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Blog LGBT du rédac' chef :
Daniel Conrad

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Daniel Hall


secondé par :

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L'équipe des "piliers" en exclusivité
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et
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Mais aussi, depuis, Cyril Legann,
Gérard Coudougnan (Livres), Voisin Blogueur,
Nicolas Maille, Sullivan Le Postec, Vincy Thomas,
Jann Halexander, Tom Peeping
, Lucian Durden,
Papy Potter, Nico Bally, Marie Fritsch,
Sir Francisco, Laurent Fialaix
et Hugo Rozenberg.

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Un grand merci à Francis Moury,
Olivier Nicklaus et à
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Et en special guest star gay-friendly... Dr Orlof !


et bien d'autres depuis le début et d'autres à venir...

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Samedi 1 août 6 01 /08 /Août 12:04


Un mec rentre dans un bar pour boire un coup. Alors qu'il est en train de siroter sa bière sur son tabouret, il s'aperçoit qu'il doit être le seul hétéro dans le coin et que ce bar est en fait un bar gay. N'étant pas trop friand de ce genre d'émotions, il finit son verre rapidement et avant de partir, va vidanger sa vessie. En rentrant dans les toilettes des hommes, il a la surprise de voir trois gars en train de s'enfiler comme sur une brochette ! Il n'en croit pas ses yeux et ressort aussitôt. Il se précipite vers le barman et il lui dit :

— C'est incroyable ! Il y a trois gars dans les toilettes qui sont en train de s'enculer à la queue-leu-leu !

Le barman lui répond :

— Est-ce que le gars qui est au milieu porte un bandana rouge autour du cou ?

Le mec :

— Euh ouais, pourquoi ?

Le barman :

— Une intuition. Au poker, c'est toujours lui qui gagne aussi.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Samedi 1 août 6 01 /08 /Août 08:10
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 1 août 6 01 /08 /Août 07:08
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Vendredi 31 juillet 5 31 /07 /Juil 11:01


Un mec part chasser l'ours. Il prend un fusil, épaule mais le rate ! Alors l'ours le chope et l'encule !

Effaré, le mec repart, revient et recommence, mais cette fois avec une mitrailleuse lourde ! Et il le rate encore !

De nouveau, l'ours le chope et l’encule !

Dégoûté et furieux, le mec repart, revient et ramène carrément un bazooka et juste avant qu'il ne tire, l'ours sort de sa caverne et gronde :

— Hé toi le chasseur, tu ne serais pas un peu pédé sur les bords ?

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Vendredi 31 juillet 5 31 /07 /Juil 10:42

by  Lucian Durden

 

 


Lucian Durden a 34 ans. Il est membre fondateur des Écrivains mendiants de Paris. Ancien chef de la succursale des Flandres de l'École des tripes et amis du foie de veau. Publications dans le Bulletin de la société Jules Verge N° 45, 2ème trimestre. Il occupe les fonctions de directeur de la WithoutBooks Publishing en Pennsylvanie. Ah oui, il est aussi hétérosexuel. C’est notre quota légal dans l’équipe du blog Les Toiles Roses.

 

 

        C’est la question qui récemment m’a été posée par une femme, lesbienne. Vous ne parlez jamais de l’homosexualité au féminin monsieur Durden !

        Ça aurait dû en rester là, n’être qu’une proposition d’article comme j’en reçois beaucoup, mais j’ai été interpellé, bien plus, déstabilisé. J’ai relu l’ensemble de mes billets et m’en suis voulu de n’avoir jamais, même avec ma caractéristique propension à la provocation, évoqué le sujet. Je m’en suis voulu car sans en être conscient, et c’est ce qui est terrible, j’ai été exactement ce que je dénonce, j’ai été un type, un homme dans une société d’hommes.

        Il y a quelques mois de cela j’ai été invité à une très jolie soirée d’anniversaire, un couple de mes amis homos y fêtait ses dix ans de vie commune. Parmi tous les invités, hommes homos, il y avait « moi », l’hétéro, et un couple de femmes. Ça ne m’avait pas marqué, aujourd’hui si. Deux femmes seulement.

        J’ai passé une bonne partie de la soirée à sympathiser avec elles, essentiellement parce que l’une était professeur de Lettres et avait la gentillesse d’entretenir mon obsession pour les bouquins. Elles étaient dans la soirée, mais toujours un peu en retrait tandis que les mecs gueulaient tant et plus, blaguaient ou se tripotaient gentiment. Je pensais alors que c’était la marque de leur nature de femmes, encline à la retenue, à une discrétion plus noble que timide, mais avec un peu de recul, je m’aperçois qu’elles étaient ni plus ni moins que dans leur rôle de femmes dans une société d’hommes. Alors je vous le dis, les mecs, gays, vous n’êtes pas différents de ces hommes, hétéros, dont vous dénoncez la mâlitude. Je vous le dis, bien en face.

        Vous prônez l’ouverture, vous défilez pour les droits de chacun à s’exprimer, jusque dans sa sexualité, mais vous ne portez aucun intérêt, aucune attention particulière à ces femmes qui – et vous y participez – restent cantonnées à ce rôle merdeux de minorité. Et j’ose ajouter que c’est bien plus grave lorsque ça se passe au sein de votre communauté en proie au regard du monde la réduisant déjà au rang de minorité. Les femmes sont réduites dans nos sociétés, et quoiqu’on en dise, au rôle de force qui ne doit pas trop la ramener tout de même, au sein de la communauté homosexuelle ces femmes deviennent la minorité de la minorité – quantité négligeable !

