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Mais aussi, depuis, Cyril Legann,
Gérard Coudougnan (Livres), Voisin Blogueur,
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et Hugo Rozenberg.

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Un grand merci à Francis Moury,
Olivier Nicklaus et à
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et bien d'autres depuis le début et d'autres à venir...

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Dimanche 2 mai 7 02 /05 /Mai 12:15

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Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Dimanche 2 mai 7 02 /05 /Mai 12:01

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« Dans les stades, les « tirs de pédé » ou « il joue comme une tarlouze » ne choquent personne. Remplacez le mot « pédé » par « nègre », et les mêmes s’insurgent. Les insultes homophobes sont rentrées dans les mœurs. »  Pascal Brethes, président du Paris Foot Gay, Médiapart, 1/05/2010.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Samedi 1 mai 6 01 /05 /Mai 06:41

chaudronpotter

 

17.

MES ÉPHÉMÉRIDES DE MAI

Papy Potter


Papy Potter est né en pleine folie hippie de parents qui ne l'étaient pas. Depuis lors, il vit au milieu de ses arbres avec son adorable pirate des trains, tout au bord d'un marais nommé « du ru d'amour ». À quelques kilomètres de là, s'étend une vaste forêt où il travaille. Dans le chaudron rose, comme il est devenu vieux (il a presque 40 ans) et que Moudulard a fermé ses portes depuis longtemps, il glose sur le lien sulfureux et amoureux liant les gays aux diverses spiritualités du monde.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Voici venu le joli mois de mai et les éphémérides de votre Papy Potter préféré. L’occasion de se pencher sur certaines célébrités comme Léonard de Vinci ou Jeanne d’Arc. De célébrer certaines fleurs. Et de réfléchir aussi aux actes que l’on pourrait poser à l’occasion de la prochaine journée internationale de lutte contre l’homophobie. Que mai vous soit fleuri et parfumé.

 

1er mai : Au Nigeria, les boris se livrent à des rituels de possession. Un esprit apprécié des homosexuels dans ce contexte est Dan Galadima, dit le prince, aux attitudes efféminées et gracieuses.

2 mai : Mort de Léonard de Vinci en 1519, scientifique, inventeur et peintre homosexuel. En 1476, il fut impliqué dans un procès pour sodomie sur un jeune homme de 17 ans. Hantant les bains publics à la recherche de modèles, il portait ‒ à soixante ans passés ‒ un manteau rose et court, significatif, dit-on, de son homosexualité. À sa mort, son protégé, Melzi, révéla la profondeur des sentiments qui les unissaient.

3 mai : Kama est le dieu indou de l’érotisme. Son physique inspire des sensations torrides, le détail croustillant étant qu’on lui prête l’odeur d’un éléphant en rut. Il porte un arc en canne à sucre et des flèches faites d’abeilles. Dans ses mains, on trouve le lotus bleu, le jasmin, l’iris, la fleur de mangue… Quand il ne dérange pas les sages de leurs méditations, il réside à Kamaloka. On lui connaît une passion pour le dieu Krishna dont il dit : « Même si je devais mener des vies entières d’austérité, je veux que la dernière soit celle d’une des bergères de Krishna pour pouvoir lui caresser les orteils à loisir. » C’est bien sûr de son nom que dérive le Kama sutra.

4 mai : En Chine, la pêche symbolise l’homosexualité en plus de l’immortalité. Allez, la saison des pêches arrive !

5 mai : Saint Maxime affirmait au Vème siècle l’androgynie du Christ et le retour de l’humanité à cet état lorsque viendra la fin des temps. Il n’est apparemment pas le seul à le penser. D’où cela vient-il et pourquoi est-ce le cas ?

6 mai : On fait parfois référence à Saint Jean comme l’apôtre préféré ou bien-aimé de Jésus. D’apparence efféminée, c’est lui que certains prennent pour Marie Madeleine dans certains tableaux. Son église, selon certaines croyances, succèdera à celle de Pierre.

7 mai : Naissance de l’artiste homosexuel Tchaïkovski en 1840. On lui connaît des idylles avec Alexeï Apoukhtine et Vladimir Gérard. Il est un des compositeurs dont l’homosexualité est la mieux documentée. Et si on écoutait une de ses œuvres, en souvenir ?

8 mai : Le temple d’Artémis, dans l’actuelle Turquie, est une des 7 merveilles du monde. Il fut détruit définitivement au Vème siècle, et fut le théâtre de rituels lesbiens et transgenres. Quel lieu moderne, couru des gays ou des lesbiennes pourrait-il rivaliser avec ce statut merveilleux ?

9 mai : Le lilas est un arbre qui symbolise l’androgynie. Certains disent que l’esprit du lilas aurait vécu avec celui de l’iris pendant plus de 7 000 ans. Embaumons la maison de son parfum.

10 mai : Les bajasa sont des chamans aux deux esprits chez les Torajda Bare’e. Ils célèbrent la déesse Ndo i Lino et le dieu Puë di Songe chez qui ils se rendent en chevauchant l’arc-en-ciel pour soigner les âmes des malades qui leur sont confiés.

11 mai : En Dalmatie, chez les Mérédites, on pratiquait encore au XIXème siècle une cérémonie au cours de laquelle une femme pouvait annoncer son désir de vivre comme un homme et être considérée comme tel. Elle s’habillait alors de façon masculine et pouvait épouser une femme.

12 mai : Le chamanisme féérique est un groupement créé à la fin du XXème siècle aux USA pour apprendre aux gays à communiquer avec les esprits des plantes et des animaux, notamment.

