La différence entre l'équipe McCain et celle d'Obama, entre Sarah Palin et Joe Biden ? La
voilà...
La réponse d'Ellen Degeneres à Sarah Palin... La voilà...
Et Luke et Noah, que vous retrouverez dimanche sur Les Toiles Roses, s'y mettent aussi...
(Un secret ? Ils soutiendraient Obama que ça ne m'étonnerait pas...)
Cinquième article de la série consacrée à la place des gays et des lesbiennes dans la
société française. Cet article formule une théorie pour comprendre comment lutter contre l'homophobie. Par notre collaborateur :Kim, 31 ans.
A partir de ce que nous avons dit dans les deux articles précédents, nous pouvons désormais proposer un modèle théorique des facteurs pouvant
expliquer la progression de l’acceptation de l’homosexualité dans une société (ou au contraire le maintien d’une forte homophobie). Elle n’est applicable bien sûr que si l’homophobie a existé
ou existe dans la société étudiée. On peut considérer qu’il existe trois catégories de facteurs : le degré des droits et libertés dont disposent les gays et les lesbiennes accordés par le pays,
le degré des mentalités de la population de ce pays sur l’homosexualité, et les communautés gays et lesbiennes elles-mêmes qui doivent se caractériser par leur degré de visibilité. Chacun
influe sur le degré d’acceptation de l’homosexualité dans un pays et par ricochet sur les deux autres facteurs. Ils sont donc tous interdépendants : en effet, seul un ensemble de facteurs
systémiques, c'est-à-dire reliés et dépendants les uns des autres, peut expliquer un phénomène si complexe.
Chaque facteur explicatif est lui-même le résultat de plusieurs composantes.
Le degré de droits et de libertés dont disposent les populations homosexuelles dépend des droits et libertés fondamentales accordées par
l’Etat : ceux favorisant le débat pour confronter les préjugés à la réalité (libertés d’opinion, d’expression, liberté de la presse), ceux favorisant la revendication de l’accord de droits vers
l’égalité (libertés de réunion, d’association et de manifestation), et ceux favorisant l’extension du débat et des revendications d’une minorité à l’ensemble d’une société (pluralisme politique
et souveraineté nationale).
Le degré de visibilité des gays et des lesbiennes dépend de facteurs individuels (proportion de gays et de lesbiennes affirmées et outées),
communautaires (avec notamment l’inscription spatiale de quartiers gays dans la ville) et médiatiques (l’homosexualité est représentée dans la culture de masse par sa présence dans les
médias).
Le degré des mentalités de la société sur l’homosexualité dépend bien sûr du degré de connaissances sur l’homosexualité (un péché ? une
anomalie de la nature ? une maladie ? un exemple de diversité ? innée ? une forme de sexualité innée ou acquise ou les deux ? tous des « folles » ? des gens comme tout le monde ? peuvent-ils
élever des enfants ? etc..). L’ignorance est d’ailleurs la base de l’existence de l’homophobie quand même. Si les mentalités sont progressistes, ou s’il existe une confrontation entre idées
traditionnalistes homophobes et idées plus progressistes, alors, cela peut permettre l’évolution du degré des mentalités sur l’homosexualité, si cela est combinée avec une scolarisation
importante et un programme scolaire adaptée soit pour permettre l’acquisition d’une culture scientifique, de la maitrise de l’argumentation et de la rationalité, voir la mise en place de
prévention contre l’homophobie.
Tout ceci est représenté schématiquement sur le document 1 ci-dessous.
Document 1
Il existe toutefois des variables qui peuvent perturber le modèle théorique de transition vers l’acceptation de l’homosexualité.
Il y a tout d’abord l’intensité de la foi religieuse (si elle est élevée) qui peuvent fausser l’état des connaissances sur l’homosexualité
transmises à la population : c’est ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis par exemple, où la foi religieuse est encore importante, à tel point par exemple que fait rage le débat entre
créationnisme et darwinisme, c’est dire. C’est pour cela que l’homophobie y est plus importante que de ce côté-ci de l’Atlantique. Il ne faut pas négliger l’état des connaissances scientifiques
sur l’homosexualité (si elles sont fausses ou désuètes) qui peuvent aussi fausser les opinions de la population : c’est ce qui se passait en France il y a 40 ans lorsque l’homosexualité était
considérée comme une maladie (il en reste d’ailleurs encore des résidus de cette croyance même aujourd’hui...)
