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Blog LGBT du rédac' chef :
Daniel Conrad

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Daniel Hall


secondé par :

Gérard Coudougnan


L'équipe des "piliers" en exclusivité
ou en reprise autorisée :

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, Bernard Alapetite, Zanzi, Neil, Kim,
Matoo, Mérovingien02, Juju, Chori,
Shangols, Boris Bastide, Stéphane Riethauser,
 
Niklas,
Robert Wagner,
 Jag1366, Hari3669, Maykel Stone,
Marc-Jean Filaire,
Isabelle B. Price, Psykokwak,
Rémi Lange
, Henry Victoire, Didier Roth-Bettoni
et
BBJane Hudson...

Mais aussi, depuis, Cyril Legann,
Gérard Coudougnan (Livres), Voisin Blogueur,
Nicolas Maille, Sullivan Le Postec, Vincy Thomas,
Jann Halexander, Tom Peeping
, Lucian Durden,
Papy Potter, Nico Bally, Marie Fritsch,
Sir Francisco, Laurent Fialaix
et Hugo Rozenberg.

Special Guest Star : Philippe Arino.

Un grand merci à Francis Moury,
Olivier Nicklaus et à
Yann Gonzalez.
Et en special guest star gay-friendly... Dr Orlof !


et bien d'autres depuis le début et d'autres à venir...

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Dossier et chronique-soutien
à l'association "Le Refuge" (Daniel C. Hall).

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Dimanche 9 août 7 09 /08 /Août 11:29


Un autobus de touristes, dans un pays quelque peu agité par une guérilla latente, se fait arrêter par un commando armé. Le chef grimpe dans l'autocar, met en joue le chauffeur, et hurle à ses hommes :
— Allez les gars, ligotez toutes les femmes... et violez les hommes ! Euh, merde, non, non ! Ligotez les hommes et violez les femmes !
Alors une petite voix masculine haut perchée se fait entendre du fond du bus :
— Ah ben non, alors ! Ce qui est dit est dit !

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Dimanche 9 août 7 09 /08 /Août 11:20
  
Visuel : (c) GayClic

Part 2
Note : la vieille pea... euh, la comédienne d'un âge respectable qui joue Lisa Grimaldi (qui a du faire la même école de comédie que notre chère Lucindarling), interprète ce personnage depuis 49 ans... Imaginez Luke & Noah dans un demi-siècle : ça fait peur, non ?
Un peu d'histoire ?
[ATWT appartient à PGP ; Daily recaps à CBS]


Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Dimanche 9 août 7 09 /08 /Août 11:17
  
Visuel : (c) GayClic

Zozos, zigotos, zaffreux, zalouzie, zpiritizme et zpiritueux de A à Z.
[ATWT appartient à PGP ; Daily recaps à CBS]


Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Samedi 8 août 6 08 /08 /Août 11:44


Une nouvelle recrue dans l'armée, chez les paras, raconte à son père son premier saut.
— Alors on est d'abord monté dans l'avion, puis on a grimpé assez haut pour pouvoir sauter. À ce moment-là, une petite lumière verte s'est allumée et le sergent a ouvert la porte, puis il nous a hurlé de sauter. À peu près la moitié des gars a sauté.
Le père lui demande :
— Et toi, tu as sauté ?
Le fils lui répond en baissant les yeux :
— Non. Alors, le sergent a carrément poussé dehors tous les gars qui n'avaient pas encore sauté.
— Toi aussi alors ?
— Non. J'avais bien trop peur. Le sergent voulait me pousser dehors moi aussi, mais j'avais trop peur et je me suis accroché de toutes mes forces à la carlingue... Alors le sergent a baissé sa braguette et a sorti son pénis, qui n'était pas la moitié d'une bite au niveau taille. Il m'a dit que si je ne sautais pas, il me l'enfoncerait dans le cul !
Le père réagit :
— Ah ! Alors c'est là que tu as sauté donc ?
— Oui, papa ! Enfin, un petit peu au début...

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Samedi 8 août 6 08 /08 /Août 04:14
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 8 août 6 08 /08 /Août 04:11
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Vendredi 7 août 5 07 /08 /Août 15:03


Un comptable a été accusé de fraude. Il a été jugé coupable et envoyé en prison. On le place dans la cellule d'une montagne de muscles... Comme c'est la première fois qu'il fait de la prison, il demande à son colocataire :
— Qu'est-ce qu'on fait pour tuer le temps ici ?
Et M. Muscles lui répond :
— On joue à des jeux.
— Ah bon et quel genre de jeux ? Le Monopoly ?
— Non.
— Le Scrabble ?
— Non.
— Les cartes ?
M. Muscles répond une fois de plus, avec un petit sourire vicieux :
— Non... On joue au Papa et à la Maman ! Lequel des deux tu veux être ?
Le comptable réalise qu'il est dans la merde et il se dit : je crois que je préfère mettre plutôt qu'être mis. Alors il se dépêche de le faire savoir :
— Je veux être le Papa !
Et M. Muscles, content, rétorque :
— D'accord ! Allez Papa, viens sucer la bite à Maman...