13 mai : Le temple des deux fleurs, en Chine, était un lieu où l’on célébrait les amours homosexuelles masculines. On y demandait leur bénédiction à un couple d’esprits dont l’un se nommait Choy. Les japonais détruisirent ce temple en 1854. De nos jours, existe-t-il un temple quelque part où ces amours seraient célébrées et où les gens pourraient venir demander la bénédiction d’un couple gay divin dans le genre de Choy et de son amant ?

14 mai : Mort du Pape Jean XII en 964, qui pratiquait des cérémonies païennes et homosexuelles. Quelle fut son œuvre et en quoi a-t-il marqué l’Église ?

15 mai : L’autel de Ganymède, au forum romain, était un lieu de rendez-vous pour les homosexuels. De nos jours, à nouveau, quel autel le serait ?

16 mai : L’homme vert existe sous la forme du roi chêne et du roi houx. Protecteur du peuple végétal, il est représenté sous forme de masques en Allemagne et en Angleterre. Le houx règne sur l’hiver et le chêne l’été. La passation de pouvoir de l’un à l’autre a une forme initiatique et sexuelle.

17 mai : Journée mondiale contre l’homophobie. Concrètement, que puis-je faire pour marquer le coup ? Quelles activités sont organisées dans ma région en cette occasion ?

18 mai : Le brésilien Darcy Penteado revisite le conte de Blanche Neige en en faisant une dragqueen qui meurt après avoir avalé une pomme gorgée d’insecticide. Le miracle est que dans la tombe, elle paraît plus jeune que jamais. Le conte se termine en faisant de Blanche Neige une sainte brésilienne. Et si je devais revisiter un conte célèbre, lequel serait-ce ?

19 mai : Saint Alcuin est un prêtre poète ami de Charlemagne, dont certains auteurs, comme John Boswell, ont noté combien la poésie est empreinte d’homoérotisme.

20 mai : En 1939, ce jour, la castration des homosexuels est autorisée dans l’Allemagne nazie. Souvenons-nous.

21 mai : Chez les indiens Zuni, Kolhamana est un deux-esprits à la fois guerrier et conciliateur entre les deux polarités, masculine et féminine, solaire et lunaire. Il porte une tunique masculine sur une robe féminine. La moitié de sa coiffure est dressée comme celle des femmes, l’autre est tombante comme celle des hommes. D’une main, il porte un arc et des flèches, de l’autre du maïs. Correspond-il à ce que nous appellerions aujourd’hui les « intersexués », appellation moderne des « deux-esprits » ?

22 mai : Naissance du politicien américain Harvey Milk, militant pour les droits civiques des gays, et premier homme public américain ouvertement gay. Il fut assassiné en 1978, le 27 novembre. Souvenons-nous.

23 mai : C’est la Saint Guibert, souvenons-nous d’Hervé Guibert justement, qui révéla sa séropositivité dans son magnifique écrit À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie. Il mourut du SIDA le 27 décembre 1991, à l’âge de 36 ans. Son œuvre artistique révèle tout le drame de cette maladie, notamment à travers les photos qu’il a prises de son corps pour en montrer la transformation.

24 mai : Une loi française de 1950 fixe la fête des mères au dernier dimanche de mai. La relation des homos avec leur mère n’a pas fini de faire parler d’elle. Une BD lui a même été consacrée, publiée d’abord dans le magazine Gai Pied, dont le fondateur, Jean Le Bitoux, vient de disparaître.

25 mai : C’est aujourd’hui qu’avaient lieu les fêtes d’anniversaire d’Artemis. Ses prêtresses, accompagnées des megabyzoi, portaient des images à son effigie, ainsi que de l’or et de l’argent. Les megabyzoi portaient des vêtements sacerdotaux, masculins et féminins. Ils avaient le visage rasé et maquillé. Ils composaient des musiques, réalisaient des horoscopes, s’occupaient des finances du temple. La castration des temps anciens fut remplacée par un rituel symbolique, l’initié étant pris en charge par un aîné. Ils lisaient le futur en utilisant des sortes de runes de bois aux lettres peintes d’or. Elles étaient aussi utilisées comme amulettes protectrices.

26 mai : Pele est une déesse volcanique hawaïenne dont le compagnon était bisexuel. Extrêmement jalouse et fière, elle attire beaucoup de lesbiennes comme en témoigne l’ouvrage Sexualité lesbienne sacrée de Diane Mariechild. Quelle part volcanique, jalouse et fière ai-je en moi ?

27 mai : Papaver (le coquelicot) était l’amant d’Anethus (l’anis). À sa mort, il se transforma en coquelicot. Les amants homosexuels romains s’offraient des guirlandes de fleurs en leur mémoire. Et si on les rassemblait en bouquet : coquelicot et anis ? Les premiers coquelicots sortent dans les champs.

28 mai : Kalunga est une ancienne divinité africaine de la tribu des Kwanyama en Angola. Par le passé, elle était servie par des prêtres transgenres nommés Kimbanda. La divinité fut d’ailleurs importée en Amérique avec l’esclavage. De sorte qu’encore aujourd’hui, le mot « calungagem » désigne des gestes efféminés et des démarches chaloupées.

29 mai : Svin-fells-as est un fé allemand. Il partage l’existence d’un autre fé, dans les montagnes, qui se transforme en femme toutes les neuf nuits.

