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Blog LGBT du rédac' chef :
Daniel Conrad

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Daniel Hall


secondé par :

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L'équipe des "piliers" en exclusivité
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Marc-Jean Filaire,
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, Henry Victoire, Didier Roth-Bettoni
et
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Mais aussi, depuis, Cyril Legann,
Gérard Coudougnan (Livres), Voisin Blogueur,
Nicolas Maille, Sullivan Le Postec, Vincy Thomas,
Jann Halexander, Tom Peeping
, Lucian Durden,
Papy Potter, Nico Bally, Marie Fritsch,
Sir Francisco, Laurent Fialaix
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Special Guest Star : Philippe Arino.

Un grand merci à Francis Moury,
Olivier Nicklaus et à
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Et en special guest star gay-friendly... Dr Orlof !


et bien d'autres depuis le début et d'autres à venir...

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Vendredi 2 avril 5 02 /04 /Avr 11:01

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L'émission Paroles du Monde diffusée sur la chaîne Public Sénat, était consacrée au tabou de l'homosexualité en terre d'Islam, et avait pour intervenants Odon Vallet, historien des religions, Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée Mondiale contre l'homophobie, et l'écrivain marocain Abdellah Taïa. (Merci à nos amis de GayClic.com) 

 

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SPÉCIAL ABDELLAH TAÏA
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Vendredi 2 avril 5 02 /04 /Avr 09:42
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Gay comme mon nom ne l'indique pas, et juif comme mon nom ne l'indique pas non plus, je suis tombé tout petit dans une marmite de BD (BD, pas PD !). Depuis, j'ai noirci des milliers de pages de personnages plus ou moins étranges. Depuis cinq ans, je suis chroniqueur du site Unificationfrance.com auquel je livre chaque semaine un dessin. Concerné par la cause LGBT, c'est avec plaisir que j'ai rejoint l'équipe de Les Toiles Roses, blog auquel je participerai avec mes « p’tits miquets ».

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Le Meilleur des mondes

 

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Star Trique : The Next Generation (5) ou une réunion de rédaction du blog Les Toiles Roses


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Les Envahisseurs... Mais que fait David Vincent ?

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TO BE CONTINUED...
Par Hugo Rozenberg - Publié dans : DESSINS : Rencontres de tous les types
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Jeudi 1 avril 4 01 /04 /Avr 09:48

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C’est officiel ! Lundi dernier, Daniel Conrad Hall, rédacteur en chef du blog Les Toiles Roses et propriétaire du titre, a vendu les droits à la société BMK Production pour la somme de 485 000 euros. Boris Maskarov, milliardaire russe et nouveau  propriétaire de Les Toiles Roses, a proposé à Daniel Conrad Hall de conserver son poste et de devenir salarié du groupe. Une nouvelle équipe de direction a été formée pour la transformation du blog en site professionnel payant dès lundi 5 avril 2010. Afin de s’assurer d’un succès immédiat dans la zone francophone, Les Toiles Roses va accueillir de nouveaux prestigieux collaborateurs. Lady Gaga remplacera Gérard Coudougnan à la rédaction en chef adjointe ; Henri Chapier s’occupera de la zone cinéma ; Steevy Boulay de la partie littérature et société ; Zanzi (dont la série « Zanzi and the City » s’essoufflait depuis plusieurs mois) laissera la place à la star internationale Ricky Martin pour une nouvelle série intitulée « Ricky and the City » ; François Sagat sera en charge du casting des modèles pour une rubrique « Sex Toiles » ; Yoann Lemaire tiendra la rubrique sports ; la rubrique "Le Chaudron rose" anciennement animée par Papy Potter échoit au scientologue Tom Cruise ; BBJane Hudson cédera sa chronique à Claude Sarraute ; Hugo Rozenberg passera le flambeau à l'immense  dessinateur Hans Von Papierbitteschön ; Jann Halexander s'inclinera pour laisser Magloire et Vincent McDoom s'exprimer sur la diversité ; Laurent Fialaix disparaîtra au profit de Dick Bigdick et Vincy Thomas au profit de Loanna du Loft pour sa rubrique people ; Clive Barker écrira de petits contes VRAIMENT formidables à la place de ce pauvre Nico Bally ; et, enfin, notre ex quota lesbien obligatoire, Isabelle B. Price, cette comploteuse qui aime les filles (pouark !) est démise de ses fonctions au bénéfice de Christine Boutin (Wouaaah !)... Bref, de nombreuses incroyables surprises attendront les fidèles lectrices et lecteurs dès lundi…

 

Pour voir les photos de la soirée de lancement à Paris, cliquez ici.

 

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Par Daniel C. Hall
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Jeudi 1 avril 4 01 /04 /Avr 09:36

chaudronpotter

 

15.

MES ÉPHÉMÉRIDES D'AVRIL

Papy Potter



Papy Potter est né en pleine folie hippie de parents qui ne l'étaient pas. Depuis lors, il vit au milieu de ses arbres avec son adorable pirate des trains, tout au bord d'un marais nommé « du ru d'amour ». À quelques kilomètres de là, s'étend une vaste forêt où il travaille. Dans le chaudron rose, comme il est devenu vieux (il a presque 40 ans) et que Moudulard a fermé ses portes depuis longtemps, il glose sur le lien sulfureux et amoureux liant les gays aux diverses spiritualités du monde.

 

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Bonjour à toutes et tous,

Je vous livre directement mes éphémérides d'avril. C'est un petit calendrier où, pour chaque jour, j'évoque un personnage lié aux LGBT et dont c'est l'anniversaire ou la fête ou le souvenir de la mort. Ou tout simplement, tel jour, je décide de penser à une personne, un événement, un sujet sur lequel je souhaite m'interroger, creuser, réfléchir, étudier si j'en ai le temps. Comme vous le voyez, il y a de la matière.

 

1er avril : Et ceci n’est pas une blague. Le fusionnisme est un mouvement religieux du XIXème siècle fondé par Louis Jean Baptiste de Torreil, célébrant MAP, une divinité Mère-Amour-Père. Selon, lui, au fil des réincarnations, nous nous rapprochons d’une existence plus androgyne, plus proche de Dieu et… d’un idéal socialiste. Si je devais représenter MAP, comment le ferais-je ?

2 avril : Naissance en 1719 de Johann Gleim, poète allemand, auteur d’une galerie de cent portraits masculins passionnés : « le temple de l’amitié » conservé au musée Gleimhaus à Halberstadt. Quid de la création d’un musée en France (ou en Belgique d’ailleurs) uniquement consacré aux représentations homosexuelles dans l’art ?

3 avril : Khonsu est, selon certains textes, né d’une fellation faite à Horus par Seth. D’abord fixé au front de Seth, il changea de forme quand Thoth arracha le disque du front de Seth. C’est une divinité lunaire, protectrice et guérisseuse. On le représente souvent sous la forme d’un enfant muni d’un disque et de croissants lunaires. Ses attributs animaux sont le faucon (qui lui vient de Horus), le babouin (qui lui vient Thoth) et le crocodile (qui lui vient de Seth).

4 avril : Johannes Erigena est un théologien du Xème siècle. Il pensait que, par la Résurrection, Jésus avait expérimenté le retour à l’androgynie initiale, ce à quoi, il nous appellerait à la fin des temps. En cette période pascale, si on réfléchissait à ce sens particulier de la Résurrection ? Bientôt, dans Le Chaudron rose

5 avril : Flora est une déesse romaine présidant sur la floraison. Elle détiendrait une fleur magique permettant aux femmes de tomber enceintes sans l’aide des hommes. C’est de cette manière que Juno aurait donné naissance à Mars. Les floralies célébraient la déesse Flora. Les courtisans et prostitués sacrés y jouaient un rôle important. C’est sous le nom de Flora que l’archevêque de Tours surnommait son amant Jean qu’il fit évêque d’Orléans en 1097. Et si on fleurissait la maison ?

6 avril : Naissance d’Albrech Dürer, peintre, graveur et mathématicien en 1471. Peu après son mariage, il entreprit un voyage avec son compagnon de longue date : Willibald Pirckheimer. Pirckheimer compléta certains dessins à lui envoyé par Dürer par des croquis les montrant tous les deux en plein rapports sexuels. Et vous, quelle est l’œuvre de Dürer que vous préférez ?

7 avril : Naissance de Harry Hay, en 1912, cofondateur du mouvement spirituel des Radical Faeries (vu récemment dans Le Chaudron rose) questionnant la fonction spirituelle et sociale des gays dans un monde hétérocentriste. Au fait, quel serait votre nom magique radical féérique ?

8 avril : La civilisation péruvienne des Chimu attribuait aux homosexuels des fonctions sacrées au temple de Si-An dans la vallée du Pacasmayo. Les déesses Si, la lune, et Ni, la mer, étaient particulièrement célébrées. Les prêtres aux deux esprits étaient surtout proches de la déesse Si à laquelle on offrait des fruits, des oiseaux, des animaux et des pièces de coton colorées. Un petit bain de minuit ?

9 avril : Narcisse est parfois lié à l’homosexualité parce qu’il tomba amoureux de son propre reflet. C’est le moment de constituer un bouquet avec ces fleurs.

