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Samedi 5 septembre 6 05 /09 /Sep 11:40

C'est un pédé qui rentre dans une boucherie et qui demande au boucher :
— Bonjour, je voudrais un saucisson bien long, bien sec et bien dur.
— Très bien monsieur, vous voulez que je le coupe en fines rondelles ?
— Vous êtes fou ou quoi ? Vous prenez mon cul pour une tirelire ?!

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Samedi 5 septembre 6 05 /09 /Sep 06:02
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Vendredi 4 septembre 5 04 /09 /Sep 12:57

Toto se pose des questions existentielles et c'est maman qui s'y colle :
— Dis maman, est-ce que Dieu est un homme ou une femme ?
— Et bien, euh, Dieu est à la fois un homme et à la fois une femme...
Toto n'est pas convaincu par cette réponse alors il continue :
— Dis maman, est-ce que Dieu est noir ou est-ce que Dieu est blanc ?
— Et bien... Dieu est à la fois noir et à la fois blanc (la mère pense s'en tirer comme ça à chaque fois).
Toto n'est cependant pas plus convaincu :
— Dis maman, est-ce que Dieu est comme toi et papa, ou bien est-ce qu'il est
homosexuel ?
— Et bien (la mère commence à se demander où Toto veut en venir) Dieu est à la fois comme papa et moi, et à la fois
homosexuel...
Alors le visage de Toto s'illumine et il demande :
— Maman, je sais maintenant ! Est-ce que Dieu ne serait pas Michael Jackson ?

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Vendredi 4 septembre 5 04 /09 /Sep 11:51

chaudronpotter

 

04.

LE CHÊNE ET LE HOUX,

COUPLE ROYAL POUR L'ÉTERNITÉ ?

Papy Potter



Papy Potter est né en pleine folie hippie de parents qui ne l'étaient pas. Depuis lors, il vit au milieu de ses arbres avec son adorable pirate des trains, tout au bord d'un marais nommé « du ru d'amour ». À quelques kilomètres de là, s'étend une vaste forêt où il travaille. Dans le chaudron rose, comme il est devenu vieux (il a presque 40 ans) et que Moudulard a fermé ses portes depuis longtemps, il glose sur le lien sulfureux et amoureux liant les gays aux diverses spiritualités du monde.



        Il est là, qui vous fixe, immobile, au coin de la rue. Son regard vert, profond, éclaire l’endroit depuis tellement longtemps. Ses moustaches feuillues, sa barbe chargée de fruits, son nez dont coulent de singuliers ruisseaux herbeux, tout en lui évoque la nature. Il est parfaitement immuable en apparence. L’homme vert. Son masque trône un peu partout en Angleterre et en Allemagne, souvent même dans les cathédrales. C’est le symbole de la nature qui s’engouffre dans les villes. Une nature invincible dont l’homme dépend, quoi qu’il en dise. Après tout, il en est le fils. L’homme vert, avec cette feuille de chêne qui lui marque le front, est le père de l’écologie, le gardien de la Nature, le guide spirituel de ceux qui savent détecter la présence divine dans chaque plante, chaque pierre, chaque animal.

        La raison pour laquelle nous allons nous intéresser à lui est qu’il est double. Il existe en effet sous deux formes : le roi chêne et le roi houx. Chacun de ces rois règne en fait sur une partie de l’année. Le chêne domine ainsi les mois où fleurs et feuillages se réveillent. On célèbre l’apogée de son règne en juin, lors du solstice d’été. Le houx, par contre, parcourt les mois d’hiver, quand les feuilles tombent et la faune dort dans ses terriers. C’est en décembre qu’on le célèbre, en l’accrochant aux portes et aux fenêtres, en le semant sur les tables de Noël. Le sommet de sa prestance, il l’atteint, lui, au solstice d’hiver. En voici une superbe illustration réalisée par Angela Barnett (dont le site est www.angelabarnett.com).



Les deux rois représentent chacun une des facettes de l’homme vert. Le chêne est lumineux, ivre d’abondance et de croissance, gorgé de sève et de force. Il grandit sur un monde fertile, doré et chaud, il souffle une vie grouillante et riche d’entre ses lèvres feuillues. Le houx est, lui, plus sombre et insensible aux rigueurs de l’hiver. Il est la persistance, plus que la force. Il est la protection que ses feuilles épineuses incarnent contre le monde hostile. Il croît sur une terre glacée. Et son visage se dresse sur une vie endormie. Les deux rois n’ont rien en commun. Ils sont en fait complémentaires. Ils forment, ensemble, la grande boucle de la vie.

Il y a pourtant deux périodes de l’année où ils s’approchent, se frôlent et mélangent leurs magies. Au printemps tout d’abord, quand les froids se retirent. Le roi houx, affaibli, voit le jeune chêne qui se dirige vers lui. Tant de chaleur et tant de vie émanent de ce beau corps  tout en bourgeons encore. Dans le vacarme des pluies de mars, ils s’approchent l’un de l’autre, se hument, s’apprennent, conversent et se caressent. Le roi de l’hiver le sait bien. Son règne est terminé. Les glaces ont disparu et les animaux se réveillent. Il faut laisser la terre revenir à la vie. Que les bourgeons éclosent. Que le pollen s’envole. Il a veillé pendant six mois. Il peut aller se reposer. Mais avant, il se penche sur le jeune chêne tout parfumé de sève.

« Faut-il que l’on combatte ou qu’on fasse l’amour ? »

Il faut les deux, peut-être.

Alors commence un étrange ballet. Le houx et le chêne mêlent leurs corps, dans une étreinte à vif. Chacun connaît l’issue de cette chaude étreinte. Et pendant que le chêne essuie ses toutes premières blessures, le houx, lui, s’abandonne, murmure, love sa cime pointue contre la jeune écorce. Dans le ciel, le soleil se bat avec la pluie des grêles, dans une lutte sauvage qui ne cesse d’étonner les hommes. Comment diable se vêtir quand le temps est si incertain ? C’est l’équinoxe, le temps où la journée est égale à la nuit. Les deux rois savent qu’ils sont de force équivalente, mais que l’issue, elle, est inévitable. Le houx devra laisser la place. Mais qu’il aime cet étrange combat, où son amant cherche à tout prix, à prendre le dessus. Il le mord, le chatouille, profite de cette odeur terreuse, synonyme de vie foisonnante. Il la fait sienne, l’absorbe. Il griffe la jeune peau nue. Le chêne tressaille.

— Pourquoi ? demande-t-il, attristé.

Et le vieil arbre sourit :

— Toute nuit d’amour a ses épines. Toute nuit d’amour est une offrande. Si je te sacrifie mon règne, tu me sacrifies, toi, ta juvénile ignorance. Laisse-moi t’apprendre, mon jeune amant, les lois impitoyables de la vie.

Dans la forêt, des cris d’oiseaux, le brame d’un cerf, le grognement d’un sanglier saluent la fin d’une formidable nuit d’amour sous forme de combat. Le houx s’est endormi. Le chêne se penche sur lui et pose un baiser sur ses feuilles, ces feuilles piquantes, ces fruits empoisonnés, qui viennent de lui apprendre les dangers de la vie. Il a appris, c’est sûr. Le houx lui a livré un peu de sa sagesse. Il en aura besoin pour régner sur l’été.

Pendant que le vieux roi s’endort, le chêne redresse la tête. Six mois. Il règnera sur cette partie du monde pendant six mois. Avant que lui même ne s’avance, fatigué, dans la forêt prête à dormir. Il y rencontrera le houx, frais, dispo, pour tout dire rajeuni. Par une nuit d’automne, ils s’aimeront encore. Mais cette fois, le « daddy », ce sera lui.