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Vendredi 7 août 5 07 /08 /Août 11:31



De la part de Daniel C. Hall :


Voici un petit chœur de facéties de quelques personnes qui tiennent à toi, Gérard. Oh, je sais ! Les anniversaires, ce n’est pas ton truc. Mais c’est pour te remercier de ta gentillesse, de ta bonne humeur communicative, de ton implication dans notre blog et de ton talent de passeur de savoir… Personnellement, je suis honoré de te compter par mes vrais amis et t’envoie, ma chère Môman Gérard, toutes les preuves de mon affection sincère. Je sais que toute l’équipe et les lectrices et lecteurs des « Toiles Roses » se joignent à moi. Kissous.

 

De BBJane Hudson :

 

Voici qu’est venue l’heure où les veules pendules

Accordent le grelot de leurs voix dissonantes,

Et croisent au cadran du Temps qui nous tourmente

Les pointes acérées de leurs doigts ridicules.

 

Un an de plus, l’ami !... La sentence est sévère,

Qui, à l’injure atroce du vieillissement,

Ajoute sans remords les outrages cuisants

Des vœux à recevoir, et des sourires à faire…

 

Mais qu’est-ce qu’une année ?... Une broutille !... Un vent !...

Ton âme est une enfant qui se rit des ridules

Et ne connaît du Temps ni le sombre ergastule,

Ni l’ombre émasculante, ni les vains tourments.

 

Tu es jeune, l’ami !... À jamais !... Forever !...

Preuve en est ton talent qui ne sent pas le bouc,

Et qui nous restitue, des Toiles à Facebook,

La juvénilité bandante des rêveurs !

 

Heureux anniversaire, camarade de plume !

Je serai, le sept août, en un autre hémisphère,

Mais je penserai fort à celui de mes frères

Dont la sororité m’est chère – et je présume,

 

Que tu auras noté l’abondance des « ules »

Ponctuant la galante harmonie de mes stances,

Et qu’en dépit de leur atroce rémanence,

Je me suis abstenue de rimer sur « encule »…

 

Bisous,

BBJane

 

De Cécile :


Oh fan !

Encore un an ?

Ça fait quarante-sept fois qu'on te le souhaite,

Mounette !

Aujourd'hui au baudou qui du docu est Le Père,

LaCécileDeNice  dit : « Joyeux Anniversaire ! »

 

 

De Zanzi :

 

Le Père Docu, dans sa bibliothèque rose,

Tisse sa toile toute en mots.

Mots à la bouche, en vers, en prose,

Il édifie tous ses marmots.

 

Père Docu, bon anniversaire !

Qu'en ce jour si particulier

Nous récitions le Notre Père

Qui êtes Docu, que votre nom soit sans curé.

 

Zanzi

 

De Jérémie Sariel :


Gérard,

Un bon anniversaire à toi mon Père Docu, tu es la première personne qui m'a permis de communiquer sur J'ai eu quinze ans alors merci...

De merveilleuses choses...

Amicalement.

 

De Frédéric Nérinckx :


Te souviens-tu, Gérard, comment on s'est rencontrés ? Mais si, tu m'as cueilli sur le blog d'Olivier Delorme où, je suppose, je commentais une de ses descentes papales. Hop donc, nous voilà amis sur Facebook. Mais, ventrebleu, qui est ce Gérard ? me demandai-je. Il se fait appeler Père docu, il doit sûrement avoir la soixantaine alors, non ? Tiens, non. Il est même encore un peu vert, vu qu'il n'a que la quarantaine (vers laquelle je m'encours moi-même sans inquiétude). Et une adresse internet qui revient souvent. Les Toiles Roses, Les Toiles Roses. Cela me dit quelque chose. J'y ai vu une vidéo récemment. Allons voir. Et là, de livres en films, de séries web en chroniques, j'avançai donc dans la toile. Pardon, dans LES toiles. Et c'est ainsi que petit à petit, j'entrai dans la grande famille. Merci à toi, Gérard. Et bon anniversaire. Bisous félins. Ben oui, quoi, t'es lion, non ?

 

Fred

 

Vous pouvez aussi souhaiter un bon anniversaire à notre rédacteur en chef adjoint (ou lui écrire des poèmes, des insultes, des blagues pourries, des trucs homophobes et autres slogans footballistiques) dans les commentaires de ce billet !

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BIBLIOTHEQUE ROSE
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Jeudi 6 août 4 06 /08 /Août 00:09


Deux homosexuels partent en vacances. Sur une petite route de campagne, le passager crie à son mec :

« Oh, chéri, arrêtes-toi, vite !!! J'ai envie de faire caca... »

La voiture s'arrête, et le pressé fonce dans les buissons. Au bout de cinq minutes, il appelle son ami :

« Chéri, viens vite voir, j'ai accouché ! Si, je te jure ! Vite, vite, je vois ses petits bras, ses petites jambes, il bouge, viens viiiiiite !!! »

L'autre se précipite, regarde entre les jambes de son copain et lâche :

« Espèce de conne, t'es folle, tu ne vois pas que tu as chié sur une grenouille ??? »

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Jeudi 6 août 4 06 /08 /Août 00:07

 


(5.17)




        D’aucuns pensent que la quête de l’amour occupe une trop grande place dans ma vie. Peut-être y accordé-je trop d’importance, mais que voulez-vous ? Aimer est dans ma nature de garçon, et je crois sincèrement que, comme dans la chanson « Nature Boy », la plus grande chose que l’on puisse apprendre est d’aimer et d’être aimé en retour.

