitudes des gays. Un marché florissant qui vise principalement une chose : la satisfaction des taurins attributs. Mais bon, que les gays soient considérés comme des vaches à lait par un certain marketing est un autre débat. Je me souviens par ailleurs d’une gay-pride où un bar cuir défilait avec, en tête, un mâle coiffé d’une tête de l’animal, juché sur un dromadaire affolé. Attirée par la folle du désert, une de mes amies s’approcha du groupe. Et fut aussitôt entourée d’une meute de bêtes sauvages bardées de cuir, et engorgées de phéromones qui n’avaient pas pour but de la séduire, elle. Nullement intimidée, mon amie se lança poliment en compliments et bavardages, auxquels la troupe répondit, je m’en souviens très bien, par un silence presque outragé. Une femme, là, au milieu d’eux, rendez-vous compte ! Quoiqu’il en soit, le taureau semble bien présent dans les bars gays. Et ce ne sont pas les vendeurs de Red Bull qui d’ailleurs s’en plaindront. Pourtant, ce n’est pas réellement aux gays que le taureau est le plus relié. Mais aux lesbiennes. Les tauromachies auraient en effet pour origine des combats où des femmes guerrières s’opposaient aux taureaux. D’où sans doute des mots comme « bull-dyker » qui désignent les lesbiennes de type « butch ».


bestiaire1.jpg

On ne peut saluer le taureau sans parler de cet autre animal dont la queue laisse tant d’hommes rêveurs. Le cheval [voire l’étalon surtout, non ? Note de Daniel C. Hall]. À tel point que l’on peut s’étonner de croiser tant de crânes rasés dans la faune des bars gays. Après tout, une longue chevelure nouée serait bien plus métaphorique. Tom of Finland est sans conteste celui qui a le plus célébré l’animal, si on en juge ses fabuleux dessins macrophalliques. Le cheval symbolise à la fois la grâce, la liberté et le voyage. Qualités dont nous ne sommes pas dépourvus. À propos, à quand le prochain vol pour Mykonos ? Trêve de plaisanterie, c’est en fait au Mexique que le cheval symboliserait le plus l’homosexualité masculine.

Mais l’animal le plus célèbre est l’ours, forcément. Il possède son drapeau, strié de bandes aux couleurs de ses divers pelages, et frappé de son empreinte. L’ours a ses propres sites web et ses lieux de rencontre. C’est un des canons de beauté de la communauté gay. Tellement qu’on peut se demander pourquoi l’ours et pas un autre animal. Bien sûr, il y a quelque chose dans l’allure, la fourrure, le maintien. Mais est-ce suffisant pour expliquer sa popularité ? Symboliquement, l’ours représente, lui aussi, la force et une forme de virilité. Pour les chamans, il est néanmoins beaucoup plus que cela. Car l’ours hiberne une bonne partie de l’année. Il entre alors dans sa tanière, se rapprochant de la terre-mère et s’y lovant comme le fœtus dans un utérus. C’est de là qu’il part dans les autres mondes dont le rêve est la porte. Il s’y régénère, il y apprend, il y communique son vécu. Nous retrouvons l’idée de « voyageurs d’entre les mondes » dont nous avons déjà parlé. Contre toute attente, l’ours est donc également symbole de féminité. Après tout, l’ours en peluche est le compagnon préféré des enfants. Il correspond à une forme de substitut maternel. Il est sécurité, protection, synonyme de câlins, de douceurs  et de bonbons au miel. Étrange ambiguïté que celle de l’ours. La communauté « bear » a souhaité se démarquer franchement des homos plus efféminés en affichant les attributs les plus marquants de sa masculinité. Cependant, l’animal qui en est le fétiche a, lui aussi, sa face cachée. Comme quoi, on a toujours une folle en soi.