Dans le monde païen, ce mythe a, bien sûr, plusieurs acceptations. La plus courante est celle où le vieux roi transmet son pouvoir au plus jeune lors d’un combat où il sera battu. Mais il résonne avec une tonalité particulière dans le cœur des homos qui y voient davantage une lutte amoureuse. Une forme d’initiation. Les équinoxes font alors l’objet de célébrations où un homme jeune symbolisera un des deux arbres. Et un homme plus âgé incarnera l’autre. Penczak cite dans son livre, Gay Witchcraft, les particularités du chêne et du houx. L’homme-chêne sera jeune, né entre décembre et juin, plutôt solaire, extraverti, créatif, énergique. L’homme-houx sera, quant à lui, plus vieux, né entre juin et décembre, plutôt lunaire, introverti, économe en effort. Deux êtres complémentaires que ce mythe fait se rencontrer. Voilà un acte amoureux qui réunit deux hommes mais qui est néanmoins clairement basé sur la différence des êtres. Qui a dit que « homo », cela veut dire « semblable » ?

Quand le 21 septembre sonnera à vos réveils, regardez bien celui qui dort à vos côtés. Demandez-vous de qui vous êtes l’héritier. Du chêne ? Ou du houx ? Et votre amant, duquel des deux est-il le digne représentant ? En ces temps où le jour est égal à la nuit, aimez-vous. Soyez l’espace de quelques heures ce fabuleux couple royal. Par ce moment d’amour, c’est sa magie que vous sèmerez sur le monde. Ennemis, frères ou amants, peu importe, ils font partie de l’éternel mystère masculin.

 

Découvrez d’autres aspects de l’homme vert dans ces livres :

The Path of the Green Man, Gay men, wicca and living a magickal life, de Michael Thomas Ford.

Walking with the green man, Father of the forests, spirit of Nature, de Bob Curran et Ian M. Daniels

Gay Witchcraft, de Christopher Penczak


Lire le précédent billet


À suivre le mois prochain :

Passeurs des morts, et si Halloween était une fête homo ?
Par Papy Potter - Publié dans : LE CHAUDRON ROSE
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Vendredi 4 septembre 5 04 /09 /Sep 10:48

Un chauffeur de car homosexuel vient d'être chargé d'emmener un groupe de paraplégiques gays en excursion. Il prépare donc son car. Il enlève les sièges et prépare les fixations pour emmener les fauteuils roulants en toute sécurité. Le jour dit, il fait monter les passagers et les installe. Il démarre et roule doucement pour ne pas prendre de risques. Mais très vite, ses passagers se mettent à chanter :
— Chauffeur, si t'es pédé, appuie, appuie... Chauffeur, si t'es pédé, appuie sur l'champignon !
Le chauffeur (qui est pédé) appuie sur le champignon (un peu). Quelques minutes plus tard, les paraplégiques gays se mettent à chanter :
— Chauffeur, si t'es pédé, appuie, appuie... Chauffeur, si t'es pédé, appuie sur l'champignon !
Le chauffeur accélère encore un peu. Quelques minutes plus tard, les passagers se remettent à chanter :
— Chauffeur, si t'es pédé, appuie, appuie... Chauffeur, si t'es pédé, appuie sur l'champignon !
Cette fois, pour bien montrer qu'il est fier d'être pédé, il accélère bien plus fort, et au virage suivant, se prend de plein fouet un platane. Alors ses passagers se mettent à chanter en chœur :
— Il eeessstttt des nôôôôôôtres...

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Vendredi 4 septembre 5 04 /09 /Sep 10:20

Deux perroquets pédés s'enculaient toute la nuit et toutes les nuits.
Un jour l'un d'eux meurt, et l'autre pleure, pleure, pleure...
Le propriétaire vient trouver son perroquet et lui demande :
— Pourquoi pleures-tu toute la journée ?
— Parce que mon ami est mort, et si ce soir un autre oiseau ne m'encule pas, je vais me tuer aussi.
Alors le maître part acheter un autre oiseau pédé...
Il ne trouve pas de perroquet mais pour ne pas décevoir son oiseau, il achète un hibou.
Le lendemain matin, le perroquet pleure encore toutes les larmes de son petit corps emplumé.
— Mais pourquoi pleures-tu encore ? lui demande l'homme. Ce hibou n'est pas pédé ?
— Si, il est pédé ! répond le perroquet. Mais toute la nuit il n'a pas arrêté de crier : hou hou hou hou hou hou... Et moi je lui répondais : là, là, là, là, là, là...

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Vendredi 4 septembre 5 04 /09 /Sep 06:50

Par Yagg.com/Géraldine - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Jeudi 3 septembre 4 03 /09 /Sep 16:07


par Gérard Coudougnan

       

TF1 n'aura pas eu besoin de Mireille Dumas pour mettre Bas les masques dont elle s'est affublée depuis le début de cette émission qui se voulait d'une audace exceptionnelle et qui s'est achevée en triste mascarade avec la délicieuse formule : « Tout est bien qui finit bien ».

Et pourquoi cela finit-il aussi bien ?

Tout est bien qui finit bien parce que Christopher a pu empocher ses 100 000 € sans que sa virilité ne soit entachée par le moindre geste déplacé de son partenaire. On a vu que l'idée d'un baiser d'Emeric « avec la langue » était vraiment une horreur insurmontable. La même scène « jouée » par un homo style « Cage aux folles » parlant d'un baiser de fille aurait été source de fous rires irrépressibles.



Tout est bien qui finit bien parce qu'Emeric était un comédien (nous l'a-t-on assez rappelé ?), et donc pas un vrai pédé : ouf ! parce que l'émission a dû être un bon moment de franche et virile rigolade durant les soirées du mardi. On imagine bien les commentaires dans les campings : « Oh merde, déjà dix heures, on finit la partie de pétanque et on rentre à la caravane voir le truc des pédés ! ».

Tout est bien qui finit bien parce que TF1 a, dans sa vignette de générique, utilisé le terme de « tolérance ». Il faudrait donc « tolérer » les homos ? Tolérez-vous les blondes, les bossus, les handicapés, les rousses aux yeux noirs ? Si, pour reprendre Claudel, la tolérance, il y a des maisons pour ça, enfermez les pédés dans les saunas, les bars, sex-clubs et saunas gay, gay-ttoïsez le Marais et on n'en parle plus !! Nous ne voulons pas de tolérance, nous existons, comme les autres, point barre. Et ce genre de proclamation à la fausse générosité sirupeuse n'est plus, dans la France du XXIe siècle d'actualité mais totalement rétrograde.



Tout est bien qui finit bien parce que l'équipe de production a, suite au départ du père de Christopher, décidé d'interrompre le tournage. Quel bluff ! Sur quatorze jours de tournage, on a mythonné sept émissions d'environ quarante sept minutes chacune, bourrées de flash-back jusqu'à saturation. Sur un total de 336 heures, quel sacrifice a-t-on fait « par respect pour l'émotion de Christopher » en ne gardant que cinq heures de diffusion ?

Tout est bien qui finit bien parce que Christopher, dans un grand élan d'humour ou de sincérité trouve le mot le plus drôle, le plus juste, le plus pertinent qui convienne en apprenant qu'il a été le jouet d'une « blague » : « enculés ! enculés ! ».