 

       

Je me suis souvent interrogé sur l’origine de ce besoin, presque viscéral, et ne doute pas un instant qu’il plonge ses racines dans l’histoire de ma famille. Ce que je m’apprête à révéler est très impudique, mais qu’importe ! Il faut que ça sorte. Je suis le fils premier né d’un couple insolite, ou plutôt improbable. Je connais les détails de la rencontre de mes parents, au cours de leurs vacances en Tunisie. En revanche, ce qui demeurera pour toujours un mystère jamais résolu, c’est ce qui les a conduits à se marier. Les intéressés se sont toujours montrés évasifs sur le sujet. « Ça s’est fait comme ça », ou une phrase du même style, se veut une assertion qui n’explique rien du tout. Rien, dans leur démarche, ne semble receler la moindre once de romantisme et de sentiment amoureux.

        J’ai donc grandi, et me suis construit, en ayant la conviction profonde d’être le rejeton d’un foyer hors normes, donc anormal. Je passe sur l’inversion des rôles – mère au travail, père au foyer – quand j’avais deux ans, concept pionnier et révolutionnaire à l’époque, pour en venir à l’essentiel : la perception, voire la certitude, que mes parents ne s’aimaient pas. À charge de la preuve, l’absence de manifestation de tendresse (bisous), de mots doux (je ne les ai jamais entendus se dire « je t’aime », ni s’appeler « mon chéri, ma chérie »), et de comportement habituel aux couples « normaux », comme le simple geste de se tenir par la main en marchant dans la rue.

        Peut-être me suis-je trompé sur toute la ligne, peut-être s’agit-il seulement d’un excès de pudeur exacerbée, renforcée par leur vécu personnel avant de se connaître. Je l’ignore, mais cela ne change rien au résultat. J’ai eu (et les ai encore) des parents aimants, mais j’ai été privé de parents amoureux, capables de m’offrir un modèle de stabilité, de complicité et de sérénité. C’est pourquoi je m’évertue à faire tout mon possible pour ne pas suivre leurs traces.

 

       

        Quand j’aime, j’ai besoin de le dire, de l’écrire, de le montrer et ce, peut-être, au risque d’en faire de trop. Emballements, coups de cœur et coups de foudre sont logés à la même enseigne : Auberge de la Passion. Il arrive que le feu soit uniquement intériorisé : sentiments non réciproques, ou volonté de ne pas aller trop vite dans la relation pour ne pas effrayer l’autre, en constituent les raisons majeures. Mais le feu est là, et bien là. Comme le feu grégeois, la flamme brûle en permanence au fond de moi et n’attend qu’un souffle (d’amour) pour se transformer en brasier.

        Aimer, c’est faire don de soi à autrui, et ça passe par le toucher. Mes nuits d’amour comptent presque autant de baisers que le ciel compte d’étoiles. C’est invariable : quand j’ai quelqu’un dans mes bras, je couvre de baisers le corps offert à mon étreinte, à n’importe quel moment de la nuit. Un mouvement indique l’éveil ou le demi-sommeil, et voici que ma bouche se pose sur la première parcelle de peau qu’elle peut toucher. Épaule, dos, cou, oreilles, cheveux, lèvres si le visage me fait face, et c’est parti pour une salve de bisous.

        Sans doute ne dormons-nous pas beaucoup, mais nous dormons très bien ! Faire l’amour, cela peut n’être que ceci : embrasser la personne que l’on aime. Songez qu’à l’école primaire, des enfants qui s’embrassent sur la bouche pensent qu’ainsi ils font l’amour ! Comme ils ont raison ! Écoutez les mots tout simples des enfants, ils disent la vérité. S’embrasser est l’acte le plus intime et le plus personnel qui soit. Il n’est jamais anodin, car il révèle un sentiment, une émotion. C’est un acte d’amour. Mes baisers en disent long sur mes sentiments.


 

        Je suis certainement un incorrigible romantique, un rêveur assoiffé d’amour et gourmand de câlins, un monstre de tendresse qui dévore sa proie à grands coups de bisous. Ce que je suis, pour le meilleur et pour le pire, je le dois à ceux qui m’ont fait.

 

Zanzi, le 24 juillet 2009


Lire le précédent épisode,
cliquez ici.
Par Zanzi - Publié dans : HUMEUR : Zanzi and the City
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Mercredi 5 août 3 05 /08 /Août 14:57

APPEL À TÉMOIN

Nouvelle émission documentaire sur la famille sur M6


Dans le cadre de la préparation d'un documentaire sur la question de l'homosexualité au sein de la cellule familiale pour la chaine M6, nous recherchons le témoignage d'un couple qui acceptera de nous faire partager un changement décisif dans leur vie (pacs, conception d'un enfant, coming out) et que le sujet amuse ou intéresse.

Cette enquête permettra de réfléchir à ce qui a changé aujourd'hui dans notre société et à l'évolution des mentalités. L'objectif de ce film est de faire parler des couples sur le sujet, le plus sincèrement possible, et surtout sans à priori ni jugement.

Nous espérons commencer le tournage dès septembre, C'est pourquoi je me tourne vers vous afin de savoir s'il y a une possibilité de faire paraitre cet appel à témoin sur votre blog "Les Toiles Roses". N'hésitez pas à nous joindre pour avoir de plus amples informations, nous nous ferons un plaisir de répondre à vos questions.

À très vite je l'espère.

