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Blog LGBT du rédac' chef :
Daniel Conrad

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Daniel Hall


secondé par :

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L'équipe des "piliers" en exclusivité
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, Henry Victoire, Didier Roth-Bettoni
et
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Mais aussi, depuis, Cyril Legann,
Gérard Coudougnan (Livres), Voisin Blogueur,
Nicolas Maille, Sullivan Le Postec, Vincy Thomas,
Jann Halexander, Tom Peeping
, Lucian Durden,
Papy Potter, Nico Bally, Marie Fritsch,
Sir Francisco, Laurent Fialaix
et Hugo Rozenberg.

Special Guest Star : Philippe Arino.

Un grand merci à Francis Moury,
Olivier Nicklaus et à
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Et en special guest star gay-friendly... Dr Orlof !


et bien d'autres depuis le début et d'autres à venir...

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Samedi 27 février 6 27 /02 /Fév 18:15
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Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 27 février 6 27 /02 /Fév 12:29

« Je préférerais tuer mon propre fils de mes mains plutôt que de le savoir gay ! » Mel Gibson, acteur américain.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Vendredi 26 février 5 26 /02 /Fév 11:10

chaudronpotter

 

11.

HEUREUSEMENT QUE DIEU EST AMOUR...

Papy Potter



Papy Potter est né en pleine folie hippie de parents qui ne l'étaient pas. Depuis lors, il vit au milieu de ses arbres avec son adorable pirate des trains, tout au bord d'un marais nommé « du ru d'amour ». À quelques kilomètres de là, s'étend une vaste forêt où il travaille. Dans le chaudron rose, comme il est devenu vieux (il a presque 40 ans) et que Moudulard a fermé ses portes depuis longtemps, il glose sur le lien sulfureux et amoureux liant les gays aux diverses spiritualités du monde.

 

chaudron12.jpg


Le blog très intéressant de Luc le Belge, se fait l’écho actuellement de nombreux faits homophobes de nature religieuse.

Exemples :


carnaval.jpg


1) En Hollande, dans la petite ville de Reusel, le prêtre a refusé de donner la communion au prince du carnaval sous prétexte que celui-ci est homosexuel. L’affaire a fait grand-bruit aux Pays-Bas et est à l’origine d’un véritable feuilleton médiatique. Les associations homosexuelles pénètrent dans les églises, munies d’un triangle rose annonçant « Jezus sluit niemand uit (Jésus n’exclut personne) ». En outre, la présidente du parti travailliste hollandais, Lilianne Ploumen, appelle à un rassemblement dans la Cathédrale Saint Jean de den Bosch, afin de protester contre les exclusions dont les homosexuels font l’objet dans l’église catholique.


triangle.jpg


2) À Grenade, une exposition du photographe Fernando Bayonna, s’inspirant des évangiles, devait présenter des photographies teintées d’un éclairage subtilement homo-érotique. Les menaces de catholiques extrémistes ont provoqué son annulation.


fernando.jpg


3) En France, fin novembre 2009, des jeunes s’introduisent dans une église et jettent des œufs pourris ainsi que des boules puantes sur les participants d’une soirée de prières organisée à l’occasion de la journée mondiale contre le sida. Tout cela en scandant : « Pas de gays dans nos églises ».




4) En février, à Paris, des participants au kiss-in sont agressés par des catholiques homophobes.



Bon sang, mais que se passe-t-il donc ?

Dans une lettre qu’il adresse à l’archevêque de Paris, le pasteur Stéphane Lavignotte interroge : « Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui certains jeunes catholiques se sentent autorisés à de tels comportements qui n’avaient pas lieu hier ? Cela tient-il à la compréhension qu’ils ont des décisions de l’Église catholique durcissant le refus de l’accès des personnes homosexuelles à la prêtrise et à la vie en communauté ? Des positions des églises catholiques notamment en France contre l’ouverture du mariage, de l’adoption et de la PMA pour les couples de même sexe ? »

Je me pose, moi aussi, la question. L’actualité se fait le plus souvent l’écho d’actes homophobes sous couvert de la religion. Il me semble, à moins que je ne me fasse des idées, que la pression de certains milieux religieux contre les homosexuels va même croissante.

Pourquoi ?

Les gays sont de plus en plus acceptés dans notre société. Assiste-t-on, par l’intermédiaire des églises, aux derniers soubresauts d’un monde qui percevait les homosexuels comme une menace ?

Cette année, la journée internationale de lutte contre l’homophobie aura pour thématique : Religions, homophobie, transphobie. Les associations sont bien décidées à interpeller les pouvoirs religieux afin que ceux-ci se positionnent contre l’homophobie. Ce n’est pas un hasard. Trop souvent, la religion reste un bastion homophobe. Et des actes violents sont orchestrés sous son couvert.

Loin de moi l’idée de fustiger les seules églises chrétiennes. Nous connaissons également les positions homophobes des islamistes et des juifs extrémistes. Et je pourrais vous parler du mépris de païens que j’ai eu, moi-même, à subir il y a quelques jours à peine. Car, selon eux, en intégrant leurs dieux dans des rituels gays, je les insulte et les offense.

Pourtant, il existe des associations gays chrétiennes, des musulmans homos, des juifs queer, et j’en passe. Récemment, en Belgique, un couple homosexuel a vu son union bénie par un prêtre ouvrier dans une église. Aux Pays-Bas, des bouddhistes se marient. En Islande, l’Asatru (ancienne religion scandinave) pratique des mariages gays.

Je persiste à l’affirmer, les dieux n’excluent pas les homos. Ce sont les hommes qui les excluent. Je suis persuadé, en mon intime conviction, que Jésus accueille également les homosexuels dans la chaleur de son amour. Simplement parce que l’exclusion, elle-même, est contraire à sa parole. De même que l’illumination du Bouddha peut atteindre tous les êtres, qu’ils soient homos ou hétéros. Et, à nouveau, il n’est aucune offense à s’adresser aux dieux de diverses cultures lors de rituels gays. Cette position est, semble-t-il, plus aisée à défendre dans les pays anglo-saxons. Je me demande bien pourquoi.

La rubrique du Chaudron rose est ouverte à toutes les spiritualités. Je suis un éternel chercheur, curieux de l’esprit et n’appartient à aucune religion car aucune, jusqu’ici, ne m’a semblé assez diverse et large pour accueillir la diversité de mes pensées. Cela me rend très libre dans ma pratique spirituelle.

Je me joins, en tout cas, à tous ceux qui se lèvent pour être enfin accueillis avec amour dans les églises de leur choix. La spiritualité, quelle qu’elle soit, n’est pas affaire des seuls hétérosexuels et ne l’a, d’ailleurs, jamais été. Les homos aussi ont de l’esprit. Certains diront même, avec humour, qu’ils en ont plus que les autres.

Quant à ceux qui nous vouent aux bûchers et aux flammes de l’enfer, je leur souhaite de comprendre, enfin, le sens du mot « amour ».


Plongez dans les précédents « Chaudrons roses »


TO BE CONTINUED...
Par Papy Potter - Publié dans : LE CHAUDRON ROSE
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Vendredi 26 février 5 26 /02 /Fév 10:56
banniererozen.jpg hugo.jpg


Gay comme mon nom ne l'indique pas, et juif comme mon nom ne l'indique pas non plus, je suis tombé tout petit dans une marmite de BD (BD, pas PD !). Depuis, j'ai noirci des milliers de pages de personnages plus ou moins étranges. Depuis cinq ans, je suis chroniqueur du site Unificationfrance.com auquel je livre chaque semaine un dessin. Concerné par la cause LGBT, c'est avec plaisir que j'ai rejoint l'équipe de Les Toiles Roses, blog auquel je participerai avec mes « p’tits miquets ».

 

  Dieu.jpg

E.T. téléphone Benoît 13 et 3

 

Benoit16.jpg

Le Christ contre-attaque !

 

kiss-in.jpg Les plus grands succès de Benoît 13 et 3 et son orchestre (1)

Dieu-enfer.jpg Les plus grands succès de Benoît 13 et 3 et son orchestre (2)

Voir toutes les rencontres

TO BE CONTINUED...

 

Par Hugo Rozenberg - Publié dans : DESSINS : Rencontres de tous les types
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Jeudi 25 février 4 25 /02 /Fév 18:21
Par Daniel C. Hall - Publié dans : LES NEWS ROSES
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Mercredi 24 février 3 24 /02 /Fév 11:17


de  Nico Bally

 

mister-queer.jpg

Photo © Mélanie Fazi


L'ÉTRANGE CAS DU DOCTEUR

STRAIGHT ET DE MISTER QUEER

 

Nico Bally a publié une multitude d'histoires étranges sur divers supports, du webzine à l'anthologie, en passant par le livre photo-musical.

Après avoir sillonné les villes les plus exotiques et palpitantes du globe (Dunkerque, Manchester), il vit aujourd'hui à Lille où il fête tous les jours son non-anniversaire (trente ans tout rond) avec un lapin gay, une chatte blanche déguisée en chatte noire, et la fée Clochette.

En marge de l'écriture, il travaille comme contrôleur de contenu pour Recisio Music malgré de longues études en sciences, informatique et philosophie. Il respecte les lois du TATBAR (Touche À Tout, Bon À Rien) en s'adonnant à la photographie naïve, la musique noise-ambiant expérimentale, les courts-métrages DIY, l'auto-pornographie, le rot tonal et la peinture sur vélo.

Pour Les Toiles Roses, il élargit ses univers fantastiques-oniriques en développant les thèmes LGBT qu'il avait trop souvent mis de côté.

 

 

Le bureau du Docteur Straight ressemblait à n'importe quel bureau d'universitaire, sans qu'on puisse deviner sa spécialité. Dans les tons bruns, confortable, quelques diplômes encadrés, de la déco ethnique indéfinissable, et des livres partout, certains méticuleusement rangés, d'autres ouverts et couverts d'annotations.

Brian ne s'y sentait pas à l'aise. Lui qui avait toujours l'air détendu, « cool », lui qui semblait au-dessus de tout et de tout le monde, se sentait ici à l'étroit. Sur l'armoire, un crâne – qui semblait ne pas être en plastique – le regardait d'un air distant.

« Excusez-moi de vous avoir fait attendre ! » lança le Docteur Straight en entrant enfin dans son bureau.

Brian se leva pour lui serrer la main.

Straight correspondait aux descriptions. Pull épais, pantalons de velours, lunettes d'intello, et coiffure de vieux célibataire. Il ne devait avoir qu'une trentaine d'années, mais son allure était celle d'un homme qui a décidé de ne plus avoir d'âge, quitte à paraître plus vieux.

« À quoi dois-je votre visite ? demanda-t-il à Brian.

Hmm, c'est plutôt une visite de courtoisie… J'ai entendu parler de vous.

Oh, vraiment ?

De vos recherches, surtout. Vous travaillez sur les comportements sexuels ?

