Recherche

Podcasts

 

logonewRCN.jpg


MusicPlaylistView Profile
Create a MySpace Music Playlist at MixPod.com

Accueil

Ensembles-copie-1.jpg
pedeblog_kek_logo2.png
Blog LGBT du rédac' chef :
Daniel Conrad

twitter_logo_header.png

Daniel Hall


secondé par :

Gérard Coudougnan


L'équipe des "piliers" en exclusivité
ou en reprise autorisée :

Jean Yves
, Bernard Alapetite, Zanzi, Neil, Kim,
Matoo, Mérovingien02, Juju, Chori,
Shangols, Boris Bastide, Stéphane Riethauser,
 
Niklas,
Robert Wagner,
 Jag1366, Hari3669, Maykel Stone,
Marc-Jean Filaire,
Isabelle B. Price, Psykokwak,
Rémi Lange
, Henry Victoire, Didier Roth-Bettoni
et
BBJane Hudson...

Mais aussi, depuis, Cyril Legann,
Gérard Coudougnan (Livres), Voisin Blogueur,
Nicolas Maille, Sullivan Le Postec, Vincy Thomas,
Jann Halexander, Tom Peeping
, Lucian Durden,
Papy Potter, Nico Bally, Marie Fritsch,
Sir Francisco, Laurent Fialaix
et Hugo Rozenberg.

Special Guest Star : Philippe Arino.

Un grand merci à Francis Moury,
Olivier Nicklaus et à
Yann Gonzalez.
Et en special guest star gay-friendly... Dr Orlof !


et bien d'autres depuis le début et d'autres à venir...

Ce blog est partenaire de

Dreampress.com

Avec l'aide graphique de

Catégories

Fil infos VeryFriendly

W3C

  • Flux RSS des articles

POUR SURFER SUR CE BLOG...

Les Toiles Roses  est un blog collaboratif, indépendant et bénévole optimisé pour Mozilla Firefox (cliquer ici pour le télécharger)

TOUTES LES CRITIQUES DE FILMS : ICI
LES CRITIQUES DE LIVRES (Gérard Coudougnan) : ICI
Nos chroniques vedettes : Zanzi and the City (Zanzi), Et les filles alors ? (Isabelle B. Price),
Derrière les masques : Homollywood (Marc-Jean Filaire),
Merci Bernard (Bernard Alapetite),
Le Bazar de l'Homo Vincy (Vincy Thomas),
L'Histoire de l'homosexualité,
Dans l'ombre de Jann Halexander (Jann Halexander), Spécial Abdellah Taïa (Daniel C. Hall),
La Crypte aux gays (BBJane Hudson), Certains l'aiment camp (Tom Peeping),
 
Le Chaudron rose (Papy Potter), Petits Contes Dark-en-ciel (Nico Bally),
Marie de traverse (Marie Fritsch), Spécial Salim Kechiouche, Si j'étais homo ou hétéro...,
Spécial Stonewall, 40 ans, La gâterie du chef (Daniel Conrad Hall), La Garac'Ademy (Jean-Louis Garac)
A tort ou à travers (Laurent Fialaix), Rencontres de tous les types (Hugo Rozenberg),
 
Le Phil de l'araignée (Special Guest Star : Philippe Ariño),
Dossier et chronique-soutien
à l'association "Le Refuge" (Daniel C. Hall).

Venez rejoindre la rédaction, les lectrices et lecteurs sur le groupe Facebook :
http://www.facebook.com/group.php?gid=61890249500#/group.php?gid=61890249500


Vendredi 5 février 5 05 /02 /Fév 09:04

banniere

 

 

melo.jpg


LES MELO'MEN CHANTENT POUR LE REFUGE

À MONTPELLIER LES 13 ET 14 FÉVRIER 2010

 

Depuis plus de quinze ans, cette chorale d'une soixantaine de pommes d'Adam chante un répertoire classique et variétés, le plus souvent au profit de la lutte contre le sida. De l'Olympia au Carnegie Hall, du Queen Elizabeh Hall de Londres au Théâtre Maisonneuve de Montréal, en passant par Berlin, Prague ou Zurich, cette chorale est reconnue pour sa qualité et sa passion généreuse.

Ses prestations en province sont rares et c'est donc une chance exceptionnelle qui est offerte à ceux qui voudront aller les écouter durant le week-end de la Saint Valentin à Montpellier, au profit du Refuge :

 

Le samedi 13 février à 20 heures au temple protestant, rue Brueys

Le dimanche 14 février à 15 heures à la maison des chœurs, place Albert Ier


On peut réserver (15 et 10 € la place) dans les points de vente habituels, directement au :

 

06 31 59 69 50


ou encore en cliquant ici :

 

http://www.le-refuge.org/melomen/melomen.htm


Un envoyé spécial des Toiles Roses, notre Gérard Coudougnan national, y sera le dimanche : si vous voulez discuter, il sera content d'échanger avec vous. Il sera facile à reconnaître sur un fauteuil roulant bleu !

 

Ceux qui sont trop loin ou trop occupés peuvent aider Le Refuge en donnant par Paypal, même 1 euro – il n’y a pas de petits dons !!! – (Bon, les filles et les garçons, on peut tenter 10 euros et plus, non ?) en cliquant ici :

http://www.le-refuge.org/nous_soutenir/paypal.htm


À bientôt ?

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

Sur les Melo'Men : http://www.melomen.com/

Sur les concerts de Montpellier : http://www.le-refuge.org/melomen/le_refuge_et_melomen.pdf

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Vendredi 5 février 5 05 /02 /Fév 08:02
banniere AU CŒUR DU REFUGE...
new logo refuge 340 200

[Note : Toutes les photos présentées dans ce billet sont publiées avec toutes les autorisations légales nécessaires. Elles nous ont été fournies par Nicolas Noguier et Frédéric Gal de l'association "Le Refuge". Si vous désirez en utiliser une pour faire un billet sur votre blog consacré au Refuge, merci de demander l'autorisation écrite auprès de l'association.]

MG 3882
MG 3888
MG 3893
MG 3895
MG 3909
MG 3919
MG 3941
MG 3953
MG 3960
MG 3987
MG 4022
MG 4039
MG 4067
MG 4077
MG 4123
MG 4159
MG 4232
MG 4281
MG 4319
images13-2136-copie-1.JPG
Un grand merci à Nicolas Noguier, à Frédéric Gall et aux jeunes du Refuge !

Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Vendredi 5 février 5 05 /02 /Fév 07:45

banniere

 

skeleton_in_the_closet.jpg

MADAME X,

infirmière scolaire :

« J'ai bondi quand il y a quelques années un membre de l'équipe de direction a dit en présentant l'établissement : « Ce n'est pas un lycée de pédés ! »

 

 

[Note : Pour protéger l’identité de Madame X, des jeunes en question, pour respecter le secret médical et devoir de réserve, nous avons « anonymisé » l’ensemble de ce témoignage. Néanmoins, Gérard et moi tenons à saluer le travail des personnels de l’Éducation Nationale, enseignants, administratifs, médicaux dont beaucoup aident, chaque jour, des élèves en souffrance. Nous aimerions que les associations de lutte contre l’homophobie reçoivent un agrément du Ministère pour intervenir dans les établissements scolaires sans passer par un véritable « parcours du combattant » indigne de la patrie des Droits de l’Homme et du Citoyen.]

 

Les Toiles Roses (Gérard Coudougnan) : Bonjour madame. Vous êtes infirmière scolaire et avez exercé dans divers types d'établissements dont un lycée professionnel. Dans cet établissement, il y avait 95 % de garçons. Comme collègue de travail, j'ai pu apprécier vos qualités d'écoute qui font que les élèves viennent se confier à vous sur divers sujets. Le mal de tête qui permet de venir vous demander un cachet d'aspirine est parfois un prétexte pour venir s'entretenir avec vous de sujets plus graves. Quelques élèves sont venus vous parler de leurs difficultés d'intégration au lycée et dans leur famille en raison de leur homosexualité. Pouvez-vous nous donner quelques exemples, dans le respect évident du secret professionnel qui nous lie vous et moi à ces jeunes ?

Madame X : Je pense d'abord à Stéphanie (1), une élève majeure dont la petite amie, Mélanie (1), avait 17 ans. Les parents de Mélanie menaçaient Stéphanie de porter plainte pour « détournement de mineure » et empêchaient par tous les moyens tout contact entre les deux jeunes filles. J'ai expliqué à Stéphanie que cette plainte n'avait aucun fondement dans un pays où la majorité sexuelle est, pour tous (2), fixée à quinze ans. Mélanie était victime d'un isolement permanent, maintenue enfermée chez elle et ses moyens de communication sous contrôle. Ne fréquentant pas le même lycée que Stéphanie, elles avaient peu d'occasions de se voir et la menace de plainte, malgré l'absence de tout fondement légal, inquiétait beaucoup les deux jeunes filles.

 

Elles étaient donc victimes d'une sorte de « mise à l'isolement » assez différente du Casse-toi ! dont il est question dans le livre de Jean-Marie Périer ?

Oui, tout-à-fait. Je n'ai pas connu de jeunes expulsés de chez eux pour ce motif. J'ai, en revanche, plusieurs exemples de séquestrations ou harcèlements d'une violence assez proche d'une mise à la porte du domicile familial.

 

Pouvez-vous nous en dire plus ?