Il ne nous reste que quelques questions :

Que venaient donc faire dans cette galère les deux « références gays », Benjamin et Xavier, en dehors de leur propre promo, d'un cachet et de quelques phrases fatigantes sur le coming-out et de remarques pertinentes sur les tendances suicidaires des jeunes n'osant annoncer (Christopher dit « avouer » mais on ne va pas charger sa barque avec ça !) leur homosexualité ?

Cette émission, c'est à notre avis et depuis le début notre souci permanent, aurait-elle permis à des jeunes homos de mieux avancer dans la perception de leur différence et du partage avec leurs proches ? Quelques parents d'homosexuels m'ont fait part d'appréciations positives qui diminuent la réserve dans laquelle je me cantonne.



Beaucoup de bruit pour pas grand chose :

Une vraie mascarade, un jeu de dupes où l'on aura eu droit à beaucoup de belles larmes d'un garçon en qui la production avait, dès le début semble-t-il, investi cent mille euros qui se sont concrétisés dans un tri de ses attitudes les plus positives.

Une promotion touristique de l'Andalousie qui a dû largement subventionner ce tournage.

Des raccourcis stupides résumant souvent l'homosexualité masculine à l'acceptation d'une part de féminité.

L'idée discutable du caractère sacré et obligatoire d'un coming-out cérémonial : quel intérêt (en dehors des 100 000 € !) d'offrir une telle preuve de confiance à un type aussi borné que le père de Christopher ?

Quelques mises au point graves noyées dans une piscine de bling-bling, même signée (!) par Picasso...

Allez, quand ce genre de bêtise pourra être tourné en Egypte, en Iran, au Sénégal ou en Russie, nous cesserons de jouer les fines gueules.

 

Quelques liens sérieux, au risque, assumé, de nous répéter :

Livre : http://www.ho-editions.com/caddie/description.php?II=68&UID=2009083111113590.4.198.48

Sites de soutien, d'écoute et d'accueil :

http://www.sos-homophobie.org/

http://www.le-refuge.org/

Pour dédramatiser...

http://www.ho-editions.com/caddie/description.php?II=36&UID=2009083111160390.4.198.48

 


Mon Incroyable Fiancé 2,

une fin prévisible et décevante...

Par Lucie Ashley J., 26 ans

 

Mardi dernier, l’aventure de nos compères « amoureux » arriva enfin à sa fin.

L’épisode numéro cinq nous avait promis beaucoup d’émotion et de larmes, mais que nenni. Ces deux derniers épisodes, furent décevants, mais surtout prévisibles.

Au début de l’épisode six, toujours autant surchargé de flash-back redondants, Christopher est en pleurs, après le départ précipité et trop silencieux de son père, dans les bras de sa mère qui accepte contrairement à son ex mari, la prétendue homosexualité de son fils.

On s’attend à tort à une émotion intense, vu que la voix off prétend que celui-ci était si perturbé qu’ils ont dû arrêter la production de l’émission. Pas très longtemps d’ailleurs, vu qu’on n’hésite pas à aller réveiller Christopher le lendemain matin.

À partir de là, soit moins de dix minutes après le début de l’émission, il n’y a déjà plus de suspense. La voix off nous dit d’ailleurs que depuis la veille son père ne souhaite plus participer à l’émission, donc en tant que téléspectateurs, nous savons déjà que Christopher a perdu son pari.



Petite remarque intéressante, la voix off aurait-elle fumé un peu trop le calumet, car lors du départ de Jean-Michel, le père de Christopher, elle nous annonce qu’ils auraient informé les parents de celui-ci qu’il aurait menti pour gagner 100 000 euros. La production ne respecterait-elle même plus ses propres règles en leur révélant cette information ? Ben apparemment, non.

Dernière minute de l’émission, Christopher et Emeric sont coachés par notre experte fashionistique Benjamin Bove, qui apprend même au premier à sourire. Merci Benjamin, qu’aurait-il fait sans toi ?

Flash-back alors que Christopher regarde par la fenêtre du premier étage. On est censé angoisser, mais pas de bol, on connait déjà la fin.

Christopher et Emeric font leur entrée aux bras de leur belle-maman. Les amis et faux amis font leur discours et nous cassent les oreilles en chantant. Bernadette, la mère de Christopher est là, pas son père. Pas vraiment une surprise, la production nous l’a déjà dit et même Christopher s’en doutait.

Christopher a théoriquement perdu. Mais avant Emeric lâche le morceau : « Je ne suis pas qui tu crois »… etc. Christopher se sent bien bête. Comme on le comprend. Alors, gagné ou pas ? TF1 aime les happy-end. Christopher gagne malgré tout. TF1 ne suit encore une fois pas ses propres règles.

Nous sommes ravis pour Christopher, il en a bien besoin de cet argent, mais un peu perdus, car contrairement à ce que disait la voix off, bien la Bernadette elle n’a pas été mise au courant du pot aux roses. Quand je vous disais que la voix off avait fumé.



Donc, tout le monde il est content. S’en suit l’épisode sept sur le « passionnant » making of de l’émission, que j’ai vite zappé après m’être rendu compte que cinq mois après, Christopher était encore plus beau.

En bref, l’émission avait débuté de manière plus que mitigée, mais nous avait laissé entrevoir une lueur d’espoir avec le cinquième épisode, mais elle se sera terminée sur une fin illogique, bien que joyeuse, surtout pour Christopher, bien qu’il sache désormais que s’il n’était pas comme tout le monde papa ne l’accepterait pas. Une fin somme toute prévisible.

La ménagère de moins de cinquante ans sera satisfaite.


POUR EN SAVOIR PLUS :

Le site de l'émission : http://www.tf1.fr/mon-incroyable-fiance-2/

 

THE END (et c'est tant mieux !)
Par Gérard Coudougnan et Lucie Ashley J. - Publié dans : LA BIBLIOTHEQUE ROSE
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Jeudi 3 septembre 4 03 /09 /Sep 15:44

Un homme se présente au domicile de Jean Cocteau. Il sonne à la porte. Un maître d’hôtel lui ouvre et lui demande :
— C’est pour le Maître ?
— Non, répond le visiteur, c’est juste pour le voir…

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Jeudi 3 septembre 4 03 /09 /Sep 15:11



Fiche technique :

Avec Branden Nadon , Matthew Currie Holmes, Krista Rae, Shawn Anderson, Randy Birch , Artur Ciastkowski, Tom Edwards, Chris Enright, Mark Gabruch, Lynn Ivall, David Lereaney, Nancy MacDonald, Bruce McDonald, Roy Neilson, Valerie Planche, Kelly Rowan, Tania Sablatash, Carrie Schiffler, Joe Norman Shaw, Stephen Strachan, Dylan Walsh. Réalisation : David Schultz. Scénario : David Schultz.

Durée : 99 mn. Disponible en VO, zone 1 uniquement.

 


Résumé :

Nous faisons la connaissance de Nathan (Branden Nadon) alors qu’il se prostitue le jour de ses treize ans à Calgary, Canada. Nous nous apercevons très vite que c’est surtout un garçon en quête d'amour. Lorsque sa mère meurt d'une overdose, Nathan part à la recherche de son père qu'il n'a jamais connu. Sur sa route, il croise Boon Palmer (Dylan Walsh), un homme dans la trentaine au cœur dur et au passé douteux, qui a lui aussi vécu une enfance difficile.