Oui, absolument. J'essaie de localiser et isoler certaines perversions pour pouvoir mieux lutter contre elles.

Les perversions, oui. C'est un peu pour ça que je viens... Dans mon quartier, il y a un homme... Un homme qui, depuis quelques semaines, est devenu une star dans plusieurs bars et boîtes. »

Le Docteur s'enfonça dans son siège, l'air soucieux. Il jeta un regard au cadre où une photo de sa femme rappelait à chacun qu'il était un mari comblé.

« Ça n'est pas difficile de gérer une vie de couple lorsque l'on est aussi occupé que vous, Docteur ?

Au contraire, un couple a besoin de respiration, de liberté. Mais éclairez-moi plutôt sur la raison de votre venue. Qui est cet homme dont vous me parlez ?

Il est gay.

Hmm…

Cela fait partie des perversions contre lesquelles vous vous battez, n'est-ce pas ? demanda Brian.

Vous me parlez de vous, c'est ça ? Vous n'êtes pas le premier pédé à venir défendre votre cause. Vous pouvez sortir, à moins que vous ne préfériez que j'appelle la sécurité ? »

Le Docteur était on ne peut plus sérieux. Il avait déjà fait expulser des importuns de son bureau, de manière plus ou moins douce. Il ne pouvait s'empêcher d'espérer que Brian offre une quelconque résistance, qu'il ait une excuse pour user de la violence.

« Vous ne m'écoutez pas, lança Brian, J'étais cet homme, avant, c'est vrai. J'étais la star du quartier gay ; j'avais qui je voulais. Mais depuis quelques semaines, un inconnu qui se fait appeler Mister Queer affole tout le monde. Je ne suis plus que le numéro deux. »

Le Docteur commençait à transpirer, à s'agiter.

« Et quel rapport ai-je avec tout ça ?

Vous le savez très bien. J'ai vu ce Mister Queer. Je l'ai vu danser au Babylon, entouré des trois lauréats du King of Babylon.

Des quoi ?

Les plus beaux mecs de la boîte, élus par nous.

Vous êtes jaloux de la nouvelle pédale en vogue, et alors ?

Alors j'ai cherché à savoir d'où sortait ce Mister Queer. Je ne suis pas un célèbre professeur, comme vous, je n'ai pas la technique. Je me suis contenté de le suivre. Et devinez où il a baisé ces trois types ?

Je ne veux rien entendre de vos ignobles histoires de...

Ici ! Sur votre bureau ! Je n'ai jamais vu un lieu moins sexy, et pourtant il les a enfilés, et ils en redemandaient ! Vous verriez mon appart, vous auriez une érection direct… mais ce bureau ? À quoi ça rime ?

Vous délirez totalement ! J'appelle la sécurité !

Attendez ! »

Le Docteur resta immobile, son doigt immobilisé à mi-chemin de l'interphone.

« Je sais comment ce Mister Queer apparaît. Je peux le provoquer.

Je vous en prie, supplia le Docteur, Ne faites pas ça, pas ici !

Ah, vous avouez !

Oui. Oui, puisque vous m'y poussez. Pourquoi diable m'avez-vous suivi ? Je ne l'ai pas voulu, vous savez ! Ce sont mes recherches. Les cobayes humains sont interdits, alors j'ai testé mon propre remède. Pauvre de moi !

Et à chaque érection vous devenez Mister Queer. Jusqu'à ce que vos bourses soient vidées, et que vous repreniez la forme tranquille et sage du Docteur Straight...

Oui. »

Le Docteur semblait abattu, les bras ballants, les yeux larmoyants rivés au sol.

« Je suis là pour vous aider, lança Brian. Je n'aime pas la concurrence. Je ferai tout, moi aussi, pour faire disparaître ce Mister Queer.

Vous ne comprenez rien.

Comment ?

Depuis son apparition, je travaille sur un nouveau remède.

Et ça ne fonctionne pas ?

Pas encore. Mais je ne perds pas espoir. Je vous en prie, ne dites rien à ma femme. Rien à mes collègues. Tant que je n'ai pas trouvé la bonne formule !

À condition que vous fassiez profil bas. Je ne veux plus de vous au Babylon. Branlez-vous devant des vidéos, surfez sur Branletteaubureau.com, peu importe, mais restez ici. »

Le Docteur accepta immédiatement, serra la main de Brian, et le reconduisit jusqu'à la sortie.

 

Ce Brian serait bientôt un problème. Le Docteur devrait trouver un moyen de le régler, car bientôt son remède serait prêt, et plus rien ne l'obligerait à quitter cet état somptueux, ce moment de grâce infinie qu'il ressentait lorsqu'il devenait Mister Queer. Bientôt... Oui, bientôt, il se transformerait une dernière fois, et l'ennuyeux Docteur Straight resterait porté disparu à jamais.

 


© Nico Bally – 2010.

Tous droits réservés.

Direction littéraire de la série : Daniel Conrad & Pascal Françaix,

avec l'aide de Gérard Coudougnan.


Lire les précédents petits contes

 

Par Nico Bally - Publié dans : PETITS CONTES DARK-EN-CIEL
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Mardi 23 février 2 23 /02 /Fév 11:09

Visuel : (c) GayClic

Un résumé en vidéo (blogué par nos amis de GayClic) de l'histoire de Fred (le personnage gay de la série) dans les épisodes 29 et 30 (2ème partie) de la saison 2 de la série espagnole « Physique ou Chimie » (Física o Química) diffusée en France sur la chaîne NRJ 12.
[© D. R.]



Vient de sortir en DVD chez TF1 Vidéo la saison 1 de Physique ou chimie...



Par GayClic.com - Publié dans : WEBSERIE : PHYSIQUE OU CHIMIE
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Mardi 23 février 2 23 /02 /Fév 11:03
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Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Lundi 22 février 1 22 /02 /Fév 18:01
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© Vidéos réalisées par nos amis de Gayvox.

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Imprimez et envoyez l'appel au Président de la République : http://www.le-refuge.org/courrier/lettre_au_president.pdf
Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
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Lundi 22 février 1 22 /02 /Fév 11:37
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Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

 

MG 3960
 

LE REFUGE :

Diptyque impressionniste

 

Le Refuge est clairement divisé en deux entités : un local de prise de contact, de rencontres et d'échanges et une structure de logements contenant elle aussi un espace de liens matériels et humains.

Le premier est situé dans un bâtiment historique du centre de Montpellier, derrière la préfecture. Au 2 rue Germain, dans le bel Hôtel de Gérone, une sonnette indique simplement « Association Le Refuge » et une affichette précise : « Le Refuge : première porte à gauche ».

Dans ce lieu, prêté par la ville pour un loyer symbolique, trois pièces ont été aménagées pour accueillir les nouveaux venus, informer les habitués et rassembler ceux qui ont envie ou besoin d'échanger. Un bureau permet aux responsables de l'association de s'isoler avec une ou deux personnes pour des entretiens plus discrets.

Les murs sont peints de couleurs vives et l'ensemble est meublé simplement mais avec goût et efficacité : sièges et tables (de récupération...), bibliothèques, panneaux d'affichage et présentoirs pour des documents divers (associations, lutte contre les IST et la toxicomanie) et des jeux de société. Dans chacune des trois pièces, ordinateur et imprimante complètent le décor. Des toilettes d'une propreté irréprochable ont été récemment installées pour rendre ce lieu de vie et d'échanges plus autonome.

Plusieurs fois par semaine, les adultes y reçoivent les garçons et filles qui ont poussé la porte pour obtenir une information, demander de l'aide ou partager une détresse... ou une joie.


MG 4039


Il régnait ici, le samedi 13 février une ambiance conviviale marquée par une excitation certaine, à quelques heures du premier concert des Mélo'Men, pour lequel on s'affairait à préparer des flyers, à les distribuer, à faire le point sur le rôle de chacun dans cette opération.

Des têtes nouvelles et inhabituelles, dont des représentants de l'association G-Stud, une membre de l'association « Contact », le reporter des Toiles Roses et son compagnon ajoutaient une touche de nouveauté à la fébrilité du moment. Sereins, souriants et disponibles malgré les sollicitations diverses, Nicolas Noguier et Frédéric Gal donnaient une idée, une orientation. Côté écoute, Véronique, bénévole au Refuge, était venue, comme d'habitude, de Montauban et faisait le lien avec les « nouveaux » et les jeunes pour qui elle est une amie, une (jeune !) maman, une grande sœur selon les circonstances. Tous les looks sont permis et la jeunesse éclate, sans complexes, souvent exubérante, avec un naturel qu'il serait difficile d'imaginer en d'autres lieux moins friendly.


MG 3987


Une semaine après la publication de Casse-toi, ses retombées médiatiques étaient palpables : on s'échangeait L'Express et Femme Actuelle dont on commentait les photos. Un couple de jeunes filles, photographiées de dos et à contre-jour, s'inquiétait : elles se trouvent trop reconnaissables. Un garçon qui a posé de face se moque de l'expression de son visage. Je me demande si j'aurais eu le cran de m'afficher un jour tel qu'il a osé le faire. Un défi à ses parents qui pourraient le reconnaître ? La preuve d'un vrai courage pour un garçon qui partage avec nous ses joies, un contrat de travail et une relation sentimentale stable ; il arbore avec émotion son cadeau de la Saint Valentin et nous demande ce qu'il doit faire en réponse à la superbe montre qu'il vient de recevoir. C'est le seul qui ait mis son nom sur la sonnette du studio qu'il partage avec un autre dans le bâtiment où il a trouvé refuge après un parcours plus que chaotique.

Un sportif vient nous parler de ses projets, de ses rêves. Il rêve à voix haute : un aller simple pour les États-Unis et un succès à Miami (qu'il prononce à l'américaine, bien sûr) dans le domaine sportif ou tout autre secteur, il pense qu'il va réussir. La preuve : il vient d'être le sujet de centaines de « shoots » d'un photographe qui a apprécié sa plastique...


MG 4281


Côté réalité, dans le quartier populaire, cosmopolite et étudiant du faubourg Boutonnet un immeuble comme les autres, loué à un particulier, abrite une dizaine de ces garçons et filles sous la responsabilité, entre autres, de Stéphanie. Un des studios a été transformé en « épicerie-laverie » où un adulte vient, six jours par semaine, offrir service et écoute aux occupants des lieux. Un partenariat avec la Banque Alimentaire permet de fournir à un moindre coût les bases d'une alimentation saine et équilibrée. Les appartements sont, pour y assurer une entraide et une envie d'indépendance, partagés à deux ou trois. Fonctionnels, meublés de façon assez disparate en fonction de divers dons ou récupérations, ils sont loués à un tarif symbolique en fonction de la situation de chacun : le but étant que le séjour dure le moins possible. Dès leur entretien d'accueil, les « réfugiés » sont pris en charge par un psychologue et toute une équipe de bénévoles compétents dans divers domaines : santé, droit, recherche d'emploi... La rupture avec la famille est analysée et si le deuil de la relation parents-enfant doit être fait, il est accompagné. Les autres membres de la famille (grands-parents, frères ou sœurs, oncles ou tantes) étant sollicités pour établir une évaluation précise de cette déchirure.