De « woof ! (expression « bear » commune) » à « wolf », il n’y a qu’un pas dont on me pardonnera la facilité. Car le loup n’est pas absent non plus du bestiaire gay. La noble bête est cependant considérée comme une variante de l’ours. Le loup est un homme poilu, souvent plus âgé, dominant, assertif sans être agressif. C’est un animal nocturne, au symbolisme lunaire puissant. Il évolue en meute, la nuit de préférence, se coulant dans les lieux de drague qui sont pour lui autant de territoires de chasse. L’homme-loup relève aussi du symbolisme du loup-garou. Voilà un homme qui se transforme le soir en bête sauvage et dont la morsure contamine ses victimes. Puissante imagerie que celle-là. On y perçoit le quadra en costume, dont les collègues n’imaginent pas qu’il se glisse dans les parcs, à la tombée du jour, pour y chercher des proies, souvent plus jeunes, qu’il pourra initier à des plaisirs que la morale réprouve. Car le loup, dont la lune est amie, est un maître sorcier, détenteur des mystères que la nuit lui apprend. À l’image de la femme qui a les siens, les gays ont également les leurs. Mystères sacrés que l’hétéro regarde avec angoisse parfois. Car aux yeux de l’hétéro, l’homo est bien souvent entouré d’une aura pleine d’énigmes. On se méfie de lui. On raconte des histoires insensées à son sujet. On brode, on imagine, on s’abandonne en commérages. La peur de l’autre est semblable à la peur du loup. Elle génère la sottise, le mensonge et la fuite. Quand elle ne devient pas le moteur d’une chasse sans pitié. Une chasse sanglante où les homos retrouvent les loups, leurs frères de nuit, leurs compagnons d’exil.

Venons-en à présent au serpent. Souvenez-vous que « la grande Zoa autour du cou met son boa ». Le boa ! Symbole de travestissement, de paillettes et de fête. Hasard ? Car le serpent est un animal qui mue. Il change de peau pour en vêtir une autre. Transformation, transgenre, travestissement. N’oubliez pas votre boa avant de monter en scène. C’est votre force, votre identité. Votre droit de choisir la peau que vous aurez envie d’habiter, pour une soirée ou pour la vie. Mais le boa, ce signe extérieur de féminité est en même temps le symbole le plus sûr de votre masculinité. Le serpent est sexe. Phallique. Grâce ondulante. Il s’insinue. Il est une force également, cette énergie tapie au fond de la colonne vertébrale et qui se déploie vers le crâne : la Kundalini. C’est le serpent tentateur du jardin d’Eden, le travesti qui surprend Adam, et qui apprend à Eve d’autres plaisirs que ceux d’un mariage malheureux. Le serpent est Lilith, femme militante, étoile de la souveraineté femelle. Lilith qui se proclame égale des hommes.

bestiairedeux.jpg


Avant de finir, je m’en voudrais de ne pas aborder cet animal fétiche de la communauté. Une bestiole dont on se moque parfois ou qu’au contraire on célèbre. Pour sa minceur. Et ses vêtements si près de la peau. Vous l’avez reconnue : la crevette ! J’en vois qui gloussent. Pourtant… la crevette est bien représentée dans nos bars si trendy. Elle nage dans la mer primordiale. La mer, dont la déesse Vénus est née. La mer, dont le nom est si proche de l’amour. Car la crevette, souvent, le cherche, dans ce banc auquel elle se fond. L’amour, elle l’attend, elle l’espère. Elle le trouvera un jour. Peut-être un ours, qui sait ? Ce pourrait être à l’origine d’une fable : « l’ours était à sa bière puissamment accroché, quand la crevette le vit, elle quitta son rocher…. »

Et le lapin, me direz-vous ? C’est par lui que j’ai commencé ce billet. C’est par lui que je le termine. Ralf König, encore lui, l’a mis à l’honneur dans son album Comme des lapins. En réalité, il semblerait que ce soit l’animal le plus universellement relié à l’homosexualité. Ainsi, les kabbalistes au XVIème siècle prétendaient que les homos se réincarnent en lapin. De même, il est dit que le lapin de l’Arche de Noé perdit sa femelle et dut, conséquemment, incarner aussi la féminité de son espèce. On imagine comment. Moïse condamnait, paraît-il, également le fait de manger du lapin car… cela rendait les gens homosexuels. Quand vous recevrez cet ami hétéro dont vous êtes bleu, vous saurez quoi lui donner à manger ! Vous pourrez même lui raconter cette histoire du Moyen Âge qui dit qu’un moine, ayant eu des rapports sodomites, tomba enceint et accoucha d’un lapin qui resta à ses côtés tout le reste de sa vie. Enfin, en Chine également, le lapin était associé à l’homosexualité.