Boon Palmer est en route pour Vancouver. Nathan convainc Boon de l’emmener avec lui. Ils s’arrêteront dans le village natal de Boon et ce détour changera pour toujours le cours de leurs vies... Là, Boon rend visite à son père mourant qui fut jadis un père brutal et autoritaire. Il revoit son amour de jeunesse qui élève seul un fils de l’âge de Nathan. Ce dernier se lie d’amitié avec Boon qu’il soupçonne d'être un trafiquant de drogue. Il ne comprend pas pourquoi Boon ne veut pas de relations sexuelles avec lui. Peu à peu, il se crée un lien très fort entre eux deux. Boon a une véritable affection pour Nathan qu’il veut aider. Nathan découvre que Boon est en fait un policier sur la piste d'un gros trafiquant de drogue. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure et Nathan continue à prendre des risques dans la rue, jusqu'au jour où il en prend trop...



L’avis de Bernard Alapetite :

Le principal atout de Jet boy est ses acteurs, tous très convaincants, à commencer par Branden Nadon le héros du film. Pour son premier film, il se montre capable de jouer toutes les émotions et sa bouille et ses mimiques ne sont pas sans rappeler le jeune héros de Pixote. Branden Nadon est aussi apparu dans la mini série pour la télévision Living with the Dead et a joué un petit rôle dans Agent Cody Banks en 2003, depuis plus rien et c’est bien dommage…



L’autre point fort du film est que nous croyons d’emblée à l’authenticité, profonde et sincère, de la relation entre ses deux personnages principaux.

La réalisation est très propre : nombreux décors et personnages, images lumineuses (malheureusement un peu granuleuses), cadrages soignés, bon éclairage. Et surtout Jet boy bénéficie d’un montage très précis qui permet aux images d’être immédiatement signifiantes et cela sans artifices.



Si le réalisateur est un maître de l’ellipse, on peut regretter sur un tel sujet la récurrente pudibonderie américaine. À force de ne rien mettre en images, il est bien difficile de montrer la prostitution du garçon comme une situation épouvantable, idem pour la drogue. Il est certes difficile pour un sujet comme celui-ci, en trop illustrant, d’échapper au voyeurisme mais à trop édulcorer on ne sait plus de quoi on parle.



Dave Schultz a déjà écrit avant ce scénario une dizaine d'autres, et on voit qu'il connait son affaire. Jet boy est en revanche son premier film en tant que réalisateur. En 2008, il a tourné son deuxième film, 45 RPM.

Le scénario, un peu trop touffu, ne semble pas très crédible, principalement en raison de l’âge du héros. La facilité avec laquelle Nathan échappe à toutes les structures de la société semble impossible pour un garçon de 13 ans dans un pays développé comme le Canada. Mais si l’on considère plus Jet boy comme un vrai mélo que comme un film naturaliste, on s’intéresse à cette histoire car elle est bien menée.



Le scénario nous ménage bien des surprises car pendant quelques temps, nous ne savons presque rien des gens que nous voyons à l’écran et puis, au fil des minutes, nous apprenons beaucoup de choses, et jusqu’au bout nous aurons des surprises et des révélations.

On peut trouver la fin un peu trop rose pour un film aussi âpre ; on peut aussi penser que dans la vie comme dans un film, le pire n’est pas inéluctable.

Pour plus d’informations :

Par Bernard Alapetite - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Jeudi 3 septembre 4 03 /09 /Sep 11:00

Par Yagg.com/Géraldine - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Mercredi 2 septembre 3 02 /09 /Sep 16:14



Fiche technique :

Avec Zohar Strauss, Ran Danker, Ravit Rozen, Tzahi Grad, Isaac Sharry, Avi Grayinik et Eva Zrihen-Attali. Réalisation : Haim Tabakman. Scénario : Merav Doster et Haim Tabakman. Directeur de la photographie : Axel Schneppat. Montage : Dov Shtoyer. Compositeur : Nathaniel Mechaly.

Durée : 90 mn. Actuellement en salles en VO et VOSTfr.




Résumé :

Aaron est un membre respecté de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Marié à Rivka, il est le père dévoué de quatre enfants.

Cette vie en apparence solide et structurée va être bouleversée le jour où Aaron rencontre Ezri.

Emporté et ému par ce bel étudiant de 22 ans, il se détache tout doucement de sa famille et de la vie de la communauté. Bientôt la culpabilité et les pressions exercées par son entourage le rattrapent, le forçant à faire un choix...



L’avis de Frédéric Mignard :

Un récit d’amours interdites au sein de la communauté des Juifs ultra-orthodoxes de Jérusalem. Envoutant et atmosphérique. Tout simplement superbe.



Premier long israélien sélectionné à Cannes dans la catégorie « Un certain regard », Tu n’aimeras point plante son intrigue dans un quartier communautaire de Jérusalem, celui des juifs ultra-orthodoxes. Ceux-ci, plus enclins à l’étude et à l’application stricte du Talmud qu’aux divertissements contemporains, sont définis par un district d’une grande austérité, à l’image de la scène d’ouverture où les deux amants homosexuels centraux du récit se rencontrent. Le cadre est celui de la décrépitude, une boucherie vidée de toute l’essence même de la vie, qu’Aaron gère comme sa famille, impassible. Mais soudainement, son existence de rigueur et de questionnement religieux se retrouve bousculée par l’arrivée d’un étranger, un étudiant de 22 ans qui frappe à sa porte pour un renseignement et qui finit par se lover au plus près de ses désirs, pis de son cœur.



Film de l’étouffement et de l’oppression physique et mentale, Tu n’aimeras point regorge de détails religieux. Les accoutrements, la barbe, les allers-retours à l’école religieuse, les prières et autres gestes pieux... La religion s’insinue dans chaque plan, inoculant ses dogmes, ses interdictions, mais elle ne parvient plus à imposer la raison au boucher, qui bénéficie pourtant du statut de Juste. Il revient à la vie, après des années de repli sur lui-même, au contact du jeune Ezri, enivré par une expérience qu’il ne cherche même plus à dissimuler. Il en arriverait presque, un instant, à l’acceptation de la chair et du plaisir, comme faisant partie de l’équilibre de l’Homme, alors que le sourire réapparaît sur ses lèvres et ses yeux rieurs.



Toutefois le poids des dénonciations, du sens de la communauté et les liens incassables du mariage vont le confronter à un dilemme douloureux, comme souligné par le ton déprimé du métrage, loin de la romance guillerette. La musique atmosphérique plane sur des images de toute beauté, gorgées de frustration et emplies d’un sentiment morbide, symboliquement véhiculé par le lieu où l’infamie est commise, un commerce de viande froide, que le patron n’arrive même plus à manger...



Récits d’une société de solitudes plurielles, où les amours sont violemment pointées du doigt, perçues unilatéralement comme un fléau et une menace réelle pour la communauté, Tu n’aimeras point décrit donc la passion naissante avec ascétisme et sécheresse. L’on comprend aisément, de par les métaphores utilisées, l’importance du décor et le crescendo dans la tension, que seules la renonciation et la rupture seront l’issue du film. La renonciation à l’être aimé et donc à l’épanouissement ou la rupture avec les dogmes et une existence d’usurpation ? Le suspense psychologique reste entier jusqu’au final, magistral de finesse et de perspicacité.