MG 4077


Il ressort de ces quelques heures passées ensemble l'impression d'une vraie réussite face à des situations de rejet parental qui sont de vrais drames, de vrais scandales. La bienveillance et l'écoute sont présentes partout, accompagnées d'une véritable pédagogie de la vie. Le Refuge n'est pas un cocon mais une étape, une rampe de lancement vers la vie, ses joies et ses contraintes. Si l'on a honte d'être de la même espèce que ceux qui ont osé dire Casse-toi à leur enfant, on se sent fier mais tout petit à côté de ceux qui ont bâti cette institution.

On reste abasourdi devant les menaces auxquelles elle est confrontée depuis les jours qui ont suivi cette rencontre et l'on n'a qu'une seule envie : en attendant que Le Refuge soit inutile, l'encourager, le soutenir et lui apporter une aide morale et matérielle en attendant que le cruel imbécile qui a osé menacer de mort les « réfugiés » soit repéré par la police et puni par la justice.

 

Imprimez et envoyez l'appel au Président de la République : http://www.le-refuge.org/courrier/lettre_au_president.pdf

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
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Lundi 22 février 1 22 /02 /Fév 11:21

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Fialaixlogo.png

 

 

fialaix

 

Laurent Fialaix

 

 


Laurent Fialaix, ne sachant pas mentir, avoue volontiers être né juste avant l’invention du MP3, des téléphones portables, de l’internet, des lecteurs DVD, de la téléréalité et de la livraison de pizzas à domicile. Ses premières années, il les passa donc à attendre que quelqu’un veuille bien inventer tout ça. Et ça lui a paru long, très très long…
Depuis ? Devenu journaliste, entre autres occupations il lit, écoute des disques, voit des films avant tout le monde… ce qui lui permet de frimer un peu de temps en temps (mais toujours raisonnablement !). Il rencontre aussi des people. Des stars vieilles ou jeunes, vraies ou fausses, en devenir ou déjà oubliées… Et il arrive même que ça le fasse rire ou que ça l’émeuve !
Par ailleurs, auteur, il a publié un premier livre, entre roman et récit : Nos Bonheurs fragiles (éd. Léo Scheer) sorti à la rentrée 2009. D’ailleurs, il se pourrait bien qu’à l’époque, Les Toiles Roses vous en aient parlé…

 

02.

Le jour où j'ai changé d'avis...

 

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Pour ce deuxième post j’avais prévu de vous parler de l’une de mes belles rencontres. Avec un livre. Avec son auteur. Et aussi de ce besoin de légèreté qui pèse sur nos quotidiens si lourds de combats et de batailles à mener ces derniers temps. Je l’avoue, j’étais tout prêt de prôner l’idée (certes contestable, mais qui donne tellement envie !) du : « Baissons les bras un moment, voulez-vous ?… Et VIVONS ! »

Mais voilà, ce matin, au réveil, j’ai changé d’avis. Deux facteurs m’y ont poussé. Deux événements qui se résument en quelques mots : la bêtise, l’ignorance, la haine, la peur sans doute, la rancœur ; dans tous les cas… une immense connerie.

C’est d’abord un article sur le site d’un grand quotidien qui m’a fait réagir. Il concerne Le Refuge, cette association qui vient en aide aux jeunes gays rejetés par leur famille. Une association que Les Toiles Roses soutiennent avec force et vigueur, et à laquelle Jean-Marie Perrier consacre son dernier livre, Casse-toi. Figurez-vous qu’à Montpellier où Le Refuge se situe, on a reçu du courrier. Anonyme, forcément. C’est tellement plus facile… L’objet du message ? Quand bien même on ne connaît pas ces jeunes, on veut les voir mourir, on les menace. « Avant, toutes ces personnes on les enfermait dans les asiles vu qu'il leur manque des neurones, ils ont la tête creuse, ils préfèrent aimer contre-nature », écrit le courageux expéditeur masqué, avant de terminer sa prose d’un post-scriptum qui donne la nausée : « On connaît toutes les habitudes de vos protégés et croyez-nous on va les criblé de plombs et les mettre en pièces détachées pour les punir ». Chacun de nos neurones saura apprécier cette littérature à sa juste mesure !…

 

Quelques minutes après cette édifiante lecture, moi aussi j’ai reçu du courrier. Moins grave (si j’ose dire), mais pas léger pour autant. Une lettre (anonyme, également) envoyée chez mon éditeur et réexpédiée par celui-ci.

L’écriture est celle d’une femme âgée, d’une mère broyée par le chagrin. Et qui semble m’en vouloir beaucoup. De quoi ? Devinez !

Pour argumenter elle use de telles armes que je n’ai pu m’empêcher de penser aux souffrances de son fils, au poids terrible qu’ont du être toutes ces années aux côtés des siens, avec le regard qui juge, les mots qui tuent. À lire ce courrier, je ne peux rien m’imaginer d’autre. Puisqu’il est anonyme, j’ai décidé de vous le livrer seulement expurgé de deux ou trois phrases qui pourraient aider à identifier son expéditrice… On ne sait jamais !

Ni bonjour ni le « Cher Monsieur » d’usage, ma correspondante entre directement dans le vif du sujet.

« À l’instant je viens de terminer votre livre. Je ne peux pas dire que ce fut des heures de plaisir, plutôt des moments de souffrance, parfois j’ai eu envie de le jeter par la fenêtre.

Je ne sais pas, mais je le crois, vous êtes sûrement homosexuel, s’il en est ainsi je vous plains !

Je disais « c’est une tare », mon époux « une maladie ». Il disait également « j’aurais dû faire médecine. J’aurais travaillé pour trouver un remède à cela dans les gênes ».

Je n’ai jamais rencontré « un homo » heureux. Sa vie est en « dents de scie », faite de déceptions, souvent de regrets et de honte…

Je vous dis cela parce que mon fils était homosexuel, il est mort à 39 ans. Depuis l’âge de 10 ans ses penchants se sont révélés. J’ai compris que sa vie serait un calvaire… et elle l’a été. Parce qu’aujourd’hui c’est pire qu’hier, il y a le sida ! Tous le savent mais leur pulsion est si forte qu’ils oublient tous les risques. Affronter le sida c’est autre chose qu’hier où il n’existait pas. Mon fils, pendant quatre ans je l’ai aidé à vivre avec le sida. (…)

Être « homo » est vraiment une maladie, pire que le cancer. Le cancer, on peut l’avoir un jour, on le soigne ou on en meurt. L’homosexualité, on l’a en naissant, on vit malheureux, et on finit par en mourir. Je compare la vie qu’a aujourd’hui son frère, entouré d’une épouse merveilleuse, de deux enfants heureux de vivre…

C’est pour tout cela que votre livre m’a écœuré.

Ce n’est pas une lettre anonyme, mes pensées viennent du cœur. »

 

Honnêtement ? Cette femme, dans son désespoir, m’a bouleversé en même temps qu’elle m’a horrifié.

Je n’ai jamais eu véritablement à souffrir d’homophobie. Jamais directement, en tout cas. Je n’ai jamais été renié ou rejeté comme le sont les jeunes du Refuge. Je n’ai jamais été menacé physiquement, hormis par quelques gamins imbéciles lors des années collège. À 12 ou 13 ans, ils pratiquaient les raccourcis et véhiculaient les idées toutes faites qu’ils entendaient à la maison. Avec le recul, comment leur en vouloir ?

Bref, je n’ai jamais eu à me plaindre vraiment. Mais j’ai eu de la chance. Beaucoup de chance. Sauf que voilà… Quand je lis de tels propos, je me dis que peut-être les chanceux comme moi pourraient-ils aujourd’hui ouvrir enfin les yeux. Face à ces propos extrêmes, ces ignorances, ces violences insoutenables, ne serait-il pas enfin temps d’agir ? D’agir vraiment. Intelligemment. En oubliant un peu le militantisme « tête baissée » qui (les résultats le prouvent) ne sert plus à rien, si ce n’est à braquer un peu plus les « étroits d’esprit ». J’ai l’intime conviction qu’avant d’aller violenter les certitudes des plus frileux et des extrémistes, avant de tenter de faire bouger les consciences par la provocation (comme celle, certes amusante et légère, des fameux Kiss in devant Notre-Dame de Paris), il faut prendre le temps de parler, d’expliquer, et – osons le mot – de rassurer. Alors, peut-être finiront-ils un jour par se taire. Ou par avoir honte de penser ce qu’ils pensent !

 

« C’est pas gagné !», dites-vous, à ce moment de votre lecture ?  Bien sûr que si. À condition d’être aidés par les plus puissants que nous. Et chacun sait qu’on peut compter sur le soutien des pouvoirs publics. À commencer par celui du gouvernement. Ben oui, regardez Martin Hirsch, le Haut Commissaire à la Jeunesse et à la Solidarité ! C’est lui qui a eu la bonne idée de commander ce dessin animé, Le Baiser de la lune. Pour expliquer l’homosexualité aux enfants du primaire. Pour les habituer. Pour banaliser, en finalité, pour rendre la vie plus facile aux garçons qui aiment les garçons et aux filles qui aiment les filles. Bon, d’accord, il avait juste oublié que ses collègues n’étaient pas aussi ouverts que lui.

Sérieusement, vous trouvez que j’ai tort d’être optimiste ? Entendu, je vous le concède. Mais laissez-moi espérer un peu, un tout petit peu…

Oh, tiens, et si on commençait par diffuser Le Baiser de la lune à l’Assemblée Nationale ?… Il y en a certains qui seraient étonnés. Même pas sûr qu’ils savent que ça existe, ça !… Quoi ? Ben l’amour ! Quoi d’autre ?…

 

Imprimez et envoyez l'appel au Président de la République : http://www.le-refuge.org/courrier/lettre_au_president.pdf

 

Laurent Fialaix (20 février 2010)

Par Laurent Fialaix - Publié dans : À TORT OU À TRAVERS
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Lundi 22 février 1 22 /02 /Fév 11:05

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bhv_vincy10.jpg Veni Vidi Vincy - Photo © D. R.

 

 

FUIR LA DOULEUR AVANT QU'ELLE NOUS TROUVE...

     

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« La violence est le dernier refuge de l'incompétence. » – Isaac Asimov

 

731 000 occurrences pour le mot homophobie. 576 000 pour le mot homophobe. 659 000 pour l’expression « gay bashing ».

On compare.  21 800 pour hétérophobie. 48 900 pour hétérophobe.