        Dans le troisième volet des aventures de notre ami l’hétéro je distille quelques pensées, lancées à la volée – permettez-moi d’y revenir un instant.

        Je fais parler une femme dans son lit et qui dit les plus horribles choses sur les lesbiennes – elles ne servent à rien, elles sont homos pour rire, elles n’ont pas connu le grand frisson de la queue bien placée, elles sont homos parce qu’elles ont un problèmes avec les hommes… Dans mon aventure, ce sont les paroles d’une femme – imaginaire, imaginée – plutôt amère, manquant d’instruction, mais ils pourraient être les mêmes propos des esprits se revendiquant ouverts, brillants et autres adjectifs « qualitatifs ». Ils pourraient même être les propos de gays…

        Que faisons-nous de ces femmes ? Elles n’affichent pas leurs amours parce qu’aussitôt des types hétéros se mettraient à se branler devant elles, des femmes hétéros traverseraient la rue pour ne pas que leurs rejetons les croisent, des gays les regarderaient à peine, ou alors avec dédain, ou amusement, comme lors de cette soirée d’anniversaire… Sans compter, messieurs je vous le dis, le cortège des douleurs plus intérieures qu’elles ont à porter comme l’enfant qui ne prendra pas place dans leurs ventres grâce à l’amour de leurs compagnes alors « impuissant » à réaliser une telle chose… Ne leur reste plus qu’à s’en remettre à ces hommes qui ne voient en elles que des vagins ou des corps sans bite ; elles doivent revenir sans cesse, ne peuvent partir à tire d’ailes vers leur vie. Encore une fois, elles la ferment et s’inclinent – et celles qui, dans un élan de bravoure, refusent de se laisser « prendre » à nouveau, pas d’enfants ! Ou alors par le biais de procédures incroyablement compliquées et discriminatoires. Encore une fois, elles n’ont qu’à attendre que notre chère bonne vieille société d’hommes, d’un geste dédaigneux de la main, leur jette de quoi se satisfaire.

        Mon amie la professeur de Lettres, durant la soirée, m’expliqua qu’elle et son amie avait réussi à adopter une petite fille, après treize années de combat. Treize années ! Plus qu’il n’en faut pour perdre toute force… Et elle me raconta cette anecdote : lors de l’inscription de leur fille dans un très réputé collège parisien, le directeur, lui-même gay, les a reçu timidement, du bout du stylo. Après que les formalités soient remplies, il a reconduit jusqu’à la porte ce couple de lesbiennes, et tandis qu’il leur serrait la main leur a dit : « Surtout, pas de prosélytisme mesdames. » Ce même mec qui, le soir même sûrement, roulait des pelles à un jeune éphèbe, avachi sur la terrasse de je ne sais quel bistrot de quartier du Marais…

        J’ai tout dit, je crois. Un homme reste un homme, espérons que nous deviendrons moins cons un jour, ou que dans huit générations des modifications génétiques auront œuvré… dans le bon sens.


 

TO BE CONTINUED…

Par Lucian Durden
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Jeudi 30 juillet 4 30 /07 /Juil 13:55


Un type rencontre un vampire.

Le vampire lui sort : « Soit je t'encule, soit je te tue en te suçant le sang ! »

Le gars n'y réfléchit pas à deux fois et choisit de se faire enculer. Le vampire commence donc à le sodomiser et au bout d'un moment lui reproche :

« Tu pourrais bouger un peu plus quand même !!! »

L’autre lui répond :

« Ouais... Mais je ne suis pas habitué, je ne suis pas pédé ! »

Et le vampire de s’exclamer :

« Parce que tu crois que moi je suis un vampire ? »

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Jeudi 30 juillet 4 30 /07 /Juil 10:56

 

Photo (c) D.R.


En tant que mâle hétéro de base,

je serais lesbienne.

Jérémi Sauvage

 

Pour la dix-neuvième livraison de cette série de textes basée sur les hypothèses "Si j'étais homosexuel(le)" pour nos ami(e)s hétéros gay-friendly et "Si j'étais hétérosexuel(le)" pour nos ami(e)s gays hétéro-friendly, j'ouvre mes bras pour serrer contre moi un vieil ami : Jérémi Sauvage. Mon Jéjé est né en 1971 au Havre. Marié et père de trois enfants, il est docteur ès pédolinguistique (non, ce n'est pas cochon !), enseignant, écrivain, essayiste et directeur de la nouvelle collection "Enfance & Langages" aux éditions de L'Harmattan. Fan(éditeur) et auteur des littératures de l'imaginaire, passionné du groupe "The Mission" auquel il a consacré un ouvrage magistral, mon Jéjé est une crème d'homme qui est un fidèle de la première heure de tous mes méfaits littéraires. Il m'a fait l'amitié de participer à ce petit défi...

 

        Si j’étais homosexuel, je penserais d’abord, en tant que mâle hétéro de base, à être lesbienne. Mais pour dire vrai, si j’étais homo, je ne penserais pas comme aujourd’hui. Ou plutôt, tout en gardant ma vision de l’Autre à aimer et aimant, je pense que je serais un mâle à mâle ! Un mec qui aimerait des hommes profondément masculins, comme j’aime aujourd’hui les femmes (enfin, une femme) profondément féminine. Bien évidemment, s’il m’arrivait de me réincarner en femme et d’être homo, j’imagine assez bien me passer des butchs et éprouver des préférences affirmées pour des femmes féminines.