Bref… Il est bien d’autres animaux qui hantent le bestiaire des gays. Le gorille, l’hirondelle, le papillon, la libellule, le jaguar et j’en passe, et de plus écailleux. Pour une communauté dont on dit fréquemment qu’elle a des mœurs contre-nature, je trouve, bien au contraire, qu’elle nous habite avec diversité. Sur ce, je m’en retire au fond de ma tanière. Woof !

 

Lire les précédents billets


TO BE CONTINUED...
Par Papy Potter - Publié dans : LE CHAUDRON ROSE
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Mardi 15 décembre 2 15 /12 /Déc 11:01

« Comme beaucoup d'entre vous qui vivent dans le New Jersey, j'ai suivi le développement de la législation sur l'égalité du mariage en cours d'examen à Trenton. J'ai depuis longtemps cru et je me suis toujours prononcé en faveur des droits des couples de même sexe, et je suis entièrement d'accord avec le gouverneur Corzine quand il écrit que "la question de l'égalité du mariage doit être reconnue pour ce qu'elle est réellement - un problème de droits civils qu'on doit approuver pour s'assurer que tous les citoyens soient traités de façon égale devant la loi". Je ne pourrais pas être plus d'accord avec cette déclaration et je demande instamment à ceux qui soutiennent un traitement équitable pour nos frères et soeurs homosexuels et lesbiennes, de faire entendre leurs voix aujourd'hui. » Bruce Springsteen, décembre 2009.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mardi 15 décembre 2 15 /12 /Déc 10:54

«  (…) Pas question de dépénaliser l'homosexualité au Sénégal (…) Il ne saurait être question de la dépénalisation de l'homosexualité pour le Sénégal, qui a ses croyances religieuses et sociologiques et où l'écrasante majorité de la population croit en Dieu et en l'islam. (…) Chaque pays a ses réalités sociales et la communauté internationale doit tenir compte (des) différences et ne doit pas nous imposer de légaliser les relations contre nature. Nous ne saurions l'accepter. (…) Il y a des intégristes (musulmans) qui se soulèveront et les conséquences seront beaucoup plus dramatiques car cela ne va pas avec nos réalités…» Madické Niang, ex-ministre de la Justice du Sénégal, décembre 2009 à l’APS.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Lundi 14 décembre 1 14 /12 /Déc 11:58
http://www.conseilsmarketing.fr/wp-content/uploads/2008/12/selection_48_04.jpg
Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Lundi 14 décembre 1 14 /12 /Déc 11:50
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Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Lundi 14 décembre 1 14 /12 /Déc 11:45
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Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Dimanche 13 décembre 7 13 /12 /Déc 12:02
  
Visuel : (c) GayClic

Un résumé en vidéo (blogué par nos amis de GayClic) de l'histoire de Fred (le personnage gay de la série) dans les épisodes 13, 14 et 15 de la saison 1 de la série espagnole « Physique ou Chimie » (Física o Química) diffusée en France sur la chaîne NRJ 12.
[© D. R.]



Par GayClic.com - Publié dans : WEBSERIE : PHYSIQUE OU CHIMIE
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Samedi 12 décembre 6 12 /12 /Déc 12:20

Un homme se promène sur une plage. Il est seul. Un immense panneau se dresse devant lui avec l'inscription : « Attention, ici pédés ! ». Le type se marre et continue. De toute façon, il n'est pas pédé. Un peu plus loin, nouveau panneau, un peu plus petit, avec l'inscription : « Attention, ici pédés  ! » Puis, un peu plus loin, nouveau panneau encore plus petit avec la même inscription.

Continuant son chemin, il aperçoit maintenant, posé sur le sol, un minuscule mais vraiment minuscule panneau. Il se penche et déchiffre : « Trop tard !!! »

mort-rire-231629.jpg

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Samedi 12 décembre 6 12 /12 /Déc 12:09
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Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 12 décembre 6 12 /12 /Déc 12:07
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Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Vendredi 11 décembre 5 11 /12 /Déc 17:41

yoann.jpg


Je viens de lire l'émouvant, pudique et fort témoignage Je suis le seul joueur de foot homo (enfin j'étais...) (Textes Gais) et de parler au téléphone avec son auteur courageux Yoann Lemaire... Je vous conseille, dès maintenant, l'achat du livre et Yoann sera sur Les Toiles Roses très bientôt... Un ouvrage indispensable pour faire évoluer les mentalités, tant des hétéros homophobes que d'une partie des gays footballophobes... 
Daniel C. Hall
Par Daniel C. Hall - Publié dans : LES NEWS ROSES
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Mercredi 9 décembre 3 09 /12 /Déc 18:54

En arrivant le matin, l'entrepreneur dit à son maçon Roberto, un beau portugais de 30 ans :

— Va dire au Père supérieur que nous sommes arrivés pour réparer son mur.