Contact : Maud Mallet ou Pauline Gannot au 01 53 17 99 18

ou à l’adresse journalistem6@yahoo.fr

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LES NEWS ROSES
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Mercredi 5 août 3 05 /08 /Août 11:04


Un petit jeune homme précieux se fait prendre en stop par un camionneur. À bord se trouve déjà assis un petit singe. Après plusieurs dizaines de kilomètres, le camionneur tapote sur le crâne du petit singe qui, instantanément, mû par un réflexe pavlovien, s'agenouille devant le camionneur et commence à lui prodiguer une petite gâterie buccale. Le petit précieux, intrigué, fait néanmoins celui qui n'a rien vu pour ne pas créer une sale ambiance. Après plusieurs autres dizaines de kilomètres, même scénario : petit coup sur la tête du petit singe et hop, nouvelle gâterie... Le petit précieux ne bronche toujours pas. Enfin, au terme du voyage, le camionneur, décidément insatiable, sollicite de nouveau les services du petit singe. Au moment où l’animal s'exécute, le regard embarrassé du petit jeune homme croise le regard gourmand du camionneur zoophile. Celui-ci lui demande :

« Heu… Ça vous intéresse aussi ? »

Le petit précieux de répondre alors :

« Oui, oui, mais à condition que vous ne me tapiez pas trop fort sur la tête… »

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Mardi 4 août 2 04 /08 /Août 16:05


par Gérard Coudougnan

       

TF1 ne dissimule pas ses objectifs : capter le cerveau disponible de ses téléspectateurs pour leur fourguer, dans des espaces publicitaires encadrés d'émissions conçues pour les appâter, du conditionnement commercial coûteux les guidant dans leurs actes d'achats.


        En vertu de ce principe, Mon incroyable fiancé 2 a loué une villa à Marbella. Vu la crise immobilière qui y règne, le loyer a dû être plus que modique. Dans ces lieux aux proportions honorables, à la décoration pouvant aussi bien satisfaire un nouveau riche russe qu'un petit touriste saoudien habitué à la sobriété du style « nouvelle renaissance koweitienne », s'affaire une équipe de télévision autour de deux garçons.

        L'un deux, Christopher, est le seul bénévole de la bande. Il peut repartir sans un sou de plus.

       Son partenaire, Emeric, est un acteur. Si le mariage des deux garçons est effectivement célébré, Christopher aura gagné 100 000 €. La somme est assez ridicule pour la chaîne mais quand on entend Christopher en faire « dix ans de salaire », on comprend que ce superbe barman fait partie des travailleurs pauvres avec un revenu mensuel d'environ 830 €…



        Ce garçon est un vrai rayon de soleil. Un physique d'athlète avec un charme ravageur et une mentalité vive, ouverte et généreuse que l'émission semble construite pour en mettre en valeur.

        Il a envie de gagner ce fric pour aider ses parents, point barre. Il faut faire croire qu'il est homo : et alors ? C'est pô vrai, tout le monde le sait bien, et on sent bien qu'il en a pour des années à se marrer en racontant à tout le monde : « Vous vous souvenez quand j'ai dû faire croire que je préférais les mecs  !!!!!!!! »

        Christopher a du vocabulaire et manie instinctivement la litote : « Emeric et moi, on est un peu plus que des potes ». Les excès de son partenaire le déstabilisent, mais c'est en pensant à la douleur que va représenter pour ses amis, puis sa famille, leur souffrance à l'idée qu'il est gay, qu'il éclate vraiment en sanglots.

        TF1 vise un public peu attentif : chaque fois que Christopher parle, on souligne qu'il « ignore qu'Emeric est un acteur ».



        TF1 vise un public qu'elle respecte au point de vouloir parfaire son éducation en matière d'homosexualité : la chaîne a rameuté deux de ses anciens employés d'une émission Queer. Ces conseillers en gaytitude parlent en experts : ils sont caricaturaux, hautains et se donnent des airs supérieurs. Ce sont des gays assumés. La classe. Ils savent enlever les nus féminins des murs de la villa et révèlent qu'en chaque homme il y a une part de féminité. Ils savent que le coming out « c'est vachement important » et quand ils parlent du suicide des jeunes n'assumant pas leur orientation sexuelle ou des homos martyrisés dans beaucoup de pays, on se demande quelle part du public va faire le tri dans ces affirmations à la louche. Ils savent choisir de belles fringues et sont trop cools dans leur belle limousine ROSE.



        Écartons notre dose de follitude et posons-nous une seule question : ce programme est-il bénéfique ou nocif ? Un jeune qui regarde Mon incroyable fiancé 2 en compagnie de parents ou d'amis à qui il n'a pas encore confié sa différence peut-il tirer profit de cette blague, pour reprendre le terme utilisé à deux reprises par la présentatrice ?

       Pour l'instant, grâce à Christopher et, restons lucide, au traitement bienveillant de son rôle par les scénaristes, la réponse semble positive : on peut apprendre des choses intelligentes sur l'homosexualité.

          Attendons la suite…

 

N'hésitez pas, comme cette internaute, à donner votre avis dans les commentaires sur ce billet, sur le groupe Facebook du blog ou par email à lestoilesroses@hotmail.fr :

 

        Mon incroyable fiancé 2, des débuts mitigés.

        En début de semaine, furent diffusés sur TF1, le premier et second épisodes de Mon incroyable fiancé 2, dont le principe de base reste le même que pour la première édition. Une personne à la recherche de l’âme sœur, un homme cette fois-ci et pensant la trouver au cours de l’émission parmi de multiples prétendantes. Coup de théâtre, ce n’est pas une, mais un prétendant qui est présenté à Christopher, le candidat sélectionné, nommé Emeric.