J'ai encore en tête l'exemple de Xavier (1), 17 ans. Ses parents l'avaient surpris dans une posture sans aucune équivoque possible : au lit avec son petit ami. Ils se sont mis à l'insulter et à le harceler avec un objectif précis : l'amener vers l'hétérosexualité, dont il s'était détourné « par accident ». Contrôle du téléphone, de l'Internet, interdiction de sortir seul en dehors du lycée, conversations forcées sur la beauté des femmes et l'abomination des « pédés ». Xavier était quasiment séquestré et victime d'un harcèlement moral permanent.

 

Comment l'avez-vous aidé ?

J'ai fait le tour des solutions possibles en attendant sa majorité ; je lui ai donné le numéro de la Ligne Azur (3) puis conseillé de faire un courrier au juge pour expliquer la maltraitance morale dont il souffrait. Ce n'est qu'après avoir entendu leur fils expliquer devant un juge qu'il était homosexuel, et que ni lui ni personne ne pourrait le faire changer que ses parents ont compris et ont desserré leur étau. Xavier est devenu majeur quelques mois plus tard. Il a eu le courage de ne pas dissimuler son homosexualité au lycée et je me souviens qu'il me disait d'un air amusé : « Madame, si je suis le seul à oser le dire, j'en connais d'autres dans le lycée qui jouent les machos mais sont comme moi »

 

L'Éducation Nationale vous donne-t-elle les moyens de faire face à ce genre de situations ?

Si l'on se sent concerné, oui. J'ai participé à une journée de formation « Lutte contre l'homophobie en milieu scolaire » et l'on nous a parlé non seulement de la Ligne Azur mais aussi de cette institution dont je retrouve ici le nom et la mission, Le Refuge. Il faudrait simplement faire passer plus largement le message... J'ai bondi quand il y a quelques années un membre de l'équipe de direction a dit en présentant l'établissement : « Ce n'est pas un lycée de pédés ! ». J'ai eu honte pour lui et pour l'ensemble de l'équipe pédagogique.

 

Merci Madame et encore bravo pour la qualité de votre écoute. Je sais que vous êtes l'un des éléments de stabilité invisible mais réel de votre lycée.

 

(1) Les prénoms ont été modifiés

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Majorité_sexuelle

(3) Numéro de téléphone : 0810 20 30 40. Site : http://www.ligneazur.org/

 

Un site important à consulter, par des membres de l’Éducation Nationale :

http://www.homoedu.com/

 

rubon217.jpg

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 4 février 4 04 /02 /Fév 13:17
banniere.gif logo_l_express.jpg
Suite à la sortie du livre de Jean-Marie Périer Casse-toi !, voici trois nouveaux commentaires de lecteurs(trices) de L’Express que je ne désire pas corriger donc ils sont (sic) lol (il y a des limites au masochisme tout de même, non ? Les « lobbys hétéros » ne savent-ils plus écrire ? ;-). Et ces trois personnes sont peut-être des parents… Ce que je ne souhaite à personne...

 

lus36bi - 03/02/2010 16:58:12

L'homosexualité est une des conséquences de la grossesse mal vécue :fragilité des 4 premiers mois (grossesse non désirée,contrariée par les événements extèrieurs etc ) et par les cris maternels dus aux contrariétés dans la 2ié partie de la grossesse qui induisent une peur de la femme ,le nourrisson devient insensible à la tendresse maternelle (quand elle existe !) des 8ié au 18ié mois et se trouve privé d'une image sexuelle féminine agréable. Ce qui influencera sa sexualité d'adulte .

 

moimeme - 03/02/2010 16:24:15

NON Mr Dany52, on ne nait pas homosexuel, mais on le devient. Voyagez un petit peu dans les pays connus pour être des pays de tourisme sexuel et, croyez moi, vous allez être écoeurés par un spectacle des plus désolant et des plus révoltant, que représente la prostitution masculaine où des jeunes garçons, poussés par une extreme misére et non pas par des pulsions à caractére sexuel, s'offrent à des touristes fortunés qui ne sont là que pour profiter de la misére des gens pauvre. Ces jeunes ne guerrisseront jamais de cette homosexcuealité qu'ils ont choisi par nécessité et non pas par amour.

 

Esterbat - 03/02/2010 13:41:57

Oui mais.... Ne voit-on pas aussi que la pression continue des lobbys homos, entre autres sous la forme d'une victimisation permanente, puis de provocations du type gay pride, revues très ( sinon presque exclusivement) orientées sur le sexe débridé, revendication du mariage et de l'adoption, conduise à radicaliser les réactions? Et que celle d'un certain milieu bien-pensant pour lequel toute critique de l'homosexualité ou de ses pratiques constitue un délit homophobe passible des tribunaux a conduit à ce qu'il devienne impossible d'exprimer librement son avis sur la question? La tolérance ne doit pas être à sens unique. Un homo ne sera jamais censuré par un modérateur, tandis qu'un critique l'est presque systématiquement. Pourtant, même si cela peut être discuté, il est tout à fait compréhensible et respectable que de nombreuses personnes, des parents entre autres, considèrent, selon leur morale, leur culture, leurs valeurs, leur idée de la famille, que l'homosexualité puisse constituer "un vice" selon la définition même du terme ( une entorse à la morale, justement ). Eux aussi souffrent beaucoup, et les faire passer pour des salauds ou des intolérants est insupportable.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Jeudi 4 février 4 04 /02 /Fév 11:00
banniere.gif
Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 4 février 4 04 /02 /Fév 10:14

banniere

 

noguier-copie-1

NICOLAS NOGUIER

Président de l’association Le Refuge :

« Il s'agit d'un véritable enjeu de santé publique ! »

 

new logo refuge 340 200

 

Les Toiles Roses : Nicolas, peux-tu pour ceux qui découvriraient Le Refuge, décrire cette association nationale unique ?

Nicolas Noguier : Le Refuge est une association créée en 2003 qui gère plusieurs dispositifs d'hébergement temporaire et d'accompagnement psychologique et social de jeunes victimes d'homophobie, en rupture familiale.

Sur Montpellier, l'association gère une maison d'accueil de 9 places au sein de laquelle résident, dans des appartements-relais indépendants, des jeunes garçons et filles âgés de 18 à 25ans.

Le projet est opérationnel en Ile-de-France et se développe actuellement à Marseille et Mulhouse.

L'association développe également des actions de sensibilisation (en milieu scolaire ou auprès du personnel éducatif de structures sociales ou médico-sociales), de prévention de la prostitution des jeunes garçons et de prévention du mal-être et du suicide des jeunes homosexuel(le)s et transsexuel(le)s.

Au-delà d'être une association de terrain, l'association est également une association militante avec plus de 500 adhérents en France qui constituent sa principale force.

 

Y a-t-il des salariés ou êtes-vous tous bénévoles ?

L'essentiel du travail repose sur des bénévoles sensibilisés et formés.

Un directeur coordonne le développement de la structure et des travailleurs sociaux telle une conseillère en économie sociale et familiale, qui assure plusieurs permanences hebdomadaires, interviennent également au sein de la structure.

 

Combien de jeunes avez-vous hébergés depuis la création et dans combien de lieux ?

Plus de 80 jeunes ont été hébergés depuis la création du Refuge, principalement sur Montpellier et en Ile-de-France.

Les durées d'hébergement varient de quelques semaines à plusieurs mois.

Nous pouvons héberger entre 20 et 30 jeunes par an alors que nous recevons plus de 100 demandes d'admission par an (directes ou par l'intermédiaire de travailleurs sociaux).

À l'heure actuelle, Le Refuge répond à 10 % de la demande.

Il s'agit d'un véritable enjeu de santé publique qui doit mobiliser l'ensemble de la communauté à laquelle nous faisons appel pour continuer à tisser notre réseau.

 

Peux-tu nous en dire plus sur ton contact avec Jean-Marie Périer et l'idée de ce livre qui paraît lundi prochain 8 février 2010 ?

Jean-Marie Périer est venu vers nous spontanément et humblement, touché par un article relatif à nos actions.

Le contact a été chaleureux d'emblée et les rencontres magiques.

Jean-Marie Périer est quelqu'un de très généreux, très simple et engagé pour les causes qui lui tiennent à cœur.

Pour de multiples raisons qu'il exprime dans le livre, la cause de ces jeunes rejetés et isolés est très importante pour lui.

 

Un livre, une chanson, et bientôt deux récitals des Melo'men : ce buzz médiatique a-t-il déjà des effets positifs visibles pour les finances du Refuge ?

La chanson "De Il à Il" de Ganaël Joffo et Frédéric Ange, portée, entre autres, par David qui a été accompagné par Le Refuge est un projet qui vient aussi droit du cœur.

Les effets sont encore difficilement appréciables mais l'important est que les mentalités évoluent et que les pouvoirs publics se saisissent de ce problème de santé publique.

 

Merci Nicolas et nous sommes fiers et honorés de servir Le Refuge.

 

 


Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville parle du Refuge (2009)

 

Par Daniel C. Hall & Gérard Coudougnan - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 4 février 4 04 /02 /Fév 09:30
banniere.gif



Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

 

casse-toi-jean-marie-perier-copie-2.jpg
 

CASSE-TOI !

Crève mon fils, je ne veux pas de pédé dans ma vie, Jean-Marie Périer

Oh ! Editions, 2010, 176 pages, 14,90 €

 

Un Périer frappant !