Le maçon sonne à la porte du monastère et dit au religieux :

— Ze viens faire la mour.

— Il n'en est pas question, malotru !

Le Père lui claque la porte au nez.

Le maçon revient vers l'entrepreneur :

— Il veut pas !

— Comment ça, il veut pas ? Qu'est-ce que tu lui as dit ?

— Z'ai dit : ze viens faire la mour.

— Ouais, et qu'est-ce qu'il t'a répondu ?

— Il a dit : non, mal au trou !


Par D'après une idée de Zanzi, retravaillée par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Mercredi 9 décembre 3 09 /12 /Déc 18:32

 


(6.03)


http://www.france.or.th/IMG/arton1609.jpg

PREVIOUSLY ON ZANZI AND THE CITY : cliquer ici.

 

Mes lectrices et lecteurs l’auront peut-être compris depuis quelques temps déjà, au fil des indices semés çà et là, qui par moi, qui par Daniel : je suis une espèce d’ambassadeur. Qu’est-ce qu’un ambassadeur ? Selon le bon mot de Sir Henry Wotton (1568-1639) (1), c’est « un honnête homme que l’on envoie mentir à l’étranger pour le compte de son pays ». Un ambassadeur est un diplomate. Qu’est-ce qu’un diplomate ? C’est un homme qui veut dire « peut-être » quand il vous dit « oui », et qui veut dire « non » quand il vous dit « peut-être ». S’il dit « non », ce n’est pas un diplomate. J’ai toujours eu les plus grandes réticences à dire non.

Un ambassadeur est un nomade. Tous les trois ou quatre ans, l’administration le fait changer de place. C’est un gitan au long cours, un zingaro de luxe, un esprit errant mais non sans patrie, contrairement à ceux du Spleen IV de Charles Baudelaire. C’est donc un pionnier, il fut depuis bien longtemps en avance sur notre époque qui vante la mobilité géographique et professionnelle. Son seul regret est de n’être point libre.

Voici deux ans et deux mois que je suis en poste au Royaume de Caribouland, un pays où l’on coupe du bois, pompe du pétrole, chasse les phoques, et grelote sous des mètres de neige durant une saison hivernale qui dure, selon les années, de six à huit mois. Arrivé à ce stade, je n’éprouve que lassitude et mélancolie, loin des riantes contrées du Royaume de France, depuis son comté de Flandre avec ses Ch’tis célèbres, en passant par le duché de Normandie paternel, et en traversant ses paysages changeants aux reliefs inégalés, le beau jardin des duchés d’Anjou, du Maine et de Touraine, le dauphiné d’Auvergne, et plus au sud, le comté de Nice arraché au perfide roi de Sardaigne ainsi que son duché de Savoie et le Mont-Blanc dont nous conservons, jalousement, et au grand dam de nos voisins Italiens, la souveraineté pleine et entière sur son sommet. Je m’étiole de même, loin des rives chéries de la Méditerranée et du royaume chérifien qui m’a adopté. Vous me manquez à en mourir.

Lorsque j’étais en poste au Royaume de Belgique, je ne suis resté que deux ans. Je peux dire que je suis parti au bon moment, car ensuite la situation s’est dégradée. Esteban, s’il lit ces lignes, pourrait en témoigner. Une troisième année ne m’aurait rien apporté et j’avais fait le tour du sujet. De retour à Paris, ce fut différent. J’étais lassé d’emblée. Il faut dire que le travail dans la capitale n’est guère passionnant. J’ai fait contre mauvaise fortune bon cœur et tenté de positiver ma situation. Il n’en demeure pas moins que la troisième année fut difficile à vivre. Il vous suffira de relire le journal de mon spleen McBealien pour vous en apercevoir.