        Comme Laurent Ournac, précédemment, Emeric est un acteur, dont le but est de faire un enfer de la vie de Christopher. Au programme, attitude excessive, ridicule et crises d’hystérie. Christopher quant à lui ignorant qu’Emeric est un acteur, doit, avec l’aide de celui-ci, convaincre leur famille, qu’ils sont amoureux et en couple. Ainsi que les amener à accepter leur mariage. À la clé : 100 000 euros.

        Nos deux compères sont coachés par deux ex de l’émission Queer, diffusée sur TF1, Benjamin et un de ses acolytes.

        Pourquoi des débuts mitigés ? Tout d’abord, car trop de stéréotypes du « gay » vus par la société y sont selon moi véhiculés. Benjamin, lui-même, dont on se demande parfois où il a égaré son cerveau, est à lui seul la caricature du « gay » dans le vent. Car comme nous le savons tous, ou devrions le savoir, tout bon gay se doit d’être une fashion victim à la pointe de la mode, fan d’art et se balader en limousine rose. Le gay aime faire la fête et danser.

        Il me paraît évident que TF1 n’aurait pas dû chercher à mettre la population homosexuelle dans un case prédéfinie, mais plutôt montrer un groupe d’individus différents, ayant la même orientation sexuelle. Je ne peux nier l’existence d’une culture gay, mais la caricaturer de la sorte me parait bien décevant.



        De plus, les événements s’enchaînent selon moi, beaucoup trop vite. À peine sont-ils arrivés, que déjà ils se retrouvent dans une mini gay pride, puis à inviter les amis d’Emeric.

        Cependant, la sensibilité et la tolérance de Christopher a été une grande et formidable surprise. Notamment lors de la scène, où il doit s’imaginer faire son coming out à sa famille. Ce faisant il réalise la complexité et la force mentale nécessaires, pour pouvoir annoncer à sa famille, que l’on n’est pas la personne qu’elle croyait que l’on était. Cette scène est particulièrement émouvante car Christopher se retrouve submergé par l’émotion et pleure. On découvre un homme doté d’une grande sensibilité.

        Autre fait marquant, durant l’émission, Christopher, pourtant doté d’un physique iconique de « macho », reprend plusieurs fois et même s’énerve contre Emeric dont l’attitude est plus que caricaturale, comme lorsqu’il dit qu’il s’est entraîné car ils, les homosexuels, «  ont une façon particulière de marcher », ou alors quand Emeric choisit une tenue excentrique pensant faire gay. En le remettant en place, Christopher fait preuve d’une justesse et d’une grande tolérance envers la communauté homosexuelle et redonne de la saveur à cette émission.

        Malgré une intrigue trop rapide, des stéréotypes bien présents, l’émission parvient tout de même à tirer la sonnette d’alarme en mettant en évidence la difficulté de certains à faire leur coming out et à être acceptés autant par notre société bien pensante que par leurs amis et leur famille.

        Je conclurai donc en disant, que malgré des débuts mitigés, Mon incroyable fiancé 2 est une émission qui vaut la peine d’être regardée, car elle a le mérite de traiter d’un sujet original et de prodiguer un peu de tolérance dans notre paysage cathodique.

Lucie Ashley J., 26 ans.

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

Le site de l'émission : http://www.tf1.fr/mon-incroyable-fiance-2/

 

 

Ce soir, troisième partie sur TF1 à 22h20.

Réagissez dès maintenant et demain en commentaires sur ce billet !

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : LA BIBLIOTHEQUE ROSE
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Mardi 4 août 2 04 /08 /Août 11:19


Ce sont deux gays qui se prénomment Benoît et Bernard.
Un matin, Benoît décide d'aller se faire tatouer sur la fesse droite un « B » pour Bernard et sur la fesse gauche un « B » pour Benoît. Le soir, il montre son tatouage à Bernard. Il se penche donc en avant et écarte les fesses pour bien le faire voir. Bernard s'exclame alors :
— Mais bordel ! C'est qui ça, ce BoB ?

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Mardi 4 août 2 04 /08 /Août 05:03


Veni Vidi Vincy - Photo © D. R.

 

 

CHASSES D'ÉTÉ ? CHASTETÉ !

 

 

        L’été, normalement, appelle au sexe. Individus dénudés, météo torride, hormones et phéromones qui jouent les démones…

        L’été 2009 doit être une sorte d’exception à la règle : voudrait-on tuer notre libido qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Oh bien sûr nous pourrions nous satisfaire d’un numéro sexe des Inrocks (ou celui de Elle pour les prudes). Mais chaque année, on nous y montre davantage les déviances marginales chargées soit de nous faire culpabiliser d’apprécier une petite sodomie toute simple ou de nous faire croire que le « in » c’est un mix d’Esprits criminels et de Californication.

        Pour les amateurs de « Little Queen », il y avait aussi le beau Contador, qui remuait du popotin comme pas un et nous exhibait son moule-bite plein de sueur dans les virages du Tour de France.

 

 

        Mais bon, soyons honnête, ce n’est pas le festival du slip dans les médias et la culture. Ce n’est pas parce que tout le monde est à poil dans « Sexret Story » que la vue d’une main se grattant l’entrejambe va nous faire saliver… Tellement formatés dans leur apparence et décérébrés, les protagonistes nous frustrent plus qu’autre chose : c’est dans un film porno qu’ils devraient tous s’éclater.