30 mai : Sainte Jeanne d’Arc. On la connaît pour les voix qu’elle entendit, de Saint Michel, de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite. Dans sa jeunesse, dans l’auberge (La Rousse) où elle servait, elle partageait la couche d’une jeune femme, Catherine. Lors de ses visions, Jeanne fut enjointe d’abandonner son allure féminine pour servir la France en tant que guerrière, on va dire « spirituelle ». Elle se coupa donc les cheveux et se mit à porter l’épée. On connaît les combats qu’elle conduisit contre les anglais. Ce sont eux qui la rendirent au clergé français. Elle y fut condamnée pour hérésie et sorcellerie. De même, son transgendérisme lui fut reproché. Retrouvée habillée en homme dans sa cellule peu après son procès, elle fut brûlée vive le 30 mai 1431.


Plongez dans les précédents « Chaudrons roses »

 

TO BE CONTINUED...
Par Papy Potter - Publié dans : LE CHAUDRON ROSE
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Vendredi 30 avril 5 30 /04 /Avr 11:34
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Gay comme mon nom ne l'indique pas, et juif comme mon nom ne l'indique pas non plus, je suis tombé tout petit dans une marmite de BD (BD, pas PD !). Depuis, j'ai noirci des milliers de pages de personnages plus ou moins étranges. Depuis cinq ans, je suis chroniqueur du site Unificationfrance.com auquel je livre chaque semaine un dessin. Concerné par la cause LGBT, c'est avec plaisir que j'ai rejoint l'équipe de Les Toiles Roses, blog auquel je participerai avec mes « p’tits miquets ».

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Et un petit don pour Le Refuge, ça ne vous gratouillerait pas les oreilles de Spock ?

 

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Ainsi parlait Zarozenbergheustra (4)...


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Le Jour où la Terre s'arrêta... (2)

petitgris3.jpg Attention Mulder et Scully... Ils reviennent... Ne vous retournez pas !

Voir toutes les rencontres

TO BE CONTINUED...
Par Hugo Rozenberg - Publié dans : DESSINS : Rencontres de tous les types
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Jeudi 29 avril 4 29 /04 /Avr 18:15

KingMott.jpg

 

« L’Église catholique est à première vue homophobe […] Elle considère que ma conduite est par nature désordonnée. Je ne sais pas si on peut être plus homophobe que ça. »

« L’idée que le mariage soit un arrangement humain, stable et ancien, dérivé de la révélation divine, limité à celui qui existe entre un homme et une femme, et ne liant que par la permission d’une Église unique, est tirée par les cheveux. C’est risible de considérer que les relations humaines puissent jamais trouver satisfaction et expression dans cette unique interprétation du mariage. »

W. King Mott, « homosexuel pacsé mais un homosexualiste violemment hostile à l’enseignement de l’Église sur cette question (…) [Futur intervenant à la] Seton Hall University d’Orange, dans le New Jersey (archidiocèse de Newark), qui a cette particularité d’être la plus vieille université catholique diocésaine des États-Unis, (…) pour le trimestre d’automne, l’université a décidé de consacrer trois cours « universitaires » à la question du “mariage” entre personnes de même sexe. » Information reprise du blog Americatho (dont l’auteur reprend ce terme stupide de « homosexualiste ») via ses sources.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Jeudi 29 avril 4 29 /04 /Avr 17:13

Affiche-Homobus-2010.gif

Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Jeudi 29 avril 4 29 /04 /Avr 17:01

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Reportage sur la campagne menée par la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (avril 2010) sur France 3.

 

Par Daniel C. Hall - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre le sida
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Jeudi 29 avril 4 29 /04 /Avr 10:48


de  Nico Bally

 

nicopalais.jpg

 

LE PALAIS DE LA COCHONNERIE

 

Nico Bally a publié une multitude d'histoires étranges sur divers supports, du webzine à l'anthologie, en passant par le livre photo-musical.

Après avoir sillonné les villes les plus exotiques et palpitantes du globe (Dunkerque, Manchester), il vit aujourd'hui à Lille où il fête tous les jours son non-anniversaire (trente ans tout rond) avec un lapin gay, une chatte blanche déguisée en chatte noire, et la fée Clochette.

En marge de l'écriture, il travaille comme contrôleur de contenu pour Recisio Music malgré de longues études en sciences, informatique et philosophie. Il respecte les lois du TATBAR (Touche À Tout, Bon À Rien) en s'adonnant à la photographie naïve, la musique noise-ambiant expérimentale, les courts-métrages DIY, l'auto-pornographie, le rot tonal et la peinture sur vélo.

Pour Les Toiles Roses, il élargit ses univers fantastiques-oniriques en développant les thèmes LGBT qu'il avait trop souvent mis de côté.



Vous avez peut-être déjà entendu parler de Mister Queer ?

C'est un étrange personnage. À la fois fier et discret. On prétend qu'il a subit une transformation magique. A-t-il été piqué par une araignée mutante ? A-t-il bu une potion mystérieuse ? Récité une formule antique ? Baigné dans un fluide radioactif ?

Peu importe ! Il est capable de détecter la détresse, et utilise ce pouvoir pour venir en aide à ceux qui en ont besoin.

C'est ainsi qu'il se retrouva chez Benoît. Celui-ci semblait être absent. Et pourtant, Mister Queer entendait son appel. Plus étonnant encore, un cochon groingroingnait dans sa chambre.

« Que fais-tu là, petit cochon ? lui demanda Mister Queer.

Scrounch ! Scrounch ! » répondit l'animal.