L’avis de Voisin blogueur :

Aaron exerce le métier de boucher à Jérusalem. Appartenant à la communauté juive orthodoxe, il est le père de quatre enfants et mène une existence en apparence paisible avec sa femme. Très croyant et respecté, Aaron va découvrir le poids de la tentation alors qu’il va se prendre d’affection pour un jeune étudiant paumé, Ezri. Il l’engage et le loge dans la boucherie, ils passent du temps ensemble… Et très rapidement une attirance les foudroie. Si Ezri n’a pas de problème à vivre librement ce que lui dicte son cœur (et ce malgré ses croyances religieuses), Aaron culpabilise de s’entraîner vers le feu de la passion et du pêché. Alors que dans les alentours les ragots commencent à circuler, il va falloir prendre des décisions…



Premier long-métrage de Haim Tabakman, Tu n’aimeras point nous livre une histoire d’amour gay dans la communauté juive. Difficile de ne pas être frappé par l’élégance de la mise en scène, profitant du numérique pour nous en mettre plein la vue. Jérusalem est un personnage à part entière, un décor mystérieux, tragique et romantique dont les couleurs et les lumières invitent à l’évasion comme elles peuvent éclater et emprisonner. Chaque plan est une merveille d’inspiration et la première partie est remarquable de par la tension affective et sexuelle qu’elle met en place avec subtilité. Les deux acteurs principaux apportent beaucoup de sensibilité et de sensualité à leurs personnages et c’est en grande partie grâce à eux que l’œuvre touche souvent droit au cœur.

Nous avons pourtant la sensation d’être en terrain connu avec un scénario de mélo assez attendu (la romance interdite, clandestine, la pauvre mère de famille trompée, le poids d’une société fermée d’esprit). Tu n’aimeras point nous rappelle que les religions, à l’origine prônant l’amour de l’autre, peuvent donner lieu au pire quand elles sont interprétées par les hommes. Au programme : intolérance et drames intimes. Les ressorts sont familiers, on est que très peu surpris jusqu’au bout.

 


Le réalisateur s’appuie donc sur un scénario sans grande surprise mais parvient à le magnifier par l’intensité de son regard. Ici tout se ressent, s’éprouve même. Ce n’est pas un hasard si Aaron travaille dans une boucherie : il va succomber à l’appel de la chair. Une chair qu’il manipule dans son travail mais qui lui échappe quand elle prend un visage humain. Souvent bouleversant et formellement bluffant, Tu n’aimeras point est un drame universel qui ne manquera pas de combler les amateurs de mélos soignés comme les spectateurs sensibles à la question du désir.

FILM VU AU FESTIVAL DE CANNES – UN CERTAIN REGARD 2009

Pour plus d’informations :



Par Frédéric Mignard et Voisin Blogueur - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mercredi 2 septembre 3 02 /09 /Sep 11:43

Deux lesbiennes discutent ensemble. L’une se tourne vers l’autre et dit : « Il paraît qu’on est ce qu’on mange. Ça veut donc dire que je serai toi demain matin ? »

Par Isabelle B. Price - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Mercredi 2 septembre 3 02 /09 /Sep 11:03
Dans l'ombre de
JANN HALEXANDER


Jann Halexander est un chanteur franco-gabonais. Il est également pianiste, acteur et producteur. Le chanteur Jann Halexander naît le 13 septembre 1982 à Libreville (Gabon, Afrique centrale). Ancien étudiant en géographie à Angers, dans le Maine-et-Loire, il prend un pseudonyme que lui inspire la personnalité de l'artiste sud-africaine Jane Alexander, dont les sculptures représentent des êtres hybrides. Il est issu d'un couple mixte — père gabonais, mère française — ce qui se fait ressentir au travers de ses créations. Pour découvrir son univers, Jann a accepté de rejoindre l'équipe du blog Les Toiles Roses avec cette chronique qui vous transportera loin dans l'imaginaire fécond et délicieux de ce grand artiste.


07. Musique et politique


Cette très belle interview est l'œuvre du blog Musique_Politique, un formidable blog en pleine renaissance, qui aborde de façon transversale deux arts bien différents. Jann et moi remercions Sylvain G. pour son aimable autorisation de la reproduire dans cette chronique. Nous vous demandons d'aller lire les autres passionnantes interviews de ce blog et vous invitons à écrire à Sylvain pour le motiver.


Quel lien faites-vous entre musique et politique ? Entre musique et capitalisme ?
J'affirme que les politiciens sont des artistes refoulés, frustrés. Ségolène Royal est un ersatz de Mylène Farmer, l'autre de Sardou. Monde politique et monde artistique sont des milieux sans pitié où les gens se regardent en chiens de faïence... beaucoup de carnassiers. Et puis une grande précarité, des destins brisés, des égos abaissés. Le culte des apparences.
Le monde de la musique est assez abject, moyennâgeux : précarité sociale terrible mais considérée comme une norme, légitimité factice des artistes (en fonction des passages télé, du nombre de disques vendus, etc.). Quant au capitalisme... l'industrialisation de la musique dans les années 70 constitue une des plus belles pages du capitalisme occidental.

La chanson dite « engagée » / l'engagement des artistes a-t-elle / a-t-il un sens aujourd'hui ?
Question complexe. Renaud, Cali sont engagés, disent-ils. Mais sont-ils sincères ? Qu'est-ce que l'engagement ? Je suis engagé de fait. Ma simple existence et le fait de montrer que j'existe est un engagement en soi. De facto, il a un sens. Plus fort que de dire "je suis de droite ou de gauche", par exemple. Des Africains m'ont plusieurs fois écrit pour me remercier de parler pour eux au sujet de la bisexualité ou l'homosexualité en Afrique, comme je l'ai fait à la télé. Je n'étais pas obligé de le faire, mais c'était un engagement naturel.
Ce qui importe, c'est d'être intemporel. Chanter une cause et ne pas pouvoir la chanter demain parce que ce sera dépassé, et ça je ne le veux pas. A Table, sur les relations familiales, je l'ai créée en 2006, je la chante et je la chanterai toujours car elle a été écrite en ce sens. Idem pour Brasillach 45 sur les compromissions de l'artiste avec le pouvoir...
Le fait que je ne veuille pas répondre aux attentes qu'on a de moi, fondées sur des clichés, et que je fais de la chanson à texte au piano, c'est aussi un engagement en soi. Et j'en paye le prix...

Quels sont les artistes que vous appréciez dont on peut dire qu'ils portent une vision politique ?
Sans les apprécier forcément, Picasso avec son tableau Guernica. Sinon, j'apprécie le travail de la chanteuse Michèle Bernard sur la Commune, la déportation de Louise Michel, à qui elle a consacré un bel album. Sa reprise du Temps des Cerises est poignante et rappelle à quel point le confort relatif dont nous bénéficions en France est le fruit de longues et sanglantes luttes sociales. Et ce n'est pas un acquis.


Vos convictions sont-elles partagées par votre entourage ?
Grosso modo, oui. Mes convictions : respect de l'autre, de ses points de vue, mais aussi lutter pour un niveau de vie correct, l'importance d'un ETAT-Providence. Et puis un meilleur respect des patrons de PME : je l'ai été, pas longtemps mais je peux vous assurer que la France n'est toujours pas le lieu idéal pour les petits entrepreneurs...

Vous est-il arrivé d'avoir des désaccords politiques significatifs avec d'autres musiciens ?
Non pas vraiment... en fait, j'en connais très peu. Celles et ceux que je connais partagent peu ou prou la même vision du monde que moi.
Par contre, tout ce qui est musique tiersmondiste, engagée à gauche toute (ou à droite toute, après tout), je ne supporte pas et je ne tiens pas à en rencontrer les responsables...

Au même titre que l'homme de lettres a (par le passé, surtout ?) infléchi le débat d'idées, notamment politiques, "l'homme de sons" doit-il s'exposer politiquement par (ou hors) son oeuvre ?