        Ensuite, si j’étais homosexuel, je pourrais me permettre de faire des blagues sur les pédés et les gouines sans me faire traiter d’homophobe. De manière générale, j’ai cette fâcheuse tendance à surenchérir une connerie pour mieux la combattre. Une société aussi politiquement correcte que la nôtre peine à accepter ce type de comportements. D’ailleurs, elle peine à accepter l’homosexualité en général. Avec le même état d’esprit, j’aimerais parfois être juif, arabe, noir. Mais pas handicapé. Ce serait trop cher payé.

        Du coup, si j’étais homosexuel, j’aurais peur de me sentir mal, d’être stigmatisé et montré du doigt, qu’on me rejette ou qu’on me moque, peur d’être tabassé et discriminé sur mon lieu de travail, peur de l’exclusion familiale, insulté de tapette, d’enculé ou de petit pédé. Alors je serais un militant d’Act-Up car je ressentirais de la colère envers ceux-qui-se-disent-bien-pensant. À tel point que je me méfierais même de mes potes hétéros gay-friendly pour qui c’est tellement facile de défendre ces idées de l’extérieur. J’irais donc frapper à la porte des cercles communautaires, je lirais Pref et Têtu, je m’installerais à Paris – dans le Marais – car en province ma vie serait insupportable, je suivrais les tournées de Mylène Farmer et m’entourerais uniquement de personnes tolérantes (des communistes, des étudiants en lettres et en philosophie, des gays, des baba-cools, des musicos...). Et surtout j’emmerderais le plus possible les associations de familles catholiques.

        Pour ce qui est de ce que les non-gays considèrent comme le plus infamant, c’est-à-dire les relations sexuelles – un pédé peut-il aimer ? –, j’imagine facilement prendre mon pied aussi bien qu’aujourd’hui avec la personne que j’aime, suçant et me faisant sucer, pénétrant et me faisant pénétrer.

        Finalement, si j’étais homosexuel, je serais le même homme. Un être de chair et sang, du sang circulant dans un corps grâce à un cœur, accessoirement nécessaire pour aimer l’Autre.

 

Jérémi Sauvage


Par Jérémi Sauvage - Publié dans : SI J'ÉTAIS... HOMO (ou) HÉTÉRO
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Jeudi 30 juillet 4 30 /07 /Juil 09:43

 


 

Je serais un homme. Un vrai.

Blue Borderline



Pour la dix-huitième livraison de cette série de textes basée sur les hypothèses "Si j'étais homosexuel(le)" pour nos ami(e)s hétéros gay-friendly et "Si j'étais hétérosexuel(le)" pour nos ami(e)s gay hétéro-friendly, j'accueille Blue Borderline, une des amies Facebook de notre blog. Laissons-la se présenter comme une grande. Si Blue m'était contée... Je suis une jeune femme qui a vu le jour sous une lune bleue de juin. J'aime ciseler les mots, dessiner mon univers à l'aide de mes craies, caresser mon piano quand ce n'est pas le corps de ma compagne... Tour à tour écrivain, parolière, compositeur, interprète, j’aime créer sans limites autour et pour les femmes principalement… Mais pas seulement ! Foncièrement pluridisciplinaire, parce que l’Art est polymorphe, j’aime décliner cette féminité sous tous les angles, car sa beauté n’a de cesse de m’étonner et de m’émouvoir… Je fonctionne au coup de foudre et les collaborations artistiques sont avant tout, pour moi, de belles histoires d’amour. On ne peut donner que lorsqu’on aime. Si mon univers vous attire, alors n’hésitez pas et faites-moi découvrir le vôtre : quel que soit le domaine, il faut que cela me fasse vibrer !

 


        Si j’étais hétérosexuelle, je serais un homme. Un vrai.

        Un homme qui n’hésiterait pas à te mettre sa main dans ta gueule pour te faire comprendre que ta femme n’est pas un punching-ball ou un défouloir quand tu rentres complètement bourré le soir chez toi. J’utiliserais à mon tour mes poings XXL pour te marteler le visage, en espérant te faire rentrer dans le crâne que ta fille de quatorze ans n’est pas ta femme et que tu ne dois pas te glisser sous ses draps le soir. Je me permettrais de te remettre à ta place en public à chaque fois que tu manquerais de respect aux femmes qui passent et ne daignent pas te regarder. Entre nous, tu t’es déjà admiré une seule fois dans la glace ? Je te cracherais certainement au visage si je te retrouvais au Burkina avec une mitraillette entre les mains. Je te réciterais les Droits de l’Homme, ces mêmes droits que tu revendiques et que tu bafoues sans cesse, même si tu me mettais le canon d’un revolver sur la tempe… Et j’entonnerais le « Chant des Partisans » parce que d’homme, tu n’as que le nom… Si tu ne presses pas la détente, sache que je le ferais pour toi…

 

http://www.justbeblue.cabanova.fr

 