Aussi, alors que je me trouve de facto dans ma troisième année à Caribouland, me posé-je cette question existentielle : est-ce que je fais l’année de trop ? Il me faut y répondre oui sans hésiter, car déjà mon souhait aurait été d’en finir dès l’été dernier. J’ai oublié pour quelles raisons je suis encore ici. Mais je n’y suis pas bien. Depuis la fin de l’été, je vogue à la dérive comme un bateau ivre. Je m’invente des maladies, peut-être inconsciemment dans l’espoir d’être rapatrié en avion sanitaire. Plus rien ne me motive, mais peut-être que l’écriture de ce texte est une lueur d’espérance au cœur de la nuit qui m’entoure.

Mon déménagement a commencé : je trie enfin des papiers dont certains remontent au début de la décennie. C’est ainsi que je redécouvre des histoires de ma vie, croise des fantômes de mon passé, et me remémore des amours défuntes et inachevées. Il est temps d’y mettre bon ordre. Lorsque tout sera convenablement rangé dans une boîte, je pourrai, au bon plaisir de la Providence, tourner définitivement la page de mon ancienne vie et en commencer une nouvelle.

 

6 novembre 2009

 

(1) Auteur anglais et diplomate qui n’a rien à voir avec l’homonyme inventé par Oscar Wilde dans Le Portrait de Dorian Gray.

Par Zanzi - Publié dans : HUMEUR : Zanzi and the City
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Mercredi 9 décembre 3 09 /12 /Déc 09:11

« La famille, c'est un homme, une femme, des enfants, ou bien un homme et une femme. Or le message qu'on envoie aux plus jeunes, c'est : la famille, ça peut effectivement être un homme, une femme, des enfants, ou ça peut être un couple d'homosexuels liés par le pacs. Eh bien, moi, je ne suis pas d'accord... La question, c'est : devons-nous mobiliser une part de nos impôts et modifier la totalité de notre droit familial et de notre droit civil pour ces Français qui ont fait le choix de ne pas se marier ? » Nicolas Sarkozy, Grand jury RTL/Le Monde, septembre 1998.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mardi 8 décembre 2 08 /12 /Déc 11:04


Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

 


Olivier Delorme, Comment je n'ai pas eu le Goncourt,

H&O éditions, 2009, 124 p. - 10€

 

Un Goncourt gay ?

En 2009, cela n'intéresserait pas grand monde de savoir quelles sont les préférences de l'auteur. Ce serait même presque « ringard » depuis Le Jardin d'acclimatation d'Yves Navarre (1), lauréat d'un prix que Jean-Louis Bory avait déjà remporté (avant sa sortie du placard) en 1945 avec Mon Village à l'heure allemande (2).

On connaît même des auteurs à l'homosexualité savamment médiatisée, subtilement dosée dans leurs écrits et entrant dans des canons tout à fait conformes aux moules éditoriaux. Victimes de leurs pulsions, martyrs d'une homophobie auto-entretenue, provocateurs d'une sexualité hors normes, ils pourraient prétendre au prix.

Le narrateur de ce petit polar n'est pas de ceux-là. Il « en est » avec un naturel et une lucidité désarmants et qui ont fait de lui l'auteur fétiche de bon nombre de gays lassés des clichés et des redondances sur « le douloureux problème de l'homosexualité ». C'est parce qu'elle n'est pas un problème pour lui que, de salon en salon, il nous en décrit de belles, entre la sublime Marina et cet obsédé de Cyrille qui ne pense qu'à tester l'hétérosexualité des notables locaux !

Une (seule ?) main mystérieuse assassine les rivaux de notre gay goncourable. Est-il aussi désintéressé et innocent dans cette hécatombe qui doit le mener vers la récompense suprême (il ne pense pas au Nobel tous les matins en se rasant !) ?

Olivier Delorme nous livre là son plus bref récit et c'est le moyen pour ceux qui ont la chance de ne pas y avoir goûté de faire connaissance avec lui. Ses pavés précédents ont pu en effrayer (à tort !) plus d'un : on retrouve ici une fine érudition, un esprit d'empathie et de complicité qui nous embarquent jusqu'à la table de Drouant sans nous laisser respirer, l'esprit tiraillé entre l'élaboration d'hypothèses et l'envie de savoir qui est visé sous tel ou tel pseudonyme.