        Autre programme estival cathodique, Total WipeOut. Images de tortures physiques bien plus drôles que Fort Boyard et moins ringardes que Intervilles. Mais mal réalisée, l’émission déçoit beaucoup dans le trash : tenues plus sportives qu’allumeuses, décors digne de Schtroumpfland, participants bien beaufs…  Autant jouer avec son JoyStick à WipeOut.

 

 

        On aurait dû se méfier. Les quatre succès internationaux du cinéma donnaient le ton. Les Transformers sont aussi sexués que des boîtes de conserves. Et les pantins qui s’amusent autour font de la monogamie un tel dogme que le réalisateur se sent obliger d’être vulgaire dès qu’il filme une « poupée » (sur une moto ou entre les jambes d’un mec qui n’en demandait pas tant). Dans L’Âge de glace 3, personne ne copule. On a bien un Sid déjanté, un brin pédé, mais il n’a même pas le droit d’adopter. Quant au viril Diego (Cassel côté vocal), il est bon pour une cure de Viagra tant il semble castré, se chassant loin des siens se sachant impuissant.

        Ne comptons pas sur Harry Potter et ses potes. Il en est au stade des bisous. La baguette ne semble pas se raidir au point de faire des étincelles. Enfin, Là-haut met en vedette un octogénaire bougon et un scout obèse. On a vu mieux pour nous envoyer en l’air.

        Bien sûr, on peut se consoler avec la séquence de paint dripping dans J’ai tué ma mère, magnifique allégorie sexuelle entre deux ados.

 

 

        Mais je vous le dis : l’été est asexué. La preuve en musique. Le retour de Mika, l’avènement de Slimmy, l’homme est taille XS, un peu folle, faussement dandy, inimaginable en érection. Quelque part Brüno reflétait bien la tendance. Le personnage caricatural et provoc du procureur de l’homophobie, Sacha Baron Cohen, est bien le parfait modèle de l’homme idéal de cet été. Et pour ceux qui auraient voulu se réfugier auprès de leurs blondes préférées, Britney Spears a fait une désastreuse faute de goût : se colorer en brune, pour être une parfaite « brünette » ?

 

 

        Et ne parlons pas de LA mégastar, Michael Jackson. Quoi de moins sexuel que Peter Pan ? Il avait beau se les remonter entre deux pas de Moonwalk, il ne voulait être ni noir ni blanc, ni homme ni femme, ni homo assumé ni hétéro affirmé. Qui pourrait fantasmer sur un tel être hybride ? Même ce nabot de Prince avec ses déhanchements aguicheurs fait plus d’effet…

        Non vraiment, cet été est sous le signe de la frigidité et de l’absence de codes sexués. Il suffit de regarder la une du JDD avec la baignade du petit Nicolas. Le bide rentré (retouché ?) dans un affreux bermuda bleu, le Président ne donne pas à faire rêver les Français. Le voilà involontairement convertisseur de gays : n’importe quel homo normalement constitué préfère regarder Carla palmée. Ah ce malaise vagal… et dire que j’espérais la bourde d’un journaliste en direct. Un malaise vaginal, ça aurait eut plus de gueule. Alors pendant que Sarko drague les infirmières à cause d’une course à pieds qui nous a bien pris la tête, on nous envoie Christine Lagarde, qui avec son air de directrice d’école rendrait frigide n’importe quel Ashton « Toy Boy » Kutcher. À croire qu’on ne veut plus qu’on baise dans ce pays.

 

 

        Rassurez-vous, pour moi tutti va bene. Les orifices sont béants et les reliefs turgescents. Mais j’ai eu une pensée pour tous ces Zanzis dans la City, sans Sex ni même un nouveau single de Madonna, plus occupée à prêcher qu’à pécher.

        On peut, sinon, espérer que la grippe H1N1 transformera tous ces Tartuffes en cochons…


 

Lire la précédente chronique


 

TO BE CONTINUED...

 

Vincy (04 août 2009)
Par Vincy Thomas - Publié dans : LE BAZAR DE L'HOMO VINCY
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Lundi 3 août 1 03 /08 /Août 11:14


Ce sont deux homosexuels dans les bois. Le premier demande à l'autre :
— Ça te tente de jouer aux arbres ?
Le second répond :
— Mais c'est quoi ce jeu-là ?
Alors il lui explique :
— Toi tu seras un peuplier et moi je ferai le bouleau !

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Lundi 3 août 1 03 /08 /Août 00:11
Fiche technique :
Avec Hervé Chenais, Guillaume Quashie-Vauclin, Ilmann Bel, Sophie Blondy, Rémi Lange, Baptiste Lamy et Jacques Lange. Réalisation : Rémi Lange. Scénario : Hervé Chenais, Rémi lange et Guillaume Quashie-Vauclin, d’après une idée originale de Hervé Chenais. Musique : Jann Halexander.
Durée : 50 mn. Disponible en VF.


Résumé :
Hervé aime les mecs de 20 ans. Mais il n'est pas toujours facile de satisfaire ses désirs quand on est différent des modèles qui ornent les couvertures de magazines... Les choses vont-elles changer quand Hervé rencontre un beau mâle de 21 ans, "devotee" ?