Il y a aussi le degré d’urbanisation, qui est le facteur nécessaire à la création de communautés homosexuelles, favorisant ainsi leur
visibilité. C’est ce qui explique pourquoi la dépénalisation de la sodomie (et donc de l’homosexualité) en France en 1791 n’a pas pu transformer en profondeur les mentalités, car cela fut fait
au moment où le pays était encore essentiellement rural, et où seule une minorité était instruite (quand on vous dit que la France était en avance sur son temps…).
Et il y a bien évidemment le régime politique de l’Etat : une dictature accorde un degré faible ou nul de droits politiques et de libertés
civiles à ses citoyens. Voilà pourquoi les sociétés homophobes sont le plus souvent celles vivant sous une dictature, comme nous l’avions constaté dans notre article précédent.
On constatera au passage que ces trois variables de perturbation au modèle peuvent être influées en partie par le niveau de vie de la
population : en effet, la transition de la pauvreté vers un haut niveau de vie influe sur le niveau d’instruction de la population (les parents n’ont plus un besoin vital d’envoyer leurs
enfants travailler pour rapporter de l’argent au foyer au lieu d’aller à l’école), et favorise, même si ce n’est pas systématique, la décrue de la foi religieuse (le confort matériel et les
meilleures conditions de vie réduisent les occasions de se tourner vers Dieu) et la transition démocratique (c’est le cas actuellement des Nouveaux Pays Industrialisés). Aider un pays à se
développer favoriserait donc indirectement l’acceptation de l’homosexualité par sa population.
Ceci peut se démontrer à l’aide de la mise en corrélation entre niveau de vie et tolérance de l’homosexualité (document 2) : le coefficient
de corrélation entre revenu par habitant et tolérance de l’homosexualité est en effet de 0,72 !
Document 2
Mais vous allez me dire : il manque quelque chose, on sait tous que l’homophobie est liée au sexisme ! Plus une société est sexiste, plus
elle est homophobe ! Et inversement. Alors pourquoi ne pas en parler ? Nous ne nions pas que le fait de rendre une société moins sexiste facilite de rendre une société moins
homophobe. Mais en fait, le sexisme n’est ni plus ni moins que le résultat d’un manque de démocratie et d’un ensemble de préjugés sexistes (les femmes
ne peuvent pas voter, elles n’y connaissent rien en politique voyons, leurs rôles et de s’occuper du foyer, de la famille ; elles ne sont pas capables de faire les mêmes choses que les hommes,
elles sont inférieures, etc…). Le sexisme et l’homophobie sont donc à mon sens liés non parce que l’un conduit à l’autre mais parce qu’eux deux ont les mêmes origines (la prédominance du
machisme due par un déficit démocratique et une méconnaissance de ce qui n’est pas un homme hétérosexuel) ! L’homophobie est donc plus un problème de manque de connaissance et de déficit
démocratique plus que de machisme, même si c’est ce dernier qui peut expliquer en partie ces méconnaissances et ce déficit démocratique. Mais il est vrai que le poids des préjugés est plus fort dans l’homophobie que dans le sexisme car l’un des préjugés sur les homosexuels est
quand même que ce sont des « hommes qui font les femmes » (sic), et que donc les préjugés sexistes et homophobes sont corrélés.
Bon, alors, ce modèle, comment ça marche ?
On peut partir de n’importe quel facteur du modèle pour que celui-ci influe sur les autres facteurs.
Ainsi, par exemple, si l’Etat accorde un degré de droits et de libertés faible aux populations homosexuelles, ces dernières se feront
discrètes ou invisibles. Cette invisibilité rend impossible le renversement des préjugés homophobes de la société car il n’y a aucune confrontation entre les préjugés et la réalité. L’inertie
des préjugés homophobes facilite dès lors le maintien de lois répressives homophobes. C’est ce qui se passe par exemple en Iran (qui a été noté 6/7 par Freedom house) où ont été exécutés deux
jeunes homosexuels en 2005..
A l’inverse, si l’Etat accorde un degré de droits et de libertés élevé aux populations homosexuelles, ces dernières peuvent se faire plus
visibles. Cette visibilité rend dès lors possible la confrontation des préjugés homophobes avec la réalité, permettant le renversement de ces préjugés si les résistances ne sont pas trop
fortes. C’est ce qui se passe actuellement en Afrique du Sud, favorisé il est vrai par des conditions favorables que sont un niveau de développement (favorisant le niveau d’instruction des
Sud-africains) et d’urbanisation (favorisant le communautarisme) plus élevé que sur le reste du continent africain.