Cela ne va pas aider l'auteur à trouver un nouvel éditeur, mais ses lecteurs auront gagné un nouveau moment de réflexion et de plaisir !

 

(1) Prix Goncourt 1980, superbement réédité il y a peu par H&O éditions.

http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I00001223/interview-d-yves-navarre-prix-goncourt-1980.fr.html

(2) Vidéo :

http://boutique.ina.fr/video/art-et-culture/litterature/AFE86003369/jean-louis-bory-recoit-le-prix-goncourt.fr.html

 

Note : on pourra savourer le délicat portrait de Verlaine décrit par un frère Goncourt :

« Malédiction sur ce Verlaine, sur ce soûlard, sur ce pédéraste, sur cet assassin, sur ce couard traversé de temps en temps par des peurs de l'enfer qui le font chier dans ses culottes, malédiction sur ce grand pervertisseur qui, par son talent, a fait école, dans la jeunesse lettrée, de tous les mauvais appétits, de tous les goûts antinaturels, de tout ce qui est dégoût et horreur. »

Edmond de Goncourt, Journal, 1er juillet 1893.

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

Biographie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Delorme

Une interview hommage à H&O, son éditeur :

http://www.polychromes.fr/spip.php?article318

Son site internet : http://www.olivier-delorme.com/

Son blog : http://www.olivier-delorme.com/odblog/

Groupe d'amis FaceBook :

http://www.facebook.com/group.php?gid=85260688604&ref=ts

 

 

INTERVIEW : OLIVIER DELORME

 

Les Toiles Roses : Olivier, ton but en écrivant ce roman était donc de te fermer la porte de tous les « grands éditeurs » ?

Olivier Delorme : Non !!! Je rêve toutes les nuits de trahir H&O pour Chalminar, Alcuin Marcel ou Braisaillon, de devenir un Ôteur riche et célèbre, de sortir à chaque rentrée littéraire un produit (plus qu’un livre) de cent vingt pages écrit très gros, avec trois personnages et deux idées, parlant essentiellement de mon nombril, qui ne fasse surtout ni rire ni penser, qui n’ait pas le vulgaire de vouloir captiver par une vraie histoire, bien construite : chacun sait bien qu’après Auschwitz, le roman est mort.

Mais je n’y parviens pas.

Je voudrais, moi aussi, écrire en déstructurant la langue, outrageant la syntaxe et malmenant la grammaire parce qu’on ne peut plus écrire en bon français après Céline : c’est tellement ringard ! Bref, je ne rêve que de devenir un Ôteur à la mode, dans le vent, un Ôteur que s’arrachent toutes les maisons d’édition parisiennes, un Ôteur à prix que la critique encense – surtout Arnaud Viviant et Les Inrockuptibles !

Le vrai drame de ma vie, c’est que, malgré moi, je ne peux m’empêcher d’écrire sur le monde tel qu’il est plutôt que sur moi, de construire de vraies histoires, d’aimer la langue, les mots, les personnages, les intrigues et la critique sociale : autrement dit, je suis totalement irrécupérable.

 

Après tes « pavés », cet exercice de style est-il une récréation ou, pour le scénariste d'intrigues entremêlées que tu es, une épreuve ?

H&O m’a plusieurs fois poussé à me colleter avec des genres vers lesquels je ne serais pas allé naturellement : la nouvelle, l’érotique. Avec La Quatrième Révélation et L’Or d’Alexandre, j’ai voulu utiliser, en les subvertissant, les codes du thriller, pour embarquer le lecteur vers des univers, des émotions, des réflexions auxquels il ne s’attend pas forcément en ouvrant un livre « de genre ». Et ça marche ! Nombre de lecteurs m’en rendent témoignage. À chaque fois, les contraintes de forme que mon éditeur m’a suggérées ou que je m’imposais, ont enrichi mon écriture, fait travailler ce que je sais être mes défauts.

Il y a un peu plus d’un an, H&O m’a demandé si je serais prêt à lui écrire une novella, longue nouvelle ou court roman, qu’il comptait offrir dans le cadre d’une opération commerciale marquant son dixième anniversaire.