À sa grande surprise, notre héros comprit ce que signifiaient ces groingroingnements : « Aidez-moi ! »

Car il s'agissait bien là de Benoît, transformé en porc bien malgré lui.

Et dans le coin de la pièce, une autre lamentation se fit entendre. On aurait dit le bruit d'une cascade molle, le son d'une neige lentement vomie par une fraise géante. Et de même, cela signifiait : « Aidez-moi ! »

Se retournant vers ce bruit étrange, Mister Queer vit une silhouette humaine composée de gélatine rougeâtre.

Il avait beau être un super-héros, Mister Queer eut besoin de reprendre son souffle.

Comme il pouvait communiquer avec l'animal et la chose, il commença par les calmer, puis essaya de comprendre ce qui s'était passé.

Benoît avait porté un simple masque de cochon. Puis il avait recouvert Barthélémy – son partenaire – d'une couche de confiture destinée à être léchée avec sensualité.

Malheureusement pour les deux amants, l'un s’était transformé en vrai cochon et l'autre une masse de confiture vivante.

« Voilà qui est inhabituel ! » commenta Mister Queer lorsqu'il ressentit, au lointain, un autre appel de détresse.

« C'est pourtant de la confiture faite pour ! » se lamenta le cochon en groingroingnant de plus belle.

Le super-héros lui demanda ce qu'il entendait par là. L'animal désigna du groin un petit pot. Il était vendu en sex-shop. L'étiquette précisait : « Confiture sexuelle, à étaler puis lécher. Ne pas utiliser comme lubrifiant, ne pas utiliser comme ingrédient. » Sur le couvercle, un autocollant rose : « Le Palais de la Cochonnerie ».

Mister Queer – après avoir fait promettre à Benoît de ne pas dévorer l’appétissant Barthélémy – laissa là les deux amants, puis vola au secours du second appel.

 

En arrivant chez Aurélie, il découvrit une nouvelle scène hors du commun. Aurélie tentait de comprendre ce qui lui était arrivé, tandis que son partenaire pleurait, enroulé dans les draps tirebouchonnés.

« Mais arrête de pleurnicher ! » commanda la demoiselle.

Voyant arriver Mister Queer, elle l’assura avec véhémence qu'elle était bien une femme. Car entre ses longues jambes fuselées se dressait un organe noir turgescent et vigoureux.

« Je sais, je sais, répondit-il. Vous avez aussi subi une transformation.

Comment le savez-vous ? hoqueta Aurélie.

J'ai des super-pouvoirs ! Dites-moi, qu'étiez-vous en train de faire ?

J'ai... J'ai juste enfilé un harnais. Vous savez… un gode-ceinture...

Et vous n'avez rien fait d'autre ?

Je l'avais à peine enfilé qu'il se changeait en vraie bite ! »

La boîte gisait à côté du lit. On pouvait y lire le nom du vendeur : « Le Palais de la Cochonnerie ».

« Comme la confiture ! s’écria Mister Queer.

Je vous demande pardon ?

Où l'avez-vous acheté ?

Au nouveau sex-shop, Le Palais de la Cochonnerie. C'est à côté de la gare... »

Aurélie n'eut pas le temps de terminer sa phrase, Mister Queer s’était déjà évaporé.

 

Tout venait du sex-shop. Il était prêt à parier que le masque de cochon y avait été acheté aussi.

La boutique était rose bonbon, l'enseigne au néon rouge ne clignotait pas.

Le propriétaire fermait le rideau de fer lorsque Mister Queer arriva.

« Il va falloir revenir demain, Monsieur...

Non, attendez ! »

Le super-héros sentit que quelque chose clochait chez cet homme. Il semblait bien trop froid, trop méprisant, et même trop élégant, pour ce genre de commerce. On l'aurait plutôt vu tenir une chocolaterie, ou vendre des costumes sur mesure.

« Qui êtes-vous ?

Ethan Rayne, le propriétaire. Et vous ? »

L'homme reculait lentement vers l’intérieur de son magasin ; il semblait préparer un mauvais tour.

« Vous avez compris que je ne suis pas un client… » déclara Mister Queer en s'avançant avec précaution.

Mais il était trop tard. Ethan prononça une formule, et soudainement toutes les poupées gonflables de la boutique se jetèrent sur le super-héros !

Par petits bonds, dans un grand chœur de bruits grinçants de plastique maltraité, elles s'approchèrent de lui, leurs gueules rouges grandes ouvertes, leurs bras mous tendus telles des zombies de latex.

« Des femelles factices ne peuvent rien contre Mister Queer ! »

Celui-ci se dandina en fredonnant un air disco, et les poupées, comprenant qu'elles n'avaient aucun pouvoir sur lui, se dégonflèrent.

Mister Queer saisit alors un fouet à paillettes, et le claqua en direction du gérant.

« Alors c'est ça ? Vous animez vos jouets pour torturer la ville !

Tous ces pervers n'ont que ce qu'ils méritent ! jura Ethan.

Vous êtes le seul pervers que je vois ici ! »

Un nouveau sortilège, et une armée de petits canards vibra en direction du super-héros.

Celui-ci leur lança toutes les bites en plastique qui lui tombèrent sous la main. Puis il balança une laisse cloutée en direction du gérant démoniaque.

« Je vous aurai ! »

Il l'attrapa au deuxième essai.

Mais comment briser les sorts ?

Un geste trahit Ethan. Il jeta, malgré lui, un regard inquiet vers une petite idole, une statuette cernée de cierges phalliques sur un autel arc-en-ciel.

« Tu as pactisé avec le démon ! » jura Mister Queer.