 

Jean-Marie Périer reprend dans son titre la délicate apostrophe de parents envers leur fils ou leur fille homo. À soixante-dix balais, le photographe des stars a découvert au hasard de ses lectures de la presse régionale l'existence d'une association destinée à porter assistance aux jeunes virés de chez eux par leurs parents pour cause d'homosexualité : Le Refuge.

Les deux responsables de cette structure nationale unique qui ne dispose pas d'hébergements pour plus de quinze personnes ont répondu à ses questions et lui ont présenté quelques uns de ces ados et jeunes adultes dont les parents ont confondu orientation sexuelle non choisie et perversité.

Avec l'aide de Véronique Mougin, journaliste plus proche en âge de ces expulsés – elle a la trentaine ‒ il raconte le vécu de dix d'entre eux.

Ils viennent de différents milieux, de différentes cultures. Ils ont un point commun : une attirance pour les personnes de leur sexe. Parce que leurs parents pensent qu'ils l'ont choisie, que l'on doit les soigner, les éloigner ou les tabasser, ils les expulsent. Parce qu'ils les privent de la joie incommensurable du mariage qui épatera les autres, du doux bonheur d'être un jour grands-parents (forcément, un pédé ou une gouine, ça n'a pas de gosses !), qu'ils foutent le camp. Papa et/ou maman leur ferment la porte au nez en leur donnant, dans le meilleur des cas, quelques vêtements dans un sac poubelle. Que le sang de leur sang se débrouille, emporte loin du foyer familial sacré, sa débauche avec la honte qui aurait pu souiller la maisonnée idéale.

À chacun de ces témoignages, Jean-Marie Périer apporte son regard de sage, qui connaît les joies et les interrogations de la structure familiale, la valeur relative des liens du sang et de l'amour filial. Certains récits sont enrichis de l'avis de Benoît de Baecque, l'un des psys du Refuge.

La majorité des lecteurs de ces lignes ont connu les questions sans réponses sur l'orientation sexuelle et les problèmes d'acceptation de soi : replacer ces interrogations dans un contexte familial aussi dur paraît inconcevable dans la France de 2010.

On ressort de ce livre tout retourné de tant de cruauté et de bêtise. Quelle que soit sa propre vie sexuelle on a du mal à suivre ces jeunes qui deviennent SDF, se retrouvent escorts ou prostitué(e)s avant de « trouver Refuge » dans l'institution dont Nicolas Noguier (le créateur) et Frédéric Gal sont les gestionnaires... bénévoles. En 2010, aucune autre structure n'existe pour prêter secours à ces cas : plus de 300 appels à l'aide par an !

Le Refuge a besoin d'argent : ce livre devrait lui en rapporter un peu. Il nous est également possible, avant, après lecture de ce document au sous-titre éloquent « Crève mon fils, je ne veux pas de pédé dans ma vie » de leur apporter une aide financière (1) directe (déductible à 75 % des impôts de ceux qui en paient (2).

Des chanteurs (3) et des concerts des Melo'Men les 13 et 14 février prochains à Montpellier (4) permettront de compléter cette lecture prenante par un geste concret en réponse à ces inadmissibles paroles de parent à son enfant : « Que Dieu leur envoie le sida », « Tu as intérêt à courir vite car je t'égorgerai », « Tu n'es plus mon fils » ou « Arrête d'être une lopette »...

 

(1) http://www.le-refuge.org/nous_soutenir/paypal.htm ou

http://www.le-refuge.org/nous_soutenir/formulaire_de_don_2010.pdf

(2) http://www.le-refuge.org/nous_soutenir/reduction_d_impots.htm

(3) Lire l’article précédent.

(4) http://www.melomen.com/

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

Sur Le Refuge : http://www.le-refuge.org/

Sur l'auteur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Périer

Jean-marie-perier_articlephoto.jpg

Photo © D. R.


TROIS QUESTIONS À JEAN-MARIE PÉRIER

Par  Gérard Coudougnan

 

Les Toiles Roses : Pouvez-vous définir un profil type du parent qui dit à son enfant « Casse-toi ! » ?

Jean-Marie Périer : Non, il n'y a pas de profil type. Le problème touche toutes les classes de la société. Il s'agit de gens mal informés ou dont le cerveau est influencé par les théories des traditionalistes et autres religieux qui ont peur de perdre « le contrôle ». Mon propos n'est pas d'accuser ces parents-là, mais de leur demander seulement de se poser la question : lorsqu'on a eu le culot de mettre quelqu'un au monde, n'a-t-on pas l'obligation de les aider à vivre la vie qu'ils se sont choisie ? Si votre enfant est homosexuel ce n'est pas pour vous emmerder, c'est sa vie, c'est tout. Ils ne font pas la guerre, ils ne posent pas des bombes, ils veulent juste aimer quelqu'un à leur manière. Vous êtes là pour les aider à vivre. Vous n'êtes pas d'accord ? C'est trop tard, il ne fallait pas faire de gosse.

 

Parmi les cas que vous avez décrits, y a-t-il de vrais happy end ?

Oui, il y a de vrais happy end. Car ceux que j'ai rencontré au Refuge sont déjà sauvés puisqu'ils ont eu le courage d'arriver jusque là.

Mais je pense à tous ceux qui n'osent pas appeler et qui sont seuls avec leur problème. Ceux que l'on force à se nier, à faire semblant d'être quelqu'un d'autre pour être « dans la norme », ceux que l'on pousse à la honte d'eux-mêmes alors qu'ils sont beaux d'avoir le courage d'aimer. Le but de ce livre est de demander à des parents d'oublier leurs certitudes et de dire à ces adolescents qu'ils ne sont pas seuls et qu'ils ont le droit d'être ce qu'ils sont.


jean-marie-perier_117.jpg Photo © D. R.


Vous avez dédié ce livre à Jean Marais : avez-vous voulu rendre un simple hommage à un ami ou y a-t-il un autre lien avec le contenu de votre enquête ?

Jean Marais est simplement un homme dont j'admire le courage d'avoir affirmé son homosexualité dans une France de l'après-guerre aux convictions étroites. Contrairement aux médias parisiens qui veulent nous faire croire qu'aujourd'hui le problème est réglé et qui m'explique que j'enfonce des portes ouvertes, je crois que dans notre beau pays les portes de l'homosexualité sont toujours aussi fermées. Il me semble que mettre son enfant à la rue parce qu'il ne ressemble pas à nos désirs est une infamie. Et aux gens qui franchissent ce pas-là, j'ai envie de dire que du haut de mes soixante-dix balais, la seule chose dont je suis sûr c'est que je ne suis sûr de rien. Alors qu'ils les laissent vivre, c'est déjà assez difficile comme ça.

 

Merci Monsieur Périer.

 

[Daniel C. Hall et Gérard Coudougnan remercient Oh! Editions et plus particulièrement son trio de choc : Valérie Taillefer, Béatrice Calderon et Stéphanie Le Foll pour les envois express des services de presse, leur professionnalisme, leur disponibilité et leur sens de l’écoute. Elles nous ont mis en relation avec Jean-Marie Périer, que nous remercions tout particulièrement pour ce combat qu’il mène à nos côtés. Merci, Monsieur.]

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 4 février 4 04 /02 /Fév 08:57
banniere.gif



Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

 

 
Frédéric Ange et Ganaël : "De il à il"
Au profit de la formidable association "Le Refuge"
soutenue par Les Toiles Roses
!
Soutenez, adhérez, faites un don...

 

Une chanson simple sur un thème très simple : l'amour.

Oui mais il s'agit ici de l'amour en général… entre deux garçons. Pas de plaidoyer, elle n'a pas été écrite rue Sarasate (1) et ses protagonistes ne marchent pas dans les villes, les banlieues les bidonvilles (2). Nous avons cherché des chanteurs qui « osaient », à part Dick Annegarn (3), nous n'avons pas trouvé grand monde. Dave nous a expliqué le pourquoi du comment de son silence, tandis que l'immense Trenet n'a jamais eu le courage ni l'audace d'aller au-delà d'une chanson crypto-gay quasiment inconnue (4).

Un bijou discographique encore disponible (5) rassemble plus d'un demi siècle de chansons « interlopes » rangées en deux CD : la dérision et l'ambiguïté.

Les coming-out récents de chanteurs de la nouvelle génération peuvent-ils faire avancer les mentalités et sortir de leur isolement moral les adolescents en détresse du fait de leur orientation sexuelle ? La situation est connue (6) mais il n'existe aujourd'hui que deux structures d'accueil, l'une à Montpellier et l'autre à Montreuil, offrant à plus de 300 demandeurs par an un REFUGE de… QUINZE places.

C'est pour eux, pour ceux dont s'occupe avec une ardeur et une conviction remarquables Nicolas Noguier et l'équipe du Refuge (7), qui a su attirer l'attention de Fadela Amara (8) que deux chanteurs se sont engagés et aujourd'hui une étape est franchie, grâce à Ganaël et à Frédéric Ange.

 

ange0.jpg


La chanteuse Ganaël a déjà un long et beau parcours dans le monde de la chanson. Elle a écrit pour Nicole Croisille, Fabienne Thibaut, les Mini Stars, Richard Joffo, Line Renaud, Jean-Pierre Savelli ; Jacques Dutronc a composé des musiques pour ses textes.

Frédéric Ange (qui fut un temps Fred Ange) a travaillé dans divers médias gays et ses disques ne laissent aucun doute, ni sur sa révolte, ni sur son amour des garçons, lui qui cherche, selon son délicieux néologisme, son « hémisexe ».