        Si j’étais un homme, un vrai, je me cacherais sans doute pour pleurer à chaudes larmes, comme une fille, comme une pédale. Parce que même en étant un homme, l’injustice et la bêtise humaine me mettraient les nerfs en pelote et l’impuissance me plongerait dans un mutisme brutal. Parce que même en étant un homme, je sais bien que je ne changerais pas le monde… Que mes frères continueront de se massacrer les uns les autres, emportant avec eux des innocents… Que j’aurais toujours peur des bombes et des corps qui jonchent le sol… Que j’aurais peur du noir et de la folie des hommes…

        Si j’étais un homme, je me mettrais au piano de ce bar où je t’ai aperçue. Je jouerais du Chopin pour te faire la cour. Je t’offrirais un verre de muscat en te disant que je suis paralysé par ta beauté. Et chaque soir, je t’écrirais une nouvelle mélodie, pour que tu reviennes près de mon piano. Je chanterais, peut-être, pour que tu restes un peu plus longtemps. Je t’inviterais dans un restaurant italien où les penne rigate sont les meilleures du monde. Puis un soir, je te demanderais de rester avec moi, parce que j’ai peur du noir et de ces bombes… Nous ferions l’amour pour la première fois et j’aurais la sensation de te posséder réellement. Comme un homme. Je n’en oublierais pas la douceur et le respect de ce corps pour lequel je vendrais mon âme au diable.

 

http://legynecee.spaces.live.cm

 

        Oui, si j’étais un homme, je pourrais te dire sans vulgarité que tu me fais bander… et que je veux recommencer… Si j’étais un homme, je te ferais l’amour sans jamais te faire la guerre… Je serais doux comme un agneau, imprévisible comme un chien fou… Je serais ton ombre, tu serais ma maîtresse. Je serais ton meilleur amant, ton meilleur coup. Tu raconterais à tes copines nos exploits nocturnes tout en rougissant en pensant à tous les détails que tu ne donnerais pas…

        Si j’étais un homme, je te demanderais de m’épouser, une jolie bague dissimulée dans un des croissants d’un dimanche matin ensoleillé. Et je te supplierais de me répéter ce « Oui » encore et encore pour qu’il s’imprime à jamais dans un coin de mon cerveau. Si j’étais un homme, ce serait avec mes doigts tremblants que j’enlèverais ta robe blanche, avec la crainte de déchirer la dentelle. Si j’étais un homme, je fantasmerais sur cette nuit de noces en t’imaginant encore vierge... Et je pleurerais en t’entendant jouir au creux mon oreille…

 

http://www.myspace.com/blueandherpiano

 

        Si j’étais un homme, je tomberais certainement fou amoureux de toi. Je poserais ma tête sur ton ventre rond et je te laisserais passer tes doigts dans mes cheveux courts, même si je m’électrise à ton contact. Nous aurions enfin cet enfant que nous désirons depuis longtemps. J’aimerais qu’il ait tes yeux et ton sourire. J’aimerais que ce soit un petit boy. Parce qu’il m’arrive de penser que la vie est plus facile lorsqu’on a une paire de couilles…

        Si j’étais un homme, je caresserais ton ventre arrondi et je te parlerais, à toi, notre enfant. Je te raconterais comment j’ai rencontré ta maman, comment je l’ai aimée au premier regard, combien j’ai dû ramer pour l’avoir rien qu’à moi, combien je suis heureux d’être enfin papa, qu’il me tarde de te tenir dans mes bras… Je t’élèverais dans le respect d’autrui et l’amour de l’autre. Et je ferais semblant d’être en colère quand ta maîtresse m’appellera pour me dire que tu t’es bagarré avec le p’tit blond du bac à sable pour une histoire de filles. Et une fois rentrés à la maison, je te gronderais un peu devant Maman, parce que je suis ton père. Puis je te serrerais dans mes bras et je sècherais tes larmes en te disant que je t’aime, mon fils. Et qu’il y aura toujours un p’tit blond pour venir te chercher des poux. Mais que la prochaine fois, tu auras le droit de lui mettre un crochet comme Rocky. Même si ta Maman froncera forcément les sourcils en entendant cela…

 

http://squarepastels.spaces.live.com

 

        Si j’étais un homme, je pense que je finirais par changer de sexe. À quoi bon être un homme, au fond, puisqu’un jour tu m’avoueras que ce qui te fait fantasmer toi, ce sont les femmes… Alors je changerais de sexe pour ne pas te perdre. Pour devenir celle que tu désires. Parce que je veux être celle qu’il te faut.

        Oui, si j’étais un homme, je finirais par changer de sexe, pour être simplement moi…

 

Blue Borderline

Par Blue Borderline - Publié dans : SI J'ÉTAIS... HOMO (ou) HÉTÉRO
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Mercredi 29 juillet 3 29 /07 /Juil 08:57


Deux gays sont dans un avion qui vole vers Kinshasa, au Zaïre. L'un des deux est un peu sourd. Le commandant de bord de l'avion annonce : « Nous allons atterrir dans vingt minutes à Kinshasa... »

Le gay qui est sourd demande : « Qu'est-ce qu'y dit ? »

L'autre lui répond : « IL DIT QU'ON VA ATTERRIR BIENTÔT !!! »

Le commandant continue : « La température extérieure est de 40 degrés Celsius... »

Le gay sourd : « Qu'est-ce qu'y dit ? »

L'autre gay : « IL DIT QU'IL FAIT CHAUD !!! »

Le commandant : « Et je vous rappelle les règles d'hygiène à respecter : la moitié de la population ayant le sida, l'autre moitié la tuberculose... »

Le gay sourd : « Qu'est-ce qu'y dit ? »

L'autre gay : « IL DIT QU'ON PEUT ENCULER TOUS CEUX QUI TOUSSENT !!! »

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Mercredi 29 juillet 3 29 /07 /Juil 08:50
Par Daniel C. Hall - Publié dans : VIDEOS : La TV en folie
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Mardi 28 juillet 2 28 /07 /Juil 09:02


Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Mardi 28 juillet 2 28 /07 /Juil 08:22


de  Nico Bally

 


CE QUE NARCISSE M'A APPRIS

 

Nico Bally a publié une multitude d'histoires étranges sur divers supports, du webzine à l'anthologie, en passant par le livre photo-musical.