Les chiffres, c’est carré. Et quand on apprend que « les responsables du Refuge, une association d’aide et de soutien à de jeunes homosexuels à Montpellier, ont annoncé jeudi qu’ils allaient porter plainte après avoir reçu des menaces de mort à l’encontre des jeunes que la structure héberge. Avant cela, très inquiets pour la sûreté des jeunes, ils réclament "le soutien de la classe politique et des responsables associatifs" », on lève d’abord les sourcils de stupéfaction, avant de les froncer de colère.

Même dans un refuge, on n’a pas la paix. Refuge est un joli mot d’ailleurs. Du latin Refugium. Un abri pour ceux qui n’en ont plus. Un asile pour ceux que l’on rejette. Une caverne qui n’aurait pas déplu à Platon. Un havre, où la sérennité l’emporte sur le chaos absurde. Une protection, que l’État n’assume plus. Un sanctuaire, quand les religions chassent l’amour et les Hommes au nom de dogmes dépassés. Un lieu où l’on se met en sûreté.

Alors que devient un refuge quand il est menacé, attaqué, agressé, oublié des puissants lorsqu’il est exposé aux violents ?

Alors ce n’est plus le refuge, mais le déluge. Il ne s’agit plus de se réfugier, mais de fuguer. Le mot latin, on y revient, signifie précisément, fuir pour s’abriter. Mais où si Le Refuge montpelliérain n’est plus en lieu sûr. Les homos de septimanie n’ont plus la tronche assez catholique pour les habitants de cette région ?

Et puisque Monsieur Frêche est si lettré, il devrait se rappeler que « Le grand Refuge » au XVIIe siècle (je sais vous n’étiez pas nés, mais sans Histoire, nous n’avons aucun repère), faisait écho à l’exode dans les pays d’accueil des protestants chassés par notre cher pays, qui a toujours été très doué pour accueillir ceux qui sont différents. Hier les Huguenots, les Juifs, aujourd’hui les Musulmans. Cette oppresion religieuse est mentionnée expréssement dans les registres de l’époque. Religionnaires fugitifs, parti au refuge, autrement dit expatriés. Elle s’applique désormais à tous ceux qui sont différents : gitans, homos (dans tout leur spectre), immigrés…

On comprend bien que Le Refuge c’est la dernière étape avant la grande évasion – le suicide ou l’exil. Cela ne devrait pas exister dans un pays où le Président de la République essaie de nous convaincre que sa politique est le « vivrensemble » (ancien slogan de RTL). Mais Sarkozy a-t-il prononcer un mot pour protéger tous ces homosexuels persécutés ou répudiés ?

Les homosexuels sont-ils condamnés à être comme des Vampires ? Vivre la nuit et trouver refuge le jour ?  Quel retour en arrière. Quelle époque rétrograde. Mauvais rêve. Utopie déglinguée. Et d’ailleurs, si vous rêvez d’un refuge, c’est que la situation est dangereuse.

Mais si le Refuge n’est plus sûr, que reste-t-il ?

 

Imprimez et envoyez l'appel au Président de la République : http://www.le-refuge.org/courrier/lettre_au_president.pdf

 

Vincy (21 février 2010)

 

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TO BE CONTINUED...
Par Vincy Thomas - Publié dans : LE BAZAR DE L'HOMO VINCY
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Samedi 20 février 6 20 /02 /Fév 18:22

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Daniel Conrad Hall, l'ensemble de son équipe de rédaction, ses lectrices et lecteurs soutiennent "LE REFUGE" et nous en sommes fiers ! Nous vous demandons de soutenir "LE REFUGE" et d'envoyer votre petit mot de réconfort et de solidarité sur le groupe Facebook : "TOUCHE PAS AU REFUGE !"

Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
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Samedi 20 février 6 20 /02 /Fév 17:39
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Gay comme mon nom ne l'indique pas, et juif comme mon nom ne l'indique pas non plus, je suis tombé tout petit dans une marmite de BD (BD, pas PD !). Depuis, j'ai noirci des milliers de pages de personnages plus ou moins étranges. Depuis cinq ans, je suis chroniqueur du site Unificationfrance.com auquel je livre chaque semaine un dessin. Concerné par la cause LGBT, c'est avec plaisir que j'ai rejoint l'équipe de Les Toiles Roses, blog auquel je participerai avec mes « p’tits miquets ».

 

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Toutes et tous uni(e)s pour Le Refuge (1)

 

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Toutes et tous uni(e)s pour Le Refuge (2)

 

refuge3.jpg Toutes et tous uni(e)s pour Le Refuge (3)

Voir toutes les rencontres

TO BE CONTINUED...

 

Par Hugo Rozenberg - Publié dans : DESSINS : Rencontres de tous les types
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Vendredi 19 février 5 19 /02 /Fév 11:46
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MONTPELLIER, 18 fév 2010 (AFP) - Les responsables du Refuge, une association d’aide et de soutien à de jeunes homosexuels à Montpellier, ont annoncé jeudi qu’ils allaient porter plainte après avoir reçu des menaces de mort à l’encontre des jeunes que la structure héberge.

Avant cela, très inquiets pour la sûreté des jeunes, ils réclament "le soutien de la classe politique et des responsables associatifs". Ils souhaitent notamment que le maire (PS) de Montpellier, Hélène Mandroux, prenne des dispositions "pour assurer la sécurité des résidents". Structure unique en France, le Refuge accueille temporairement, dans plusieurs appartements qu’elle loue à Montpellier, des jeunes homosexuels, souvent rejetés par leur famille en raison de leur homosexualité. "Avant, toutes ces personnes on les enfermait dans les asiles vu qu’il leur manque des neurones, ils ont la tête creuse, ils préfèrent aimer contre nature", écrit notamment l’auteur du courrier. Dans un post-scriptum, celui-ci menace : "On connaît toutes les habitudes de vos protégés et croyez-nous on va les +criblés+ de plombs et les mettre en pièces détachées pour les punir". La lettre est signée, l’écriture du nom pouvant donner lieu à plusieurs lectures. Les responsables du Refuge ont déclaré à l’AFP qu’ils porteraient plainte lundi auprès du procureur de la République. Le Refuge a fait l’objet de nombreux reportages dans les medias. Le photographe Jean-Marie Périer a recueilli récemment des témoignages de personnes hébergées qu’il a réunis dans un livre, Casse-toi.

 

[Ajout à 14h55 :]

Les élus et associations qui condamnent cet acte :

Madame Aurélie Filippetti, Députée de Moselle
Madame Hélène Mandroux, Maire de la Ville de Montpellier
Monsieur Raymond Couderc, Sénateur-Maire de la Ville de Béziers
Monsieur Stéphan Rossignol, Maire de la Grande-Motte, porte-parole de Raymond Couderc
Monsieur Marc Dufour, Président du groupe MODEM de la Ville de Montpellier
Monsieur Cédric Sudres, groupe PC de la Ville de Montpellier
Le Collectif Contre l'Homophobie
L'association SOS RACISME
La LGP de Bordeaux
La LGP de Lille
L'EGIDE de Lille
L'association G-STUD de Marseille
L'association ADHEOS de Saintes
L'association LIFE LGP 66 de Perpignan
L'association APGL Languedoc-Roussillon
L'association Vivre avec son handicap Béziers

 

[Ajout à 17h01 :]

Faut-il rester muet devant tant de bêtise et de cruauté ? Quelle réaction est la plus utile au citoyen face à de tels comportements où la lâcheté rivalise avec la bêtise ? Prenons un compteur de neurones et soumettons-y l'auteur de cette lettre anonyme : si l'on en juge à son orthographe, il perd des points. Ses connaissances en psychologie sont sommaires : « aimer contre nature » n'a aucun sens scientifique. Il est plus au courant des horreurs de l'Histoire qui ont vu des générations d'homosexuels traités par la psychiatrie quand ce n'était pas pire. L'auteur est assez astucieux pour ne pas avoir envoyé son message par courriel : il sera sans doute plus difficile à traiter par la police scientifique que ne l'aurait été une adresse IP.
Je connais Le Refuge. J'y ai vu un esprit d'entraide qui fait honneur à la dignité humaine. Les parents qui ont rayé de leurs vies leur progéniture sous prétexte que leur orientation sexuelle était différente de celle de la majorité sont des monstres. Jean-Marie Périer vient d'attirer l'attention générale avec son livre Casse-toi. Deux concerts exceptionnels de la chorale gay des Mélo'Men ont rassemblé le ouiquende dernier plus de 250 personnes à Montpellier. Ce buzz médiatique a dû donner une idée à un pauvre personnage en mal d'activité, à un niveau de frustration sexuelle que l'on ose à peine imaginer. À quoi servirait de jouer les Don Quichocotte (ce n'est pas une coquille) pour tenter de faire comprendre à cet être sévèrement borné que personne, même pas lui, n'a choisi ses goûts en matière de sexualité ?
Si les mots peuvent apaiser, apportons à Nicolas, Frédéric, leurs associés et leurs "protégés" l'assurance d'un soutien massif et d'une admiration unanime. Vous avez traversé des obstacles qui auraient laissé sans réaction des gens ordinaires. Vous êtes tous EXTRAORDINAIRES, et vous allez le rester. Quoi qu'il arrive. Parce qu'il y a avec vous des centaines, des milliers de gens qui vous aiment. Simplement. Sincèrement. Et qui sont prêts à continuer à vous soutenir. Et que d'autres peuvent commencer à le faire par un geste symbolique (un message de soutien comme celui-ci) et/ou un chèque à l'ordre du Refuge (http://www.le-refuge.org/). Parce qu'une surveillance policière serait la bienvenue, mais pas suffisante. Nous sommes TOUS concernés, et tous acteurs potentiels de cette vie-là qui est NOTRE VIE.

Gérard Coudougnan

 

Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
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Vendredi 19 février 5 19 /02 /Fév 10:51
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Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

 

http://www.elcs.fr/photo/gal/pic/gal-253403.jpg
 

LES MELO’MEN CHANTENT POUR LE REFUGE

 

Les cinéphiles des Toiles roses connaissent presque tous les Melo'men puisqu'ils les ont vus dans la dernière scène de l'inoubliable téléfilm Un Amour à taire (1) lorsque la mère de Jean vient déposer une fleur au monument aux victimes de la déportation et qu'on lui en refuse l'accès.

 


Ce chœur d'hommes gay et gay-friendly existe depuis 1994. Il se produit principalement dans le cadre d'opérations de lutte contre le sida mais ne refuse ni les rencontres entre chorales (2) ni l'accompagnement jovial d'une chanteuse comme Annie Cordy (3)...

C'était donc un événement de pouvoir les écouter à Montpellier, au profit du Refuge, les 13 et 14 février derniers, d'abord au temple protestant puis le lendemain dans l'ancienne chapelle de l'hôpital Saint-Charles (4) devenue, après sa désacralisation Maison des Chœurs, prise en charge par la Ville de Monpellier depuis 2006. Plus de 250 personnes ont répondu à cette affiche exceptionnelle.