Ces deux voix se sont unies autour de la cause du Refuge. Dans un texte où le pathos est absent, où le seul souhait consiste à chanter l'union De il à il, on fredonne la simple et belle mélodie de deux personnes qui rêvent d'une histoire d'amour aussi banale et extraordinaire que celle qui va De il à elle, ou dans le duo, De elle à elle.

 

(1) http://www.youtube.com/watch?v=6WLAGwndSg0

(2) http://www.bide-et-musique.com/song/12136.html

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Dick_Annegarn

(4) http://www.deezer.com/listen-895133

(5) http://labelchanson.free.fr/interlopes.htm

(6) http://www.ho-editions.com/caddie/description.php?II=68&UID=2010010811003686.69.122.119

(7) http://www.le-refuge.org/

(8) http://www.dailymotion.com/video/xatfyn

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

Sur Ganaël : http://www.myspace.com/ganaelchante

Sur Frédéric Ange : http:/www.fredericange.com

POUR FAIRE PLUS :

Adhérer au groupe FaceBook :

http://www.facebook.com/group.php?v=info&ref=mf&gid=154701991734

« Investir « dans ce disque de Ganaël :

http://fr.akamusic.com/ganael

Donnez  votre avis sur la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=2wuBlZdSbs0

Adhérer à l'Association Le Refuge  (fiscalement non déductible) :

http://www.le-refuge.org/nous_soutenir/formulaire_adhesion_2010.pdf

Faire un don (fiscalement déductible) :

http://www.le-refuge.org/nous_soutenir/formulaire_de_don_2010.pdf

 

ange3

 

Une discussion sur la Toile

entre Ganaël, Frédéric et le Père Docu

 

Les Toiles Roses : Bonjour Frédéric, tu n'es pas un inconnu pour un grand nombre d'entre nous. Entre tes émissions de télévision, tes chroniques et tes chansons, tu as déjà ta place dans le monde de la variété. Tu fus Fred Ange, tu es aujourd'hui Frédéric Ange : changement d'étiquette ou mutation plus profonde ?

Frédéric Ange : Effectivement, c'est un changement que beaucoup de personnes ont remarqué : j'ai voulu reprendre mon vrai prénom en entier, car je me suis dit qu'il manquait comme une autre partie de moi-même et c'est pour cela que je suis redevenu Frédéric. Un changement aussi dans l'écriture, une renaissance et ça fait un bien fou de se retrouver un peu plus naturellement, j'ai grandi (rire).

 

Ton précédent CD, Intersex était clair sur tes aspirations humaines... et ta gaieté. Comment le public a-t-il réagi à ton audace ?

Dans un premier temps, certaines personnes ne comprenaient pas la nature profonde d'Intersex, mon coup de gueule ou mon audace, je ne l'explique pas : c'est venu naturellement, d'autres se sont identifiés au texte comme un goût de déjà-vu chez eux.


ange1


Il y a dans le monde littéraire d'interminables discussions sur l'opportunité ou non de discerner une littérature gay, que ce soit abstraitement ou dans les étagères des librairies. On trouve aussi des « rayons gay » chez les marchands de DVD. Vois-tu un intérêt quelconque (en dehors d'alimenter les pages de la presse people) à ce qu'il y ait un style gay dans la chanson ?

Non, je ne pense pas qu'il existe de style gay, je dis ouvertement que je suis gay lorsque j'écris mes propres textes, j'écris ce que je ressens sur ce dont j'ai envie de parler, beaucoup de chansons d'amour sont « accès  hétéro », d'un homme qui dit je t'aime à une femme et le contraire, il en manque dans le paysage de la musique, de vraies chansons qui n'ont pas nature à avoir de sexualité ou encore homosexuelle. On peut se souvenir du groupe Mecano ou encore de Lara Fabian mais qui parlait, elle, juste de différence, alors que je pense que l'amour est universel et n'a pas de sexe.

 

Dans ton adolescence, as-tu eu des exemples marquants, positifs ou négatifs, de personnages gays réels ou imaginaires (cinéma, littérature, etc.) ?

Je suis un grand fan du Petit prince de Saint Exupéry, que j'ai lu et relu des centaines de fois mais rien à voir avec l'homosexualité (rire). Rupert Everett m'a marqué non seulement parce qu'il était gay mais qu'il l'affirmait. Son côté très naturel m'a longtemps attiré et même encore aujourd'hui. Dans les années 90, deux films m'ont marqué, tout d'abord Pédale douce mais que je trouvais trop caricatural et ensuite Gazon maudit beaucoup plus profond, la profondeur aussi du film Le Secret de Brokeback Mountain, ce que j'aime dans les films c'est le naturel de l'homosexualité, pas les clichés.


ange2


Ton duo avec Ganaël est un beau travail de simplicité, de sensibilité et d'émotion. Sais-tu si des radios « généralistes » l'ont inscrit dans leurs playlists ?

Nous sommes sortis du studio pour la dernière fois le 31 décembre, nous avons communiqué d'abord avec les internautes pour savoir ce qu'ils pensaient de la chanson, de ce duo et de notre lutte, nous sommes actuellement en train d'essayer de la faire rentrer en playlist, mais ce n'est pas évident de forcer certaines portes comme NRJ ou une autre radio. Je crois que si j'entends, ne serait ce qu'une fois, De il à il sur NRJ j'en pleurerais de joie, car cela voudrait dire que les radios aussi acceptent la différence et ce n'est pas encore le cas aujourd'hui.

 

Connais-tu Nicolas Noguier et as-tu rencontré des jeunes dont il s'occupe, avec un soutien plus symbolique que matériel des institutions ?

Non, je n'ai pas encore rencontré Nicolas Noguier, mais sur internet nous avons pu discuter quelquefois ensemble sur Facebook. Je lui ai ouvertement tiré mon chapeau pour son association, assuré que je serai toujours là et que je me battrai à ses côtés, en ce qui concerne les jeunes, âgés entre 18 et 27 ans. Le premier jour où j'ai rencontré Ganaël, un des jeunes était présent, c'est le petit protégé de Ganaël (rire), il ne m'a pas laissé indifférent, il est devenu mon petit ami, il est devenu mon combat et je me bats maintenant avec lui ; quelque part cette chanson est devenu notre histoire à tous les deux.


Ganaël, j'aime ce disque et je veux l'acheter. Que dois-je faire ? Dans le prix que je vais payer, quelle somme ira à l'association « Le Refuge » ?

Ganaël : Dès que le CD sort, on va signer un accord avec le Refuge où je lui confirmerai que je vais reverser des droits d'auteur au Refuge, les droits d'auteur sur la chanson De il à il, comportant ceux de la vente des CD, mais aussi ceux des passages radio et télé. Vu que je suis auteure et compositeur de la chanson.

Sur le CD, on écrira « chanson De il à il au profit du Refuge ».... ce sera donc officiel et sans équivoque.

En plus, vu que la vente des CD ne rapporte plus beaucoup d'argent aujourd'hui, je vais donc m'engager à reverser des droits sur les passages télé et radio qui, eux, rapportent beaucoup plus et ceci dans l'intérêt du Refuge.

 

Comme cette discussion à trois me touche énormément, qu’elle rassemble tellement de valeurs universelles que nous défendons ici, aux Toiles Roses, et de vos vécus personnels, je vais vous laisser le soin de conclure en vous remerciant de ce que vous faites, de ce que vous êtes...

Frédéric : Je remercie Ganaël d'avoir écrit cette chanson, de m'avoir fait confiance pour l'interpréter. Avec quelques difficultés pour moi car toujours trop d'émotions m'envahissent quand je suis en studio et davantage quand elle s'adresse un peu à ce qui est ma vie. Je pense bien sûr à Richard Joffo qui m'a guidé en studio et qui est un peu le grand papa de cette aventure, à Arnaud Rozenblat, qui a été le premier à suggérer à Ganaël de me contacter pour ce projet, et à mon p’tit loup qui travaille à nos côtés pour que De il à il  soit visible partout. Je n’oublie pas tous ceux qui nous envoient des messages de félicitations et d'encouragements auquels on a un peu de mal à répondre : tant d'émotion, un vrai partage, pour une cause qui nous porte, pour Le Refuge.

Un grand merci aussi à toi Gérard de me soutenir depuis le début.

Ganaël : J'ai écrit cette chanson avec mon cœur, j'espère qu'elle plaira et que ce sera bénéfique pour le Refuge, cette indispensable association.

Je remercie Frédéric Ange de s'être lancé avec moi, de toute son âme dans cette aventure.

Frédéric Ange et moi remercions tous ceux qui nous soutiennent avec des commentaires qui font chaud au cœur, et qui nous prouvent qu'ils croient en nous.

En espérant que cette petite chanson pourra faire de grandes choses…


ange4

Le mot de Nicolas Noguier,

président de l'association Le Refuge :

noguier.jpg new logo refuge 340 200


Ma rencontre avec Ganaël a été magique. Au-delà de son talent indiscutable, Ganaël a un cœur immense et une générosité qui la porte à réaliser des projets merveilleux. 

Je la remercie pour toute l'énergie qu'elle dépense au quotidien pour soutenir Le Refuge.

Je suis émerveillé et ému aussi par la voix de Frédéric Ange, un artiste qui a déjà fait ses preuves.

Leur merveilleux duo délivre un formidable message de tolérance et nous transporte. Je suis ému à chaque écoute.

Merci à tous les deux pour votre soutien au Refuge.