Après avoir sillonné les villes les plus exotiques et palpitantes du globe (Dunkerque, Manchester), il vit aujourd'hui à Lille où il fête tous les jours son non-anniversaire (trente ans tout rond) avec un lapin gay, une chatte blanche déguisée en chatte noire, et la fée Clochette.

En marge de l'écriture, il travaille comme contrôleur de contenu pour Recisio Music malgré de longues études en sciences, informatique et philosophie. Il respecte les lois du TATBAR (Touche À Tout, Bon À Rien) en s'adonnant à la photographie naïve, la musique noise-ambiant expérimentale, les courts-métrages DIY, l'auto-pornographie, le rot tonal et la peinture sur vélo.

Pour Les Toiles Roses, il élargit ses univers fantastiques-oniriques en développant les thèmes LGBT qu'il avait trop souvent mis de côté.

 

 

Le jour où je me suis noyé, le ciel était d'un bleu presque transparent, et le soleil brillait assez fort pour rendre aveugle l'imprudent qui le regarderait en face. Je me baladais au bord d'un lac que j'avais découvert au fond d'une vallée broussailleuse. Calme et pur, il semblait avoir été ignoré par la civilisation depuis des siècles.

Je me suis étendu sur le dos, près de l'eau, goûtant la joie de ce matelas de nature vierge. J'avais toujours rêvé de m'endormir dans un tel endroit, mais la lumière du soleil transperçait mes paupières. J'ai roulé sur moi-même pour me mettre sur le ventre, et je suis tombé face à mon reflet. Il reposait tranquillement derrière une barrière d'eau cristalline.

Je ne sais plus très bien comment je me suis noyé. Je me suis peut-être trop approché. Ou alors je me suis finalement endormi, et j'ai basculé. Ce qui est sûr c'est qu'à un moment je scrutais les détails de mon iris bleuté, et que le moment d'après j'étais entouré d'eau.

Brutalement, tout s'est ralenti. La soudaine lenteur de mes gestes leur donnait une précision étrange, et je respirais sans problème. J'ai d'abord cru que je m'étais envolé, mais je sentais l'eau faire doucement pression sur mon corps, et un paysage d'algues pastel ondulait gracieusement sur des roches crayeuses.

Un homme nu monta jusqu'à moi. Ses longs cheveux m'ont d'abord fait penser à une femme, une sirène, mais sa nudité m'assura bien vite qu'il s'agissait d'un homme, d'un très bel homme. Subtilement musclé, le regard lucide, tranquille, il nageait avec aisance et me souriait d'un air complice.

« Tu n'as pas tenté de sortir de l'eau ? », m'a-t-il demandé.

Non, l'idée ne m'était pas venue à l'esprit. Je me sentais bien ici.

« Je suis mort ?

— Ne sois pas ridicule. »

Nous pouvions parler sans contrainte ; de petites bulles s'échappaient de nos bouches et tourbillonnaient jusqu'à la surface.

L'homme me prit par la main. Sa peau était douce, troublante. Il m'emmena tout au fond, sans que la lumière ne nous quitte, sans que ma respiration ne devienne plus difficile.

Il y avait une sorte de grand nid dans la roche, une crique de coquillages hérissée de miroirs et d'algues raffinées, tapissée de mousse émeraude.

« Notre maison… », a dit l'homme en nous faisant voguer tout autour.

Puis il a regardé mes vêtements d'un air un peu moqueur.

« Ils ne te gênent pas pour nager ? »

C'est vrai qu’ils me paraissaient superflus dans cet Eden sous-marin, mais je n'osais pas me déshabiller. Il s'en chargea donc, ôtant mon T-shirt d'un geste aisé, plongeant sa douce main dans mon jean.

Je bandais. J'en fus aussi étonné que gêné.

« Je… Je ne suis pas homosexuel, dis-je autant pour moi que pour lui.

— Il t'arrive de te caresser, non ?

— Ça n'a rien à voir ! »

Il me sourit comme on sourit à un enfant.

« Quand tu te caresses, tu caresses un homme, et c'est un homme qui te caresse. »

Je ne trouvais rien à répondre. Il acheva de me déshabiller et m'embrassa.

J'aimais ça. Je ne sais pas si c'était parce que nous étions sous l'eau, ou parce que je n'avais jamais embrassé que des femmes, mais c'était différent… et j'aimais ça.

De petits poissons argentés nous escortèrent jusqu'à un lit en forme de coupe, puis ils changèrent de direction.

De grands miroirs, disposés comme des pétales, nous renvoyaient notre image.