10 avril : Apollon, à la mort d’Hyacinthe, le transforma en une fleur qui symbolise la fin de l’adolescence, geste ultime prouvant son amour pour lui. Et vous, à quel moment votre adolescence s’est-elle terminée ? Pouvez-vous citer un événement particulier qui caractérise ce moment ?

11 avril : Ganneau est le fondateur d’un mouvement spirituel appelé Evadisme et visant à reconstituer l’union d’Adam et Eve telle qu’elle l’était avant leur séparation. Il croyait donc en l’existence d’un être androgyne primordial. Le mouvement réclamait aussi l’égalité de l’homme et de la femme sur un plan social et spirituel. Et aujourd’hui, qu’en est-il réellement de cette égalité ?

12 avril : Naissance en 1526 de Marc Antoine Muret, philosophe humaniste emprisonné pour sodomie. Son compagnon Luc Menge Fremiot fut condamné au bûcher. Souvenons-nous.

13 avril : Bahucharamata est une déesse indoue célébrée par les prêtres hjiras lors de rituels de castration qui rappellent que la déesse se coupa la poitrine pour éviter d’être violée. Elle est assise sur un coq, un symbole d'innocence. Elle nous enseigne que le meurtre des animaux ou de toute créature est une faute et qu'il faut pratiquer la non-violence. La déesse porte une épée dans sa main droite supérieure et un texte sacré dans sa main gauche supérieure. Elle fait le geste de l'abhaya mudra de sa main droite inférieure et tient un trident dans sa main gauche inférieure. Dans l'un des nombreux contes qui lui sont associés, la déesse fut autrefois une princesse qui castra son époux car il préférait aller dans la forêt pour se travestir et se comporter comme une femme plutôt que d'honorer sa couche... Dans une autre histoire, un homme qui avait essayé d'embêter Bahuchara Mata, se retrouva frappé d'impuissance. La déesse ne lui pardonna que lorsqu'il abandonna sa masculinité, se vêtit en femme et vénéra la déesse.

14 avril : Le dieu indou du feu Agni est célébré lors des fêtes d’Agnicayana. Après avoir avalé la semence du dieu Shiva, il permit la naissance de Kartikkeyeh, dieu de la beauté masculine et de la guerre.

15 avril : Les sœurs de la Perpétuelle Indulgence sont un mouvement actif dans la prévention du SIDA et dans la lutte contre l’homophobie. Si vous deviez vous trouver un nom de sœur, quel serait-il ?

16 avril : Les shirabyoshi sont des esprits femelles transgenres mi-serpent, mi-humains dans le shintoïsme. C’est aussi le nom de prêtresses habillées en homme et interprétant des danses rituelles.

17 avril : Freya est une déesse nordique printanière dont la magie féminine, seidr, était aussi pratiquée par les homos. Cette magie s’oppose (ou complète) la magie odinique ou runique. Freya avait un chat pour monture.

18 avril : Kurgarru est le pendant d’Asushunamir, impliqué dans le sauvetage d’Inanna. C’est également le nom de certains prêtres d’Inanna. Ils jouaient de la musique, dansaient et se travestissaient en son honneur. Le regard d’un Kurgarru pouvait changer votre destin. L’homophobie est-elle issue d’un mélange de respect et de crainte ?

19 avril : Fête de Baron Samedi, qui est un esprit vaudou à qui on prête un penchant pour la sodomie. Il porte un haut de forme et des lunettes noires dont un verre est cassé. Cela suggère qu’il est à la fois dans le monde des vivants et celui des morts. Epoux de maman Brigitte, il peut avoir des comportements bisexuels. Il est appelé pour résoudre des problèmes de la vie ordinaire. On lui fait notamment des offrandes de rhum. La croix, les chandelles et le crâne sont d’autres de ses attributs.

20 avril : Fête de Saint Anselm de Canterbury à qui on prête des idylles homosexuelles.

21 avril : Pales est le dieu romain hermaphrodite du bétail, fêté en ce jour.

22 avril : On entre dans le signe du taureau. Cet animal est, contre toute attente, lié davantage aux lesbiennes à l’origine de la tauromachie. Le terme « bull-dyke » désigne d’ailleurs les lesbiennes butch. Quelle est la présence du taureau comme totem gay ?

23 avril : Le drapeau arc-en-ciel est censé représenter la diversité de la communauté homosexuelle. Mais quel sens donner à cette unité dans la diversité ? Quelle est sa réalité aujourd’hui ? Quel est le sens de ces couleurs ? En plus du signe de ralliement qu’il constitue, quel est la signification qu’on peut lui donner ? Et quelle est celle que vous lui donnez ?

24 avril : Ngeneshen est une divinité gynandrine célébrée en Amérique du Sud par les mapuche.

25 avril : Le mouvement Rajneesh est un mouvement spirituel indou du XXème siècle et dérivé du tantrisme. Il admit l’homosexualité comme une voie tantrique valable, jusqu’à l’émergence du SIDA. Quelles furent les conséquences réelles du SIDA dans l’homophobie actuelle et dans la quête des droits des homosexuels post eighties ?

26 avril : La lettre aux Gallatiens dit qu’il n’y a ni homme ni femme car nous sommes unis dans le Christ.

27 avril : Mut est une déesse égyptienne parfois affublée d’un pénis. En vérité, elle est considérée comme la mère de tout, associée à l’eau, mais née de personne. Un de ces attributs est le vautour blanc. Les égyptiens considéraient, dit-on, que les vautours étaient tous femelles car ils ne présentent aucun dimorphisme sexuel. D’où peut-être l’aura hermaphrodite qui l’entoure.

28 avril : Gilgamesh et Enkidu sont un couple de héros mésopotamiens d’aventures épiques bien connues. Certains textes avancent qu’Enkidu, compagnon de Gilgamesh, fut tué par Inanna pour avoir résisté à ses avances. Sa mort est à la base de la quête de Gilgamesh qui se met à chercher la solution au mystère de la mort, de la naissance et de la renaissance.

29 avril : On fête Sainte Catherine de Sienne. Elle rentra au couvent, souhaitant demeurer vierge jusqu’à la fin de ses jours. Elle eut de nombreuses visions et s’occupa beaucoup des malades et des lépreux. Saint Raymond, son maître spirituel, doutait de ses visions jusqu’à ce qu’il la vit, affublée de la barbe du Christ. Il lui sembla alors qu’elle avait réussi sa fusion spirituelle avec Jésus. Elle reçut, lors d’une visite à Pize, des stigmates qui réapparurent à sa mort en 1380. Elle est considérée comme la patronne de l’Italie et des infirmières. 

30 avril : Au Guatemala, le terme Ishquicuink désigne des hommes efféminés assistant les guérisseuses. Aujourd’hui, ce sont principalement des fonctions artistiques qu’ils jouent.


Plongez dans les précédents « Chaudrons roses »

 

 

TO BE CONTINUED...
Par Papy Potter - Publié dans : LE CHAUDRON ROSE
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Jeudi 1 avril 4 01 /04 /Avr 00:01

stophomophobie.jpg

Par Daniel C. Hall - Publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Mercredi 31 mars 3 31 /03 /Mars 15:40

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Jean-Louis Garac vit à Nice et est passionné par la littérature et la poésie, l'art et le cinéma. Il aime également écrire sur des sujets divers des « billets d'humeur ». Il possède une maîtrise de lettres modernes et son sujet de mémoire a été consacré à Colette. Il tient un blog personnel d’une excellente qualité et participe au fonctionnement de plusieurs associations. Jean-Louis, qui n’est pas responsable du titre de sa chronique (c’est un mauvais jeu de mots, spécialité du chef Daniel C. Hall), entre avec classe dans la grande famille du blog Les Toiles Roses

 

01.

L’ARBRE ET LA FORÊT

 

arbre1

Leave the rotten towns

of your father

Leave the poisoned wells

& bloodstained streets

Enter now the sweet forest

in Jim Morrisson, La Nuit américaine, Collection Titres, 107

 

Pourquoi certains films connaissent-ils une gloire immédiate et d’autres non ?

Mystère, mais il est vrai qu’avec une diffusion « confidentielle » et une quasi absence de publicité ce film a toutes les malchances de passer inaperçu !

Et ce serait bien dommage car L'Arbre et la forêt d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau offre un moment d’émotion autour de thèmes encore rarement abordés au cinéma : celui d'un choix de vie opposé à des penchants profonds et celui des persécutions nazies envers les homosexuels.

Ce film cependant ne se déroule pas dans ces années de guerre mais bien après. Le héros du film Frédéric, superbement incarné par Guy Marchand, est aujourd’hui un vieux monsieur réfugié dans son monde, habitant une maison au cœur d'une forêt, près d’un tilleul planté durant la guerre par ses soins. Il vit ainsi baigné dans la musique wagnérienne. C’est dans cet espace que se déroule ce drame à deux niveaux.

Tout d’abord l’insoutenable secret qu’il garde au fond de lui : celui d’une année d’emprisonnement, de martyre, de folies et d’absurdité dans un camp de concentration nazi en Alsace parce qu'il était homosexuel. Mais si les racines de cette histoire sont particulièrement douloureuses, ce n'est pas selon moi l'objet principal du film mais un contexte secondaire qui sert à alimenter le vrai propos du long métrage : le choix d'une vie qui ne correspond pas à la sensibilité profonde d'un homme. J'ai regretté toutefois qu'il n'y ait pas eu quelques flash-back sur ce passé pour justement associer les angoisses toujours présentes de Frédéric à ce qu'il a pu vivre dans ce camp et que beaucoup de nos contemporains ne connaissent pas encore.