L’idée d’écrire quelque chose de drôle et ravageur sur la comédie du monde littéraire que je vois se jouer depuis 1996, date de sortie des Ombres du levant, me trottait dans la tête depuis un moment : les deux choses se sont culbutées dans mon esprit pervers. Suspense policier qui tienne la route, brièveté, causticité dans la satire de la Nomenklatura littéraire, raconter au lecteur ce qu’est la chaîne du livre et à quelle place (accessoire !) s’y trouve l’Ôteur : j’ai bâti l’histoire à partir de ce cahier des charges. Puis, une fois que tout était à peu près en place, l’hiver dernier, sur une île qui ressemble un peu à celle d’où le Goncourt arrache mon narrateur, je suis passé à l’écriture. Dans la jubilation. Et avec, en embuscade derrière l’imprimante, mon compagnon et âme damnée qui, à la première lecture, rebondissant sur mes provocations, me suggérait quelques loufoqueries supplémentaires : un grand moment de bonheur !

C’est lui, par exemple, qui a trouvé ce titre superbe : La Salamandre de Carinthie, grand roman de Marie-Monique Sénéchal, assassinée d’un coup de poinçon… comme Sissi – charge à moi, ensuite, d’inventer l’histoire que raconte ce roman. C’est lui qui a baptisé ce grand imposteur littéraire d’Antoine Zazor, à qui j’ai donné chair et qui ne présente bien sûr aucune ressemblance, autre qu’involontaire et fortuite, avec aucun Ôteur existant ou ayant existé !

En revanche, les frères Fedor et Michka Trepanov, ou Megana, l’inoubliable Ôteuse de Mon pet dans la piscine, il n’y est pour rien.

Bref, l’opération commerciale a été annulée et mon non-Goncourt est devenu un vrai livre, le plus léger en poids et en ton… pas forcément en contenu.

 

Que t'a inspiré la remise du prix Renaudot à Frédéric Beigbeder ?

Un immense et incoercible éclat de rire !

 

Et la polémique sur les propos de Marie NDiaye ?

Le 27 octobre 1966, André Malraux montait à la tribune de l’Assemblée nationale parce que des Raoult de l’époque accusaient le ministère des Affaires culturelles de subventionner un théâtre dans lequel on jouait Les Paravents de Genet, pièce jugée, par ces Raoult d’hier, insultante pour la France. Il leur répondait ceci : « La liberté n'a pas toujours les mains propres, mais il faut cependant y regarder à deux fois avant de la jeter par la fenêtre... (…) Vous avez dit que cette pièce était anti-française : elle est en fait anti-humaine, elle est anti-tout. Goya aussi l'était, comme on le voit dans les Caprices. Vous avez parlé de « pourriture » : soyez prudents ; avec des citations, on peut tout condamner. Que dire alors de Une Charogne de Baudelaire ? Je ne prétends certes pas que Genet est Baudelaire [ni moi que Mme NDiaye soit Genet]. Ce que je veux dire, c'est que lorsque quelque chose blesse votre sensibilité, il est déraisonnable de l'interdire : ce qui est raisonnable, c'est d'aller ailleurs. »

J’eusse simplement apprécié que, s’il avait eu un tout petit peu de courage, M. Frédéric Mitterrand répondît quelque chose dans le genre plutôt que de ramener le principe fondamental de la liberté d’expression à une question d’ordre privé.


 

Tu parles de Tigrane l'Arménien parmi tes romans et c'est le seul que l'on ne parvienne pas à relier à un titre existant : peux-tu nous en dire plus sur tes écrits actuels, en exclusivité pour Les Toiles Roses ?

On n’y parvient pas parce qu’il est en cours d’écriture ! Au printemps 2008, au salon du livre de La Gaude, dans l’arrière-pays niçois, je me suis trouvé confronté, à l’occasion d’un débat, à une Ôteuse qui fut naguère célèbre et qui a tenu devant moi des propos révisionnistes sur le génocide arménien qui m’ont révolté.