Une forte visibilité des gays et des lesbiennes peut faire augmenter le degré de droits et libertés accordés par l’Etat et le degré des
mentalités sur l’homosexualité. C’est ce qui se passe actuellement au Royaume-Uni. La forte visibilité de l’homosexualité, notamment médiatique, aura donc précédé la conquête de l’union civile
et du droit à l’adoption et influée sur les mentalités pour conduire à moins d’homophobie. On peut considérer que la France aussi se situe dans ce cas de figure, les mentalités ayant beaucoup
évoluées avec la dépénalisation de l’homosexualité en 1981 et avec le vote du PaCS en 1999.
En théorie, un haut degré d’acceptation de l’homosexualité influe sur la législation : après tout, pourquoi mettre en place des lois
homophobes si personne ne se plaint de l’homosexualité ? Ainsi une population sensibilisée à l’homosexualité et à l’homophobie refuse les lois homophobes et approuvent les lois vers l’égalité
entre hétérosexuels et homosexuels. Toutefois, et c’est que nous allons montrer plus loin, en règle générale, les mentalités sont en retard par rapport aux autres facteurs… Pour le prouver, il va falloir évaluer, chiffrer chaque facteur. C’est ce que nous allons faire dans notre prochain article.
Pour conclure :
Vous voulez combattre l’homophobie ? Il faut dans ce cas agir sur les différents facteurs de la théorie de la transition vers l’acceptation
de l’homosexualité dans une société.
Si vous voulez combattre l’homophobie dans le monde, en plus d’aider ponctuellement les cas d’homophobie (manifester contre une condamnation
à mort ou un procès par exemple), il faut agir sur les freins du modèle. Il faut donc agir pour favoriser le développement économique et la transition démocratique des pays en question. Que les
politiques entendent ce message…
Et si vous voulez combattre l’homophobie en France, il faut : - augmenter le degré des mentalités en influant sur le contenu des enseignements, par exemple par l’éducation à la prévention de
l’homophobie, par l’incorporation de l’homosexualité dans les enseignements pour briser l’hétérocentrisme (sans forcément aller jusqu’aux gay studies, un simple énoncé de maths avec Paul et
Mouloud au lieu de Paul et Julie, une étude d’un roman, ça peut le faire quand c’est bien fait) – allez les profs, un peu de courage, et si l’Education Nationale pouvait s’y mettre aussi, cela
ne serait pas plus mal ; - augmenter le degré des droits et des libertés des gays et des lesbiennes en militant à une échelle plus ou moins grande. Si vous n’avez pas
envie d’adhérer à un parti politique ou une association luttant contre l’homophobie, manifestez au moins à la marche des Fiertés pour vous faire entendre ! Ce n’est qu’une fois par an, et c’est
amusant alors … Ah sinon, il y a toujours le vote (c’est d’actualité) ; - augmenter le degré de visibilité des gays et des lesbiennes dans la société. Il s’agit déjà d’une part désormais de plus améliorer
qualitativement qu’augmenter la présence de l’homosexualité dans les médias. Encore que si les personnages médiatiques homosexuels pouvaient enfin tous sortir du placard, cela serait bien. Mais
hors de question de ne compter que sur eux, hein : car vous aussi, en faisant votre coming-out, vous contribuer à faire évoluer positivement le modèle vers plus d’acceptation de l’homosexualité
dans la société.
Bref, vous l’aurez compris, il n’y a pas de petits combats. Même vous, à votre échelle, pouvez faire quelque chose. Alors faites-le
!
Alors que Rachel se sent rassurée après le retour de Dylan, lui annonçant qu'il n'a trouvé aucun
rodeur dans le jardin, elle va découvrir Tiffanie et Dino en train de...
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potes Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation deLaurenthimself. Un grand merci à l'équipe de Foup !
Dans la cité des anges, quand le crépuscule tombe sur le boulevard, il arrive que certains s’endorment en sachant pertinemment qu’ils ne
verront pas l’aurore.
Il s’appelait Steven, il était des nôtres. Il aimait la vie et la mordait à pleines dents. La dernière fois que je l’ai vu, en juin dernier à
New York, il voulait encore m’emmener dans le genre de fête où l’on s’étourdit sur les rythmes les plus récents, où l’on danse jusqu’à l’aube, en espérant croiser le compagnon d’une nuit qui en
réalité n’est qu’un jour qui s’y substitue, le temps de rompre, entre ses bras inconnus, la monotonie de la solitude.