En cette Saint Valentin 2010, les Mélo'Men ont transformé la Maison des Chœurs en Maison des Cœurs qu'ils arboraient tous épinglés sur leurs tee-shirts noirs, cœurs écarlates vibrant pour Le Refuge.

Nous eûmes droit à quelques discours, dont la sincérité et la force furent chaleureusement applaudies : nous étions face à des personnes qui parlaient à cœur ouvert, de sujets graves et sans langue de bois.

Frédéric Gal, administrateur du Refuge précisa comment cette rencontre avec les Melo'men avait été organisée et sut, avec des mots simples et forts, résumer cette communion de bonnes volontés.

 


L'adjoint à la culture de la ville de Montpellier, Michaël Delafosse (5) rappela ensuite le rôle avant-gardiste de sa ville en faveur du mariage homosexuel (le fameux « appel de Montpellier » (6)) et sans hésiter à employer les termes homosexualité et homophobie rappela que la ville avait fourni un local d'accueil en centre-ville pour Le Refuge. Frédéric Gal appela ensuite sur scène le trop modeste fondateur du Refuge, Nicolas Noguier. Les applaudissements qui lui furent destinés permirent aux 45 choristes d''entrer en scène...

Le chef de chœur, John Dawkins (7) prit alors la parole et la situation en main. Ce filiforme britannique fut la cerise sur le gâteau d'une singulière après-midi musicale. Expliquant chacun des morceaux provenant des répertoires les plus divers et dans les idiomes les plus variés – nous eûmes droit au suédois et à la langue des loups ! – John mena tout son monde avec de grands gestes théâtraux, son diapason et sa joie d'être le meneur d'une bande d'amis ayant envie de vibrer ensemble pour une noble cause.

N'étant ni mélomane cultivé ni amateur de musiques trop classiques, j'ai éprouvé un vrai plaisir à me réfugier dans des havres musicaux inconnus que la chaleur de ces voix, parfois accompagnées d'un piano, construisait autour de ce chœur, de ces cœurs chantant à l'unisson.

Loin de nous limiter à des notions spirituelles et abstraites, les jeunes du Refuge avaient préparé pour l'entr'acte une série de nourritures terrestres qui, à un euro la part, avaient pour but de ruiner les malheureux spectateurs captifs. À la fin du spectacle, après une série de rappels, limitée par les contraintes horaires des TGV que devaient prendre les choristes parisiens, la ville offrit un superbe buffet arrosé de boissons plus ou moins alcoolisées et plus ou moins pétillantes au goût de chacun. C'est après toutes ces émotions, que votre fidèle serviteur interviewa, son magnétophone dans une main et une coupe de Champagne dans l'autre, le « chargé de relations » des Melo'men...

 

(1) Un Amour à tairehttp://www.lestoilesroses.net/article-4115163.html

(2) France 4 : Various Voices (2005) :

http://www.youtube.com/watch? v=W8aYqb8VMuw&feature=player_embedded

(3) France 2 : Envoyé Spécial (2005)

http://www.youtube.com/watch? v=yVVyH6i2J8w&feature=player_embedded

(4) http://maisondeschoeurs.free.fr/maison.htm

(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Michaël_Delafosse

(6) http://www.tetu.com/actualites/france/voici-le-texte-de-lappel-de-montpellier-pour-dire-oui-au-mariage-homo-15869

(7) http://www.melomen.com/index.php?contenu=common/index.php&menu=lechoeur&submenu=directeur&rubrique=undefined&evtMelo=accueil

 

 


Interview de Jean-Philippe Conejero

Vice-président, chargé des relations externes pour l'association Melo'Men

(Le 14 février 2010 à la Maison des Chœurs de Montpellier à l'issue du récital au profit de l'association nationale Le Refuge par Gérard Coudougnan pour Les Toiles Roses)

 

Les Toiles Roses : Quelle est l'histoire des relations entre les Mélo'men et Le Refuge ?

Jean-Philippe Conejero : Tout a commencé il y a plus de deux ans à l'occasion du concert « Voix contre le sida » régulièrement organisé par les Caramels fous, Equivox et Melo'men, trois associations parisiennes. Chaque année une association est choisie : les bénéfices du spectacle sont alors intégralement reversés à cette association. Il y a deux ans, Le Refuge était venu présenter son action et avait retenu notre attention. C'est pour lui que nous nous étions produits à Paris, au théâtre Le Trianon.

 

Cette opération montpelliéraine est d'une toute autre envergure puisque c'est toute une troupe qui a fait le voyage de Paris à Montpelllier...

Effectivement, nous sommes 45 choristes à avoir fait le déplacement et si l'on inclut les compagnons, on atteint une soixantaine de voyageurs. Il faut aussi ajouter ce que l'on appelle « le cinquième pupitre », c'est-à-dire ceux qui sont chargés de la vente des CD et tee-shirts, de la logistique. Tout cela a été remarquablement organisé par Le Refuge qui nous a accueillis et s'est occupé de tout : nous n'avons eu qu'à arriver et à chanter, ce qui constitue pour nous les conditions optimales et qui témoigne de la compétence de l'association Le Refuge. Être capable de manager pendant deux jours soixante garçons débarquant pleins d'énergie et plein d'allant n'est pas chose facile, alors un grand bravo pour Le Refuge !

 

Et un grand bravo pour les Melo'Men. Avez-vous ressenti dans ces deux concerts une vibration particulière avec le public ou en rapport avec ceux pour qui vous avez chanté ?

Oh oui, je crois qu'en fait nous avons tous chanté en ayant à l'esprit ce que vivent ces jeunes. Quand on habite Paris on a un peu tendance à oublier que tout n'est pas encore parfait dans notre monde, loin s'en faut. Si les choses ont avancé, il reste encore des situations dramatiques, des situations d'exclusion et nous sommes tout particulièrement sensibles à l'action menée par Le Refuge, qui avait été choisie il y a deux ans à l'unanimité. Cette association a besoin d'être aidée, même si notre souhait le plus cher est qu'elle existe le moins de temps possible car cela voudrait dire que le problème est résolu. Malheureusement, je crains que ce ne soit pas encore le cas pour plusieurs années je pense.

 


Quel travail se cache derrière cette qualité de chant choral ?

Il faut d'abord signaler que 60 % des choristes ne connaissent pas la musique ni le solfège et travaillent d'oreille. Ce sont ensuite deux heures et demie de répétitions hebdomadaires le mercredi soir plus deux fois quatre heures un ouiquende par mois et puis évidemment un peu de son temps personnel chez soi pour répéter, pour apprendre par chœur. Apprendre par cœur permet justement de se libérer des paroles pour se concentrer sur la mélodie, la justesse du son et surtout l'interprétation.

 

Aujourd'hui vous avez chanté sans aucune note dans diverses langues, à l'exception de cette chanson en « langue des loups »…

Effectivement, elle est entièrement construite sur une base d'onomatopées extrêmement difficiles à retenir, ce qui nous impose d'en lire le « texte »et pour éviter toute catastrophe, nous avons nos partitions !

 

Recrutez-vous ? Si parmi les garçons qui lisent Les Toiles Roses, certains ont envie de se joindre à vous, quelle est la marche à suivre ?

Nous recrutons en permanence et avec grand plaisir toute l'année. Il faut prendre contact avec nous par courriel (recrutement@melomen.com). Le candidat vient alors assister à trois répétitions pour s'assurer que l'ambiance lui plaît et correspond à sa recherche. Un rendez-vous est alors pris pour une audition à l'issue de laquelle notre chef de chœur et le vice-président accueillent le nouveau choriste dans tel ou tel pupitre en fonction de la tessiture de sa voix. Nous avons chaque année un renouvellement de 15 à 20 % des choristes pour des raisons diverses : c'est la raison pour laquelle tous les candidats sont les bienvenus du 1er janvier au 31 décembre.

 

Merci Jean-Philippe, merci également à Véronique Lesage et à Jean-Pierre Fourichon qui nous ont permis d'organiser ce dialogue. Merci et bravo à tous les Mélo'Men... pour Le Refuge !

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

Le site des Mélo'men : http://www.melomen.com

Les Voix contre le sida : http://desvoixcontrelesida.free.fr/

Les caramels fous : http://www.lescaramelsfous.com/

et http://www.le-theatre-de-michel-heim.fr/les-caramels-fous

(déjà amis des Toiles Roses depuis Avignon Off 2009 :

http://www.lestoilesroses.net/article-34749503.html)

Equivox : http://equivox.france.qrd.org/

et bien sûr...

http://www.le-refuge.org/

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
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Jeudi 18 février 4 18 /02 /Fév 16:53

chaudronpotter

 

10.

LE SILENCE EST LE FRÈRE DE LA HONTE ;

LA HONTE EST L'ENNEMIE DE TOUTES LES VISIBILITÉS.

Papy Potter



Papy Potter est né en pleine folie hippie de parents qui ne l'étaient pas. Depuis lors, il vit au milieu de ses arbres avec son adorable pirate des trains, tout au bord d'un marais nommé « du ru d'amour ». À quelques kilomètres de là, s'étend une vaste forêt où il travaille. Dans le chaudron rose, comme il est devenu vieux (il a presque 40 ans) et que Moudulard a fermé ses portes depuis longtemps, il glose sur le lien sulfureux et amoureux liant les gays aux diverses spiritualités du monde.


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Fin janvier, les pages du journal Métro (en Belgique) consacrèrent un article à une bande dessinée d’origine italienne : En Italie, il n’y a que de vrais hommes, parue aux éditions Dargaud. Luca de Santis et Sara Colaone y abordent un sujet encore très méconnu. En tout cas, personnellement, j’en ignorais tout. Pendant la période fasciste italienne, plusieurs centaines d’homosexuels furent arrêtés et exilés sur l’île de San Domino delle Tremiti. Cette bande dessinée relate la vie de ces homos déportés et confinés.


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L’Italie de l’époque ne disposait d’aucune loi réprimant l’homosexualité. Mussolini en avait d’ailleurs expressément repoussé l’idée arguant du fait qu’« en Italie, il n’y a que de vrais hommes ». Des rafles furent toutefois rapidement mises en place pour conforter cette opinion, d’une manière infamante. Afin d’éviter l’expansion de « la plaie de la pédérastie passive », les personnes soupçonnées de s’y adonner étaient purement et simplement condamnées à l’exil pour crime contre la race.  De sorte que, dans la péninsule italienne, il ne restât plus, du moins, en apparence, que ce que Mussolini appelait « les vrais hommes ».

L’Italie pratiqua donc le confinement et l’exil en conséquence de ses persécutions contre les homosexuels. Et non l’extermination. Ni même, semble-t-il, la soit-disant « rééducation ».