Le drame qui se joue tourne autour de la révélation de l'homosexualité de Frédéric vis-à-vis de son fils défunt, de sa femme puis de toute la famille qui lui reste. Frédéric fait partie de ces homosexuels qui ont vécu avec la « honte » de ce qu'ils sont, vu le conditionnement de la société de leur époque dans lequel ils ont baigné, comme les jeunes juifs qui, selon leurs propres témoignages, dans les années de guerre et la déportation finissaient par croire à leur prétendue « culpabilité » !


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Peut-on, sous prétexte d'essayer de vivre dixit « normalement » ou si vous préférez comme un hétéro, se mentir à soi-même et, en fondant une famille, mentir à ceux qui vous entourent ? C'est tout le propos du film qui pose ainsi plus de questions qu'il n'apporte de réponse. Mais y-a-t-il d'ailleurs une réponse simple à donner ? De nos jours encore, combien de garçons et de filles se marient et au bout de quelques années divorcent et reviennent à leurs premières impulsions qu'ils pensaient oublier ou occulter dans un mariage en trompe-l’œil ?

Cependant, les sentiments, l'affection, la tendresse ne sont jamais absents de ces histoires, ce qui complexifie un peu plus les choses : Frédéric a aimé à sa façon sa femme et celle-ci, très dignement joué par Françoise Fabian, a accepté après une première rupture cette situation, participant à sa façon à proposer une histoire de déportation acceptable par tous et passant sous silence les raisons initiales de cet emprisonnement durant la guerre. Le non-dit est donc double.

Le clash vient par le rejet du fils aîné, décédé au moment où l'action du film commence, qui à l'âge de la puberté, donc dans les années cinquante pour le restituer dans la chronologie du film, à force de questions reçoit l'aveu de son père de son terrible passé et de son homosexualité. Pour un enfant vivant à une époque qui ne se posait encore aucune question sur ces sujets, le choc a du être terrible et la fracture irrémédiable.

Je suppose qu'à un âge où l'identification à des figures référentes participe à la construction de chaque individu, cette révélation a brisé une image idéale créée par notre société à vision étroite. Comme en parallèle l'aveu de l'homosexualité du père brisait son image d'homme conforme au moule de cette même société qui a participé, pour reprendre un terme clef du film, à l'absurdité de ce monde plombé. D'où aussi l'image symbolique de l'arbre (du tilleul) qui représente une permanence et une beauté sans conflit face aux errements et aux haines humaines. La présence hostile du fils, certes décédé, est en quelque sorte le symbole d'une société qui a repoussé sans remords toutes les questions liées à l'homosexualité et à la déportation des homosexuels.

Avec courage Frédéric va, tardivement, confesser à sa famille son secret. Le tabou est enfin levé, le regard qu'il porte sur sa vie n'empêche pas les regrets de n'avoir pu vivre son rêve avec un compagnon. Ce film d'une grande richesse et délicatesse renvoie ainsi à des problématiques toujours d'actualité.

Cette histoire rappelle également le témoignage de Pierre Seel, un des rares homosexuels déportés à avoir témoigner par un livre en 1994 sur ce qu'il a vécu face aux abominations nazies. Mais cette prise de conscience sur ces crimes a mis du temps à être reconnue. Ce n'est en effet que très récemment que les États ont pris en compte ces faits, en France grâce à Lionel Jospin en 2001 et à Jacques Chirac en 2002.

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Il est difficile de donner un chiffre sur la déportation des homosexuels durant la guerre, les nazis ont surtout déportés les homosexuels allemands considérés comme des dégénérés afin de purifier l'Allemagne aryenne. Les homosexuels des autres pays ont été un peu moins inquiétés puisque selon les nazis ils participaient à l'abâtardissement de leur race ! Un film et une pièce raconte avec force cette descente aux enfers : Bent, film de Sean Mathias, en 1997, tiré de la pièce du même nom de Martin Sherman et également le téléfilm français Un Amour à taire, réalisé par Christian Faure en 2005.

Pour en savoir plus également sur ce sujet, il faut absolument voir le film documentaire Paragraphe 175, de Jeffrey Friedman et Rob Epstein, sorti en 2005, sur la déportation des homosexuels durant la seconde guerre mondiale. À noter que ce paragraphe 175 du code pénal allemand avait été institué à l'époque de Bismarck, réactivé et utilisé principalement par les nazis, mais abrogé uniquement en 1994 !

 

NOTES :

La journée nationale des déportés, fixée au 25 avril 2010, est l'occasion de rendre un hommage à tous les déportés, y compris homosexuels, de la deuxième guerre mondiale victime de la folie nazie.

Informations sur Pierre Seel, voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Seel

Informations sur la persécution des homosexuels sous le III° Reich, voir :

http://www.ushmm.org/wlc/article.php?lang=fr&ModuleId=74

Voir également sur la déportation des homosexuels, le site :

http://www.france.qrd.org/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=14

Informations sur le paragraphe 175, voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paragraphe_175

Par Jean-Louis Garac - Publié dans : LA GARAC'ADEMY
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Mercredi 31 mars 3 31 /03 /Mars 15:02


LE SENTIMENT DE SÉCURITÉ

 

Un billet d'humeur d'Isabelle B. Price, d'Univers-L

 

gardes.jpg(c) D. R.

 


Il y a quelques temps, j’ai regardé un cruel documentaire ayant été diffusé sur M6 : Cités, foot : La haine des homos. Je vous passe mes commentaires puisque je pense que vous pouvez, en tant qu’adultes, vous faire votre propre opinion en le regardant par vous-même [regarder la partie 1 ‒ regarder la partie 2]. Par contre, il y a une question et une réponse qui m’ont marquées et qui, je pense, me marqueront pour très longtemps.

À un moment donné, la psychologue du « Refuge » demande à un jeune garçon de 18 ans : « Est-ce que un jour dans ta vie, tu t’es senti en sécurité ? ». Ce dernier prend le temps de la réflexion et avoue : « Non. Jusqu’à maintenant, non. »

Je crois qu’en tant qu’adulte, en tant que femme, en tant que lesbienne, en tant qu’infirmière, ou tout simplement en tant qu’être humain, je suis restée sans voix et bouleversée. Je reconnais que ça m’a fait renifler un peu, contre ma volonté, parce qu’en ce moment je suis un petit peu trop sensible pour ma propre sécurité.

Et là, j’avoue, ça m’arrive rarement mais j’ai eu un peu honte. Honte de la chance que j’ai dans la vie. Parce que moi, j’ai bien réfléchi aussi et jusqu’à maintenant, je me suis toujours sentie en sécurité. Toujours. J’ai bien eu des frayeurs et des peurs, irrationnelles et incompréhensibles mais je me suis toujours sentie en sécurité. En sécurité dans les bras de ma maman qui me lisait des histoires, le soir, avant de m’endormir et qui m’apprenait tout ce que je devais savoir sur les fantômes, les monstres et toutes ces créatures qui peuplent l’imaginaire des enfants. En sécurité dans les bras de mon père qui a toujours été « le papa le plus fort du monde entier de l’univers ». Je me suis toujours sentie en sécurité même après les avoir quittés parce que je sais qu’ils sont là, pour me rattraper si jamais je trébuche, parce que je sais qu’ils m’ont appris à me débrouiller et à avoir confiance en moi.

Entendre un gosse de 18 ans, l’âge de mon frère Titou, dire à une psychologue, après quelques minutes de réflexion : « Non », ça a été un véritable coup de massue. Non pas que je vive aujourd’hui dans un monde enchanté, loin de là. Je crois qu’en tant qu’infirmière, la réalité je me la prends en pleine face au quotidien. Mais c’était le fait de réaliser que j’avais grandi dans un monde de Bisounours, dans un monde où les Schtroumpfs n’ont pas peur de Gargamel parce que même s’il existe, il ne peut pas les atteindre tellement ils sont protégés.

En tant qu’homosexuelle, j’ai eu peur de faire mon coming-out, souvent. Ni plus ni moins que la majorité des gays et des lesbiennes je pense. J’ai eu peur d’en parler à ma famille et quand je le leur ai dit, leurs réactions de soutien et d’amour m’ont fait comprendre que mes craintes n’étaient pas fondées. Pourtant, quand j’y réfléchis, même si parfois je me suis sentie seule quand j’ai découvert que je préférais les filles, jamais, à aucun moment, j’ai songé que je pouvais perdre ce sentiment de sécurité dans lequel j’ai baigné et grandi.

Parfois je me demande en quoi mes écrits sont intéressants ou utiles. Je suis une fille moyenne, qui mène une vie ordinaire voire banale. J’ai grandi dans une famille soudée et aimante. J’ai compris que je ne pouvais pas sauver le monde mais que je pouvais toujours essayer, à mon niveau, de le changer.

Mais qu’est-ce que je suis censée faire quand j’entends un gamin de 18 ans répondre à cette question : « Est-ce que un jour dans ta vie, tu t’es senti en sécurité ? » par « Non. Jusqu’à maintenant, non. » Qu’est-ce que je suis censée faire en tant que femme, en tant que lesbienne, en tant qu’infirmière, en tant qu’être humain ?