Steven était une « tête ». Avec son bagage universitaire, il aurait pu trouver un emploi en or. Juriste multi diplômé, il avait
renoncé à une carrière toute tracée dans de prestigieux cabinets pour devenir, à 30 ans, un simple secrétaire d’une grande entreprise française. Mais cette entreprise lui offrait la possibilité
de voyager et son rêve, c’était l’Amérique. Il parlait aussi l’espagnol, l’italien et l’espéranto.
Il s’est battu pour être affecté en Californie. La DRH a longtemps soufflé le chaud et le froid. Et puis, alors qu’il avait commencé à
planifier d’autres projets à San Francisco dans une optique de vie plus bohème qui l’aurait rapproché de Madame Madrigal et de Michael Tolliver, son vœu fut exaucé : il fut muté à Los
Angeles. Aujourd’hui, je me dis qu’il aurait mieux valu que ses pas l’aient conduit plus près de Barbary Lane que de Mulholland Drive…
Pendant deux ans, Steven s’est éclaté sous le soleil californien. Il était heureux. Et puis, l’été dernier, est arrivé son nouveau patron. Un
genre de maquignon qui achèverait volontiers les derniers mustangs du Nevada – en existe-t-il encore ? – , ces ultimes chevaux sauvages et libres que Clark Gable et Monty Clift attrapaient
au lasso dans Les Désaxés. Un homme autrefois important, ou qui plutôt se donnait de l’importance ; un roquet
qui était la voix aphone de sa maîtresse. En France, il est de tradition de récompenser les médiocres dont on ne veut plus en leur offrant une belle promotion. Voyez par exemple ce qui se produit
de-ci de-là avec la crise boursière internationale. Ce fut donc la côte ouest, là où la vie passe pleine de songes et d’illusions…
Rapidement, la pression exercée sur Steven par son nouveau chef de service, probablement ravi de jouer les despotes à qui il faut obéir au
doigt et à l’œil et qui ne supporte aucune contradiction, a pris les atours d’un harcèlement moral insidieux propre à saper les fondations les plus résistantes. Or, malgré sa haute carrure,
Steven était un colosse aux pieds d’argile. Un gentil Goliath face à un méchant David. Un être sensible, comme moi, comme nous tous, peut-être un peu plus fragile. Je sais ce qu’il a enduré
depuis trois mois pour l’avoir enduré moi-même pendant un an avec mon précédent patron, et bien que cette immonde ordure soit partie depuis 5 ou 6 semaines et que son remplaçant soit du genre
« cool » et à tout le moins normal, le mal est fait et j’en ressens les symptômes.
Samedi dernier, pendant que Juju et Roméo se croisaient en boîte de nuit, prêts à offrir le
spectacle d’une scène de ménage dont ils ont le secret, quelque part de l’autre côté de l’océan, une âme en peine, un esprit au bout du rouleau, préparait sa sortie de la vie.
Dans la cité des stars, Steven est parti comme une star. Médicaments et alcool, le cocktail tout en douceur qui ne figure pas sur la carte du
Zanzi’s Bar. L’histoire ne dit pas quelle était la composition de ce mélange magique qui met un terme à toute souffrance physique ou morale. À
quel point de non-retour sa détresse avait-elle pu le conduire pour qu’il ne lui fût plus possible d’envisager une autre option, et ainsi de renoncer à ses rêves, pour nous quitter en pleine
jeunesse ? Il a laissé un message à son ami, tout en s’assurant qu’il ne pourrait être sauvé. À moins que la seule manière de se sauver d’un monde barbare et impitoyable réside dans la
fuite. Un grand saut dans les ténèbres ou une échappée belle vers de nouveaux horizons où l’herbe est plus verte. Une capitulation ou un sursaut vers la victoire.
Sa mort brutale, incompréhensible, inattendue, résonne en moi comme un écho à mon propre abandon. Elle me donne aussi une piqûre de rappel,
pour me que je n’oublie pas que je n’ai pas vocation à me laisser broyer par le système, laminer par d’odieux petits chefs, ni à baisser les bras parce que ma vie n’est pas encore telle que je
voudrais qu’elle soit, mais que je dois au contraire redresser la tête et foncer me donner les moyens d’atteindre mes objectifs, quitte à tout plaquer. Mais pas comme lui, pas comme ça. En allant
de l’avant, vers l’aventure. Vers la vie.
« En plus du désir normal masculin et féminin, la nature, dans sa souveraineté, a donné à certains hommes et certaines femmes le désir
homosexuel, les mettant ainsi dans un asservissement sexuel qui les rend physiquement et psychiquement incapables […], même avec les meilleures intentions, d’érection normale. Ce désir crée par
avance une franche horreur du sexe opposé. »KÁroly MÁria Kertbeny, lettre ouverte au ministre de la Justice prussien,
1869.