Grâce à leur formidable énergie et à votre soutien, nous pourrons développer et pérenniser nos actions à destination des jeunes en rupture familiale, victimes d'homophobie.

 

Nicolas Noguier, Président du Refuge

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 3 février 3 03 /02 /Fév 18:09
banniere.gif
daniel.jpg

Je suis un fils et un frère homosexuel privilégié…

par  Daniel Conrad Hall

 

 

J’ai 41 ans. Je suis un fils et un frère homosexuel privilégié. Je n’ai jamais été obligé de faire mon coming-out auprès de ma famille. À 16 ans, ma mère est montée dans ma chambre et m’a trouvé dans le même lit que mon premier petit copain, mon premier grand amour : J.-F. Nous avons eu le droit à notre petit-déjeuner (presque) au lit. Même si il y a eu quelques larmes le soir même (ma mère avait toujours su pour moi, et peut-être même avant moi, et devait se résoudre à admettre que c’était vrai ; moi je pleurais car je me sentais coupable), ma mère a conclu une longue discussion par ces mots : « Quoi que tu fasses, qui que tu sois, tu seras toujours mon fils, tu seras toujours mon gros titi. » Gros titi, moi ? Oui, c’est vrai et je l’avoue, c’est mon seul véritable coming-out. Pour mon frère et ma sœur, j’ai été et je suis toujours leur grand frère et gay ou pas, cela n’est jamais entré et n’entre pas en ligne de compte. Mes petits amis ont toujours été accueillis comme des membres de notre famille. Ni plus ni moins que les amies de mon frère ou les amis de ma sœur. L’amour de ma vie est même devenu le troisième fils de ma mère et un frère pour mon frère et ma sœur. Jamais, je dis bien jamais, ma famille n’a fait preuve d’homophobie ordinaire ou involontaire. Pour eux, je suis moi tout simplement, naturellement. J’ai une famille en or que j’aime. Et qui milite pour l’égalité des droits. Qui regarde et aime mes films et séries consacrés à l’homosexualité. J’aimerais tellement partager ma famille, ma maman, ma sœurette et mon frangin, avec les jeunes de l’association « Le Refuge » !

J’ai connu Nicolas Noguier par le biais de Facebook. À ma grande honte, je ne connaissais pas l’association (la seule et unique en France) que lui et Frédéric Gal portent à bout de bras, bénévolement, avec détermination, avec courage, luttant contre tous les obstacles possibles et imaginables. Depuis j’ai vu des reportages à la télévision, j’ai parlé avec Nicolas, j’ai lu le livre de Jean-Marie Périer – le photographe des stars – intitulé Casse-toi ! et consacré aux jeunes du Refuge. Pour de multiples raisons, j’avais décidé de ne plus m’investir dans le milieu associatif (après 25 ans de militantisme associatif) mais là, j’ai brutalement compris une chose. Une seule. Importante. Vitale. Ces jeunes lesbiennes et gays jetés à la rue par les êtres « humains » qui les ont conçus, ce pourrait être moi si l’amour (malgré nos petites bisbilles ordinaires) n’avait pas guidé ma famille. Et je dois avouer que je n’aurais pas eu le centième du courage de ces jeunes. Non. J’aurais peut-être fait comme des centaines, des milliers, d’adolescent(e)s qui chaque année décident d’en finir définitivement. Parce qu’ils aiment les garçons. Parce qu’elles aiment les filles. Et surtout parce que leur famille n’est qu’un décor de carton-pâte qui s’écroule ou s’écroulerait devant cette révélation. Oui, je pense sincèrement que j’aurais mis fin à mes jours si ça avait été moi.

Alors que dans d’autres pays (comme la Belgique), ce genre de structures est habituel et aidé par l’Etat, ici, en France, en 2010, il n’existe que Le Refuge qui survit comme elle peut. J’entends déjà les esprits chagrins et les pisse-vinaigre qui vont m’accuser de faire du « communautarisme », ce mal affreux dont nous accusent ceux qui regardent de l’extérieur et souvent sans compassion humaine. Ils disaient avant : « Au lieu de vous occuper des homos en Iran, en Arabie Saoudite, en Afrique, en Amérique centrale… Occupez-vous déjà de ceux qui sont ici ! » C’est vrai, alors je le fais – sans arrêter mes combats pour mes frères et sœurs de tous les autres pays. Et l’on va me dire maintenant : « Oui, mais bon, et les jeunes hétéros, jetés de chez eux, désespérés et à la rue ? Ils ne comptent pas ? » Je sais que cela va arriver. Aussi, j’ai déjà la réponse. Oui, être jeune, jeté de chez soi par ses parents et désespéré c’est une horreur absolue. Mais comme il existe des degrés dans l’horreur, si vous ajoutez à cela le fait d’être homosexuel, c’est franchir un degré supplémentaire dans l’horreur. Et que l’on ne me dise pas le contraire ! À accumuler les « tares », on descend encore plus vite en enfer. Et être et dire que l’on est homosexuel en France en 2010 n’a jamais été une partie de rigolade (contrairement à ce que laissent penser les médias parisianistes et certaines associations privilégiées appartenant à un certain microcosme). Au contraire, le retour à une forme de puritanisme (le néo-conservatisme hérité de nos amis américains avec quinze ans de retard) tend à ce que cela devienne de plus en plus difficile, de plus en plus impossible.

Je ne fais pas, malgré ce que pensent les gens que nous gênons, partie d’un lobby (si seulement il existait un lobby gay en France ! Cela se saurait !) ; je ne suis pas « communautariste » (quelle stupidité politico-médiatique que ce terme) ; je ne suis même pas un « activiste » gay. Je suis homosexuel mais avant tout humain. J’aime tous les êtres humains, même les pires salopards. Mais je me sens un lien supplémentaire avec certains : nous appartenons à une même minorité (le plus souvent invisible), un lien qui fait notre différence. Une différence qui doit enrichir tout le monde et non pas séparer ou diviser. Ah, mon rêve, c’est que tout le monde comprenne que l’humanité est « une infinie diversité en une infinie combinaison ». Je sais, je suis stupide. Mais je suis fier de l’être. Comme je suis fier d’être gay.

J’ai décidé de me battre pour Le Refuge. Mon équipe est derrière moi. Nous allons pendant trois jours vous présenter cette association (et je continuerai ensuite à vous informer très régulièrement). Nous allons appeler à les soutenir. Nous allons simplement être ce que nous sommes, nous « pédés et gouines comme ils disent » d’un certain âge : être les parents de ces nouvelles générations de jeunes homosexuel(le)s alors que nous ne pouvons toujours pas adopter d'enfant. Nous allons simplement être ce que nous sommes, nous jeunes « pédés et gouines comme ils disent » acceptés par nos familles et plutôt bien dans nos vies : être les sœurs et frères de nos nouvelles générations de jeunes homosexuel(le)s. En adhérant, en faisant un don, en proposant notre aide, en parlant autour de nous du Refuge

Égoïstement, je suis heureux de ne pas être un enfant du Refuge. J’ai ma famille qui m’entoure depuis toujours. Pourtant, je me sens un enfant du Refuge et je vais me battre pour que mon sentiment d’impuissance soit démenti : nous pouvons tous faire un petit quelque chose pour eux.

Je voudrais remercier Nicolas et Frédéric, des « héros » pour moi (et cela va terriblement leur déplaire que je les appelle ainsi, mais j’assume !), qui m’ont accordé autant de temps et d’attention que celui qu’ils donnent aux jeunes. Et aussi à Gérard Coudougnan, mon second, qui aurait pu trouver refuge au Refuge.

Ne m’en veuillez pas d’avoir été long et peut-être lyrique. Tout ce que je viens d’écrire sort de mes tripes, de mon cœur et de ma tête. J’espère qu’il en sera de même pour vous. J’y crois.

 

Daniel Conrad Hall

Rédacteur en chef de Les Toiles Roses

Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 3 février 3 03 /02 /Fév 16:39
banniere.gif logo_l_express.jpg
Suite à la sortie très prochaine du livre de Jean-Marie Périer Casse-toi ! (nous en parlerons demain sur ce blog avec la participation de Jean-Marie Périer), je vous invite à consulter le premier reportage consacré aux jeunes homosexuel(le)s en rupture familiale du fait de leur homosexualité :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/ces-jeunes-homos-rejetes-par-leurs-parents_846025.html

Je vous laisse découvrir le commentaire édifiant posté par Pierrefilant - 03/02/2010 15:50:21, peut-être père de famille.
« L'homosexualité est une sottise biologique, et donc une sottise tout court. Son "mécanisme" a été fustigé par la très célèbre et respectée spécialiste de l'éducation des jeunes Françoise Dolto, qui a bien montré que cette stupide déviation de la sexualité pouvait et devait être combattue chez les jeunes, et que rien n'était irréversible ! On ne nait pas homosexuel, on se laisse par bêtise et faiblesse le devenir. Ce n'est pas un péché ni une honte, mais un formidable aveu de manque de caractère. »
Inutile de revenir sur la souffrance énorme que pourrait ressentir la fille ou le fils de cette personne...