Retenant le sorcier prisonnier de la laisse, il l'enjamba pour aller éteindre les cierges, et faire tomber la sculpture de sa mini-chapelle. Elle représentait une sorte de dieu androgyne dont les tétons se prolongeaient en deux serpents entrelacés.

Mais Mister Queer sentit que le sortilège agissait encore ; les appels de détresse se multipliaient partout dans la ville.

« Comment tout arrêter ? ordonna-t-il à Ethan.

Plutôt crever ! » répondit l’autre.

Le super-héros tira sur la laisse, fouetta le sorcier. En vain ! Celui-ci semblait même en retirer un certain plaisir. Il riait comme un dément.

« Mais tu aimes ça ! »

Le sorcier s'était mis à quatre pattes ; il tirait sur sa laisse en la mordillant.

Mister Queer pensa alors à la plus vieille méthode qui soit pour calmer les ardeurs sexuelles.

Il attacha la laisse à un pied de table, et se dirigea vers un lavabo qu'il avait repéré dans l’arrière-boutique.

Lorsqu'Ethan le vit remplir un seau d'eau glacée, il hurla : « Non ! ». Mais il était trop tard, le super-héros revenait.

Il balança l'eau sur la statuette, et entendit un sombre crépitement, comme un incendie étouffant sous la vague d’eau lâchée d’un Canadair.

Il sut alors que le masque de cochon, la confiture et le harnais étaient redevenus de simples accessoires sexuels inoffensifs.

Ethan disparut sans que Mister Queer s'en aperçoive. C’était fort contrariant.

Il laissait derrière lui sa statuette maléfique. Les tétons-serpents de celle-ci s'étaient rétractés, et la divinité plaçait une main devant son sexe, tandis que l'autre barrait et cachait sa poitrine…


© Nico Bally – 2010.

Tous droits réservés.

Direction littéraire de la série : Daniel Conrad & Pascal Françaix,

avec l'aide de Gérard Coudougnan.


Lire les précédents petits contes
Par Nico Bally - Publié dans : PETITS CONTES DARK-EN-CIEL
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Mercredi 28 avril 3 28 /04 /Avr 17:41

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Reportage sur le spectacle Place des Mythos, dans le cadre de la lutte contre l'homophobie (Source : Fontaine Canal Local)

 

Par Daniel C. Hall - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre le sida
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Mercredi 28 avril 3 28 /04 /Avr 17:16

Poster2_mini.png

Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Mercredi 28 avril 3 28 /04 /Avr 16:48

 

 

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INTERVIEW DE SARAH WARN,

LA FONDATRICE DU SITE LESBIEN AFTERELLEN.COM

 

Sarah Warn est née dans une petite ville de l’État de Washington il y a 33 ans. Elle a grandi en lisant tout ce qui lui tombait sous la main et en inventant des jeux avec sa sœur. Elle a reçu un B.A. au Wellesley College et un Master en Théologie à l’Université de Harvard.

Elle a ensuite passé sept ans à travailler dans le marketing et le business Online. Puis en avril 2002, elle a fondé le site AfterEllen.com pour se distraire et parce qu’elle ne parvenait pas à trouver ce qu’elle souhaitait concernant les homosexuelles dans les médias. Les trois premières années, ce site ne lui a pas rapporté d’argent car elle n’avait pas de partenariat publicitaire. Puis la quatrième année, elle a quitté son emploi, trouvé des partenaires et s’est occupée du site à temps plein. Aujourd’hui, AfterEllen.com est le site lesbien le plus connu aux États-Unis.

Sarah Warn est également la créatrice de AfterElton.com (apparu sur la toile en 2005) et de Erosion Media, LLC. En juin 2006, la jeune femme a annoncé qu’elle avait été rachetée par Logo, une entreprise spécialisée dans les programmes destinés au monde LGBT.


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Quand avez-vous débuté AfterEllen.com ?

Je l’ai démarré en avril 2002. Les trois premières années, je n’ai fait aucun bénéfice – je n’avais aucun annonceur et j’avais un travail à plein temps. Mais au cours de la quatrième année, j’ai démissionné de mon poste et trouvé des annonceurs.

 

Vous gériez seule le site, au départ ?

Oui, je l’ai commencé seule et pendant longtemps, j’ai été la seule à écrire les articles. C’était juste un passe-temps. Je ne savais pas comment trouver des chroniqueurs, mais ensuite, j’ignore ce qui s’est passé, j’ai reçu des mails de personnes me demandant : « Hey, avez-vous besoin de chroniqueurs ? » Donc lentement, j’ai trouvé d’autres personnes pour l’écriture et puis j’ai commencé à les rémunérer vers la troisième année. Le truc sympa avec les lesbiennes, c’est qu’elles veulent vraiment voir le site que vous êtes en train de créer, donc tout ce qu’elles veulent, c’est vous aider.

 

Pourquoi l’avoir créé ?

Eh bien, je suppose pour la plupart des mêmes raisons qui vous poussent à créer votre site web : j’ai regardé autour de moi et je n’ai pas vraiment pu trouver ce que je cherchais. C'est-à-dire des informations disponibles sur Internet pour les lesbiennes. De plus, je suis accro aux divertissements, donc je voulais un prétexte pour écrire sur ce genre de trucs, vous voyez !

 

Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur votre parcours ?

J’avais travaillé pour un site Internet de voyages. J’ai fait du marketing en ligne pour eux et avant ça, j’ai travaillé pour une grande agence de pub en ligne. Donc j’ai passé les huit dernières années à faire du marketing en ligne. Comme je vous l’ai dit, AfterEllen.com était juste un passe-temps, mais d’un seul coup, c’est devenu le plus important site lesbien sur Internet. Donc j’ai pensé « OK, j’essaie de laisser tomber mon job et je vois ce que ça donne, j’essaie d’en faire un vrai business. »

 

À votre avis, qu’est-ce qui rend votre site unique, comparé aux autres sites gays et lesbiens ?

Premièrement, il est entièrement dédié au divertissement. De plus, nous écrivons uniquement sur des femmes qui sont ouvertement lesbiennes ou bisexuelles. Nous ne parlons pas des femmes hétéros, sauf si elles incarnent des lesbiennes – à une exception près, un nouveau blog quotidien dans lequel nous abordons des sujets non lesbiens. Mais c’est juste une sous-rubrique, le site principal ne traite pas de ça. Nous accueillons volontiers les femmes bisexuelles, ce qui est différent de beaucoup d’autres sites, je pense. Nous leur consacrons une section.

 

Pourquoi avez-vous créé une section spéciale pour les femmes bisexuelles ? Existait-elle dès le début ou l’avez-vous ajoutée après en avoir ressenti le besoin ?

Je l’avais mise dès le départ parce que certaines de mes ex-petites amies et plusieurs de mes meilleures amies sont bisexuelles. Je les aime, donc je voulais les inclure !

 

Comment les femmes bisexuelles sont-elles perçues au sein de la communauté lesbienne aux États-Unis ? Sont-elles les bienvenues ?

Je pense que ça dépend de quelle génération on parle. Elles ont tendance à être mieux acceptées parmi les jeunes filles mais cela dépend également d’où vous vous trouvez, vous voyez. Je pense qu’environ 25 % de nos lectrices s’identifient comme bisexuelles. C’est un nombre considérable et je pense qu’elles se sentent encore plus marginalisées.

 

Vous avez dit plus tôt que vous êtes une dingue de divertissement – qu’aimez-vous le plus dans la culture lesbienne ? Qu’est-ce qui vous attire à ce point ?

Hum, et bien, j’aime la télé, donc (rires) je pense que les images sont vraiment importantes pour la visibilité lesbienne. N’importe qui vivant dans la culture pop, sait que si vous n’êtes pas représenté, ça vous affecte d’une certaine façon – ça vous donne le sentiment que peut-être vous n’avez pas le droit de voir vos histoires racontées. Je pense qu’il est important que nous soyons représentées donc je fais juste ma part afin d’essayer de faire que ça arrive.

 

Que croyez-vous que votre site ait changé pour les lesbiennes ? Pensez-vous qu'il y ait un après "AfterEllen" ?

Eh bien, je ne sais pas. C'est une bonne question ! Euh, je pense que ça a aidé des gens qui ne l'auraient peut-être pas été sinon, à se sentir connectés. En fait, ça me plaît d’essayer de donner aux gens les clés du divertissement lesbien pour qu'ils puissent le trouver. La plupart du temps, c'est dur de trouver les bons plans, c’est juste le bouche à oreilles. Je reçois beaucoup de mails de personnes me disant que ça les aide à avoir le sentiment d'appartenir à quelque chose de plus grand. Parce que la majorité des lesbiennes ne vit pas à Los Angeles ou New York et cela les aide en quelque sorte à se sentir connectées à une communauté plus vaste, vous voyez.


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Au fait, vos parents sont-ils au courant de votre site web ? Vous êtes sortie du placard avec eux, n'est-ce pas ?

Oui. Je leur ai annoncé il a longtemps maintenant et ils l'ont bien pris. Je veux dire, ça leur a pris du temps pour me soutenir réellement, mais par exemple, ils sont venus au Power Up gala, donc ils sont totalement à l'aise avec ça maintenant. (rires) En fait, c’est même ma mère qui relit mes articles chaque semaine (rires).

 

C'est génial ! En fait, ça me rappelle l'histoire que la mère d'une femme politique ouvertement homosexuelle, Otsuji, racontait. Sa mère avait écrit une lettre à un journal local, disant qu'elle n'avait vraiment accepté le fait que sa fille soit lesbienne que quand elle s'était cassé le bras et qu'elle avait dû passer une semaine chez sa fille et la petite amie de celle-ci. Elle avait vu un couple tout à fait normal ‒ comme n'importe quel couple hétéro bien installé et tous ses préjugés avaient disparu. Et maintenant elle l'accepte totalement et soutient sa fille à 100 %. C'était une lettre vraiment touchante.

Waw, c'est tellement beau ! Il me semble que plus de parents commencent à l'accepter ici. Mais j'ai des ami(e)s qui ne l'ont annoncé à personne, pas même à leurs parents alors qu'ils ont la trentaine.

 

L'une de vos interviews a-t-elle déjà vraiment mal tourné ? (rires)

Euh, j'essaie de me rappeler des mauvaises, mais j'en ai eu de vraiment très bonnes. Erin Daniels, de The L-Word, a été géniale. Elle est hétéro, mais elle joue une lesbienne. Qui d'autre ? Iyari (Limon) qui jouait Kennedy dans Buffy, elle a fait son coming-out pendant l'interview. Elle jouait une lesbienne dans Buffy. D'ailleurs je l'avais interviewée au Dinah Shore en 2005 ‒ elle était avec sa petite amie ‒ et j'ai dit un truc du genre «  Euh… Je ne savais pas que vous étiez lesbienne! » On l'avait interviewée par le passé et elle n'en avait rien dit. À l'époque, elle était hétéro, donc quand elle a déclaré être bisexuelle dans notre seconde interview, c'était amusant. En plus, je suis une grande fan de Buffy !