L'avis de Philippe Barassat :

À l'heure où le festival de Cannes éteint ses derniers feux, à l'heure où de petits films de quelques millions d'euros gagnent la palme, où de plus gros remportent d'autres prix, à l'heure où l'on murmure que le cinéma se meurt, que le marché du jeu vidéo est en train de l'emporter en termes de loisirs, à l'heure où le club des treize clame haut et fort que le fossé devient un gouffre, à cette heure improbable où l'on voudrait que tout soit comme avant, alors que tout a changé, les paroles de Godard ou de Scorsese qui affirmaient qu'avec l'ère de la vidéo et du film fait maison, le cinéma se transformerait et de nouveaux auteurs naîtraient, ces paroles prennent un nouveau sens.
Certes la vidéo de plus en plus remplace la pellicule, sans détriment du spectacle, mais l'économie reste la même. Ce nouveau cinéma, tant promis, n'est pas un changement de technique. Il est un changement d'âme et de regard. Cette vidéo a ceci de miraculeux qu'elle permet enfin une rébellion qui n'était plus pensable. Non pas en imitant à moindre frais une cinématographie essoufflée –quelques millions d'euros, ce n'est pas beaucoup, cependant ça ne traîne pas dans la poche du premier venu – mais en permettant d'aborder d'autres sujets, de dire d'autres choses, de montrer d'autres images, bref de faire ce que les lois du marché ne permettent plus et sans doute ne permettront plus jamais. Un film peut se faire à la sauvette, et comme des œuvres interdites au siècle dernier, se vendre sous le manteau. Ce n'est pas l'argent qui prime alors, mais un autre regard sur le monde, et même, carrément, un autre monde.


Devotee (aux éditions Les films de l'ange, 25 euros le double dvd) raconte les amours d'un homme tronc. Faute de moyens, c'est aussi mal éclairé qu'un gonzo, et l'histoire filmée dans l'urgence de la vision est sûrement un peu bancale au final. Point de vue trucages, l'économie est résolue par la présence bien réelle d'un homme tout à fait tronc de nature, enfin presque, car ses moignons de jambes et de bras subsistent en permettant de nombreux jeux amoureux, régals du fétichiste attiré dans son antre. Car c'est bien à une rencontre du désir que nous convie le cinéaste Rémi Lange (Omelette, Les yeux brouillés). D'un côté un beau jeune homme, devotee – c'est ainsi que se nomment d'eux-mêmes ceux qu'attirent les êtres amputés – et de l'autre, l'objet du désir. On y découvre comment sans main ni bras, on peut se donner du plaisir, en donner aux autres, et d'autres choses tout aussi utiles, telles que taper à la machine, conduire une voiture, ou se faire un café. Ce docu-fiction aussi improduisible qu'indistribuable dans les circuits classiques, n'a pas seulement le mérite de nous rejouer Freaks, version porno mais soft (en effet pas de plan de pénétration moignon, il y a des limites au jeu de l'acteur !), mais de témoigner de quelque chose de totalement oublié : le monde ne ressemble pas à ce que nous en dit le cinéma non plus que la télévision. Il n'y ressemble pas, parce que ce monde est celui qu'autorisent les financiers, et que sa représentation même réaliste, n'est et ne peut être que le reflet d'une pensée argentée, soumise au compromis et à son industrie.


Bien sûr on peut rester pantois devant le spectacle et lui reprocher ses multiples défauts. Il n'en demeure pas moins que des images jamais encore vues s'y révèlent et nous parlent et nous surprennent et nous hantent. Petit à petit, devant l'évidence du regard de Rémi Lange, les préjugés tombent, l'amour monstrueux nous parait possible, et lorsque le "monstre" proteste de n'avoir été qu'objet de désir dans cette relation, tout s'inverse et fait question. Car ici, ce n'est plus le beau jeune homme qui est l'homme objet mais l'amputé et son discours MLF ancienne génération surgi de nulle part, provoquant notre agacement, nous renvoyant aux ténèbres de nos certitudes : mais pour qui se prend-t-il celui-là, ce demi homme, de protester alors qu'avec sa gueule, et son corps, il devrait remercier le bon Dieu de s'être tapé un mec comme ça !
Bien sûr le gars n'est pas forcément sympathique – ras le bol des bons handicapés de cinéma toujours gentils et autres Mimie Mathy trop bonnes fées ! –, bien sûr cette relation n'est pas totalement bouleversante et le scénariste s'en sort davantage par une pirouette que par une morale, mais qu'importe, ce film nous renvoie à l'essence même du cinéma, sa vocation première : montrer ce que nul n'a vu, faire vivre ce que nul n'a vécu. Et tant pis si les moyens – techniques, financiers et autres – n'y sont pas.
Ou peut-être tant mieux.


Car les cinéastes de demain ou d'aujourd'hui devront de plus en plus choisir, entre avoir les moyens de faire un film, ou faire un film sans moyen. Entre faire du cinéma ou vivre du cinéma. Entre les deux, le fossé est un gouffre et la radicalisation extrême (sans subvention, ni chaînes, sans salaire non plus, et donc de fait dans l'illégalité) est une solution parmi d'autres, une solution qui entraîne des genres nouveaux, des regards nouveaux, des films nouveaux, jamais faits jamais vus, comme au bon vieux temps de la naissance de l'art, avec ses maladresses et ses fulgurances.
Aujourd'hui, le cinéma ne meurt pas, il naît.
Devotee n'est sûrement qu'un exemple parmi d'autres. Reste à trouver sur la Toile ces autres films, films d'aujourd'hui ou de demain, mais pas d'hier, ces films qui, grâce à ce moyen économique de la vidéo, n'auraient pu se faire avant, qui n'appartiennent encore à aucun marché, et qui pourtant sont là, et font à leur façon la nique au système. Qu'on ne pleure plus donc sur la mort tant de fois annoncée du cinéma. Devotee, l'amoureux des estropiés, des amputés, des abîmés, est là et lui redonne, à sa façon – d'amputé, d'abîmé, d'inabouti cinématographique – corps et vie nouveaux.
De l'autre côté du gouffre, tout est à venir, les monstres nous font signe.