Vous le savez, vous ?


Isabelle B. Price (mars 2010)

Par Isabelle B. Price - Publié dans : ET LES FILLES, ALORS ?
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Mardi 30 mars 2 30 /03 /Mars 11:25

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« Je suis gay. Ce sont les mots qui ont été si difficiles à prononcer pendant si longtemps (…) Mon vote [au Sénat)] reflète les vœux des citoyens de mon district (…) Je pense qu’être gay ne devait pas influer sur la façon dont je faisais mon job (…) Je m’interdisais donc de voter selon mon point de vue, selon mes conflits internes. » Roy Ashburn, sénateur républicain américain homophobe et anti-gay de l’Etat de Californie, père de quatre enfants, après son arrestation médiatisée en état d’ivresse et avec un prostitué, à une radio locale, le 10 mars 2010.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mardi 30 mars 2 30 /03 /Mars 11:11

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À propos de la présence de soldats homosexuels dans l’armée néerlandaise à Srebrenica en 1995 : « Ça a donné une force mal préparée pour faire la guerre. Le cas auquel je fais référence est lorsque les Néerlandais ont été appelés à défendre Srebrenica contre les Serbes (…) Le bataillon était affaibli, mal dirigé et les Serbes sont arrivés dans la ville, ils ont menotté les soldats aux poteaux téléphoniques, ont emmené de force les musulmans et les ont exécutés. (…) Oui, [Les dirigeants néerlandais] l'ont dit. Ils l'ont mentionné comme partie du problème. » John Sheehan, ancien général du corps des Marines et ex-commandant de l'Otan, 19 mars 2010.

 

« Je suis désolé que mes récentes évocations publiques de souvenirs de nos conversations il y a 15 ans aient reflété de façon inappropriée vos pensées (…) Pour être clair, l'échec à Srebrenica n'était d'aucune manière la faute de soldats individuels. » John Sheehan, lettre du 30 mars 2010 adressée à Henk van Breemen, ancien chef d'état-major de l'armée de terre néerlandaise.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mardi 30 mars 2 30 /03 /Mars 10:50

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« Ces années de silence et de réflexion m'ont rendu plus fort et m'ont rappelé que l'acceptation doit venir de l'intérieur et que cette vérité-là me donne la force de conquérir des émotions dont j'ignorais l'existence.

Que se passera-t-il après ? Cela n'a pas d'importance. Je ne peux que me concentrer sur ce qu'il m'arrive en ce moment. Le mot "bonheur" prend un sens nouveau pour moi aujourd'hui. Cela a été un processus très intense. Chaque mot que j'écris dans cette lettre est né de l'amour, de l'acceptation, du détachement et de la réelle satisfaction. Écrire ceci est un grand pas vers ma paix intérieure et une partie vitale de mon évolution.

Je suis fier de dire que je suis un homme homosexuel heureux. J'ai beaucoup de chance d'être qui je suis. » Ricky Martin, sur son site internet, mars 2010.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Lundi 29 mars 1 29 /03 /Mars 10:00

Fiche technique :

Avec Daniel MacIvor, Joshua Peace, Jonathan Torrens, Carroll Godsman, Jack LaLanne et Joe D’Allesandro. Réalisé par Thom Fitzgerald.
Durée : 93 mn. Disponible en VO, VF et VOST.


Résumé (dos du dvd) :

Beefcake raconte l'histoire vraie de Bob Mizer, le fondateur de l'athletic model guild, une compagnie qui produisait des photos d'hommes nus musclés pour le magazine "Physique Pictorial".
Bob Mizer va connaître le succès et va entraîner sa mère, puis toute sa famille, dans une entreprise basée sur l'homo-érotisme, avant de finir pourchassé par la censure, puis la loi américaine.

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L'avis de Jean Yves :
À cette époque, les photographes pouvaient photographier en toute impunité des corps d'hommes beaux et musclés, images et expression abstraite de la beauté masculine. Mais, de leur côté, les éditeurs des magazines de culture physique pouvaient être poursuivis et arrêtés pour pornographie. Vingt ans avant le procès de Larry Flint, tout était question de dosage dans cette « nebulous interpretation of art ». Le film commence par des entretiens avec d'anciens modèles. L'un d'eux explique que la plupart des modèles ne soupçonnèrent jamais qu'il pût y avoir la moindre note d'érotisme gay dans leurs séances de pose. Ils pensaient donner à la jeunesse un modèle de santé et de force physique.

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Le film mêle un noir et blanc très théâtral et des images acidulées dans le style du magazine « The athletic model guild ». Le passé est évoqué sur un mode hallucinatoire, à tel point qu'on ne sait plus très bien où se situe la limite entre l'érotisme et les fantasmes du jeune homme. Pour Thom Fitzgerald, cette absence de frontière est au cœur même du personnage de Mizer. Pas plus homosexuel qu'amateur de beauté masculine, Mizer devient la métaphore d'une culture qui s'éveille à sa sexualité sans vraiment savoir qu'en faire.
Quel jugement porter sur Bob Mizer ? Photographe de génie pour les uns, pape de la pornographie pour les autres, le personnage ne laisse pas indifférent.

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L’avis de Gui :

Sous cet étrange titre peu évocateur, Beefcake rejoint les rares films dans la lignée de Larry Flint et Boogie Nights, c'est-à-dire des films consacrés au cinéma et à la photo pornographique. « Pornographique », ou du moins, considéré comme tel par la censure américaine à l’époque de Mc Carthy… Beefcake relate l’authentique histoire de Bob Mizer, créateur de la revue très controversée Athletic Model Guild.

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Si ce nom est moins significatif d’émoustillement que Playboy ou Hustler pour nous autres hétérosexuels, il en est tout autrement pour la gente masculine homosexuelle. Athletic Model Guild (AMG) était en effet la référence absolue dans le domaine du magazine de photographie d’étalons nus aux muscles saillants; de sa création en 1952 à son tout dernier tirage en 1993. Tous les grands noms du body-building (qu’ils soient gays ou non) de la seconde partie du XXe siècle sont passés sous l’œil du fondateur et photographe en chef de l’AMG, Bob Mizer, de Joe Dallesandro (acteur fétiche de Warhol et Morrissey dans la trilogie Flesh, Trash, Heat) à Jack Lalanne.

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Tous ceux qui aiment d’habitude les récits biographiques seront ici comblés par le style du film qui mêle tout du long les véritables photographies de Mizer, aux documents vidéos d’époque et reconstitutions (librement réinterprétées). Par contre, ceux pour qui voir des jeunes hommes nus exhiber leurs biscotos sous une épaisse couche de crème solaire, pose un problème quelconque passeront leur chemin sans savoir ce qu’ils ratent. Car au-delà du simple film gay, Beefcake est avant tout une attendrissante comédie chargée en candeur et en bonne humeur comme on aimerait en voir plus souvent.

Pour plus d'information :
Par Jean Yves et Gui - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Dimanche 28 mars 7 28 /03 /Mars 12:30
Par Daniel C. Hall - Publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
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Dimanche 28 mars 7 28 /03 /Mars 12:12
  
Visuel : (c) GayClic

[ATWT appartient à TeleNext Media et CBS]




Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Dimanche 28 mars 7 28 /03 /Mars 11:52
http://4.bp.blogspot.com/_SNWhINHHc3Q/SqBFx2GWzEI/AAAAAAAABC4/ex5p-8SlUSY/s400/LOGOPYSCAP.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 27 mars 6 27 /03 /Mars 19:00

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Par Hugo Rozenberg - Publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
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Vendredi 26 mars 5 26 /03 /Mars 18:04
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Pour faire un don (même un petit), cliquez sur l'image ci-dessus.
Merci d'avance.
Par Daniel C. Hall - Publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
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Vendredi 26 mars 5 26 /03 /Mars 11:25
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Gay comme mon nom ne l'indique pas, et juif comme mon nom ne l'indique pas non plus, je suis tombé tout petit dans une marmite de BD (BD, pas PD !). Depuis, j'ai noirci des milliers de pages de personnages plus ou moins étranges. Depuis cinq ans, je suis chroniqueur du site Unificationfrance.com auquel je livre chaque semaine un dessin. Concerné par la cause LGBT, c'est avec plaisir que j'ai rejoint l'équipe de Les Toiles Roses, blog auquel je participerai avec mes « p’tits miquets ».

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(En salles actuellement :) Benoît XVI : The Return Of The Revenge Of The Omen Of The... etc.

 

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Star Trique : The Next Generation (4)


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Mémoires d'outre-tombe

homo-copie-1.jpg Et alors ?

Voir toutes les rencontres

TO BE CONTINUED...

 

Par Hugo Rozenberg - Publié dans : DESSINS : Rencontres de tous les types
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Vendredi 26 mars 5 26 /03 /Mars 10:36

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« La Carte qui nous révulse  : l'Invasion Gaie ! La France n'est plus qu'un gâteau bouffé par l'Immigration, les lobbies, et maintenant, la Gaytitude...on dirait un vol de sauterelles sur un champs de blé ! Au menu : tournantes, viol des peuples, et sodomies généralisés ! Pour ces jeunes Gays qui bandent dur mais qui sont mous du bulbes, leur "Gaytitude" surpasse leur patrie, leurs racines, leur race, leur religion... Leur religion, parlons-en : le Corps ! Leur Corps ! Et rien d'autre. Par quelle damnation, aurais-je donc transité passé par ce milieu ? Fallait-il que je sois gourd. La tragédie Gay est qu'elle est un "détail" majeur d'une manoeuvre générale de la Manipulation des peuples par la Société de Consomation dont les principes sont ignobles (dire que certains me prennent pour un catho tradi déguisé en Gay, s'ils savaient !) » Article, reproduit sans les corrections élémentaires de la langue française, intitulé « La France Gayfiée » par LE GOFF, du blog Le Gay Savoir, 26/03/10.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mercredi 24 mars 3 24 /03 /Mars 15:27


Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

 

en collaboration avec : homo6

 

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Nadia Galy, Le Cimetière de Saint-Eugène, Albin Michel 2010, 246 p. - 16 €

 

Handigay et orphelin algériens à la recherche d'un père…

Nadia Galy fait vivre le métissage des cultures avec le talent d'une orfèvre de la langue. Ses protagonistes de l'Algérie des années 80 ont une personnalité et une finesse hors du commun. C'est avec le plaisir de celui qui détaille petit à petit un bijou, le caresse puis le repose pour ne pas en épuiser immédiatement tous les détails que j'ai parcouru les allées du Cimetière de Saint-Eugène en compagnie de Slim, Moka, Inès et Clémentine.

Le beau Slim et Moka le boiteux à la « hanche dissidente » forment un couple : Nadia Galy adopte la juste distance pour décrire leur relation qui devra un jour aboutir (p.76) au mariage de chacun d'entre eux. Pas de faux-semblants non plus sur ceux qui draguent dans les fourrés du Château : Moka sait bien qu'ils sont là pour assouvir une pulsion bien précise. Il ne s'agit pas d'avoir recours à des artifices dus aux tarifs trop élevés des prostituées ni à une sexualité de substitution, en attendant de passer aux choses sérieuses. Mais vivre son amour pour un être aussi tourmenté que Slim est pour Moka plus important que ses problèmes de hanche.

Slim découvre progressivement une face cachée de ces origines. Son ami, son amour, Moka est à ses côtés mais c'est sa mère Inès qui détient les clés d'un secret qu'il devient de plus en plus inutile de garder. Avec l'aide de Clémentine, jeune française en mission à Alger, les deux hommes et les deux femmes font une plongée vers les véritables racines de Slim. Dans un univers où la France est un miroir chargé de répulsions multiples, comment gérer la découverte de la moitié de ses origines du côté des colonisateurs ?

Sans aucun stéréotype, avec une tendresse finement distillée dans le grand alambic de l'amour, Nadia Galy offre un aperçu tendre et sans complaisance des déchirements algériens à travers une aventure humaine qu'ont vécue, mutatis mutandis, les enfants de Boches. Elle y apporte une solide expérience qui montre la valeur du métissage et l'enrichissement des cultures croisées face à la stérilité de l'enfermement et du repli sur soi, dans une langue qui cisèle les phrases les plus simples comme un grand moucharabieh derrière lequel on observe, en toute discrétion, la vie des autres.

Une vie où les morts, héros du FLN, inconnu sur une photo égarée ou pied-noir au volant d'une voiture dévalant un ravin, ont autant d'importance que les vivants qui essaient de redécouvrir les racines de Slim, le beau tourmenté.

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

- Interview de Nadia Galy par Philippe Valler sur France Info le 13 mars 2010,

- Nadia Galy à Cosmopolitane (France Inter) pour son premier roman, Alger, lavoir galant, Albin Michel, 2007.


 

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© Mathieu Zazzo

 

 

INTERVIEW DE NADIA GALY

Par  Gérard Coudougnan

 

Les Toiles Roses : Nadia Galy, bonjour. Je vais commencer par vous remercier pour les moments de plaisir que j'ai ressenti en lisant Le Cimetière de Saint-Eugène. Je n'ai pas lu votre premier roman et c'est pour moi la découverte d'un auteur au style qui me touche par la complicité que vous parvenez à établir avec le lecteur. Je confesse avoir de fortes accointances avec la langue et la culture arabe, mais je pense que tout lecteur sensible peut éprouver les mêmes émotions. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ?

Nadia Galy : Tout d’abord merci à vous de m’accueillir sur vos pages ! J’ai 48 ans, je suis architecte et expert judiciaire près la Cour d’appel de Paris. J’ai vécu à Alger, à Paris, et puis 6 ans à Saint-Pierre-et-Miquelon où j’ai commencé à écrire mon premier roman Alger, Lavoir galant, chez Albin Michel également.

Je m’intéresse à ce qu’on ne dit pas mais qu’on ressent souvent fort douloureusement. J’aime passionnément creuser l’intimité dans ce qu’elle peut avoir de noble et de moins noble. Mon premier livre parlait de la détresse sexuelle de la jeunesse algérienne au travers d’un personnage très laid, mais formidablement attachant. Cet homme voulait seulement faire l’amour avant de se marier. Il n’était que désirant sans jamais perdre de vue l’honneur de sa dulcinée. Il y parvient, mais tout bascule et passe cul par dessus tête.

En Algérie, les hommes ‒ ce n’est que d’eux dont on parle ‒ se marient pour se « poser », fonder une famille, prendre une place dans la société. Bien sûr, c’est fréquemment vrai, que la volonté de se conformer à l’imagerie traditionnelle l’emporte absolument. Mais je ne peux m’empêcher d’être convaincue que s’ils se marient si impérieusement, c’est pour enfin avoir des relations sexuelles régulières et consenties. D’ailleurs, cela est entendu voire justifié par les mères, à mots à peine couverts. Le désir des femmes, lui, n’existe forcément pas. Une fille de bonne famille n’éprouve pas de désir en dehors de celui d’avoir des enfants, c’est bien connu !

Certes les choses changent un peu dans les grandes villes, mais ce pays n’est pas fait que de grandes villes !

Ce sont ces méandres que j’ai envie de creuser. Que fait l’amour de nous ? Jusqu’où nous entraine-t-il ? Par là, j’entends toutes les amours, physiques, et platoniques, belles ou sombres, sinueuses. Je veux aussi tenir compte de l’existence de ces désirs impérieux du corps de l’Autre, de sa chaleur.

Pour tenir mes lecteurs, je me dis qu’à défaut de l’histoire, je vais les garder avec les mots, les images que je tords et contorsionne pour les étonner, les surprendre. Je travaille presque mot à mot, pas à pas. Je veux qu’en me lisant on entende parler de soi, que l’on soit arabe ou pas. Je veux qu’on rie et qu’on pleure. Enfin…j’aimerais qu’on rie et qu’on pleure et qu’on apprenne des choses.

 

Votre double culture est en effet un atout précieux pour aborder aussi subtilement les fondamentaux entre êtres humains algériens et français. Vivez-vous plus en France ou en Algérie ?

Je suis née à Alger, j’y ai grandi et vécu jusqu’à 18 ans, entre un père algérien, et une mère française. J’ai adoré mon enfance, mon adolescence. J’étais algérienne sans conteste. Pourtant… ma grand-mère, bretonne, vivait avec nous, maintenant elle est enterrée là-bas. J’étais au lycée Français d’Alger, j’étais francophone bien que parlant l’arabe dialectal avec l’autre partie de ma famille, dans la rue etc. Les questions d’identité étaient reléguées à plus tard, je vivais en Algérie, j’étais algérienne, point.

Et puis, lorsque j’ai eu mon bac (un bac français donc) le gouvernement algérien a décidé d’arabiser toutes les universités. D’un coup, durant l’été. Ça a été le choc : je n’étais pas capable de suivre un enseignement supérieur en arabe. Il a fallu partir pour la France. Mon père a renâclé, mais peu. Et surtout, puisque ma mère était française, j’avais droit à la nationalité française moi aussi ! C’est là qu’ont commencé à se poser à moi les questions d’identité. De là, date ma prise de conscience que je suis double et incapable de trancher. Pour preuve, je suis maintenant en Corse, c'est-à-dire à mi-chemin entre Alger et Paris. Voilà pour ce qui est sûr !

Je retourne plusieurs fois par an à Alger, la maison de mes parents est le seul endroit que j’appelle « la maison ». Toute ma famille est là-bas, mes frères sont près de mes parents, je suis la seule à être partie et j’en consens parfois une belle culpabilité. Une culpabilité familiale surtout, je suis souvent absente lors des petits évènements qui soudent une fratrie par exemple… Je ne me vois pas revivre en Algérie, je suis devenue française pour beaucoup de choses, sauf que, suivant les sujets, je dois d’abord me demander si je réfléchis en française ou en algérienne ! Je suis toujours en train de chercher l’équilibre, pour ne pas me sentir ingrate envers l’une ou l’autre culture. Simple !

 

Slim est homosexuel. Sa mère est du genre « possessive » et il est orphelin de père : pourquoi avoir créé un profil aussi freudien ?

Pour résumer, je voulais parler d’identité : que se passe-t-il lorsqu’on découvre qu’on est un autre que celui qu’on croyait ? Qu’est-ce qu’être homosexuel ? Qu’est-ce qu’être algérien ? Qu’est-ce qu’être un fils ? Que doit-on à sa propre légende ?

J’écris pour apprendre des choses à mes amis français. L’Algérie est si méconnue… Au départ, je voulais expliquer que du côté algérien nous avons été éduqués dans le culte de la guerre d’Indépendance, que ce culte perdure. Je voulais que le père, ce grand absent soit porté comme l’étendard algérien, qu’il soit un défunt gigantesque, capable d’élever un fils à son image. Je voulais que Slim soit plus algérien que le roi, mais avec une faille intime, quelque chose qu’il ne puisse pas soigner, contrecarrer. Je n’ai pas voulu le rendre menteur, ou kleptomane par exemple, parce que ces choses-là ne sont pas forcément impérieuses. Je tenais à ce qu’il se raconte bien des histoires sur sa sexualité pour se sentir toujours conforme à l’homme impeccable qu’il pensait être. Ce n’est que lorsqu’il met un pied dans la tourmente, lors de sa première dispute avec Moka, qu’il pense enfin à ce que son ami peut représenter pour lui. En même temps, il est conscient qu’il n’a jamais été amoureux d’une femme, à son âge… et qu’il a des rapports sexuels consentis avec son ami de toujours ! Quelque chose en lui commence à dire que ce ne sont pas que des rapports de confort ! En résumé, le père de Slim est absent, mais il compte davantage que s’il était vivant. Mort, il est parfait, sans failles ni aspérités, il est le modèle absolu de la virilité. Pourtant…

Quant à sa mère… J’en ai tant vu des mères arabes ! Inès n’est que plus « menteuse » que la moyenne des mères, mais ce qu’elle fait pour son fils au quotidien n’est pas excessif en regard de ce que j’ai pu observer. En revanche, le mensonge qu’elle a tissé autour de lui est tout à fait diabolique, mais les années l’ont poli puis confit d’amour et puis il est resté là à pendre au-dessus d’eux.

Bien sûr le profil est un peu caricatural, mais en réalité, je ne m’en suis aperçue qu’après. Je trouvais ce père absent tellement grand, et tellement présent !

Inès tombe du plafond quand son fils disparait après la révélation. Elle voit seulement qu’il lui en veut, mais elle ne perçoit absolument pas le cataclysme que la vérité engendre : elle n’imagine pas une seconde, qu’elle a fait de son fils l’ennemi de lui-même. Va-t-elle se demander ce qu’aimer veut dire ? D’ailleurs, au moment du drame, elle ne se demande rien. Elle agit et réagit, elle veut guérir son fils de cette maladie qu’est l’homosexualité, quitte à s’en séparer. Elle y met peut-être les formes mais en substance, elle le vire, elle le pousse à émigrer pour se soigner ! Le Casse-toi de Jean Marie Perrier est juste là !

 

nadia2.jpg © Léa Pieri


L'homosexualité n'est pas, comme l'explique clairement Moka, page 76, un choix par défaut, une sexualité de substitution, faute de filles disponibles. Pensez-vous que la libération gay soit, dans l'univers contemporain algérien, préférable au choix de Moka et Slim qui pourrait être résumé en « vivons heureux, vivons cachés » ?

Comment répondre. Franchement ? Je ne vois pas comment une telle chose serait possible. L’homosexualité est pénalisée par le législateur, l’Islam, le machisme et la loi du plus fort ! Si un homme veut monter son Golgotha chaque jour de sa vie, alors peut-être…

Et encore, se dévoiler… auprès de qui ? Une à deux personnes pour alléger le secret. Mais pas dans la rue, pas au travail, pas au sport, pas aux copains, pas à la mosquée, pas à la famille ! Le très beau travail de Philippe Castetbon (l’auteur de Condamnés chez H&O éditions) est révélateur de ces blocages. Je suis bien obligée de dire, qu’à mon point de vue, la société algérienne n’est pas prête. D’infimes lambeaux de ciel bleu apparaissent peut-être ça où là, au dessus de la tête de quelques uns, mais le ciel et si grand… C’est en tout cas mon sentiment profond.

Il y a eu un très beau papier sur le quotidien algérien www.elwatan.com en date du 4 septembre 2007 qui s’intitule Nous sommes tous des passagers clandestins (1). Il lève un pan du voile, mais il est signé… Delphine Gourlay. Sans nul doute, les hommes qu’elle a interrogés se sont-ils sentis plus en confiance avec une femme française qui ne remettait pas leur virilité en cause, cela en dit long sur les conservatismes de tous acabits !

Et puis Internet est arrivé. Les cybercafés sont légions maintenant en Algérie, c’est un oxygène, la parole se libère, entre soi, mais elle se libère. Enfin, les homosexuels peuvent se compter, sentir qu’ils sont moins seuls, échanger à mots vrais sans avoir recours à des contorsions langagières pour tourner autour du pot. C’est maigre certes, ça ne remplace pas de marcher au soleil en se tenant par la taille, mais les mots, c’est une formulation de la pensée qui à force peut déclencher certaines décisions.

Je crois néanmoins que l’El Dorado est loin, et qu’il faudra bien des années encore et bien des tracas pour que l’intimité des couples soit réellement le reflet des apparences. Car le mariage en Algérie est si indéboulonnable, qu’on n’a, hélas, pas fini d’assister à l’union de la carpe et du lapin pour faire bonne figure.

 

Quid des épouses qui servent d'alibi à ces hommes ?

Cyniquement, je dirais qu’elles sont mariées comme il se doit à toute femme bien, ont moins d’enfants et de devoirs conjugaux que les autres… ! En vrai, je ne sais pas. En cas de mariage non consommé, la jeune femme peut retourner chez son père, ce qui en général fait tout exploser. Du coup, le malheureux époux s’oblige à l’honorer pour la forme et la descendance. L’histoire ne dit pas quelle doit être la fréquence de leurs rapports. Tout ça est affaire d’équilibre Une vie entière ainsi… ?

Parfois, je le leur souhaite, les époux ne se font pas de mal, ils sont bons amis, donnent le change, et respectent le couple qu’ils représentent. C’est une autre forme de mariage arrangé. Il y a de quoi pleurer.

 

Qu'apporte à la romancière le handicap physique de Moka face à la beauté de Slim ?

Mais le handicap existe ! Je voulais me servir de ce petit côté dansant pour parler du handicap sans drame, Moka est handicapé (assez peu, je le reconnais) mais c’est pareil que s’il avait les yeux vairons, ça ne change rien au fait qu’il soit aimable au sens plein du terme. On aime les gens pour ce qu’ils sont, ce n’est un secret pour personne.

Et puis pour l’histoire j’avais besoin que Slim soit une sorte de divinité un peu autiste, et que Moka soit le cœur bouillonnant des deux, je voulais que rien ne l’arrête, que son obstination force le respect de tous. D’ailleurs, même face aux gendarmes, même en prison, il conserve son rôle de sentinelle et personne ne le lui conteste ! Moka est pour moi, l’archétype du mec bien, un peu débrouille, un peu borderline, imparfait mais une belle personne. Non ?

Je voulais que Slim ait conscience de leurs physiques à tous deux, sans pour autant qu’il se comporte en aristo de la gueule. Moka est vraiment son ami de toujours. J’espérais que Slim ne nourrisse aucun mépris pour le corps et les traits de Moka, afin de montrer à quel point seule la sexualité prime de son point de vue : « une sexualité cafardeuse comme une brume de contrebandier » dit-il lui-même mais il n’empêche, qu’il en est partie prenante. L’amour, sera pour plus tard.

Également, j’ai feuilleté quelques journaux gays qui m’ont déprimée. Les hommes y sont majoritairement magnifiques. Ça m’a paru loin de la vraie vie. Il m’arrive parfois, en croisant des couples homo dans la rue, de me dire qu’ils sont bien loin des pépites des magazines, et qu’ils suscitent visiblement autant d’émoi et de désir que le papier glacé. Et puis un jour, j’ai croisé un couple hétéro, lui boitait, elle était splendide et ils s’embrassaient à pleine bouche. Il n’y avait pas de raison que je ne m’inspire pas de cette situation que j’ai trouvée cool. Le terme de cool n’est peut-être pas très approprié, mais je trouve qu’il porte plus de choses belles que dire que j’ai trouvé la situation normale. Elle ne l’était pas puisque je l’ai remarquée.

Je ne sais pas si je suis claire…

Et puis, aussi, à titre tout à fait personnel, je n’aime pas ce qui est lisse, poli. Un défaut m’attendrit, un bon ventre, des pattes un peu courtes, une gueule, un caractère… !

 

C'est très clair Nadia, et même si votre regard n'est pas le plus fréquent pour nous, soyez certaine que sa traduction par votre plume ne nous laisse pas indifférents et que Le Cimetière de Saint-Eugène est une recommandation de lecture que nous faisons à tous nos internautes, tout en vous remerciant de la chaleur de votre accueil pour ce dialogue !

 

Note :

(1) On peut lire ici cet article passionnant.


Note de Daniel C. Hall : Si les éditeurs ou les auteurs (auto-édités ou non) souhaitent envoyer un service de presse à Gérard en vue d’une critique sur ce blog, merci de prendre contact avec le chef Daniel C. Hall qui vous communiquera ses coordonnées :
lestoilesroses@hotmail.fr.


TO BE CONTINUED…

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : LA BIBLIOTHEQUE ROSE
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Mercredi 24 mars 3 24 /03 /Mars 11:11

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14.