La saison 2 de Lo que surja, la série gay de Valence (en Espagne) sous-titrée en
Français.
Retrouvez Edu, Hugo, Alberto, Borja, Alex, Pablo et les autres !
La bataille médiatique fait rage actuellement en Californie entre opposants et partisans de la « Proposition 8 » qui doit être votée le 4 novembre prochain, le même jour que l'élection
présidentielle américaine. Rappelons que si cette proposition passait, elle interdirait le mariage pour les couples de mêmes sexe. Les adversaires du mariage gay, forts du large soutien financier
de différentes églises, ont réalisé des spots TV... Voici le dernier en date (celui des gens qui ne nous aiment pas) :
En réponse, voici le nouveau spot des opposants à la « Proposition 8 » (celui des gens qui
veulent aussi notre bonheur, car pour soutenir le mariage gay, donc pour lui dire "oui", il faut voter "non", simple non ?).
Rachel décide de rendre visite à ses parents pour connaitre la vérité sur son
adoption...
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Un billet d'humeur d'Isabelle B. Price, d'Univers-L
Comme certains d’entre vous le savent, je suis infirmière. Vous êtes déçus d’apprendre que je ne vis
pas de ma plume, malgré ce réel talent qui m’habite… désolée de vous décevoir. C’est ça la vie, on ne fait pas toujours tout ce que l’on veut et ce que l’on aime.
Bref, je suis infirmière et aujourd’hui, je suis malade. Oui, je suis infirmière et du coup, je n’ai
pas le banal rhume qui vous touche tous plus ou moins. Non, moi, je ne suis pas enrhumée. Moi je suis malade, vraiment malade. J’ai mal à la gorge, le nez qui coule et une toux sèche.
Parfaitement !
Et j’ai de la température. Pas besoin de la prendre pour le savoir. J’ai chaud, j’ai froid, j’ai des
frissons. En service, si j’avais été une patiente, on m’aurait piqué des hémocultures depuis belle lurette et on m’aurait collé sous antibiotiques. Oui mais non ! Justement parce que je suis
infirmière, je ne veux pas de médicaments. Non ! Mon immunité naturelle va venir à bout de cette énorme maladie et je serais sur pied dans quelques jours. Alterner l’aspirine et le
paracétamol sert seulement à accélérer un processus de guérison que je sais déjà en marche.
Je suis donc malade et, alors que tant de choses me rapprochent de ma mère, là je dois avouer que je
ressemble plus à mon père. Déjà il ne faut pas me parler, bon, le gros avantage d’être célibataire et de vivre seule c’est que ça facilite les choses de ce point de vue là. Ensuite, il faut me
laisser faire la gueule autant que je veux et me murer dans le silence si j’ai envie. Enfin, il faut me laisser me plaindre. Ben oui, je suis stoïque, j’affronte l’insurmontable, personne ne le
voit, il faut bien que je prévienne quand même.
Alors que je me mouche pour la millième fois de la journée, je dois reconnaître que je viens de
découvrir l’avantage d’avoir une poubelle de bureau. Elle ne sert peut-être à rien en temps normal mais là, elle rend le jeter de mouchoirs presque agréable.
J’ai pensé à demander une hospitalisation à domicile. Oui, on ne se rend pas compte mais quand on est
épuisée et malade et qu’on doit faire les courses, faire la cuisine, se laver, c’est horrible, c’est presque insurmontable. Heureusement que je suis une femme forte, vous savez.
Je vais donc de ce pas regagner mon lit afin de laisser mes petits globules blancs se réunir en
véritable armée pour combattre l’envahisseur et lui apprendre à vouloir venir conquérir nos terres. Il ne sera pas dit que nous ne vaincrons pas.
Ah et si jamais ce terrible rhume venait à triompher, j’aimerai que sur ma tombe soit inscrit :
« A combattu avec courage mais l’adversaire était trop fort. »
La saison 2 de Lo que surja, la série gay de Valence (en Espagne) sous-titrée en
Français.
Retrouvez Edu, Hugo, Alberto, Borja, Alex, Pablo et les autres !
Ce matin, à 10
heures, Kriss et Kael se sont pacsés. Kriss est l'un des collaborateurs de notre blog. Leur bonheur irradie sur le Net depuis la création de leur site. Je
vous invite à aller découvrir les photos de ce grand moment en cliquant ici et surtout à les féliciter.
Kriss, Kael, je vous embrasse encore une fois très très fort.
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