[Ajout 17:10] Ce commentaire vient d'être effacé par les modérateurs du site de L'Express.
Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 3 février 3 03 /02 /Fév 12:00
banniere.gif
Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 3 février 3 03 /02 /Fév 11:54
banniere.gif
Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 3 février 3 03 /02 /Fév 11:46
banniere.gif
Par Daniel C. Hall - Publié dans : ASSOCIATION LE REFUGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 2 février 2 02 /02 /Fév 11:38
alien1.jpg
Par Daniel C. Hall - Publié dans : LES NEWS ROSES
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Mardi 2 février 2 02 /02 /Fév 10:16

par  BBJane Hudson


Cette interview fait suite à deux posts consacrés à I'll Bury You Tomorrow et The Blood Shed, les deux premiers films réalisés par Alan Rowe Kelly. Pour en savoir plus sur son univers filmique, vous pouvez vous reporter à ces articles.
Pour mieux connaître l'homme et l'artiste, c'est ici et maintenant que ça se passe...


Réalisateur, comédien, scénariste, producteur de films fantastiques et d'horreur indépendants, Alan Rowe Kelly est né le 13 janvier 1959 à Wharton, dans le New Jersey. Il exerce durant vingt ans la profession de maquilleur pour divers magazines prestigieux comme Vogue ou Bazaar, ainsi que pour des émissions télévisées, des publicités, des catalogues de vente par correspondance, etc...
En 1999, une équipe d'amis cameramen propose de lui fournir le matériel nécessaire à la réalisation d'un film ; ce sera I'll Bury You Tomorrow, dont le tournage s'étalera sur trois ans, et qui rencontrera un vif succès d'estime auprès des amateurs d'un fantastique vraiment macabre et dérangeant. Non content de diriger le film et d'en rédiger le scénario, Alan y effectue ses débuts de comédien dans un rôle... féminin – ce qui deviendra sa spécialité.
Immédiatement remarqué dans le milieu du film d'horreur indépendant, il enchaîne sur une seconde réussite, The Blood Shed, et fait bientôt l'objet d'un culte grandissant, explicable à plusieurs titres. Tout d'abord par l'exigence et la qualité de son travail, peu courants dans le créneau du direct-to-DVD ; ensuite par une volonté très nette de bâtir un univers personnel, diversifié mais cohérent, sans souci des modes et vogues du moment. Enfin, par une personnalité à nulle autre pareille dans le paysage du cinéma fantastique américain, où il introduit sans tapage un esprit doucement transgenre et subtilement queer – dans tous les sens d'un terme qui ne se borne pas à la question homosexuelle, mais couvre tous les domaines du bizarre et de l'incongru.
Son dernier film, A Far Cry from Home, a raflé plusieurs prix dans divers festivals du cinéma fantastique au cours de l'année écoulée, et vient de lui valoir celui du « Nouveau Cinéaste le plus Excitant » au Long Island Gay & Lesbian Film Festival.
C'est quelques jours avant de recevoir cette récompense qu'Alan m'a accordé l'entretien qui suit.


Te considères-tu comme un acteur jouant des rôles de femmes, un artiste travesti dans la lignée de Charles Busch... ou une actrice n'ayant pas le sexe adéquat ?
Je me suis toujours considéré comme un acteur jouant des personnages féminins. Je ne suis ni un fantaisiste ni un travesti. Mais je me sens assez à l'aise dans les deux genres [genders : masculin et féminin]. Cela a toujours fait partie de moi, du plus loin que je me souvienne.

Avais-tu écrit d'autres scénarios avant I'll Bury you Tomorrow, ou est-ce celui que tu souhaitais filmer dès le départ ? Y a-t-il eu des modifications substantielles entre le script original et le film achevé ?
I'll Bury You Tomorrow fut mon premier script. L'opportunité s'est présentée de faire un film, et j'ai sauté dessus. J'écrivais déjà depuis quelques années, et j'ai rédigé le scénario en trois mois. J'ai essayé de conserver le charme gothique de la "vieille école", car c'était le genre de films que j'aimais à l'époque. J'ai voulu tenter un retour aux sources du vieux cinéma d'horreur indépendant des années 70 et début 80. Bien sûr, le scénario a connu plusieurs remaniements quand nous avons débuté le tournage ; il a fallu trois ans pour achever le film, du commencement à sa sortie. J'étais totalement amateur en matière de réalisation et j'ai tout appris en travaillant. Aujourd'hui, je considère ce film avec beaucoup d'affection ; je le remasteriserai dans quelques années et j'y apporterai quelques retouches de montage nécessaires, des corrections au niveau de la couleur, et un nouveau son pour son 10ème anniversaire en 2012, ainsi qu'un commentaire bien justifié.

avec Tom Lanier (d.) et... Rock Hudson (g.) Photo : Greg Leshe

La plupart des films d'horreur indépendants jouent beaucoup sur les aspects comiques ou parodiques. I'll Bury You Tomorrow est au contraire un film sérieux et mature, avec quelques touches d'humour noir, mais ce n'est résolument pas une comédie (c'est d'ailleurs l'une des choses qui me l'ont fait aimer...) On perçoit également, comme tu l'as dit, une forte influence gothique. En tant que spectateur, et aussi artiste, quelle école du fantastique t'a le plus influencé ? Le gothique (Universal ou Hammer), l'horreur pure (Herschell Gordon Lewis, Tobe Hooper, etc...), ou un fantastique plus naturaliste (des films comme Ne vous retournez pas, L'Autre, ou Le Cercle infernal...) ?
J'aime tous ceux que tu as cités. J'ai été particulièrement influencé par un film intitulé The Uninvited, (La Falaise mystérieuse, Lewis Allen, 1944) avec Ray Milland et Ruth Hussey, comme par les travaux de Val Lewton dans les années 40 – de merveilleuses œuvres d'atmosphère et des histoires inhabituelles orientées vers l'horreur, mais qui privilégiaient toujours la psychologie des comportements humains dans la dernière bobine. En grandissant, j'ai adoré tous les films de monstres des années 50 et 60, et je suis rapidement devenu un grand fan de John Llewellyn Moxey (Horror Hotel, 1960), Curtis Harrington (The Killing Kind, 1973) et de tout ce qu'a produit Roger Corman.

J'ai lu que I'll Bury You TOMORROW a été partiellement filmé à Staten Island. As-tu rencontré le fantôme d'Andy Milligan, là-bas ? [Staten Island était le fief de ce cinéaste.] Plus sérieusement, comment considères-tu l'œuvre de Milligan, en tant que réalisateur gay spécialisé dans le fantastique ?
Nous n'avons tourné qu'une scène à Staten Island (celle de l'enterrement), parce que nous pouvions utiliser le cimetière gratuitement. Et j'ai parfois lu que je pouvais être comparé à un « Andy Milligan contemporain ». La chose amusante, c'est que je n'ai JAMAIS vu un seul de ses films.
Je trouve très drôle que dans tous les articles que j'ai lus sur ses films, son travail est considéré comme « de la daube ». Mais quelques critiques (principalement anglais) trouvent aussi que je fais « de la daube ». (rires) Donc, je crois que lui et moi sommes du même bord. Andy avait incontestablement de très bons titres d'exploitation, lui aussi ! Il faut que je me mette à voir ses films.


Contrairement à I'll Bury You Tomorow, The Blood Shed est Camp à cent pour cent. On y trouve de nombreuses références-hommages à des films des années 70 et 80, et l'humour est constant. Le ton est beaucoup plus décontracté... Ce film prouve ton éclectisme et ta capacité à changer de registre. L'ambiance du tournage fut-elle différente ? Te sentais-tu plus confiant en réalisant ce deuxième film, et avais-tu le sentiment qu'une équipe commençait à se former ?
Il fallait que j'accouche de mon film dingue ! (rires) En outre, je ne voudrais jamais faire deux fois le même film, et je continuerai d'explorer tous les sous-genres de l'horreur tant que je pourrai tourner. The Blood Shed était une sorte d'hybride qui est arrivé par accident. À l'origine, ce devait être un court-métrage pour une anthologie [film à sketches] sur laquelle je travaillais avec deux autres réalisateurs, mais le projet a capoté, et comme nous avions assez de scènes et de métrage en boîte, nous en avons fait un long métrage. Et bien sûr, mes influences se retrouvent tout au long du film, de The Bad Seed (Mervyn LeRoy, 1956), à American Gothic (John Hough, 1987), en passant par Massacre à la Tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974) et Pink Flamingos (John Waters, 1972).
Pour ce qui est de l'équipe, nous nous sommes tellement amusés, la camaraderie et le professionnalisme étaient si élevés entre nous, que nous avons réalisé combien nous formions une chouette équipe de cinéma, et que nous devions toujours faire des films ensemble. Nous avons continué depuis, et notre travail s'améliore de film en film. Je suis vraiment béni et chanceux de pouvoir travailler avec ces gens, les comédiens comme les techniciens ! Nous partageons tous la même conception de la manière de faire du cinéma.