À LA RENCONTRE DE DONALD L. ENGSTROM-REESE

Papy Potter

 


Papy Potter est né en pleine folie hippie de parents qui ne l'étaient pas. Depuis lors, il vit au milieu de ses arbres avec son adorable pirate des trains, tout au bord d'un marais nommé « du ru d'amour ». À quelques kilomètres de là, s'étend une vaste forêt où il travaille. Dans le chaudron rose, comme il est devenu vieux (il a presque 40 ans) et que Moudulard a fermé ses portes depuis longtemps, il glose sur le lien sulfureux et amoureux liant les gays aux diverses spiritualités du monde.


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Certaines rencontres sont tellement étonnantes qu’on se demande si elles sont vraiment le fruit du hasard. Ainsi en est-il de ma découverte de Donald L. Engstrom-Reese. J’ai découvert son nom pour la toute première fois en lisant la Cassell’s encyclopedia of queer myth, symbol and spirit de Randy P. Conner et David Hatfield Sparks. Donald y est présenté comme « un artiste gay multimedia, praticien de la wicca et apprécié par les communautés spirituelles gays aux USA pour les êtres enchanteurs de son univers visionnaire ». Les quelques lignes le décrivant suffirent largement pour que je m’y intéresse. Je cherchai du coup un ouvrage qu’il aurait écrit, parcourrai Internet mais ne dénichai, hélas, rien qui put m’instruire davantage sur cet homme.

Jusqu’à ce jour de février où je quittai un forum de discussion païen, plus ou moins en claquant la porte. Je ne m’attendais pas alors à ce qui allait arriver. Une des participantes du forum prit en effet l’initiative de chercher à me retrouver et y parvint. Nous discutâmes. Dès le second e-mail qu’elle m’envoya, elle me parla de Donald Engstrom, à ma plus grande surprise, et me fournit l’adresse de son site. C’est ainsi que je pénétrai plus avant dans l’univers de cet homme qui fait l’objet aujourd’hui de ce Chaudron rose. Je décidai ensuite de le contacter et de lui demander s’il accepterait de répondre à quelques questions pour le blog Les Toiles Roses. Il accepta, à ma plus grande joie, et me fournit ses réponses rapidement.

Toutefois, avant de vous présenter mon interview de Donald, laissez-moi vous proposer quelques-uns des éléments étonnants que j’ai découverts sur son site. Il y a d’abord cette sorte de fraternité divine haute en couleur qu’il évoque sous des noms très parlants : le dieu « queer » (ou dieu pourpre), le dieu « fairie » (ou dieu vert) et le dieu « faggot » (ou dieu doré). Je ne traduis pas à dessein leurs appellations, vu qu’en anglais les mots « fairie» et « faggot », qui signifient respectivement « fées » et « fagot », désignent également les homosexuels, ce qui n’est pas le cas en français. Je les désignerai donc, par choix, sous leur nom anglais dans la suite du texte. Je ne pense pas trahir la pensée de Donald en affirmant qu’il s’agit là d’aspects différents du divin qu’il a perçus lui-même et avec lesquels il travaille et communique. N’y voyez pas des dieux traditionnels faisant l’objet de cultes bien définis.

 

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Donald présente tout d’abord le dieu « queer » comme une entité hivernale, plutôt sombre, également associé au pourpre ; il est présent partout où les hommes s’aiment, notamment à plusieurs. Ainsi peut-on lire sur le site de Donald que « deux des principaux emplois du dieu pourpre sont d’aider à maintenir l’équilibre et la beauté à travers le multivers, de cultiver et de nourrir les lieux du « Queer Power ». Oncle Blacky (un autre nom du dieu pourpre) protège et aime les gays. Il est le gardien des Mystères du Plaisir et du Délice Sexuel. De plus, il aime les Royaumes du Nord au-delà de toute raison. Il se souvient de plusieurs des plus anciennes magies queer : le baiser de la mort et la transformation. » Ce qui d’ailleurs me fait irrésistiblement penser au Chaudron Rose que j’ai consacré aux passeurs des morts à Halloween). Un peu plus loin sur le site, on peut lire : « Il reconnaît que tous les gays sont une source de bénédiction et sont essentiels au bien être du multivers entier. »

Le dieu « fairie », lui, ne doit pas vous être inconnu si vous êtes un lecteur assidu du Chaudron Rose. On reconnaît en lui le protecteur du monde végétal et des homos « gardiens des arbres » dont j’ai déjà parlé. Donald dit de ce dieu vert qu’il fut « le premier à rêver le monde vert et à chanter les chants de la photosynthèse. Un des principaux emplois du dieu « fairie » est d’être un marcheur d’entre les mondes, un émissaire entre les sangs verts de la Terre du Milieu (ndr : ou Midgard, Donald s’intéresse fort aux traditions nordiques) et tous les autres Royaumes. Le dieu Fairie s’occupe également en profondeur de la survie de toutes les espèces vertes, partout. Un autre des emplois du dieu vert est de veiller continuellement sur le peuple du troisième sexe et sur les garçons gays efféminés. »

Le dieu « faggot », nous dit Donald, « travaille, quant-à-lui, infatigablement à davantage de justice. On le connaît pour ne jamais pratiquer la langue de bois quand il s’agit de parler de ceux qui ont faim, que l’on fuit, qu’on abîme, que l’on prive de leurs droits. Il détient les mystères qui font que le tout est plus grand que la somme des parties et que vivre dans l’abondance et la beauté ne dépend pas des biens qu’une personne a accumulés. »

Il existe également, dans l’univers enchanteur de Donald, la Déesse Fee-Fee, la Drag Queen divine des cieux, « qui crée et perfectionne l’illusion ainsi que le glamour qui rendent cette planète belle et excitante ».

Le site de Donald présente bien d’autres détails sur ces divinités. Notamment des rituels et des méditations, par exemple pour aider les malades du Sida. Mon idée n’étant évidemment pas de traduire l’entièreté de son site, je laisse au lecteur intéressé le soin de le découvrir et de le parcourir :

http://web.me.com/iowariver/Walking_in_Beauty/Welcome.html

À présent, place à l’entretien, par lequel je vous invite à découvrir mieux la pensée de cet homme…

 

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INTERVIEW DE DONALD L. ENGSTROM-REESE

Par  Papy Potter

 

Les Toiles Roses : Bonjour Donald. Et merci de participer à cette interview. En quelques phrases, pourriez-vous vous présenter aux lecteurs ?

Donald L. Engstrom-Reese : Je me décrirais comme un artiste, un jardinier, un païen et un sorcier. Je m’implique depuis plus de trente ans dans l’étude des « mystères » et du « peuple des esprits ». Mes racines jaillissent de cet équilibre entre le sauvage et le domestiqué, l’art, l’esprit queer, la sorcellerie des campagnes, les runes, la randonnée, le rêve, la vision chamanique, la cuisine, la magie pratiquée par différents clans ainsi que de l’exploration des royaumes sacrés du sexe et du plaisir. Je m’implique dans la construction et le soutien de ces cultures émergentes de la Beauté, de l’Équilibre et de l’Enchantement (ndr : je choisis de traduire « delight » par « enchantement », pensant que cela est l’idée la plus proche de ce que Donald cherche à exprimer. D’autres traductions possibles seraient « délice », « joie », « réjouissance ». Le terme complet est « cultures of Beauty, Balance and Delight » qui reviendra souvent). Je crois qu’il est grand temps pour nous de choisir de participer aux actes qui poursuivent la création, il est nécessaire d’adopter des manières de vivre qui soient plus adaptées au développement durable. Je sais, dans mes os et dans mon sang, que nous avons tous le pouvoir d’introduire ces cultures émergentes dans nos vies quotidiennes. Je sais aussi que nous sommes tous co-créateurs du multivers. Je ne veux plus attendre une quelconque révolution future nébuleuse pour commencer à vivre une vie d’éveil, de conscience, qui s’enracine dans la Terre, et embrasse le plaisir, l’amour et l’émerveillement. En bref, après toutes ces années de travail spirituel, les deux seules choses que je sais sont celles-ci :

1. Le changement est la seule constante du multivers.

2. L’amour et la compassion sont centraux à tout.

 

Comment décririez-vous votre chemin spirituel ?

J’en suis arrivé à comprendre après toutes ces années qu’être un sorcier heatheniste (ndr : tradition païenne germanique) ET queer est une manière de vivre, pas seulement un sentier spirituel. En d’autres mots, tous les aspects de ma vie se nouent les uns aux autres constamment, créant une tapisserie de mon existence ici, sur cette bonne vieille terre. Beaucoup de choses m’influencent dans ma vie d’animal humain : le paganisme post-moderne, la sorcellerie et l’heathenisme, ainsi que les vieilles histoires qui survivent et s’enracinent dans beaucoup de pays et de mers à travers la Planète, ou encore ces histoires contemporaines qui émergent actuellement de la théorie quantique, de l’horticulture, des études des primates et de beaucoup d’autres arts et sciences. Citons aussi : l’expérience, les transes et les rêves de mes condisciples, de mes partenaires de clan, de mes amis, de ma famille, et bien sûr mes propres expériences, transes et rêves.

 

Vous parlez de l’émergence de la beauté, de l’équilibre et de l’enchantement comme une partie du travail spirituel gay. Pourriez-vous expliquer ?