L'homme de sons peut toujours, mais c'est complexe... je reviendrai sur ce point plus tard.

Que pensez-vous personnellement des propos de Fred Chichin ?
Il avait raison. Et encore, il était poli. Et puis il avait le droit de donner son avis, non ? A part Joey Starr et Oxmo Puccino, je n'aime pas le rap. Cette mentalité particulière : qui va crier le plus fort, qui va être le plus homophobe... c'est assez drôle, d'ailleurs, car la Communauté LGBT regorde d'anecdotes sur les rappeurs qui enculent des mecs ou se font enculer...

Des postures indignées qu'ils ont provoqués ?
Des postures indignées et affligeantes ! Tout cela, en gros, parce que Fred Chichin, blanc, a osé critiquer des artistes qui s'avèrent être noirs, en majorité. La société française est schizophrène : on limite inconsciemment ou pas l'accès aux hautes fonctions dans le monde politique ou des entreprises aux noirs, aux Arabes, etc. et de l'autre côté, le politiquement correct fait office de loi... c'est flippant.


Même question pour ceux de Morissey.
J'ai été à Londres. Les communautés y cohabitent mais se mélangent peu. C'est différent, en France, même si cela ne plaît pas à tout le monde. Les propos de Morrisey ont été tronqués et présentés comme tels, alors que sa pensée était plus profonde. Il a fait les frais du politiquement correct.
Ici, nous parlons d'identité et cela me fait penser à une anecdote : un internaute me reprochait de trop parler du métissage et me demandait pourquoi je reniais ma part noire. Manifestement, il saisissait mal le sens de mes textes. Je suis noir/blanc. Je suis passionnément métis et pour rien au monde je ne voudrais le changer. Eh bien croyez-moi, cette posture dérange de tous les côtés. On veut bien du métissage Benetton quand il s'agit de mélanger les saveurs du monde entier dans un plat, de mélanger les styles dans les vêtements. On le tolère pour les couples mixtes, on concède qu'ils ont de beaux enfants mais on espère quand même qu'ils choisiront leur camp. Et j'ai dit non : je ne suis pas le seul, attention, mais j'ai dit non. Je passe pour un emmerdeur. C'est embêtant car je ne suis pas récupérable.
Je trouve dommage que beaucoup de "blacks" s'engouffrent dans le rap, la soul alors qu'il n'y a pas que ça. Etre noir n'est pas une culture, être blanc non plus. M6 Music Black ne devrait pas exister.

Pensez-vous que l'art infléchisse l'histoire ?

S'il ne l'infléchit pas, je crois cependant qu'il peut aider à une prise de conscience... comme ce fut le cas avec le film cubain Fraises et Chocolat sur les homosexuels à la Havane et qui a été un électrochoc pour les Cubains. En France, on a eu ça avec le film Indigènes. Parfois même, une oeuvre peut annoncer l'Histoire. "Non tu n'as pas de nom", la chanson sur l'avortement d'Anne Sylvestre, a précédé d'un an la Loi Veil. A un moment donné, des artistes, des politiques, des gens se répondent sans s'en rendre compte.

Croyez-vous en nos élites politiques ?

Ah ! il faut bien. Il faut aussi essayer de les influencer, de maintenir un dialogue. Le côté "tous pareils, tous pourris" ne m'intéresse pas. Ce sont des hommes, des femmes à qui nous confions des responsabilités... énormes... Il nous faut garder un esprit critique mais aussi croire en nos élites Ou alors, si les circonstances le permettent et que ces élites sont vraiment irrécupérables, coupons leur la tête !... Je ne suis même pas sûr que ce serait une solution.

Êtes-vous démocrate ?
A priori, oui. Même si on voit bien aussi que la démocratie a ses limites. Grâce à elle, un individu dangereux et intelligent peut accéder au pouvoir et le faire basculer dans un régime totalitaire. Sans aller jusque là, on peut quand même observer le cas de l'Italie avec Berlusconi.

Vous sentez-vous de gauche ou de droite ?
Je suis social-démocrate. Et à mes yeux (j'ai sans doute tort) mais le PS incarnait bien cette "sociale-démocratie". Bon, en fait, il l'incarne toujours. Alors je vote PS. Il y a toujours des ratés dans une société, mais quand on compare l'équilibre social au Canada - qui fut pendant longtemps une social-démocratie exemplaire - et celui aux USA ci dessous, on parle de faits et la "Social.Démocratie" a visiblement donné de meilleurs résultats.
Les extrêmes me révulsent. En France, l'extrême-droite bénéficie d'une large vitrine médiatique : Zemmour, Finkelkraut, Dieudonné, De Villiers... ils s'engeulent les uns les autres mais tout ça, c'est de l'extrême-droite, il ne faut pas se tromper même si certains sont métis ou ashkénazes ou arabes, peu importe. A côté, Le Pen joue dans la cour des petits... Ils peuvent parfois dire des choses intéressantes mais n'ont pas forcément des intentions louables. Ces gens se répondent par médias interposés et font souffler le chaud et le froid, créent des divisions. Ce sont des comportements extrêmes. Qu'ils parlent, soit. Mais je ne souhaite pas les cautionner. Que Zemmour fanfaronne sur un plateau télé disant qu'il est de race blanche, pourquoi pas ?... Reste à savoir à partir de quand on est le Blanc de quelqu'un. Ou le Noir. Je me suis déjà fait traiter de sale Blanc... par des Blancs, et ce ne fut pas très agréable... Blanc est devenu une sorte de catégorie sociale : dans un pays comme la France, cela peut sembler aberrant. Et je connais des Blancs bien à droite (on ne choisit pas toujours ses relations...) pour qui Zemmour n'est pas blanc mais simplement un juif Séfarade de type sémite... pas plus français que le premier arabe venu ! De même, certains Noirs rigolent sur les gesticulations du métis Dieudonné au nom de la communauté noire. C'est en ce sens que je parle d'extrêmes car, finalement, ce sont des gens intelligents, plus que moi-même mais irrationnels, même si tous leurs propos ne sont pas à jeter à la poubelle. Sachant qu'après tout, si des millions de gens les écoutent, il y a bien une raison. Enfin, reconnaissons-leur un rôle : grâce à eux, c'en est presque fini de l'extrême complaisance à l'égard des jeunes des cités, longtemps perçus uniquement comme des victimes.


Quel sens cela a-t-il de se dire de gauche plutôt que de droite ?
Quand on est artiste, se dire de gauche est très souvent une façon de se donner bonne conscience...

Ce positionnement recoupe-t-il celui des partis politiques français ?

Franchement, quand je vois des sarkozystes de gauche... rien que l'expression me donne la chiasse, pardon pour ma franchise. Voir ces gens se justifier d'avoir voté pour l'Autre en disant : toute ma vie, j'ai voté socialiste mais là, c'est différent... Quand on est sarkozyste on assume, inutile de rajouter de gauche ! Alors oui, je vais être simpliste mais quand on est de droite, on vote UMP et de gauche on vote PS. Bien sûr, en disant cela, j'ai conscience d'être manichéen... Quant au Modem, il est intéressant mais je ne suis pas convaincu.

Le clivage gauche/droite tel qu'il peut apparaître dans les prises de positions des artistes n'est-il pas artificiel, conditionné ?
Des artistes qui assument leurs opinions de droite, à part Sardou et Salvador ou encore Mireille Mathieu, je ne vois pas. Dans le monde artistique, ce clivage est artificiel : c'est un milieu comme je le disais assez sauvage, moyennageux où règne la loi du plus fort, c'est un terrain fertile pour la Droite, on ne le dit jamais assez. Et les artistes dans leur majorité acceptent cela, cette course à la Gloire, au Fric en grosses laisses et le diktat de l'Apparence. Ils l'acceptent tacitement, ne le diront pas officiellement cela fait trop honte. Peut-être qu'inconsciemment j'accepte moi aussi ce système, allez savoir... Heureusement, il nous reste la possibilite de voter, le vote est comme une soupape de securité.

L'adoubement médiatique et social n'est-il pas devenu l'arbitre principal du dicible politique pour un musicien ?

Je le crains. Nous avons peur de dire ce que nous pensons. Je dis "nous" même si j'ai du mal à admettre que je puisse en faire partie. Mais je fais partie de ce monde, celui des artistes. Le cas de Jean-Louis Costes, un ami, est édifiant. Sa liberté de ton en a terrifié plus d´un. Ma liberté de ton, j'en paye le prix...

A force d'être une "contre-culture", le rock n'a-t-il pas fini par devenir une sous-culture, une non-culture ?
Le Rock a peut-être été une contre-culture dans les années 60 mais pardon, je suis né en 82 et pour moi le Rock, même quand c'est bien, est totalement institutionnalisé. Par contre, je ne crois pas en l'existence d'une sous-culture. Il y a la culture Officielle ou presque et les autres...

Quelle a été votre évolution d'un point de vue des idées politiques ?
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours détesté le néo-libéralisme. Je ne savais pas, plus jeune, que c'était le terme mais je voyais bien qu'il y avait un problème. Qu'on paye des intellectuels en France pour vanter les vertus du néo-libéralisme, soit mais qu'on leur paye aussi un voyage au Gabon, au Guatemala ou en Hongrie, ces pays-là étaient à la pointe pour appliquer les recettes du néo-libéralisme. J'ai vécu 16 ans à Libreville, j'y suis né. Mon père est gabonais. Qu'on m'explique l'intérêt, quand on est riche, de vivre dans une villa ultrasécurisée, entourée de miséreux ? Pas des pauvres : je dis bien miséreux. C'est ça, le néoliberalisme. C'est moche. Une société dans laquelle dès qu'on a un peu d'argent, on peut aller partout sans souci. Je me souviens, le dimanche, maman nous emmenait à la piscine de l'hôtel "Le Méridien", nous habitions juste à côté. C'est même pas pensable en France, on ne rentre pas dans un hôtel comme ça. Nous étions privilégiés : deux voitures, la clim, j'avais ma propre télé dans ma chambre, un voyage en France chaque été... ma mère avait deux boulots, prof de musique et prof de piano et mon père travaillait dans un ministère. Mais qu'est-ce que j'ai été heureux quand j'ai quitté cette société totalement inégalitaire et cloisonnée, étouffante... Voilà pourquoi je ne pourrai jamais voter pour l'UMP, qui est le terrain fertile des néolibéraux. Je vois trop bien où cela mène et c'est moche.


Y a-t-il un événement, un personnage, un livre, qui vous ait « éveillé » au / à la politique ?

J'ai toujours été sensible aux tensions surgissant dans les rapports entre les communautés ou les pays, les guerres, les ségrégations, l'homophobie. Mais la politique en elle-même, les élus, tout le tralalala, moyen...
Maintenant s'il y a une personnalité qui m'a éveillé, je crois que c'est Ségolène Royal. Une femme qui des couilles ! Femme forte. Je n'ai aucun complexe pour dire que j'ai voté Royal, avec passion et que je le referais sans problème. Je voulais Royal à la tête de la France, Royal mère de la France, dame autoritaire... femme pleine de défauts mais aussi une redoutable politique. Lorsqu'elle disait durant la campagne présidentielle : "Je voudrais pour la France ce que j'ai voulu pour mes propres enfants", elle jouait sur la corde sensible, mais peu m'importait qu'elle soit sincère ou pas. Je me disais : si elle est sincère, je suis touché. Si elle ne l'est pas, je suis admiratif car cela montre à quel point elle était déterminée pour rafler des voix. Connaissant son bilan plutôt bon en Poitou-Charente, sachant de quoi elle est capable, je me disais que c'était la bonne personne... Et avec elle, j'ai redécouvert la France, ses machos mais aussi ses femmes agacées par une autre femme, et réalise aussi que, pour beaucoup, le simple mot socialisme était un gros mot...

Que signifie être français, pour vous ?

Au sujet de la France et de l'identité francaise, je pourrais redire mot pour mot ce que j'ai dit à Daniel C.Hall, fondateur du Blog Les Toiles Roses :
On me dit France et je songe à des paysages… des souvenirs… pays de ma mère… les vieilles tantes de Bourgogne qui nous inondent, ma sœur et moi, de cadeaux… mon oncle de Vendée qui m'apprend à pêcher près d'un camping dans le Limousin (eau glacée, petits poissons délicieux quand ils sont frits).
On me dit France, ce sont aussi des tombes, des allées pavées à l'ombres de bouleaux et des fantômes souvenirs d'une guerre pas si lointaine… le goût du brie et du saucisson sec. La France pourrait être un couplet d'une chanson d'Anne Sylvestre… c'est la violence de Paris ou Marseille… la douceur angevine (Angers, ma ville, amour aigre-doux)…
Enfin c'est la Culture, une certaine idée de culture. Souvent bafouée, bousculée mais toujours vivante. La France c'est le pays de la Chanson…
Par ailleurs, et pour revenir sur l'idée du métissage, la société française n'est pas très éloignée de la société brésilienne : à qui veut l'entendre, elle fanfaronne en disant qu'on est français avant tout, que la couleur de peau n'a pas d'importance, que nous sommes une république une et indivisible, que "non, franchement, tout va bien chez nous ! rien à voir avec les USA, l'Australie ou l'Afrique du Sud..." La société brésilienne fait la même chose. Elle va plus loin en montrant comment l'Afrique est présente dans les musiques, la gastronomie, les pratiques religieuses. Ce qu'elle omet de dire, c'est que les millions de Métis brésiliens descendent de relations sexuelles entre hommes blancs et esclaves noires dans les siècles passés. Et que ce n'était pas toujours des relations consentantes.
Les deux sociétés font l'apologie du métissage par bonne conscience. Dans les fait, la vie pour un couple mixte à São Paulo n'est pas franchement marrante et, en France, s'appeler Mathieu Traoré ne passe pas comme une lettre à la poste... Une masse de préjugés est là, blottie, se manifestant de manière sournoise la plupart du temps.
Enfin, être métis est un fait objectif. Je ne crois pas condenser en moi deux cultures par le simple fait d'être métis mais par une volonté consciente, je prends en compte deux cultures, alors que, de fait, rien ne m'y obligeait.

Quelle est votre vision de la société de demain ? Quelle place pour quel humanisme ?
La vie continue. Il faut vivre et s'attendre à tous les possibles. Je pense qu'il y a aura toujours une place pour l'Humanisme mais il faudra lutter pour cela. Je vois bien en ce moment que le cynisme séduit. Mais le cynisme n'est pas la seule facon vraie de voir les choses, le monde. Les tensions dans notre société résultent de nombreux malentendus et d'ignorance. La majorité des Français savent lire, écrire mais cela ne suffit pas parce que le pouvoir en place ne fait pas toujours ce qu'il faut pour aller au-delà, il faut endormir les gens, les rassurer, les contrôler. L'Humanisme vise une élévation des esprits, du libre-arbitre, du non-conditionnement. L'Humanisme séduit même quand il fait peur.