C'était la première fois que je me voyais faire l'amour. C'était également la première fois que je le faisais sous l'eau, et que je le faisais avec un homme. C'était la première fois que je me noyais. Mais le plus étrange restait les miroirs. Je ne m'y reconnaissais pas, ondulant au ralenti contre ce corps parfait. Mon visage affichait une sérénité délicieuse que je ne me connaissais pas.

L'homme du lac me renvoyait la même expression. Je remarquai que ses cheveux étaient semblables aux miens, tout comme ses yeux, et son visage.

Il était moi.

Je me suis retiré violemment, comme on sort d'un rêve ou d’un cauchemar.

« Tu es moi !

— Je suis toi. »

Son regard me troublait par sa sérénité.

« Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ?

— N'était-ce pas évident ? »

Je me sentais soudainement trahi. Par le lac qui m'avait accueilli avec tendresse, et par moi-même que je n'avais pas su reconnaître.

Je me suis élancé vers le haut, poursuivi par mon reflet qui me suppliait de revenir. Les poissons, effrayés, s'écartaient sur mon passage. La voix de mon double ne fut bientôt plus qu'un écho lointain, le souvenir d'un jumeau mort depuis longtemps.

Puis, tout aussi brutalement que je m'étais noyé, je me suis retrouvé sur le bord du lac, nu, couché et trempé.

Un vieil homme, assis à mes côtés, contemplait les rides qui striaient la surface de l'eau. Son regard scintillait d'un bleu translucide.

« Qu'est-ce qu'un beau jeune homme comme toi fait tout seul ici ? », m'a-t-il demandé.

«  Pourquoi dites-vous que je suis beau ?

— N'est-ce pas évident ? Ne t'es-tu jamais regardé dans un miroir ? »

Jusqu'ici, les miroirs n'avaient servi qu'à ma toilette. Devant eux je me coiffais, me rasais, traquais les boutons, mais jamais je ne m'y étais vraiment regardé.

« Tu as bien raison, mon garçon, ça ne sont que des plaques froides et réfléchissantes. »

La surface du lac paraissait toujours troublée par ma fuite, elle ne reflétait plus qu'une onde confuse et miroitante.

« Tu t'es noyé, n'est-ce pas ?

— Oui, ai-je répondu, Mais pas très longtemps.

— Ça calme la soif, parfois. »

Le vieil homme s'est levé, m'a souhaité une bonne journée, puis s'est envolé. Le soleil acheva de me sécher.

 


© Nico Bally – 2009.

Tous droits réservés.

Direction littéraire de la série : Daniel Conrad & Pascal Françaix.


Lire le précédent petit conte

 

Par Nico Bally - Publié dans : PETITS CONTES DARK-EN-CIEL
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Lundi 27 juillet 1 27 /07 /Juil 11:07


Trois quinquagénaires attendent un quatrième pour faire un golf. Alors que ce dernier est en train de régler les parcours, ils discutent de leurs enfants respectifs.

Le premier dit : « Mon fils a si bien réussi dans l'automobile, qu'il a offert une Ferrari jaune à un très bon ami. »

Le second enchaîne : « Le mien a tellement réussi dans l'immobilier, qu'il a offert une maison avec piscine à un très bon copain. »

Le dernier se vante : « Le mien a si bien réussi dans la gestion financière, qu'il a offert un portefeuille complet à un de ses meilleurs amis. »

Sur ce, le quatrième arrive, et on lui demande ce que fait son fils.

« Oh ! Moi le mien, il est homosexuel. Il travaille dans un bar gay comme gogo-dancer. »

Silence gêné des trois autres...

Lorsque le dernier rajoute : « Mais il ne doit pas être trop mauvais au lit, car dernièrement il a reçu une Ferrari jaune, une maison avec piscine et un portefeuille de valeurs boursières… »

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Lundi 27 juillet 1 27 /07 /Juil 10:30


Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

 

Olivier DELORME, Le Plongeon, Béziers, H&O, 2008, 314 p. - 11 x 18 cm – 8,60 €.

Le Plongeon, que Patrick Poivre d'Arvor avait présenté dans Place aux livres sur LCI en août 2002 est aussi disponible en édition de poche.

C'est un vrai plaisir que de pouvoir s'offrir pour à peine plus de huit euros (moins cher qu'une entrée dans certaines piscines !) un plongeon humain, vivifiant et revigorant d'une telle richesse !

De vrais caractères (sans anglicisme !) sur une île-volcan, rocher fumant du Dodécanèse, à un « crachat » de la Turquie :

— Un couple d'hommes dont l'un est le géniteur du jeune garçon qui les accompagne,

— Un archéologue en bois d'Olivier,

— Une autrichienne au passé obscur et au patronyme évocateur,

— Le ballet du Poséidon Express et de l'Apollon Express,

— Du Campari à l'eau de Seltz et du galaktobouriko,

— Un ancien protégé de la mère de S.A. Sofia, reine d'Espagne,

— Une bouteille de vitriol,

—L'autochtone séduisant et le Grec de l'exil,

— Une mère sous antidépresseurs,

— Des bandes rivales de canards, mais aucun raton laveur...

Dans une construction chronologique décalée et agréable à suivre, avec ses instruments d'archéologue, Olivier Delorme explore méticuleusement les vestiges du lieu depuis lequel les anciens occupants de l'île plongeaient suivant un rituel précis.

Avec sa documentation d'historien, il nous éclaire sur certains aspects de la guerre civile grecque et de la seconde guerre mondiale... sans oublier le passé et les amours grecs.