 

Et pour les mauvaises interviews ? (rires)

(rires) C’est vrai, les mauvaises... Oh, oui, il y en a une. Je ne dirai pas qui, mais en gros, parfois il y a des personnes qui veulent juste pester contre la communauté lesbienne toute entière et viennent se plaindre dans leurs interviews. Du style, comme si [AfterEllen] représentait toute la communauté lesbienne. Elles se sentent lâchées par leur communauté et tout ce qu'elles veulent, c'est râler. Donc elles se plaignent auprès de nous ‒ ce qui me va ‒ mais ce n'est pas vraiment notre faute. (rires)

 

À propos de la situation aux États-Unis : y avait-il une seule personne sortie du placard avant Ellen Degeneres ?

Il y en avait quelques unes, mais vraiment très peu. Comme Amanda Bearse de Mariés, deux enfants ‒ elle a fait son coming out au début des années 90. Il y avait aussi Melissa Etheridge et KD Lang. Mais depuis qu'Ellen l'a annoncé publiquement, de nombreuses personnes ont fait de même, donc ça a vraiment fait la différence. Pas juste le coming out d'Ellen ‒ d'autres choses se sont produites aussi. Mais oui, ça a vraiment fait une différence.

 

Quelles étaient ces autres choses ?

Je savais que vous alliez me demander ça. Je n’arrive pas à me les rappeler toutes à l’instant. (rires) Mais le climat politique, beaucoup d’activisme et beaucoup de personnes travaillant dans les coulisses ont permis que ça devienne possible, petit à petit.

 

Je présume que The L-Word est une autre étape importante. Diriez-vous que les deux principales étapes pour les États-Unis ont été Ellen et The L-Word ?

Je dirais que si vous deviez choisir les deux plus grandes avancées de ces 10 dernières années, alors ce serait probablement ces deux-là. Mais il y a aussi eu de nombreuses autres petites avancées tout au long du chemin. Vous voyez, comme le premier baiser lesbien à la télévision dans LA Law [La Loi de Los Angeles]. C’était un pas en avant énorme, à l’époque, mais un petit rétrospectivement. Le film Bound a aussi eu son importance, je pense.

 

Pensez-vous que les lesbiennes soient en quelque sorte tendance dans la société actuelle ? Croyez-vous que la mentalité du public américain ait changé ces 10 dernières années ?

Elle a un peu changé. Je veux dire, je pense sans aucun doute que la situation est meilleure qu'il y a cinq ans quant à la façon dont les gens perçoivent les gays et les lesbiennes. Mais nous sommes au cœur d'une guerre des droits civils en ce moment donc c'est un peu un scénario du genre « Deux pas en avant, un pas en arrière ». Et les lesbiennes ont moins de visibilité maintenant qu'elles n'en avaient il y a cinq ans à la télé et dans les films.

 

Moins ?! J'étais sûre qu'elle était en progression.

C'est mon opinion. Mais je pense que c'est principalement dû au climat politique. Nous n'avons qu'une seule série à la télé en ce moment avec The L-Word alors qu'il y a cinq ans, nous en avions plusieurs. Donc c'est une situation étrange.

 

Je pensais qu'avec The L-Word, la visibilité lesbienne était plutôt élevée.

Eh bien, elle l'est sans l'être. Nous avons des programmes sur le câble comme The L-Word, mais en termes de télévision généraliste, nous devenons de plus en plus invisibles. Mais quand nous y sommes, nous avons tendance à être mieux représentées. Donc je ne sais pas. Il y a tout un tas de trucs qui se passe, mais je pense que le climat conservateur y est pour beaucoup.

 

Quel genre d’image pensez-vous que les hétéros ont des lesbiennes ?

Oh… Je ne sais pas…

 

Je vous demande ça parce que plus je travaille au sein de la communauté et moins je sais quelle sorte d'images elles ont…

(rires) Ouais, je vois exactement ce que vous voulez dire ! On ne peut plus lire dans leurs pensées. Je ne sais pas, je pense qu’ils essaient sûrement de s’y retrouver au milieu de ces contradictions : entre les lesbiennes qu’ils voient dans The L-Word et les lesbiennes perpétuant les vieux stéréotypes.

 

Est-ce que beaucoup d’hétéros connaissent The L-Word ? Est-ce que la série a du succès auprès d’eux ?

Oui, ils connaissent. Il y a beaucoup de femmes hétéros qui regardent The L-Word et quelques hommes hétéros, mais majoritairement des femmes.


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Pensez-vous que les hétéros ont conscience qu’il existe une culture lesbienne ?

Oui, ici, je pense que les gens savent qu’il existe une culture lesbienne. Oui, je le crois. Je pense qu’ils la conçoivent de manière caricaturale, mais je pense qu’ils sont conscients qu’elle existe.

 

Je vous demande ça parce qu’au Japon, les personnes hétérosexuelles n’en sont pas conscientes. Elles pensent souvent que ce n’est qu’une tendance sexuelle.

(rires) Oh, oui, ils continuent à faire ça ici aussi ! En fait, ici aussi, c’est encore réduit seulement à ça. Ça dépend beaucoup de qui vous avez affaire.

 

Pensez-vous que les “lesbiennes” font vendre ? Je pense par exemple à la campagne de publicité Dolce & Gabbana de printemps/été 2006 où l’ont voit des femmes ensemble.