Chacun de mes romans naît d’une émotion forte, d’un sentiment que j’ai soudain besoin – un besoin absolu – d’écrire à propos d’une histoire humaine, une histoire de dignité humaine, de gens de chair et de sang à qui on a ôté le droit à la parole, une histoire qui m’a « pété » au visage à un moment de ma vie : la résistance grecque (Les Ombres du levant), la guerre civile grecque et la dictature des colonels (Le Plongeon), les disparus de Chypre (Le Château du silence), l’homophobie qui continue à tuer (La Quatrième Révélation) ou la vie qu’on fait et le regard qu’on porte sur les personnes qui ont un handicap (L’Or d’Alexandre).

Le prochain entremêlera deux époques, 1915-1920 et aujourd’hui, les histoires de Bedros Arevchadian et de son petit-fils Tigrane.

Mais j’ai dû m’interrompre dans l’écriture, il y a quelques mois, pour honorer la commande que m’a passée un grand éditeur parisien (ça y est, j’ai trahi !) : une synthèse sur l’histoire (je suis historien de formation) de la Grèce et du sud des Balkans, à paraître en principe en septembre 2010.

 

Entre le roman « sérieux » et les livres historiques, tu n'écris donc rien d'autre ?

Comme je l’ai dit plus haut, H&O m’a poussé au vice, il y a quelques années, en m’induisant à la tentation d’écrire des romans érotiques. J’en ai commis trois et je me suis bien amusé. Mais comme mes romans sérieux s’adressent à tout public, je n’ai pas voulu que des lecteurs non gays croient acheter un Delorme et se retrouvent dans un univers de croisière sodomite, d’équipe de rugby où les shorts s’envolent aussi vite que dans le calendrier annuel des Dieux du stade, ou bien encore dans le merveilleux monde d’un jeune magicien aux airs d’Harry P., mais qui s’intéresse surtout aux philtres aphrodisiaques et à certains usages du certaines baguettes magiques…

 

Pour en revenir à Comment je n'ai pas eu le Goncourt, il ya un personnage que tu aimes particulièrement ?

J'ai droit à deux ?

 

Si tu veux.

Cyrille et Marina bien sûr, avec qui nous formons sur les salons une redoutable bande des trois ! Sur Cyrille, je n'en dirai pas plus, j'ai maquillé son nom, parce que je ne voulais pas que ses frasques puissent lui porter préjudice auprès de son lectorat qui est, disons, moins déluré que lui. Marina, c'est Marina Dédéyan, que j'ai effectivement rencontrée sur un salon, qui est effectivement devenue une amie, qui nous donne effectivement le cochon d'Inde de son fils en garde pour les vacances – cochon d'Inde qui joue un rôle déterminant dans la résolution de l'énigme policière du bouquin par une Marina transformée en Miss Marple (en beaucoup plus sexy, je précise !)... Marina qui, paraît-il, me rend la pareille dans son prochain roman où elle a créé un guerrier viking complètement pédé ! Bien mieux que le Goncourt, non ?

 

[Note personnelle de Daniel C. Hall : Un grand merci à Olivier pour le temps qu’il a consacré à notre Coudou commun. Un grand merci, aussi, à Henri et Olivier (H&O) pour leur remarquable travail d’éditeur, mais aussi pour le repas gargantuesque de samedi dernier et pour notre Gay Pride dans les ruelles de Le Triadou avec Marco et Vincent. Bises.]

 

Toutes les photographies sont © D. R. Elles sont reproduites avec l'autorisation de Olivier Delorme.

Note de Daniel C. Hall : Si les éditeurs ou les auteurs (auto-édités ou non) souhaitent envoyer un service de presse à Gérard en vue d’une critique sur ce blog, merci de prendre contact avec le chef Daniel C. Hall qui vous communiquera ses coordonnées : lestoilesroses@hotmail.fr.


TO BE CONTINUED…

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : LA BIBLIOTHEQUE ROSE
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Dimanche 6 décembre 7 06 /12 /Déc 10:15
  
Visuel : (c) GayClic

Un résumé en vidéo (blogué par nos amis de GayClic) de l'histoire de Fred (le personnage gay de la série) dans les épisodes 11 et 12 de la saison 1 de la série espagnole « Physique ou Chimie » (Física o Química) diffusée en France sur la chaîne NRJ 12.
[© D. R.]



Par GayClic.com - Publié dans : WEBSERIE : PHYSIQUE OU CHIMIE
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Samedi 5 décembre 6 05 /12 /Déc 10:07
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Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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