Avec son amour de la Grèce, il nous fait vivre au rythme de ce microcosme qu'est une île grecque, si loin du pays-continent-archipel, et si proche du pays « rival ».

Avec ses convictions, il nous entraîne dans une réflexion passionnante sur un monde sans monothéisme, moins chargé d'absolutisme moral et de discriminations.

Avec son hédonisme, il nous fait partager une infinité de plaisirs sensuels, de joies physiques et intellectuelles.

Mais le mystère r(h)ode(s) et c'est une intrigue captivante qui saisit le lecteur dès le premier chapitre... et le mène au long de routes sinueuses du port aux lèvres du cratère, du cafeion au village de vacances, du monastère à la falaise, de « l'olivette de la veuve pendue » à la discothèque.

Nul ne sortira indemne de l'aventure : chacun va effectuer sa mue, son katapontismos, son plongeon personnel d'une vie à une autre... et pour l'un d'entre eux ce rite de passage prendra la forme d'un accident qui le laissera paraplégique...

Petit reflet du sens profond et subtil de la réflexion d'un auteur pourfendeur de tous les clichés, au moment où la photographie numérique transforme tant de vacanciers en aveugles paparazzi de l'inutile, ce court extrait (p. 239) : « En cessant de me croire obligé de photographier, j'ai cessé de me croire obligé de lire tous les livres, d'avoir quelque chose à dire ... ou de me sentir coupable parce que je n'en pense rien. Je n'avais plus de compte à rendre, ni aux copains, ni aux parents, ni à Dieu... »

POUR EN SAVOIR PLUS :

Site de l'auteur : http://www.olivier-delorme.com/presse/presse_plongeon.html

À cette page, suivez le lien "Grande interview d'info-grèce" pour obtenir plus de détails sur Le Plongeon.

Les lieux : http://www.nisyros.com/

Une superbe critique : http://www.olivier-delorme.com/presse/articles_plongeon/cite_gay.pdf

 


Françoise Hardy, Le Désespoir des singes et autres bagatelles, J'ai Lu, 2009, 416 p. - photos, 14,95 €.

L'autobiographie d'une chanteuse dans la bibliothèque rose.... Dalida ? Barbara Streisand ? Mylène Farmer ? Hervé Vilard ? Vous n'y êtes pas du tout.

Souvenirs... quand nous entendions cette chanson : http://www.deezer.com/track/540002

Son refrain avait pour nous un sens plus profond et c'était moins l'absence d'amour qui nous tourmentait que le fait de savoir si nous allions le rechercher parmi tous les garçons OU les filles de notre âge....

Françoise Hardy est sexagénaire et ce n'est pas une icône gay. Et alors ? Son autobiographie offre de vrais moments de plaisir et de réflexion avec de petites confidences sur des personnalités du monde de la chanson, du cinéma et des médias. Avec modestie, sans exhibitionnisme ni fausse pudeur, Madame Dutronc évoque son métier de chanteuse, ses amours de femme et de mère, en confessant à la fois ses doutes et son perfectionnisme, ses échecs patents et ses succès discrets.

Jacques Dutronc est au centre de ce livre, comme l'indique malicieusement le titre. L'homme au cigare, acteur et chanteur mériterait le signe astrologique du muffle...

L'astrologue vous énerve ? Elle met dans ce livre stars et étoiles en perspective : on découvre qu'elle ne s'entend pas du tout avec Elizabeth Teissier (1), ce qui la rend a priori plus fréquentable aux rationnels impénitents, impression confirmée par son absence de foi en une astrologie prédictive. Les cieux du jour de naissance interviendront ça et là dans le récit, avec une dominante plus psychologique qu'ésotérique.

Éloignée des pouvoirs, sans véritable engagement politique (au point de se faire piéger par des journalistes peu honnêtes), la chanteuse ne cache rien de ses facilités matérielles ni de ses fragilités existentielles. Que l'on soit ou non amateur de sa production musicale, son style littéraire, sans prétentions, est efficace et peut toucher le lecteur curieux des expériences humaines. La relation Hardy-Dutronc est une aventure qui concerne ceux qui, par une vie de couple non monogame séparent la tête et les fesses, le cœur et le sexe. Rien n'interdit d'en tirer une intéressante analyse d'un attachement (ici féminin) indéfectible à un homme, quels que soient le nombre et la nature de ses aventures extra conjugales.

Traverser avec Françoise Hardy la deuxième moitié du siècle dernier est une promenade où chacun peut trouver des moments de complicité. Le titre n'est pas trompeur : les bagatelles abondent, autour d'une histoire où quelques primates tentent de se hisser plus haut. Chansons et films, chanteurs, acteurs et cinéastes jalonnent un parcours où le lecteur fait coïncider musiques et scénarios avec la bande son et les images de sa propre existence.

 

(1) À propos de qui on savourera les études zététiques…. http://www.zetetique.ldh.org/et0.html

 


Alon HILU, La Mort du moine (traduit de l'hébreu par Emmanuel MOSES), Seuil, 2008, 329 p. - 15 x 22 cm, 23 €.

Discriminations fatales : Un fait historique majeur revisité sous un angle gay est le thème central de ce roman historique couronné en Israël par le prix du Président 2006.