Les cultures de la Beauté, de l’Équilibre et de l’Enchantement  n’appartiennent pas à (ni n’émergent de) un seul groupe en particulier. Elles se déploient de l’intérieur, à travers nombre d’individus, de groupes et de communautés.

Beaucoup de gays se sont joyeusement embarqués dans leur gaytude. Ils osent embrasser une certaine authenticité, laquelle prend racine dans une idée saine qu’ils ont de la communauté. Ils célèbrent ouvertement leurs vies et acceptent les conséquences de leurs choix tout en reconnaissant le caractère sacré de ce qu’ils sont, individuellement et en communauté. Ceci a conduit beaucoup d’entre nous sur les chemins d’une spiritualité Queer. En retour, cela a amené certains d’entre nous à mieux se comprendre, à se fortifier, en proclamant le fait que nous sommes des êtres à part entière, que nos corps ne sont pas seulement des vaisseaux, que nous ne sommes pas juste des pantins de chair. Nous en sommes arrivés à savoir, à l’intérieur de nous, que nous sommes entièrement des êtres sacrés : os, sang, chair, âme et esprit. Cet éveil a alors conduit un nombre croissant d’entre nous à développer et à nourrir les cultures de la Beauté, de l’Équilibre et de l’Enchantement. Je soupçonne qu’il s’agit simplement d’un rôle supplémentaire ouvert à ceux qui se consacrent à la spiritualité Queer, en plus de nos rôles plus traditionnels : marcheurs d’entre les mondes, pacificateurs, guérisseurs, enseignants, explorateurs de la sexualité, artistes, poètes, danseurs, prêtre(sse)s, etc.

J’ai inclus ci-dessous la définition des cultures que j’utilise actuellement.

Cultures de la beauté, de l’équilibre et de l’enchantement : Ce sont les cultures émergentes qui, entre autres choses, se préoccupent de transformer les relations entre les mondes humains et les royaumes de la nature en des partenariats aimants, durables et joyeux, dédiés au plaisir et à la beauté, qui embrassent une éthique de justice et de fairplay, des partenariats par lesquels les individus et les communautés mènent des vies authentiques et ouvertes à la joie. Les cultures de la beauté, de l’équilibre et de l’enchantement :

1. …Se concentrent sur la transformation des relations entre les mondes humains et les royaumes naturels en partenariats aimants, durables et joyeux.

2. Les gens choisissent de vivre une vie pleinement éveillée, consciente et en co-création.

3. Ces cultures se dédient au plaisir et à la beauté,

4. …Embrassent une éthique de justice et de fair-play,

5. Elles enchantent (ou réjouissent ?) les vies authentiques des individus et des communautés,

6. Les gens veulent accepter les conséquences de leurs choix, apprendre les uns des autres et avancer,

7. …Se rappellent qu’il y a toujours un choix,

8. …Tissent des cosmologies qui nomment l’amour et la compassion comme étant les éléments fondateurs du multivers.

 

Comment voyez-vous l’interaction entre les trois frères queer (Queer God, Fairie God, Faggot God) ?

Il est toujours bon de se rappeler que l’information que je partage m’est venue à travers mes propres filtres. J’encourage toujours les gens à développer leurs propres relations avec les « Mystères », à expérimenter les « Mystérieux» et à contacter le « peuple des esprits » de leur propre chef.

Les trois frères Queer, le dieu Queer (dieu pourpre), le dieu Fairie (dieu vert) et le dieu Faggot (dieu d’or) se sont d’abord présentés à moi au milieu des années 80. Eux et d’autres esprits Queer (Ing, Fee Fee, et Ours Chantant) sont centraux à ma vie et à la vie de mon clan-foyer, le « Pie Clan ». À travers les années, nous nous sommes rapprochés à mesure que nous poursuivons nos aventures dans la Terre du Milieu.

Les relations mutuelles des trois frères queer sont aussi riches et variées qu’entre n’importe quels frères, de sang ou non. Ils sont férocement loyaux les uns aux autres, tout en ne laissant passer aucune chance de se taquiner. Les frères se disputent parfois, mais dans l’ensemble ils sont dévoués les uns aux autres, et on les voit souvent travailler et jouer ensemble. Tous trois se dédient profondément à la croissance et à la floraison des Peuples Queer, ainsi qu’à l’émergence des Cultures de Beauté, Équilibre et Enchantement. On m’a dit qu’ils joignent souvent leurs forces quand ils choisissent de se concentrer sur des projets spécifiques d’intérêt mutuel. Cependant, beaucoup de ce qu’ils font échappe simplement à ma compréhension. 

Il semble que les trois frères aient un groupe social assez large qui inclut les « Mystérieux », les Vivants et les Morts. Je les ai vus se nicher ensemble à l’Auberge des Morts (Roadhouse of the Dead), célébrant une fête quelconque. Je les ai également souvent remarqués partout où les gays se rassemblent : concerts, bars, saunas, musées, bibliothèques, rassemblements,…

 

Pensez-vous qu’il existe une sorte de tribu spirituelle gay ? Qu’en seraient les clans ?

Selon mon expérience, la plupart des tribus saines et durables post modernes se composent d’une grande variété de gens : beaucoup de genres différents, de sexualités, d’aptitudes, de compréhensions, de talents, etc… J’ai remarqué que certains clans comportent une large proportion d’un certain type de personnes : gay, hetero, queer, etc. Mais est-ce que je pense qu’il existe une tribu spirituelle universelle gay ? Non, pas vraiment.

J’ai constaté qu’il existe des familles constituées “par choix” et qui se sont construites autour d’un noyau dur formé de gays et/ou de queer. J’ai remarqué qu’il y a des groupes spirituels, des rassemblements, des covens etc. qui utilisent la gaytude comme lentille principale à partir de laquelle ils se façonnent leurs propres visions du monde. J’ai noté que des énergies spirituelles sexuelles de type gay et/ou queer rassemblent les gens selon de nouvelles manières assez excitantes. J’ai aussi remarqué que les « Mystérieux » et autres esprits de mon accointance ne se constituent pas eux-mêmes en clans, tribus et familles basées sur la seule orientation sexuelle.

À nouveau, il me semble que les groupes durables, sains et croissants, se développent au départ de plus d’un seul type d’être humain. Oui, j’ai noté que ces groupes-là détiennent des compréhensions du monde qui leur servent de noyau commun. Mais j’ai aussi remarqué que les groupes qui se développent vraiment ont une large variété de sexualités et de genres qui tissent la toile de leur communauté.

Mon propre clan-foyer (le Pie Clan) se constitue de beaucoup de gens différents : gay, hétéro, bi, femme, homme, transgenre, intersexué, queer, etc.  Nous venons de différents horizons de la Sorcellerie, de l’Heathenisme et du Paganisme. Il y a une grande variété de métiers et de professions. Nous avons une diversité d’intérêts : jardinage, arts, lecture, cuisine, yoga, randonnée, etc. Une chose que nous avons en commun est notre queeritude. Une autre est notre amour et notre compassion les uns pour les autres. Une autre encore est notre engagement dans les cultures émergentes de la Beauté, de l’Équilibre et de l’Enchantement. Beaucoup d’entre nous ont choisi d’entretenir de profondes relations avec des tribus/groupes plus larges comme Paganistan, Reclaiming Winter Witch Camp, et The Earth Conclave.

Nous construisons de saines frontières mais nous ne nous isolons pas du reste de la Terre du Milieu.

Je ne découragerai jamais un groupe gay de choisir de se développer consciemment sous la forme d’un clan (ndr : au sens sorcier ou chamanique du terme). Cependant, j’encouragerais de tels groupes à s’aligner avec une tribu plus large composée d’une large variété de gens détenant des manières semblables d’être dans le monde.

Dit simplement, il semble cependant que nous gays soyons tous essentiels au travail d’accroissement et de développement des Cultures de Beauté, Équilibre et Enchantement.

 

POUR PLUS D’INFORMATIONS :

Sur la poésie de Donald :

http://web.me.com/iowariver/Walking_in_Beauty/Donald%E2%80%99s_Poetry.html

Sur les divinités qui inspirent Donald :

http://web.me.com/iowariver/Walking_in_Beauty/Biographies_and_Stories_of_the_Mysterious_Ones.html

Sur les Queer brothers :

http://web.me.com/iowariver/Walking_in_Beauty/The_Three_Queer_Brothers.html

Un rituel sorcier célébrant les queer brothers ;

http://web.me.com/iowariver/Walking_in_Beauty/A_Queer_God_Ritual.html

Des créations visuelles d’inspiration païenne réalisées par Donald :

http://web.me.com/iowariver/Walking_in_Beauty/Visual_Blessings.html

Pour découvrir ses voyages vers « l’auberge des morts » :

http://web.me.com/iowariver/Walking_in_Beauty/Roadhouse_of_the_Dead.html

À la rencontre du dragon rouge :

http://web.me.com/iowariver/Walking_in_Beauty/Sacred_Feasts.html

Quelques définitions :

http://web.me.com/iowariver/Walking_in_Beauty/A_Few_Working_Definitions.html


Plongez dans les précédents « Chaudrons roses »

 

TO BE CONTINUED...
Par Papy Potter - Publié dans : LE CHAUDRON ROSE
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