Les conditions de vie sur l’île de San Domino s’avéraient très précaires. Les « confinés » y couchaient par dortoirs, jouissant de 5 lires par jour insuffisantes pour les nourrir. Les attroupements y étaient interdits. Quelques rares privilégiés purent cependant y exercer leur métier, comme le héros de la BD. Tous, néanmoins, subissaient cet exil comme une condamnation injuste. Ils n’avaient, en effet, commis aucun délit, ni aucun crime. Ils étaient juste homos. Certains, d’ailleurs, ne l’étaient pas, l’exil pouvant être prononcé suite à une simple dénonciation.

Cette bande dessinée ne sombre pas dans le pathos au sein duquel une thématique pareille amènerait aisément à plonger. Les heures obscures sont bien sûr abordées : les arrestations arbitraires, la pauvreté, la solitude, les querelles intestines, la maladie, le manque de soins, la promiscuité, les injustices, l’emprisonnement, les violences, sans oublier la honte qui poursuivit les exilés même quand ils eurent quitté cette île.


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Toutefois, d’autres souffles, plus légers, imprègnent ce roman graphique remarquable. Les auteurs y présentent en effet, également, les heures de fêtes, les plaisanteries, voire les histoires d’amour qui tentent d’atténuer l’horreur de la situation.


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L’interview d’un ancien confiné, ainsi que la préface, complètent l’éclairage apporté par cette bande dessinée sur cet épisode méconnu de notre histoire. Je dis « de notre histoire », parlant bien sûr de celle des homosexuels. Car je suis de ceux qui pensent sincèrement que les homos ont un passé, une histoire, que l’on tente, encore aujourd’hui, de leur faire oublier, en la passant sous silence. Cet oubli a d’ailleurs, j’en suis convaincu, également une fonction. Car il est plus facile de dominer un groupe dont on a tout bonnement gommé la mémoire. Il est donc de notre devoir de rappeler les fragments oubliés de notre passé. C’est aussi à cela que servent Les Toiles Roses.

Les exilés de San Domino ont vécu doublement ce silence. D’abord parce que leur mise à l’écart n’avait pas d’autre but que de laisser croire qu’en Italie, « il n’y a que de vrais hommes », et d’empêcher aussi l’homosexualité de se répandre (comme si elle était contagieuse). Ensuite, parce que jamais, apparemment, les autorités italiennes n’ont admis leur erreur ni leurs abus dans cette affaire. Et que l’on s’est très vite efforcé de l’oublier, de la taire. Ce n’est qu’à la fin des années 80 qu’un ancien confiné raconta son histoire, révélant à la population italienne ce qu’il avait subi. Berlusconi aurait même dit que « sous la période fasciste, on envoyait les homosexuels en vacances ». Ce qui, au vu des conditions déplorables dans lesquelles ils étaient détenus est parfaitement insultant.

Cette BD a donc le mérite d’aborder ce sujet. Et de le faire en abordant à la fois ces heures obscures et celles, parfois également, plus légères qui ont constitué la trame de l’existence des exilés. S’il fallait exprimer un bémol, cela serait, à mon avis, que le graphisme très simple n’est peut-être pas suffisant pour exprimer toute la palette des émotions qu’une thématique pareille permet.

Cela dit, la thématique de l’exil suscite en moi un questionnement qui va un pont plus loin. Dans l’interview cité tout à la fin du livre, il est écrit : « au fond, on vivait mieux sur l’île que chez nous. À mon époque, quand on était homo, on ne pouvait même pas sortir de chez soi, il fallait rester discret, sinon on risquait de se faire arrêter. » Terrible, non ? Cette phrase m’a, d’abord, terrifié. Car, comment peut-on vivre mieux dans l’exil (et dans de telles conditions de précarité) qu’en étant libre ? Sans doute parce que cette liberté, justement, n’existait pas vraiment. Il fallait éviter de se montrer. Il était impossible de vivre tel qu’on était. Ce qui, d’ailleurs, demeure vrai de nos jours à certains égards. Les homos d’aujourd’hui cherchent à tout prix à s’intégrer dans notre société moderne et à être acceptés pour ce qu’ils sont. C’est vrai… Toutefois, cela se fait parfois en tentant, tout d’abord, de gommer les parcelles les plus dérangeantes de notre identité, afin de nous rendre nous-mêmes plus acceptables, plus fréquentables. Trouvez-vous sincèrement que ce soit cela, s’intégrer ? Combien de fois ai-je entendu que la présence des travestis dans les Gay Pride constituait un obstacle « à la progression de la cause » ? Assassiner en soi la part de follitude, le geste léger, la part « par trop visible » de la gaytitude, n’est pas, selon moi, la manière la plus adéquate de s’intégrer. J’ai assisté à des mariages gays où les mariés n’ont pas une seule fois dansé ensemble. Pardonnez-moi mais cela provoque en moi un malaise. Malgré toutes les avances que l’on accorde aux gays dans mon pays, je ne vois toujours pas d’homos se promener main dans la main au travers de mes rues tournaisiennes (une ville quasiment campagnarde), dans l’ombre protectrice des maisons espagnoles ou flamandes. L’intégration se conquiert, à mon goût, trop souvent au prix du sacrifice d’une certaine visibilité.

Mais revenons-en à la problématique de l’exil. L’Italie n’est, bien sûr, pas la seule à l’avoir pratiquée. Les nazis ont déporté les homos dans des camps de concentration. Pareil pour l’Union Soviétique stalinienne ou le régime cubain des années soixante. Rééduqués, violentés, exterminés parfois. Telles furent les horreurs de ces exils.


 

Cependant, l’exil prend d’autres formes, parfois. Comment nommez-vous par exemple ces quartiers où les gays se rassemblent pour y vivre ? On m’objectera qu’ils sont libres de le faire, que personne ne les y déporte, que le contexte est différent, qu’ils ne sont pas en situation de précarité, je suis d’accord. Mais tout de même… Est-il faux de penser qu’il demeure plus aisé d’y être « visible », d’y être « soi » que dans les villages provinciaux ? N’est-ce pas aussi une forme d’exil au fond ? Une île incrustée dans la capitale où l’on peut se permettre certaines libertés plus difficiles à vivre ailleurs.

Vivre à l’écart des autres est loin d’être un détail, une exception dans l’histoire des homosexuels. Nombre de déesses protectrices des homosexuels ont, elles-mêmes, fait l’objet de bannissement. Ainsi en est-il de l’Anukite des sioux, condamnée à vivre seule dans la forêt pour avoir tenté de désunir le soleil et la lune. Il en est de même, également, de Yellamma, chez les indous, bannie de son mari pour une infidélité qui, d’ailleurs, n’avait même pas eu lieu. Les clans homosexuels qui vivent sous la protection de telles déesses reproduisent eux-même, bien souvent, l’exil de ces déesses en s’installant à part des autres. En dehors du campement par exemple. Ou dans un quartier bien précis de la ville. Une manière de reproduire le bannissement de leur divinité tutélaire. Mais pas seulement ! C’est aussi une façon de se retrouver entre soi, de manifester un mode de vie différent, de conserver certains mystères qui ne doivent pas être accessibles à tous. Cette vie à l’écart n’y est pas forcément la conséquence d’une exclusion. Ce peut être également la revendication d’une différence, d’un mode de vie particulier, qu’ils n’ont absolument pas envie de partager avec d’autres.

Il est, somme toute, une différence entre une vie en marge, consentie et choisie, et un exil forcé résultant d’une condamnation. Toutefois, les frontières entre les deux ne sont pas forcément toujours très claires.

Pour en revenir à la bande dessinée qui est à l’origine de ce billet, je ne peux que vous la conseiller, au moins pour votre culture personnelle. Et si, comme moi, vous êtes convaincu que se souvenir de notre histoire nous permet de mieux être nous-même dans le monde, alors, achetez-la. Pareil à moi, vous serez sans doute étonné de découvrir les heures festives parsemant les jours sombres de ces hommes. Voyons-y la preuve indéniable qu’au plus noir de l’horreur, l’humain parvient à être libre et à aimer.

Mais la raison la plus claire que vous pourriez avoir d’acheter cette BD est qu’elle sort ces hommes du silence. Je n’oublie pas que le silence est le frère de la honte. Et la honte est l’ennemie de toutes les visibilités.


Plongez dans les précédents « Chaudrons roses »

 

TO BE CONTINUED...
Par Papy Potter - Publié dans : LE CHAUDRON ROSE
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Jeudi 18 février 4 18 /02 /Fév 09:06

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Fiche technique :
Avec: Nicolas Gob, Michaël Cohen, Clémentine Célarié, Nozha Khouadra, Bérénice Béjo, Valérie Donzelli, Valérie Mairesse, Sophie Quinton, Carlo Brandt, Philippe Lefebvre, Cyril Descours
, Jean Dell, Alexandre Mercouroff, Sophie de La Rochefoucauld, Isabelle Ferron et Dominique Frot. Réalisateur : Renaud Bertrand. Scénario : Véronique Lecharpy & Pascal Fontanille. Image : Marc Koninckx. Son : Jean Casanova. Montage : Laurence Bawedin. Musique : Stéphane Zidi.
Durée : 200 mn. Disponible en VF.


 

Résumé :
Nous sommes au début 1981. Lors d’un match de foot, un beau brun (Michael Cohen), genre intello mais qui soigne ses abdos, kiffe sur un blond (Nicolas Gob), Bruno de style plus rustique, dans la douche des vestiaires. Tout ce qui va suivre est raconté par le brun. Nicolas et Bruno deviennent amis. Bruno a une petite amie, Isabelle (Sophie Quinton), qui se trouve être la sœur de Nicolas. Isabelle accouche de Jérémy mais Bruno n’en est pas le père. De son coté Nicolas, homo et grand fêtard, a un meilleur ami, Jérôme (Cyril Descours), avec lequel il couche régulièrement. Jérôme tombe amoureux d’un steward américain. Ce dernier ne tarde pas à tomber malade et meurt ; c’est une des premières victimes du sida. Jérôme est contaminé. Bruno voudrait se marier avec Isabelle et reconnaître Jérémy. Isabelle hésite. Bruno réussit à la convaincre. Quelques jours avant de s’unir, passant par là, le couple est victime de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers. Isabelle est tuée, Bruno très gravement blessé. Hélène (Clémentine Célarié), la mère de Nicolas, élève Jérémy. Nicolas est désespéré et se jette dans la drogue et la fornication intensive. Bruno sort du coma mais il est paralysé des jambes. Nicolas arrache Jérémy à sa mère Hélène pour s’en occuper et le rendre à Bruno. La séparation d’avec l’enfant rend Hélène folle. Bruno se rééduque et tombe amoureux de son infirmière Nadia (Nozha Khouadra), d’origine algérienne. Elle est mariée avec Nabil, militant de Touche pas à mon pote. Elle a deux enfants. À cet instant, nous sommes à la quarantième minute du film et si les scénaristes n’ont pas chaumé, il y a néanmoins beaucoup de trous dans la narration. Nous ne savons pas alors par exemple ce qui nourrit au sens propre comme au sens figuré, Nicolas, son père ou Jérôme...