L'affaire de Damas est, avec l'affaire Dreyfus, l'un des événements centraux de l'histoire juive du XIXe siècle. Elle demeure un élément de référence actuel vivant dans la mémoire des habitants du Proche Orient du XXIe siècle : feuilleton égyptien récent, publications « scientifiques » syriennes, allusions internationales lorsqu'un enfant palestinien est tué par des balles israéliennes sous les caméras de France 2 le 30 septembre 2000 (affaire Al Doura) sont trois exemples d'exploitation antisémite de ce « fait divers » tragique.

En 1840 à Damas, un moine catholique disparaît sans laisser de traces, à la veille de la Pâque juive.

Les soupçons se portent « automatiquement » sur les Juifs de la ville et un déchaînement de passions religieuses, économiques, politiques va se déclencher sur une ville majeure de l'empire ottoman en déclin.

Alon Hilu apporte une nouvelle vision de ces faits, toujours inexpliqués, même si sur la tombe du père Tommaso, on peut toujours lire qu'il a été « assassiné par les juifs ».

On suit avec un intérêt soutenu une véritable intrigue psychologique, politique et policière avec de rares moments de tendresse et de partage sensuel pour un garçon qui vit comme un handicap insurmontable son attirance pour les hommes.

Dans sa traduction, Emmanuel Moses utilise une langue un peu chantournée, mais fluide et agréable. Le narrateur est Aslan Farhi, qui passant de la première à le troisième personne, se présente comme coupable de ce meurtre. Au cœur de sa confession, une mésestime complète de lui-même, dans un contexte de rivalités séculaires entre les adeptes des trois monothéismes réunis dans une « cocotte minute » où l'homophobie ambiante est l'étincelle qui va déclencher un déluge antisémite qui atteindra, via leurs délégations consulaires, la France et la Grande-Bretagne et touchera toute la diaspora juive au moment où le sionisme est en train de prendre une forme politique de plus en plus concrète.

C'est un vrai voyage dans le temps et dans l'histoire des mentalités qui est offert au lecteur, une réflexion profonde sur les discriminations croisées, la réalité ou la fiction d'une solidarité entre homosexuels, au-delà des appartenances ethniques et religieuses : à méditer pour nos propres combats ?

POUR EN SAVOIR PLUS :

En français :

Interview de l'auteur au sujet du roman :

http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/03/14/alon-hilu-l-affaire-de-damas-version-gay

L'affaire de Damas racontée par l'actuel ministre syrien de la Défense (ou actualité de l'antisémitisme) :

http://www.memri.org/bin/french/articles.cgi?Area=ia&ID=IA9902

L'affaire de Damas et les prémices de l'antisémitisme moderne :

http://www.cairn.info/revue-archives-juives-2001-1-page-114.htm#no39

En anglais :

Site de l'auteur : http://www.alonhilu.com/home.html

Article wikipedia sur le roman : http://en.wikipedia.org/wiki/Death_of_a_Monk


Note de Daniel C. Hall : Si les éditeurs ou les auteurs (auto-édités ou non) souhaitent envoyer un service de presse à Gérard en vue d’une critique sur ce blog, merci de prendre contact avec le chef Daniel C. Hall qui vous communiquera ses coordonnées : lestoilesroses@hotmail.fr.


TO BE CONTINUED…

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : LA BIBLIOTHEQUE ROSE
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Dimanche 26 juillet 7 26 /07 /Juil 00:12


C'est un jeune homme qui prend son courage à deux mains et qui va voir sa mère :

— Voilà, maman, je suis gay !

Sans quitter sa casserole des yeux, sa mère lui demande alors :

— Tu veux dire que tu es pédé ?

— Euh… oui !

— Ça veut dire que tu suces le pénis d'autres hommes ?

— Ben... Oui, ça m'arrive.

— Alors ne te plains plus JAMAIS de ma cuisine !

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Dimanche 26 juillet 7 26 /07 /Juil 00:05
  
Visuel : (c) GayClic

Cours d'informatique à Oakdale : pendant que Zac affole la mémoire vive de Noah en s'attaquant à sa prise USB, Luke est sur le point de bugger en tombant sur sa carte mère, occupée à bichonner le disque dur de Damian... Part 2
[ATWT appartient à PGP ; Daily recaps à CBS]


Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Dimanche 26 juillet 7 26 /07 /Juil 00:02
  
Visuel : (c) GayClic

Cours d'informatique à Oakdale : pendant que Zac affole la mémoire vive de Noah en s'attaquant à sa prise USB, Luke est sur le point de bugger en tombant sur sa carte mère, occupée à bichonner le disque dur de Damian...
[ATWT appartient à PGP ; Daily recaps à CBS]


Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Samedi 25 juillet 6 25 /07 /Juil 08:44


Un jour, un chasseur se promène dans la forêt. Tout à coup, il entend crier. Il se dirige alors vers les cris et aperçoit un homme nu, attaché, le ventre contre un arbre.

Le chasseur demande à l'homme ce qui s'est passé. Ce dernier répond :

— Trois jeunes ont arrêté ma voiture, m'ont forcé à descendre, m'ont tabassé, m'ont volé mes vêtements, mon portefeuille et mes bijoux, m'ont ligoté à cet arbre et se sont enfuis avec ma voiture !

Le chasseur approche tout doucement derrière l'homme, baisse son pantalon et lui dit :

— Eh bien mon vieux, c'est pas ton jour de chance...

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Samedi 25 juillet 6 25 /07 /Juil 01:09
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg


Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 25 juillet 6 25 /07 /Juil 00:36
http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg


Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
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Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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