Experiment 7 (Joe Davison, 2009)

L'homosexualité n'est pas une question centrale dans tes deux premiers films. Hormis le fait que tu tiens des rôles féminins, il n'y pas de personnages gays ni d'allusion au sujet. Ton dernier film, A Far Cry from Home, est beaucoup plus engagé sur ce point. Cette fois, tu parles de la violence à laquelle les homosexuels sont confrontés, et tu en parles violemment. Comment la communauté gay réagit-elle au film, qui semble extrême et sans concession ?
Eh bien, je ne me considère pas comme un cinéaste homosexuel. Je suis un réalisateur de films d'horreur qui EST gay. Je ne crois pas non plus que l'homosexualité doit imprégner tous mes films. Bien sûr, elle est perceptible dans chacun d'eux à travers mes choix esthétiques, parce que je suis qui je suis. A Far Cry from Home (qui fait partie de l'anthologie Gallery of Fear, qui sortira en 2010) se distinguait clairement de mes précédents travaux, et je crois que c'est ma meilleure œuvre à ce jour. Je voulais faire un film hardcore, brutal, violent, où la haine est la véritable horreur. Il n'a PAS été bien accepté du tout par la communauté gay. En vérité, il a été refusé par tous les festivals Gays & Lesbiens, à l'exception d'un seul – le Festival du Film Gay & Lesbien de Long Island [ndlr : Alan vient d'y remporter le prix du meilleur cinéaste !] – qui possède une catégorie "horreur", et fut assez courageux et ouvert pour le projeter. On ne peut jamais présumer de la température de son public. C'est pourquoi je me borne à faire les films que j'ai vraiment envie de faire en espérant une réaction – bonne ou mauvaise – des spectateurs. Mais nous avons eu beaucoup de chance avec ce film auprès des fans de films d'horreur, qui l'ont vraiment aimé ; nous avons été récemment récompensés par le prix des meilleurs effets spéciaux, et j'ai reçu celui du meilleur acteur au Festival du Film de Terreur de Philadelphie, en octobre dernier ! Un grand honneur !

Vilaine sorcière dans Kodie (Abel Berry, 2009), avec Shawn Ewert

Depuis quelques années, la « gay horror » rencontre un certain succès, avec, entre autres, les films de David DeCoteau. Personnellement, j'ai le sentiment que ces films se contentent de reprendre de vieux thèmes en y introduisant des personnages gays. Ils n'ont aucune sensibilité authentiquement queer, même si leurs héros sont homosexuels. Ils pourraient être filmés par des réalisateurs hétéros, ça ne changerait rien à leur fond. Tu es actuellement le seul cinéaste du genre, à ma connaissance, qui transcrive une sensibilité gay dans des films qui ne le sont pas spécifiquement (à l'exception de A Far Cry from Home). Quelle est ton opinion à ce sujet ? Crois-tu qu'une « gay horror » adulte puisse exister, et connais-tu d'autres cinéastes indépendants (ou scénaristes) qui travaillent en ce sens ?
Bien sûr, je crois que c'est possible tant qu'on ne tombe pas dans les clichés et standards démographiques américains sur ce que les gays devraient être dans un film – c'est tellement ridicule ! Nous n'avons plus besoin de stéréotypes gays. Nous sommes dans un nouveau siècle et une ère d'acceptation, où les gens sont autorisés à être ce qu'ils doivent être, sans préjudice. Certes, la haine existera toujours dans certains esprits étriqués, mais si tu laisses ce fait te dicter ta manière de décrire les personnages de tes films, alors c'est que tu n'as pas réellement évolué non plus. Je crois que nous sommes TOUS membres de la race humaine – égaux, intelligents, bons et mauvais, et avec beaucoup à offrir en tant qu'individus. D'accord, je décris dans mes scénarios des personnages outranciers, démesurés, et « un peu trop » aux yeux de certains – mais dans dix ans, plus personne ne pensera comme ça.
J'y vais assez franchement dans les portraits de mes personnages – ils ont tous des forces et des faiblesses. Un bon et un mauvais côté. Ils sont humains. Il existe une telle voie pour la « gay horror » adulte, et je continuerai à l'emprunter dans mes films. Mais à long terme, on ne saurait plaire à tout le monde. Alors faisons le mieux possible pour filmer ce que l'on estime être sa vérité et sa réalité au sujet des personnes humaines.


Peux-tu me parler des films dans lesquels tu as joué pour d'autres cinéastes (Opening the Mind, Dead Serious, Vindication, etc...) ? As-tu une préférence pour l'un d'entre eux ?
Jouer dans la production d'un autre réalisateur est toujours une expérience très instructive. Premièrement, c'est génial de travailler dans un film en n'ayant qu'un seul boulot à faire – connaître son texte, jouer, et faire ce que veut le réalisateur. En tant qu'acteur, je suis une éponge, et si le réalisateur attend plus ou moins de moi, je lui donne ce qu'il/elle veut. C'est pour cela qu'on me paie. De plus, j'aime voir les autres cinéastes diriger leur plateau et leur équipe. Quelques-uns sont formidables et j'apprends beaucoup, d'autres sont des égocentriques qui n'offrent rien sur un plateau qu'une indigestion, et d'autres encore laissent simplement les choses couler autour d'eux. Quand je suis sur un tournage, j'aime que le metteur en scène me prenne en charge – je déteste qu'on me dise : « Tu sais ce que tu as à faire », parce que je ne le sais vraiment pas. Je ne suis pas dans la tête du réalisateur, alors comment pourrais-je deviner quel genre de performance on attend de moi ?
Dead Serious (Joe Sullivan, 2005) était mon deuxième film et fut intéressant, parce que le réalisateur était gay, faisait un film d'horreur gay, mais estimait que j'étais trop EXTRÊME pour son film, et voulait que j'atténue mon apparence – en même temps, il prétendait vouloir dépeindre tous les aspects de la communauté. J'ai trouvé cela insultant, mais étant un nouveau venu, j'ai fait ce qu'on m'a dit. Vindication de Bart Mastronardi (2006) fut une grande expérience, parce que Bart nous faisait répéter encore et encore, comme pour une pièce de théâtre, et nous aidait à trouver le centre de nos personnages. Opening the Mind (toujours en production depuis 8 ans), est un film de serial killer très viscéral, qui m'a poussé dans mes retranchements au niveau des cascades et des tortures, un peu comme A Far Cry from Home. J'ai consacré beaucoup d'énergie et de travail à ce film, et j'attends toujours sa sortie. Exceptées mes prestations dans mes propres films, pour lesquelles je détenais tout le contrôle, j'aime celles que j'ai faites dans Sculpture, River of Darkness, Kodie, She Wolf Raising et W.O.R.M. Je peux facilement oublier le reste. En tant qu'acteur, on ne s'investit jamais dans un film en pensant qu'il sera mauvais. C'est un défi, et on doit tout donner. J'ai refusé plusieurs rôles parce que je les trouvais contraires à mon éthique et insultants. Je dois être très scrupuleux sur la façon dont j'apparais dans un film, et ne pas devenir un objet de plaisanterie.

Opening the Mind, de Michael Todd Schneider

avec Bart Mastronardi(g.) et Jerry Murdock (d.)

Tu dirigeras bientôt un remake de Don't Look in the Basement (S.F. Brownrigg, 1973). Ce choix m'a beaucoup surpris, parce que le film d'origine est un slasher classique, pas très inventif. Je t'aurais plutôt vu t'atteler à un remake de The Baby de Ted Post (1973), par exemple. Tu aurais été formidable dans le rôle de Ruth Roman, la mère délicieusement abusive ! Pourquoi avoir choisi Don't Look in the Basement ? Est-ce que le film original t'attire particulièrement – et pour quelles raisons ?
C'est marrant que tu mentionnes The Baby ! À chaque fois que quelqu'un le voit, il m'écrit pour me dire : « Là, il y a vraiment un rôle pour toi ! » Et c'est très drôle parce que j'adore ce film et j'ai toujours pensé que Ruth Roman et moi partageons un look, des attitudes et un style de jeu similaires devant la caméra – le côté un peu dur, roublard, et têtu comme une mule. Je tuerais pour recréer ce rôle dans un film – spécialement pour porter ces combinaisons en jean ! (rires)
Don't Look in the Basement a une signification spéciale pour moi. J'ai aimé ce film dès que je l'ai vu pour la première fois dans les années 70. En fait, je crois que ce fut le premier splatter [film gore] que j'aie vu. C'est pourquoi il m'a marqué, tout comme la grande performance d'Annabelle Weenick dans le rôle du Dr. Masters. Mon scénario est très proche de l'histoire originale, mais j'ai ajouté de nouveaux personnages et de nouveaux rebondissements pour l'actualiser, et, je l'espère, créer un film neuf qui suscitera chez le public la curiosité de voir le modèle. Ce sera également un petit budget pour maintenir l'esprit "indépendant" de la production originale. J'ai toujours estimé que l'histoire était très forte et ne devait pas donner lieu à l'un de ces remakes clinquants, envahis d'effets numériques, que le public oublie cinq minutes après les avoir vus.
De plus, sur le plan professionnel et en tant que producteur, puisque Don't Look possède une solide base de fans, on peut espérer que davantage de fans et de spectateurs voudront le voir, et lui donner une meilleure chance pour un plus large contrat de distribution. Je dois être attentif à l'avenir de tous mes films, et m'assurer qu'ils seront bien placés pour obtenir une meilleure visibilité.
Je te promets que tu ne seras pas déçu quand tu verras ce que nous avons fait à ce classique. Et tous mes acteurs-stars sont à bord, comme Jerry Murdock, Zoë Daelman Chlanda, Katherine O'Sullivan, et d'autres grands de la production indépendante comme Terry West et Debbie Rochon. Avoir l'opportunité de travailler encore et encore avec tous ces gens formidables est tellement gratifiant.