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Nicolas fait accueillir Bruno, en chaise roulante, dans la belle et grande maison de ses parents. La famille recomposée disperse les cendres d’Isabelle dans un fleuve voisin.
1983, Jérôme développe le sida. Vers la quarante-cinquième minute, on comprend enfin que Nicolas est le secrétaire d’une importante politicienne de droite, tout en s’occupant de Jérémy et en cohabitant avec la marraine de l’enfant qui lui sert d’alibi dans sa profession. Dix minutes plus tard, on apprend que le père va enseigner à l’université de Montréal. Nicolas et Bruno prennent un appartement ensemble pour élever Jérémy. Au bout d’une heure de film, Bruno tente d’avoir une relation sexuelle avec Nicolas, mais il n’arrive pas à bander, fin de l’expérience, ce qui nous vaut tout de même de voir Bruno nu de dos. La cohabitation des deux hommes est difficile. Presque guéri, Bruno a repris son emploi d’ouvrier menuisier.
1985, Nadia se bat pour faire éclater la vérité sur le sang contaminé. La mère de Nicolas vire alcoolique grave. Nadia s’aperçoit que Bruno a été contaminé lors d’une transfusion. La mère de Bruno divorce et se remarie avec le patron de son ex-mari. Nicolas devient l’attaché parlementaire d’un député de droite qui recherche à faire éclater la vérité sur le scandale du sang contaminé. Le député en question, tout marié qu’il est, est un un pédé dans le placard. Il drague Nicolas et rapidement ils couchent ensemble, la première fois dans leur bureau de l’assemblée nationale. Mais leur histoire doit rester secrète. Bruno est viré de son boulot lorsque l’on découvre qu’il est séropositif. Le jeune et joli Jérôme meurt du sida. Fin de la première partie.

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1986, Jérémy apprend que Bruno est malade et qu’il n’est pas son père. Nicolas est très amoureux de Pierre (Philippe Lefèbvre), son député. Bruno retrouve du travail chez un vieil ébéniste. Nadia, qui a été chassée de son hôpital à cause de son engagement sur le sang contaminé, travaille maintenant dans un laboratoire spécialisé dans le suivi des malades du sida. Le sida de Bruno se déclare. Il développe une première maladie opportuniste. Nadia passe de plus en plus de temps à son chevet. Nabil est jaloux. Bruno se remet.
1989, il se trouve une nouvelle copine, Fabienne (Bérénice Béjo). Quelque temps après, il développe une autre maladie opportuniste. Nadia se sépare de Nabil et vient vivre avec les deux hommes. Bruno se relève encore et décide de vivre avec Fabienne. La mère de Nicolas n’accepte pas la nouvelle liaison de Bruno. Le député de Nicolas devient secrétaire d’État et lui, chef de cabinet. Bruno retombe malade mais cette fois encore il s’en sort grâce à la bithérapie. Hélène se suicide par noyade le matin de Noël 1995. Bruno a une nouvelle maladie dont il ne se remet pas. Nadia lui injecte la piqûre de la délivrance devant la télévision sur laquelle Bruno vient de voir la France être sacrée championne du monde de football. Pierre s’oppose au PACS. Nicolas menace Pierre de l’outer. Ils se séparent. Pour se consoler, Nicolas, qui a trop bu, lève un jeune mec au matin ; il s’aperçoit que son coup d’une nuit est séropo et qu’ils ont eu un rapport non protégé. Nicolas est contaminé. Pour récupérer Nicolas, Pierre rend public son homosexualité. Ils se remettent ensemble.

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L’avis de Bernard Alapetite :
Contrairement à l’habitude, je n’ai pas écrit un résumé car il n’aurait pu être que trompeur, mais ce que l’on appelle, dans le jargon cinématographique, une continuité dramatique pour bien, je l'espère, montrer l’incongruité de cette histoire causée par un trop plein de péripéties. C'est cette continuité dramatique que l'on présente aux producteurs pour essayer de les convaincre de monter le film et aux différentes autorités pour essayer de récupérer quelque argent.
Dès les premières images, on sent que l’on va droit à la catastrophe artistique, plan trop serré sur l’action, les figurants c’est cher, donc le réalisateur resserre le cadre pour que le spectateur ne s’aperçoive pas que la foule que le cinéaste est censé filmer, ne se résume en fait qu'à une demi douzaine de clampins. Mais surtout, la voix off, nous expliquant le pourquoi du comment de ce que l’on devrait voir, est presque toujours un aveu d’impuissance cinématographique ; c'est ici patent.

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L’échec du film tient autant à son esprit qu’à sa forme. Déblayons tout de suite la forme technique de la chose, n’importe quel producteur de bon sens devrait se rendre compte que traiter 27 ans d’histoire en 3 heures, avec une foule de personnages lancés dans des péripéties des plus romanesques, est déraisonnable. Si la chaîne (1ère diffusion le 26 Mars 2008 sur la 2) avait été vraiment courageuse et responsable, elle aurait dû produire une mini série de cinq à six épisodes de 90 minutes. Mais le péché originel de Sa raison d’être est d’avoir voulu mêler des genres qui se révèlent antagonistes, soit le mélo cinématographique façon Douglas Sirk, avec le roman feuilleton genre Eugène Sue, qui a engendré le feuilleton télévisé tombé en désuétude depuis la mort de l’ORTF. La différence principale des deux genres réside dans leur construction : le premier se nourrit d’un nœud gordien aussi inextricable qu’improbable et est d’essence fondamentalement pessimiste ; le deuxième ne vit que par une incessante avalanche de péripéties tragiques et également peu réalistes mais rendues crédibles justement par leur arrivée continue dont la fréquence empêche le spectateur de réfléchir. Dans cette dernière forme, au bout du compte, après bien des tragédies, quelques personnages arriveront au terme de ce chemin infernal et toucheront au paradis. On le voit, des conceptions bien différentes, tant par leurs philosophies que par leurs rythmes. Les scénaristes Véronique Lecharpy et Pascal Fontanille, qui étaient déjà aux commandes du très bon Un Amour à taire, ont voulu de surcroît faire coller les aventures particulières de leurs personnages avec l’Histoire de la période traversée : élection de François Mitterrand, pandémie du sida, scandale du sang contaminé... La seule idée raisonnable qu’aient eu les auteurs est de rendre compte de toute cette foisonnante période par le biais d’un regard spécifique, en l’occurrence celui des gays, personnifiés par le narrateur Nicolas. Non que la bonne idée ait été de choisir le regard gay, aucun communautarisme dans mon propos, ce regard en vaut un autre pas plus, mais surtout, il réduit le champ narratif de ce scénario, qui par ailleurs explore beaucoup trop de sujets jusqu’à toucher au ridicule par leur accumulation et veut tout embrasser sans rien étreindre...
Dans la deuxième partie, bien meilleure que la première si l’on excepte la toute fin lourdement didactique, le rythme devenant moins frénétique laisse enfin passer l’émotion. Les scènes entre Bruno et Fabienne, par exemple, sont réussies.

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Le parti pris de ne pas vieillir les acteurs par le maquillage (les personnages, au cheveu près, ont presque le même aspect du début à la fin du film alors que plus de vingt-cinq ans ont passé, sauf Jérémy qui est joué par des garçons différents au fil du temps) est une bonne solution. N’imagine-t-on pas souvent les autres (et soi-même) avec un aspect qu’ils ont cessé d’avoir depuis longtemps ? Autre bonne idée de faire des réunions de la famille élargie dans la grande maison des parents de Nicolas qui constituent des bornes sur la route du temps.

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Si les poncifs ont souvent leur part de vérité, il est déconseillé à un réalisateur d’en faire un catalogue quasi exhaustif dans son film, comme c’est le cas dans Sa raison d’être. C’est forcément un steward qui a contaminé le joli Jérôme, lourde allusion au « patient zéro » ; quand une femme est enceinte, elle ne peut que vomir ; le jeune prolo (Ah les gros plan sur le torse de Gob en marcel ! Un grand moment !) est bien sûr homophobe et fils d’un routier. La politicienne de droite ne peut être qu’une caricature façon Boutin revue par Marie-France Garaud...
Les allusions à l’actualité du moment (la guerre des Malouines, les régimes communistes en Europe de l’est...) sont plaquées artificiellement dans les conversations entre les personnages et arrivent comme des cheveux sur la soupe.

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Il serait grand temps que les cinéastes s’aperçoivent que situer un film en 1981, présente les mêmes difficultés logistiques que de filmer une action se déroulant pendant les guerres napoléoniennes ou le premier conflit mondial. Dans les trois cas, les objets de la vie quotidienne sont complètement différents de ceux d’aujourd’hui. Il y a même la difficulté supplémentaire, lorsqu'une fiction se déroule dans les quarante dernières années, que bon nombre de spectateurs qui verront le film se souviendront des détails de ce temps-là et qu’ils n’auront pas oublié les visages connus d’alors. Et bien avec des moyens limités, Renaud Bertrand s’en tire très honorablement, évitant les anachronismes trop flagrants (je n’ai guère vu qu’un sweet capuche peu plausible lors d’un entraînement de foot en 1981). La reconstitution du Palace est plausible, en revanche l’avatar de Fabrice Emaert est grotesque et n’a aucune ressemblance avec son modèle dont la physionomie est encore bien présente dans la mémoire de ceux qui sont passés au Palace.

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Le miracle est qu’au milieu de séquences parfaitement ridicules, super téléphonées et très mal dialoguées, certaines scènes parviennent à être des îlots d’émotion, comme lorsque Bruno annonce à sa mère qu’il est séropositif, et qui parviennent donc à étrangler notre rire continu tout au long des deux parties.
Cela est dû principalement aux comédiens (Michael Cohen et Nicolas Gob ont tous deux reçu, à juste titre, le Prix d’interprétation masculine à Luchon) qui dans ce mélo improbable, se débattant dans des situations impossibles, débitant un texte parfois indigent, parviennent à rendre leur personnage convaincant et nous force à rester devant l’écran pour connaître la suite.

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L’avis de Franck :
À la télévision, il n'y a pas que la Nouvelle Star. Le même soir, il peut arriver qu'un chef-d'œuvre soit diffusé sur une autre chaîne. On a bien lu quelque part qu'il y a un truc bien sur France 2 ce soir-là, alors on enregistre, c'est là sur son disque dur de son lecteur de DVD, en attente d'être regardé, et puis on voit les piles de DVD à la Fnac, alors on se dit que ça vaut peut-être le coup d'être regardé, vraiment.
Alors, ce soir-là, car on n'a pas grand chose d'autre à faire, on se met à regarder Sa raison d'être. Et on prend une baffe. On aurait aimé ne pas être seul ce soir-là devant la télé, avoir à ses côtés des bras où se lover pour pleurer, et rire aussi. Parce que ce téléfilm français est ce que j'ai vu de mieux à la télévision depuis l'épopée de la Coupe du Monde 98 racontée par Stéphane Meunier, c'est dire. À propos de la Coupe du Monde, il y a une scène terrible, belle et tragique, dans Sa raison d'être, qui se déroule pendant la finale. Rien que d'y repenser, là maintenant, les sanglots reviennent. C'est là où j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, en sanglots mesurés dans un premier temps, qui se sont transformés en cataractes quand le réalisateur a eu la bonne idée de mettre Jeff Buckley pour accompagner la deuxième partie de la scène. Il n'y a décidément pas de hasard.