Oh, oui, je pense que ça fait vendre. Parce que ça reste inhabituel, donc ça fait en quelque sorte un petit choc. Ce n’est pas dans la norme. Les gens sont tellement saturés par les publicités et les campagnes de pubs que n’importe quoi d’un peu nouveau et différent capte leur attention, je pense.

 

Pourquoi pensez-vous que faire son coming-out soit réputé si difficile pour les actrices et acteurs ? Croyez-vous que cela représente un vrai risque pour leur carrière ou est-ce seulement la peur ?

Non, je pense qu’il y a les deux. Ça peut être risqué pour certaines personnes quand pour d’autres, c’est plus dans leur tête que le problème se situe, plutôt qu’un risque véritable.

 

À quel point la série The L-Word est-elle connue et aimée des lesbiennes ?

Eh bien, les gens s’intéressent sans aucun doute à The L-Word. Même les gens qui ne l’aiment pas. (rires) C’est un programme très populaire parce qu’il y a au moins une ébauche de représentation de nous-mêmes. Et même si ça ne semble pas vraiment ressembler à votre vie en particulier, ça n’a pas d’importance, vous voyez.

 

Personnellement, qu’en pensez-vous ?

(rires) Je pense que c’est un programme avant-gardiste. Je crois qu’il a reçu beaucoup de critiques parce que vous ne pouvez pas vraiment réussir avec un seul programme, quoique vous fassiez. Tout le monde veut projeter ses propres espoirs et rêves dans ce programme. C’est comme d’essayer de faire une série télé familiale qui représenterait toutes les familles. Ça ne pourra pas marcher.

 

Quel genre de critiques avez-vous entendues ?

Il a été dit que certaines des intrigues étaient trop mélos. Elles sont un peu trop bizarres parfois. Je pense, vous voyez, que la mort de Dana n’a pas plu aux spectateurs, parce que c’était un personnage très apprécié. De ce que j’ai pu entendre des lectrices, les gens n’aiment pas du tout Max. Les spectateurs trans comme les nons trans.

 

Pourquoi à votre avis ?

D’après les retours de notre lectorat, c’est parce que les problématiques des trans n’ont pas été bien représentées. Je ne suis pas trans, donc je ne peux pas vraiment m’exprimer sur le sujet. Tous les autres ont dit qu’ils ne l’aimaient pas uniquement parce qu’il est énervant. (rires)

 

Je n’ai pas l’impression qu’il donne une bonne image des personnes transgenres.

Non, exactement. Il n’a pas besoin d’être parfait, mais un peu moins caricatural, ce serait bien, vous voyez. Et puis Jenny est devenue moins agaçante, mais elle n’est toujours pas le personnage préféré des gens.

 

Qui est votre préférée ?

Ma préférée, je pense, était Dana et aussi Alice. J’adore Leisha Hailey, elle assure !

 


Interview accordée en novembre 2006 à Yuki Keiser pour le site Tokyowrestling.com.

Traduction : Magali Pumpkin (05 avril 2010)

Première publication : Univers-L.

Reproduite avec l’autorisation d’Isabelle B. Price, rédactrice en chef.

 

Par Isabelle B. Price - Publié dans : ET LES FILLES, ALORS ?
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Mardi 27 avril 2 27 /04 /Avr 10:52
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Lire les papiers et communiqués.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Lundi 26 avril 1 26 /04 /Avr 17:10

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Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Lundi 26 avril 1 26 /04 /Avr 16:50
Par Daniel C. Hall - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Dimanche 25 avril 7 25 /04 /Avr 12:44

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Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Dimanche 25 avril 7 25 /04 /Avr 12:01

« L'homosexualité ne correspond pas aux énergies et à l'éthique que nous développons, sur notre lieu, pour nous-mêmes, notre entourage et nos enfants. (…) « [Nous avons] considéré que l'activité proposée ne correspondait pas à [nos] orientations (…) [Nous avons voulu] protéger le lieu, l'image de l'association, et nos enfants vivant sur place des éventuelles dérives sexuelles qu'une telle réunion pouvait laisser supposer. » L’association Cœur et Jardins, accueillant des séminaires, dans un courriel adressé aux Gais Musette, club de danse parisien pour « lesbiennes, gais, bi et trans », 24 avril 2010.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Dimanche 25 avril 7 25 /04 /Avr 11:44
  
Visuel : (c) GayClic

Avec l'homme qui tire plus vite que son ombre... (Et je ne parle ni de Luke ni de Noah).
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Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Dimanche 25 avril 7 25 /04 /Avr 11:42

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Les vidéos sont (c)
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Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
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Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 24 avril 6 24 /04 /Avr 12:18

Blogué par nos amis de GayClic.com :

 

mithly.jpg

Par GayClic.com - Publié dans : SPÉCIAL ABDELLAH TAÏA
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Samedi 24 avril 6 24 /04 /Avr 08:55
banniererozen.jpg hugo.jpg


Gay comme mon nom ne l'indique pas, et juif comme mon nom ne l'indique pas non plus, je suis tombé tout petit dans une marmite de BD (BD, pas PD !). Depuis, j'ai noirci des milliers de pages de personnages plus ou moins étranges. Depuis cinq ans, je suis chroniqueur du site Unificationfrance.com auquel je livre chaque semaine un dessin. Concerné par la cause LGBT, c'est avec plaisir que j'ai rejoint l'équipe de Les Toiles Roses, blog auquel je participerai avec mes « p’tits miquets ».

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