(Merci à toi, Philippe, pour ta gentillesse et ton autorisation)

L'avis de Gérard Coudougnan :
Coup de poing ? Impossible, le personnage principal n'en a pas, pas plus qu'il n'a de pieds. Nous ne sommes pas dans Freaks mais dans un film vraiment inclassable par sa force et son audace.
Tellement inclassable, que sa critique n'est pas plus à sa place ici que dans n'importe quelle autre rubrique à tendance culturelle.
La jaquette du DVD porte la mention suivante :
Hervé aime les mecs de 20 ans. Mais il n'est pas toujours facile de satisfaire ses désirs quand on est différent des modèles qui ornent les couvertures des magazines... Les choses vont-elles changer quand il rencontre un beau mâle de 21 ans, « devotee » ?
Assez séduisant quand on s'intéresse au monde de la sexualité et du handicap... mais si l'on ignore le sens du mot « devotee », on va découvrir un nouveau monde, celui des acrotomophiles, en anglais, devotees (« fervent(e)s » en français). En revanche, aucune concession, aucune mièvrerie dans le débat « handicap & sexe », le film est trop centré sur les spécificités d'Hervé pour cela.
Le film est un OFNI, objet filmé non identifiable, bourré de petits défauts et de maladresses techniques mais qui sont autant de mises en valeur de la prouesse cinématographique ici réalisée. Faire de son handicap un objet de jeu sexuel, ne rien cacher de la vie sans terminaisons aux quatre membres (étonnante autonomie), filmer érotiquement, sensuellement des relations sexuelles entre le héros, Hervé et son fervent partenaire... oser se lancer dans un débat sur le partage des plaisirs sont autant de défis que réussit l'équipe de Rémi Lange.
Il est vain de discuter de la part d'autobiographie ici reportée : on lira dans les liens ci-dessous plusieurs interviews d'Hervé Chenais, acteur et président de l'AGLH (Association des Gais et Lesbiennes Handicapés), auxquels le cinéphile curieux pourra trouver d'autres réponses que celles déjà apportées dans l'interview figurant dans les bonus.
Nous ne sommes pas, sauf pour nos lecteurs devotees, en présence d'un film porno à regarder avec papier absorbant à portée de main : il y a un vrai scénario ( avec recherche de partenaires sur des sites que vous connaissez !), un début, un milieu, une fin.
Du cinéma, du vrai, qui fait mal et qui fait penser et avancer... que vous ne verrez JAMAIS en salle !!
Liens documentaires :
Définition (trop restrictive puisque seulement hétérosexuelle) du mot « devotee ».
Blog d'Hervé Chenais, très riche en interviews et en critiques sur Devotee.
Le site « officiel » des devotees.
Le site de l'AGLH (Association des Gais et Lesbiennes Handicapés) dont Hervé Chenais est le président.
Par Philippe Barassat & Gérard Coudougnan - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Dimanche 2 août 7 02 /08 /Août 09:36


Ce sont deux homosexuels qui sont ensemble depuis de longues années. Ils décident d'avoir un enfant, de mélanger leur sperme et d’utiliser les services d'une mère porteuse via l'insémination artificielle... Neuf mois plus tard, leur petit bébé est né ! Ils foncent jusqu'à la maternité, et ils voient leur magnifique bébé en train de leur sourire. Ils le regardent avec une immense joie.

L'infirmière aux deux papas :

— Là, il vous paraît peut-être heureux, mais vous devriez le voir quand on lui prend sa température !

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Dimanche 2 août 7 02 /08 /Août 09:27
  
Visuel : (c) GayClic

Part 2 - D'après ce que l'on a vu de la plastique de Paolo Seganti (alias Damian, mais aussi Largo Winch à la télé), je me demande si c'est vraiment un autre corps qu'on a collé sous sa tête ! Et si c'était vraiment pour l'humilier, n'aurait-il pas été préférable de coller sa tête sur le corps de... Sim, par exemple ? Enfin moi, ce que j'en dis...
Et sinon, où peut-on s'abonner à "Playman" ?
[ATWT appartient à PGP ; Daily recaps à CBS]


Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Dimanche 2 août 7 02 /08 /Août 09:25
  
Visuel : (c) GayClic

D'après ce que l'on a vu de la plastique de Paolo Seganti (alias Damian, mais aussi Largo Winch à la télé), je me demande si c'est vraiment un autre corps qu'on a collé sous sa tête ! Et si c'était vraiment pour l'humilier, n'aurait-il pas été préférable de coller sa tête sur le corps de... Sim, par exemple ? Enfin moi, ce que j'en dis...
Et sinon, où peut-on s'abonner à "Playman" ?
[ATWT appartient à PGP ; Daily recaps à CBS]


Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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