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Sa raison d'être, donc. 28 ans de la vie de Nicolas, Bruno, Isabelle, Nathalie, et de Nadia, et Nabil aussi. Vaste fresque d'une France que je connais bien, d'une époque que j'ai vécue en adulte, 1980-2008. Comment une société coincée s'est ouverte le 10 mai 1981, et comment elle s'est repliée, d'un coup, avec le retour de bâton de la crise, le culte de l'argent-roi… et le SIDA. Le réalisateur – Renaud Bertrand – décrit bien ces années-là, cette rupture-là, sous l'angle du SIDA, car c'est le thème du téléfilm, les années SIDA, la découverte de la maladie, les premières années, où les malades étaient ostracisés à l'extrême, coupables, forcément coupables, l'hécatombe, puis les premières découvertes, la stabilisation, la vie qui lutte, et qui perd parfois, mais de moins en moins, et le relaps, et la contamination qui continue.
Chronique sociale aussi, avec un couple de beurs, elle infirmière, lui macho qui aime ses enfants, qui sont ni violents ni mafieux, qui aspirent à la normalité, trouver leur place dans cette société-là. Cette image-là est encore trop rare à la télé française, de la même façon qu'une relation homo est très rarement montrée dans ce qu'elle peut avoir de normale, un coup de foudre, l'émoi et les premières approches, une relation durable, avec ses crises. C'est le cas dans Sa raison d'être, bravo.


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Ce téléfilm, c'est ce que j'ai vécu, parfois, beaucoup trop, par procuration, mais pas toujours.
Comme Nicolas, j'ai été assistant parlementaire ces années-là, et j'avais des patronnes, donc la comparaison s'arrête là. Dans la réalité, les bureaux sont bien moins vastes, et il n'y a pas de telles salles de bain à l'Assemblée nationale ! À ce propos, seule erreur repérée dans le scénario, pour 200 minutes de téléfilm, ce qui est mince, les élections de 86 sont à la proportionnelle, donc l'ouverture d'un musée dans une circonscription ne doit pas émouvoir un candidat aux législatives...


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Comme Nicolas, dans les années 84-86, on effaçait des noms de nos calepins, on allait bien trop souvent à des enterrements. Je vous parlerais un jour d'Erik, l'homme grâce à qui je suis devenu outrageusement européen, et libéral, au sens XIXe du terme s'entend. Comme pour le reste, il m'aura fallu des années de déni avant de pleinement l'assumer. Il est mort du SIDA. Et il y a eu Pascal et Denis, chez qui, avec toute une bande de jeunes socialistes, filles et garçons, on s'éclatait des week-ends entiers, à Noisiel, dans ce superbe appartement au pied du RER. C'était l'époque des « Nuits de la pleine lune », quand on découvrait la froideur et la post-modernité si « in » des villes nouvelles. C'était aussi l'époque des Nuits fauves, et la bande découvrit l'hôpital Saint-Antoine. L'un des deux partit, le deuxième se retrouva en enfer. Et la bande se délita, chacun prit sa route, nos chemins politiques nous ont éloignés les uns des autres.
Superbe téléfilm donc, avec d'excellents acteurs, dont Clémentine Célarié – on n'oubliera pas qu'elle a roulé un patin à un mec atteint du SIDA en plein Sidaction, pour démontrer qu'il n'y avait pas de risque de ce côté-là. Dans le rôle de Nicolas, un excellent Michaël Cohen, qui a su jouer aussi bien le jeune con que nous étions tous dans les early 80's que le quadra en belle maturité des années 2000 (et là, on est un peu moins à pouvoir souffrir la comparaison...). Belle maturité mais qui n'empêche pas les conneries...
À voir, malgré cette critique (juste mais négative) ici [Franck lie à son billet la critique de Bernard Alapetite publiée sur notre blog (voir ci-dessus.) Merci à Franck de m’avoir autorisé à reproduire son post qui m’a profondément touché. Note de Daniel C. Hall].

Pour plus d'informations :

Par Bernard Alapetite & Franck - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mercredi 17 février 3 17 /02 /Fév 10:29
Par Daniel C. Hall - Publié dans : LES NEWS ROSES
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Mardi 16 février 2 16 /02 /Fév 15:11

 


(6.06)


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PREVIOUSLY ON ZANZI AND THE CITY : cliquer ici.

 

Je continue de déverser ma bile sur ce qui m’a donné des boutons de fièvre en 2009 (et ça continue en 2010).

 

Johnny

Vous savez de qui je veux parler. Avant 1960, il aurait fallu préciser : Johnny Guitar, Johnny Weissmuller, Johnny Depp (pas encore né)… En 2010, quand on dit « Johnny », c’est pour évoquer Monsieur Jean-Philippe Smet à l’état civil, ou si vous préférez, l’ancienne idole des jeunes (ou l’idole des anciens jeunes, ce qui revient au même). Rien que ce surnom, attribué dès ses débuts à 16 ans, a marqué de son sceau indélébile (mais débile) le culte de sa personnalité que des générations de veaux en délire allaient lui vouer : l’idolâtrie. Le mois dernier, la France (1) a failli vivre en direct un drame national encore plus retentissement que le trépas prématuré de Michael Jackson. Eh oui ! Il s’en est fallu d’un coup de bistouri que Johnny Hallyday ne meure, laissant tout un peuple orphelin.

Envoyés spéciaux campant devant un célèbre hôpital de Los Angeles, hebdomadaires d’information faisant leur Une de cette catharsis, buzz médiatique quotidien jusqu’à l’écœurement, vendetta mystérieuse visant le chirurgien « coupable » d’avoir « massacré » le dieu du rock, menaces de procès et affaires de gros sous, aucun détail n’aura été épargné à la populace avide de sensationnel, comme à ceux qui, comme moi, s’en fichent comme d’une guigne. Je parie que certains ont été déçus que Johnny n’ait pas eu le bon goût de mourir afin que la tragédie s’accomplisse pleinement. Ceux-là ont manqué de peu être récompensé par le geste énigmatique de sa fille aînée, Laura Smet, qui aurait tenté de se suicider dans l’église Saint-Germain des Près (!). Pour l’occasion, un jigai (2) sur le parvis de Notre-Dame bondé de touristes Japonais eut été préférable. Mais seules les mauvaises langues ont osé parler d’un suicide, il ne s’agissait que d’un « malaise ». La rumeur de la ville prétend que David (Hallyday, pas Douillet) en aurait fait un lui aussi. Selon son gynécologue, il serait enceint. Nul doute que si la rumeur est confirmée, elle fera les gros titres pendant des semaines…

 

John

En parlant de grossesse et pour continuer avec un anglicisme, à l’heure où j’écris ces lignes le jeune Jean Sarkozy est fraîchement papa d’un petit garçon que lui a donné son épouse, la riche héritière Jessica Darty. La dépêche de l’Agence France-Pouffe précise que : « Selon une source parlementaire, le nouveau-né se prénommera Solal, comme le héros de "Belle du Seigneur", le roman de l'écrivain suisse Albert Cohen ». Comme second prénom, je suggère Lyne. Si un jour il était candidat aux élections municipales dans le 5e arrondissement de Paris, ça promettrait un joli bazar (3). La relève est assurée, et son grand-père doit être fier comme Artaban à l’idée qu’il a probablement fondé une dynastie politique. Je me demande toutefois ce qu’en pense la jeune et belle Carla, soudain promue au rang de belle-grand-mère par alliance…

Mais revenons-en à Jean. N’est-il pas épadant (4), ce joli garçon ? Voici un jeune homme qui n’a pas froid aux yeux et qui fait tout encore plus vite que son illustre père : élection, mariage, paternité. Du moment qu’il ne pousse pas le mimétisme au point de divorcer l’été prochain, tout ira bien pour lui. J’ignore s’il a été élevé au Banania, mais si la précocité est inscrite dans son patrimoine génétique, son fils risque bien de le dépasser et de rafler quelques bonnes places à son nez et à son brushing. Solal Sarkozy, président du conseil municipal des jeunes de Neuilly en 2022 ? C’est bien possible. En tout cas, j’espère pour lui que ce nouveau-né vivra loin du tumulte politico-pipolo-médiatique, déjà que, si le prénom est confirmé, ses initiales lui vaudront de nombreuses railleries à l’école… Mais j’ai bien peur que la fatalité ne lui réserve un mauvais sort. Il est né le jour où un puissant séisme de magnitude 7 a dévasté Haïti. C’est de mauvais augure. La reine Marie-Antoinette naquit, elle, le jour du tremblement de terre qui ravagea Lisbonne en 1755… Tonton Pierre ayant, quant à lui, récemment failli être transformé en poterie sur une île brésilienne, je n’ose imaginer ce qui attend la première famille de France en 2012 ! Il vaudrait sans doute mieux pour eux qu’ils se fassent oublier de tous, et s’en aillent élever des oies ou des poneys en Corrèze. Mais comme le disait le duc Max en Bavière (5) à propos de sa fille Sissi (en tout cas, dans les films d’Ernst Marischka) : « On n’échappe pas à son destin ».

 

(1) Mais aussi la Belgique, Monaco et la Suisse…

(2) Suicide japonais, équivalent féminin du seppuku (plus connu sous le nom de hara-kiri). N’ayant pas le droit de se faire seppuku à la manière des hommes (c’est-à-dire, en s’ouvrant l’abdomen avec un sabre), les femmes se tranchent la carotide avec un poignard.

(3) Peut-être y affronterait-il Lyne Cohen-Solal, adversaire acharnée de Jean Tibéri dans cet arrondissement, si toutefois elle fait encore de la politique dans dix-huit ans…

(4) Il n’y a aucune faute de frappe. L’auteur se permet d’inventer un nouveau participe présent.

(5) Maximilien de Wittelsbach (1808-1888), duc « en » Bavière (en allemand, « zu Bayern »), et non « de Bavière » (von Bayern), chef de la branche collatérale autrefois palatine dite « des Deux-Ponts de Birkenfeld », père de la célèbre impératrice Elisabeth d’Autriche, etc. Pour de plus amples informations sur les différences subtiles existant entre le « von » et le « zu », veuillez consulter un vieil exemplaire de l’Almanach de Gotha de Justus Perthes.

 

 

TO BE CONTINUED...

20 janvier 2010

Par Zanzi - Publié dans : HUMEUR : Zanzi and the City
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