Votre regard, vos commentaires, sur l'actualité en France, en Europe, dans le monde.
C´est un beau fatras. Tout évolue tellement. Ma grand-mère née en 28 aura vu la France occupée puis libérée pour voter bien plus tard pour une femme : avant, c'était inimaginable. Dans les années 50, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis connaissaient la Ségrégation : actuellement, le président des USA est métis avec du sang kenyan et le gouvernement sud-africain est multiracial. Un homosexuel est maire de la plus belle ville du monde, une femme arabe a été nomée Garde des sceaux en France...
J'ai été aussi affecté par la mort de Mickael Jackson... c'est la fin d'une époque, notamment pour le monde artistique.
Bref, le monde évolue, change, bouge pour le meilleur et pour le pire...


TO BE CONTINUED...

 

Lire le précédent billet

Pour en savoir plus sur Jann :

Son site officiel

Son blog officiel

 

Les photographies sont © D. R. Le texte est © Jann Halexander et Musique_Politique. Ils sont reproduits avec l'autorisation de Jann Halexander et de Sylvain G. Tous droits réservés.

Par Jann Halexander - Publié dans : DANS L'OMBRE DE JANN HALEXANDER
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Mercredi 2 septembre 3 02 /09 /Sep 10:29

Par Yagg.com/Géraldine - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Mardi 1 septembre 2 01 /09 /Sep 16:54

Deux homos se baladent dans une deudeuche. Tout à coup, une guêpe rentre par la fenêtre ouverte. Le gay qui conduit essaye vainement de la tuer, mais il arrive dans un virage serré et il le loupe bien sûr ! Alors ils font ensemble des tonneaux (la guêpe et les deux homos). Et quand la voiture s'immobilise, le conducteur réussit enfin à tuer la guêpe. Il s'adresse à son copain :
— Ça y est, je l'ai niquée cette salope !
Et celui-ci lui répond :
— BBZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ !!!!!!!

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Mardi 1 septembre 2 01 /09 /Sep 15:30


Fiche technique :
Avec Michele Placido, Clmaudio Amendola, Francesco Benigno, Tony Sperandeo, Maurizio Prollo, Alessandro di Sanzo, Roberto Mariano et Filippo Genzardi. Réalisé par Marco Risi. Scénario : Didier Stefano Rulli. Directeur de la photographie : Gianvarlo Bigazzi.

Durée : 104 mn. Disponible en VO, VOST et VF.



Résumé :
La lutte pour une vie plus juste d'un jeune professeur de lettres qui enseigne dans une prison. L'opposition qu'il rencontre de la part des gardiens et de l'administration puis celle des prisonniers qui l'accusent d'être le détonateur d'une répression injuste.

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L'avis de
Jean Yves :

Le sujet ? La vie d'une bande d'adolescents dans une prison pour mineurs à Palerme, univers impitoyable sous le soleil de Sicile, derrière les murs et les barreaux de la prison de Rosaspina. Tiré du roman homonyme de Aurelio Grimaldi, le film de Marco Risi est la chronique quotidienne, ordinaire et puissante de la violence étouffée, des regards brûlants de désir des garçons frustrés.

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Évitant tout pathos, refusant de s'apitoyer sur le sort de chaque détenu, Marco Risi s'est intéressé au sexe comme exutoire dans un milieu machiste. Ils ne pensent qu'à ça, ils ne rêvent que de ça, mais ils ne parlent que de leur petite amie qui les attend patiemment à leur prochaine permission. Agressés dans leur virilité, les détenus encore jeunes, brandissent haut et fort leur sexe comme la seule arme dont ils peuvent encore user entre quatre murs.

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Un jeune professeur de lettres naïf et blessé (sa nana vient de le larguer) accepte de venir enseigner dans cette prison (sacrifice ? vocation ? épreuve ?). Peu à peu, il prend conscience des difficultés à vivre entre quatre murs de ces jeunes garçons pour lesquels il a beaucoup d'affection. C'est le plus jeune, encore un enfant, le « bleu », souffre-douleur docile des plus forts qui ne cessent de l'humilier, le forcent à faire leurs lits, se moquent de sa petite gueule d'amour, miment sur lui des coups de queue à travers leurs joggings gonflés et vont jusqu'à le menacer de viol. C'est cet autre qui se branle en classe en pensant à sa femme qui l'attend dans une HLM de banlieue. C'est surtout celui qui s'est autoproclamé « bite-en-fer », le plus violent, qui crie sa haine, crache son agressivité à la gueule du prof coincé, catho de gauche.

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C'est dans cet univers contenu par la hargne des matons, la connerie du directeur méprisant, que débarque, la chevelure flottante et ondulant des hanches, Mario, qui se fait appeler Mery (« pour Marilyn », dit-il dans un souffle), jeune homosexuel, travesti et prostitué qui a tué un de ses clients indélicats.

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Mery pour toujours
est un film sur la différence parmi la marginalité. Mery est peu à peu accepté, parle librement en classe à ses camarades, au regard bientôt fraternel, de son envie d'être une femme, de son désir du corps des hommes et tombe follement amoureux du professeur, toujours aussi coincé, qui le repousse poliment. Bientôt, la rencontre, la compréhension mutuelle, l'amitié qui lient les beaux ragazzi perdus changent la prison. Le dénouement du film ne sera pourtant pas un « happy end ».

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Mery pour toujours
ne se juge pas sur ses qualités esthétiques, ce n'est pas le but, mais sur ses vertus sociologiques. Construit comme un documentaire, à peine romancé puisque tous les faits narrés sont vrais. La multitude de personnages, tous attachants, donne parfois l'impression d'un savant fouillis qui nous ferait presque oublier l'essentiel : les rapports ambigus entre le maître et l'élève. Et puis il y a Mery, jeune éphèbe gracile, superbe d'agressivité, provocant dans sa féminité exacerbée.

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Dans un film où les femmes n'ont même pas le droit d'asile, il incarne à lui seul le trouble et l'ambiguïté. Il dérange parce qu'il est sincère, entier. Il est le seul à assumer sa sexualité.

Avec pudeur, sensibilité et simplicité, Marco Risi a réussi avec Mery pour toujours un film plein d'émotion, du vrai cinéma.
Pour plus d’informations :
Par Jean Yves - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mardi 1 septembre 2 01 /09 /Sep 11:18

Par Yagg.com/Géraldine - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Lundi 31 août 1 31 /08 /Août 11:32

C'est un gay qui est en manque et décide de se taper un clochard complètement bourré...
Le lendemain, pris de remords, il lui laisse 50 euros et le remet à sa place sans que le malheureux s'en rende compte... À son réveil, le clochard court s'acheter un pack d'Heineken avec les 50 euros, se soûle et s'endort bourré...
Le soir, le gay retourne voir le clochard, et à nouveau lui casse le cul toute la nuit...
Le lendemain, il lui laisse encore 50 euros pour la peine...
Le clochard, qui se réveille encore avec 50 euros, court à l'épicerie du coin, et le vendeur lui demande :
— Alors, l'ami... Un pack d'Heineken comme d'habitude ?
— Nan... Donne-moi plutôt de la Kronenbourg ! La Heineken ça me donne trop mal au cul...

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Lundi 31 août 1 31 /08 /Août 11:20

Par Yagg.com/Géraldine - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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