Ne dois-tu pas réaliser un autre film pour l'anthologie Gallery of Fear ? J'ai entendu parler de Down the Drain... Ce film est-il déjà tourné, et que peux-tu nous en dire ?...
Gallery of Fear est presque terminé – ce fut une grande expérience de travailler avec autant de pros sur des histoires si différentes, et mon partenaire Anthony Sumner, qui a dirigé le segment By Her Hand, She Draws You Down, n'est pas le dernier venu en matière de talent. J'ai presque fini le montage de Down the Drain, l'histoire d'un enseignant solitaire (Jerry Murdock) qui se trouve un "ami" vivant dans une bouche d'égout voisine. C'est une charmante petite histoire de monstre, très différente des autres histoires de l'anthologie. Le film a encore besoin de quelques retouches de montage, de musique et de mixage sonore, et devrait être prêt pour le printemps 2010 ! Je crois que c'est un vrai retour aux vieux films à sketches de la fin des années 60 et du début des années 70 – très fignolé, joliment produit et merveilleusement joué par plusieurs stars du cinéma indépendant comme Debbie Rochon, Jerry Murdock, Raine Brown, Katherine O'Sullivan, Don Money, Terry West, Zoë Daelman Chlanda, moi-même et quelques brillants nouveaux venus.

Entre tes travaux de réalisateur, de scénariste, d'acteur, de producteur, tu n'as guère le temps de t'ennuyer. Comment se déroule une journée-type pour Alan Rowe Kelly ?
Travail, Travail, Travail... (rires) C'est ce que je fais et ferai jusqu'à ce que j'expire ! J'aime tellement ce métier. Mais ce que je hais après toutes ces années est d'être si sacrément fauché... (rires)


Tu sembles très attaché au New Jersey. Tu as d'ailleurs écrit un livre sur ta ville natale, avec ta mère. Dans quelle mesure le New Jersey inspire-t-il ton travail ?
J'ai habité New York pendant de nombreuses, nombreuses années, mais c'est tout bonnement trop onéreux d'y vivre tout en étant le cinéaste que je souhaite être. Alors, j'ai franchi deux miles à travers la Hudson River pour gagner le New Jersey. J'aime y tourner pour plusieurs raisons. La première : c'est simplement beaucoup plus économique pour mes budgets, et très abordable sur le plan des autorisations, des assurances, et de la liberté de filmer tranquille. Secundo : le New Jersey possède tous les éléments nécessaires à des décors parfaits, sur un périmètre couvrable en deux heures de voiture : paysages ruraux, urbains, ou de banlieue. Grandes cités, petites villes, champs, fermes, lacs, l'Océan et son long littoral de plus de 400 kilomètres, montagnes, plaines, marais, et même vieilles villes et villages abandonnés.
De plus, c'est un vieil état très curieux, avec plus de légendes et de folklore que dans n'importe quel autre état de ma connaissance – dans certains endroits, on peut littéralement respirer cela... du moins, moi, je le peux. Ma famille descend des Indiens Lénapes, qui ont vécu là durant des centaines d'années. J'ai une profonde affinité avec cette terre, parce que mes racines y sont profondément ancrées – un sentiment de déjà vu, si tu veux.
Mais je n'y suis pas pour autant englué, et je suis prêt à me déplacer dans n'importe quel endroit pour tourner un film – n'importe quel état, pays ou planète ! (rires) Je suis prêt à partir ! Et pour l'heure, je ne peux rien envisager de mieux que de tourner dans la campagne française, un film "à la" Haute Tension ou And Soon the Darkness !

Pour finir : si la vie d'Alan Rowe Kelly devait être adaptée à l'écran un jour, et si on te demandait quel acteur tu souhaiterais pour jouer ton personnage, et quel metteur en scène pour diriger le biopic, qui suggèrerais-tu ?
Je ne peux pas imaginer que ça se produise ! (rires) Je crois que j'ai encore beaucoup de choses à vivre et de scandales à accumuler avant qu'on puisse écrire mon histoire. Et puis, il me faut encore réaliser quelques très bons films d'horreur, avec l'espoir que l'un d'eux restera dans les annales du genre et sera considéré comme un classique, des années après. Je crois que c'est ce que nous souhaitons tous, cinéastes : faire une grande œuvre dont on se souviendra longtemps après notre disparition.

Joalan Rowford
(photo : Robert NORMAN)


Le Site Officiel d'Alan : ici

Thank you infinitely, dear Alan, for your cooperation, your friendship and...
your great work ! Good continuation !
Par BBJane Hudson - Publié dans : LA CRYPTE AUX GAYS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 2 février 2 02 /02 /Fév 10:01
fiers.jpg
Par Daniel C. Hall - Publié dans : LES NEWS ROSES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Dimanche 31 janvier 7 31 /01 /Jan 12:07

Qu'apporte une lesbienne à son deuxième rendez-vous avec sa nouvelle copine ?
Un camion de déménagement !

(Version plus moderne :)
Qu'apporte une lesbienne à son deuxième rendez-vous avec sa nouvelle copine ?
Des paillettes de sperme congelé !

Blagues tirées de la série The L Word


singe1.jpg

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Dimanche 31 janvier 7 31 /01 /Jan 11:45

Visuel : (c) GayClic

Un résumé en vidéo (blogué par nos amis de GayClic) de l'histoire de Fred (le personnage gay de la série) dans les épisodes 27 et 28 (2ème partie) de la saison 2 de la série espagnole « Physique ou Chimie » (Física o Química) diffusée en France sur la chaîne NRJ 12.
[© D. R.]



Par GayClic.com - Publié dans : WEBSERIE : PHYSIQUE OU CHIMIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Samedi 30 janvier 6 30 /01 /Jan 11:08

k-d-lang.jpg © D. R.



Kathryn Dawn Lang ‒ chanteuse et actrice canadienne née le 2 novembre 1961 à Consort, Alberta, Canada ‒ a choisi le nom de scène de k.d. lang en hommage au poète E.E Cummings qui avait lui aussi choisi les initiales de ses prénoms pour premier acte de sa vie d'artiste. k.d. lang a grandi dans un environnement à la hauteur du lyrisme de Thoreau et Walt Whitman. Les prairies de l'ouest canadien qu'elle parcourt, adolescente, à la manière d'un road movie. Elle revendique son authenticité dans ses compositions musicales et les premiers bars où elle chante l'Amérique profonde, via ses origines à la fois sioux et islandaise. Une jeunesse à la taille des grands espaces et une voix d'alti, suave et très féminine qui s'affirme en contraste avec son physique très masculin. Sa carrière joue d'ailleurs sur l'ambigüité sexuelle dès le début. En effet, avant même de devenir vraiment célèbre, alors qu'elle n'a remporté que quelques concours country locaux, elle s'affirme publiquement comme lesbienne dans un article de 1982 du magazine d'actualité gay The Advocate, et soutient activement des causes lesbiennes. Elle a aussi soutenu plusieurs autres causes, comprenant la recherche sur le sida et les soins donnés aux séropositifs. Elle obtint en 1985 un Juno Award de l'espoir féminin en chant. Elle reçut le prix en robe de mariée.

En 1986, elle signa un contrat avec une maison de disques américaine à Nashville (Tennessee). Sa carrière reçut un grand coup de pouce quand le légendaire chanteur de rock Roy Orbison la choisit pour enregistrer un duo de son succès Crying (1987). Au lieu d'être submergés par la puissance de la voix à trois octaves d'Orbison, les deux interprètes mêlèrent leur extraordinaire étendue vocale dans une collaboration médusante qui gagna le Grammy Award de la meilleure collaboration chantée de country. En 1988, elle interpréta Turn me Round à la cérémonie de clôture des quinzièmes Jeux olympiques d'hiver à Calgary. La consécration vient en 1989, lorsque k.d. lang gagna le Grammy Award de la meilleure performance vocale féminine de country pour son album de 1989, Absolute Torch and Twang.

En 1993, elle figure en qualité de vedette dans le film situé en Alaska Salmonberries, aux critiques médiocres. Elle écrivit la plupart de la musique de la bande originale du film de Gus van Sant Even Cowgirls Get the Blues. Elle a aussi exécuté une reprise de "Skylark" pour l'adaptation au cinéma par Eastwood, du livre Minuit dans le jardin du bien et du mal.

En 1996, elle est nommée officier de l'Ordre du Canada. La pochette de l'album Drag la montre à nouveau en costume d'homme, tandis que les chansons tournent toute autour du thème de la cigarette. En 2003, elle reçoit son quatrième Grammy Award, cette fois pour le meilleur album traditionnel pour sa collaboration avec Tony Bennett, A Wonderful World. Hymns of the 49th Parallel, son album de reprises de classiques canadiens (Leonard Cohen, Joni Mitchell, Neil Young...), rencontre toujours autant de louanges et en 2006, on la retrouve dans une petite scène du film Le Dahlia Noir de Brian De Palma, dans lequel elle chante dans un bar lesbien. k.d. lang ne se limite pas à la défense de la cause lesbienne, elle affiche aussi ses convictions politiques, favorables notamment à l'independance du Tibet, convertie au bouddhisme, elle est également végétarienne. Celle que l'on a surnommé la « rose d'Alberta » ne manque décidemment pas d'épines. Une voix à découvrir.

 

Un grand merci à Laura Fontaine

Pour en savoir plus :

Son site : http://www.kdlang.com/home.php

Un autre site : http://www.wbr.com/kdlang/

Par Laura Fontaine - Publié dans : TOP OF THE QUEERS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Samedi 30 janvier 6 30 /01 /Jan 10:45
http://4.bp.blogspot.com/_SNWhINHHc3Q/SqBFx2GWzEI/AAAAAAAABC4/ex5p-8SlUSY/s400/LOGOPYSCAP.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Texte Libre

Commentaires

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés