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Jeudi 7 janvier 4 07 /01 /Jan 10:26
Par Daniel C. Hall - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Jeudi 7 janvier 4 07 /01 /Jan 10:22
Par Daniel C. Hall - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Mercredi 6 janvier 3 06 /01 /Jan 11:09

rainbow muslim


« Pourquoi les travestis n'auraient-ils pas le droit de prier ? C'est plutôt mal vu ici de côtoyer ou d'aider ces personnes. Mais le Coran ne dit-il pas qu'on est tous égaux devant Dieu ? » Semo Prasetyo, imam à la mosquée Mujahadah Al Fatah, à Yogyakarta.

 

« L'inégalité religieuse existe en Indonésie. Beaucoup nous considèrent comme anormaux. Certains n'osent plus se rendre dans les mosquées de peur d'être mal traités ou mal perçus. On a pourtant le même droit de prier que les autres. (…) J'ai travaillé dans des églises, à Bali ou à Jakarta, sans avoir été rejetée. C'est peut-être plus facile du côté catholique, mais je me sens malgré tout plus musulmane. (…) Le Coran n'accepte pas l'homosexualité ou la transsexualité, mais ne l'interdit pas non plus. De toute façon, Dieu ne fait pas de différence entre les hommes. (…) Ici, personne ne me juge ni ne me pose de questions. Le Coran parle de ces changements de personnalité. Je ne fais donc rien de mal. » Mariyani, 52 ans, transsexuelle musulmane, fondatrice de Pondok Waria (un refuge pour transsexuels) en Indonésie, plus grand pays musulman (210 millions de fidèles).

 

« L'homosexualité est un péché. Mais nous ne considérons pas ces personnes comme des ennemis. Nous allons leur faire prendre conscience que ce qu'ils font est mal. » Amir Syarifuddin, député et représentant du conseil des oulémas.

 

« Ils souffrent d'une maladie mentale intérieure. Ils peuvent prier, mais ces prières doivent les aider à redevenir normaux. » Imam Aris Widyono.

 

« Hommes et femmes sont égaux, indépendamment de leur ethnie, de leur richesse, de leur position sociale et même de leur orientation sexuelle. (…) [l'homosexualité est] naturelle et vient de Dieu. (…) C'est l'essence même d'une religion que d'humaniser les êtres humains et de leur devoir respect et dignité. » Siti Musdah Mulia, professeure de pensée islamique à l'Institut des sciences d’Indonésie.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Mercredi 6 janvier 3 06 /01 /Jan 10:02

par  BBJane Hudson


Second d'une série de trois posts consacrés au cinéaste et comédien Alan ROWE KELLY
. Le premier peut être lu ici. Biographie et interview exclusive suivront en février.


Fiche technique :
Avec Alan Rowe Kelly, Terry West, Joshua Nelson, Mike Lane, Susan Adriensen, Jerry Murdock, Zoe Dealman Chlanda, Katherine O'Sullivan. Réalisation & Scénario : Alan Rowe Kelly. Photographie : Bart Masdtronardi. Musique : Tom Burns. Décors : Sandra Schaller. Producteurs : Brian Jude et Rachel Gordon.
Durée : 73 mn. Disponible en VO zone 1.


L'avis de
BBJane Hudson :
La jaquette du DVD annonce honnêtement la couleur : « Rien d’autre que l’habituelle famille de péquenauds cannibales consanguins ». Nous autres, cinéphiles sanguinolâtres, connaissons la chanson sur le bout des croches depuis Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974) et sa flopée de dérivés plus ou moins officiels : une tribu de tarés congénitaux, ayant un goût immodéré pour la chair à touristes, exerce ses méfaits dans un recoin paumé de l’Amérique profonde.
Pour son deuxième film, Alan Rowe Kelly tourne résolument le dos à l’esthétique classieuse et gothique qui caractérisait I’ll Bury you tomorrow (2002), et s’immerge dans la bouffonnerie gore décomplexée, le pur délire horrifique à la Hershell Gordon Lewis ou Tobe Hooper. Mais au-delà des références (nombreuses) à ses prédécesseurs, The Blood Shed se distingue par le jusqu’au-boutisme propre à son auteur, et par l’évidente sympathie qu’il éprouve pour son clan de barjots, aussi répugnant soit-il.
Le grand intérêt des bandes de ce genre, en plus de leurs sanglantes péripéties, réside dans la galerie de trognes qu’ils alignent. Plus affreux seront les jojos, plus jouissif sera le film. Sur ce point, The Blood Shed nous gâte tout particulièrement. La famille Bullion compte un père abruti et incestueux, deux filles gravement en retard sur leur âge, deux garçons non moins demeurés, une grand-mère canonique impotente et baveuse, mais conservant un solide coup de dents. La principale occupation de ces torves viceloques est d’occire les infortunés citadins ayant l’impudence de coloniser leur cambrousse.

En digne émule de John Waters, Alan Rowe Kelly n’hésite pas à en rajouter dans les idiosyncrasies crapoteuses de ses personnages, à rebrousser les poils de ses pinceaux pour mieux fignoler leurs portraits. Il s’octroie le rôle de Beefteena, la fille aînée, quadragénaire obèse se comportant comme une môme de six ans, et accoutrée à l’avenant. Son joujou favori est un cadavre d’écureuil qu’elle traîne partout derrière elle sur une planche à roulettes, et l’un de ses plus grands plaisirs, partagé par toute la famille, est de se trémousser sur les accords sirupeux du générique de Little Lulu, cartoon gentillet des années 40. Quand on la contrarie, Beefteena pousse des grognements de goret, découvre ses dents déchaussées, et vibre de fureur sous sa robe en mousseline. Les fantasticophiles distingueront peut-être en elle une parenté physique et dingologique avec la Fanny du American Gothic de John Hough (1987) ; Alan Rowe Kelly reconnaît volontiers avoir été marqué par ce petit classique du fantastique des eighties, et par le mémorable personnage de fillette prolongée incarné par Janet Wright. Notons que pour emplir les éléphantesques tenues de son héroïne, le comédien-cinéaste n’hésita pas à prendre une vingtaine de kilos, dont il eut, de son propre aveu, quelque peine à se débarrasser par la suite.

Beefteena (Alan Rowe Kelly)

Beefteena et sa soeur Sno Cakes
(Alan Rowe Kelly et Susan Adriensen)

À l’exception d’une longue scène de repas directement reprise à Massacre à la tronçonneuse, les références cinéphiliques émaillant The Blood Shed restent plutôt discrètes, et sont suffisamment bien intégrées à l’intrigue pour ne pas nuire à son homogénéité. Citons le bric-à-brac macabre formant la décoration de la maison des Billion (Massacre à la tronçonneuse encore), les guirlandes lumineuses et multicolores tendues dans toutes les pièces (Massacre à la tronconneuse 2, cette fois, dont The Blood Shed est beaucoup plus proche que de l’original, par son outrance, sa tonalité résolument parodique, et certains aspects Camp), les flamants roses en plastique plantés devant la maison (Pink Flamingos de John Waters, 1972), les victimes encagées (Midnight de John Russo, 1982).

Photo de tournage (de gauche à doite : A.R. Kelly, Terry West, Kane Manera, Joshua Nelson, Susan Adriensen
et Zoe Daelman Chlanda, de dos)

Les autres membres de la famille sont Sno Cakes (Susan Adriensen), la fille cadette, écervelée en mal d’orthophoniste, à peine moins régressive que sa sœur mais encore plus perverse ; Hubcap (Mike Lane), un demeuré complet, sorte de Droopy psychopathe qui ne sort de son aboulie que pour trucider ses semblables, et Butternut (Joshua Nelson), l’élément le plus ingérable de la famille, collectionneur de viscères en bocaux. Tout aussi cintré que sa progéniture, Papa Elvis (Terry West) n’hésite pas à jouer de la carabine pour se faire obéir, ni à estourbir les récalcitrants à coup d’os de bœuf.
L’essentiel du casting de I’ll Bury you Tomorrow est de nouveau mis à contribution dans The Blood Shed. Jerry Murdock, qui tenait les rôles du shérif et de son frère névropathe dans le film précédent, retrouve ici un emploi de flic, cette fois complètement ringard, qui finira victime d’une double émasculation – à la tenaille puis au couteau électrique (!) –, après avoir épousé Beefteena lors d’une cérémonie improvisée par la famille. Zoe Daelman Chlanda et Katherine O’Sullivan apparaissent dans l’une des séquences les plus savoureusement iconoclastes du film : elles sont respectivement la directrice et la secrétaire d’une agence de casting organisant un concours de top models auquel Beefteena prétend participer. La séance de photographie qui s’ensuit parodie rageusement le glamour faisandé et les rêves de gloire des apprenties mannequins : Beefteena multiplie les poses ridicules et les mines engageantes devant l’objectif, jusqu’à ce que l’hilarité du photographe et de la directrice la fasse s’aviser qu’elle est la dindonne d’une méchante farce. On comprend ce que la scène recèle de vécu si l’on songe qu’Alan Rowe Kelly, en plus de cinéaste, est aussi maquilleur pour des magazines de mode réputés comme « Vogue » et « Bazaar », et pour diverses chaînes de télévision. De même son incarnation de Beefteena, dont la laideur n’a d’égale que la vulgarité, témoigne-t-elle d’un joli sens de l’autodérision de la part de cet « homme fatale » (pour reprendre le titre qui lui fut attribué par le site internet Door Q), dont la féminité, le glamour et la sophistication sont l’image de marque à la ville.

Beefteena, top model (Alan Rowe Kelly)...

... et ses pygmalions (Kane Manera, Zoe Daelman Chlanda)

Si les Billion, malgré les atrocités auxquels ils se livrent, ne sont jamais antipathiques, c’est que leur cruauté et leur anticonformisme sont ceux de l’enfance, comme le souligne la scène d’ouverture du film, où un petit garçon écrase une grenouille sous une pierre avant de se chamailler avec Beefteena, à qui il dérobe son précieux cadavre d’écureuil. Le gamin sera déchiré en deux par Hubcap et Butternut, inconscients de leur force et ne cherchant qu’à le malmener pour le punir d’avoir chagriné leur sœur. Leurs crimes contre les adultes sont beaucoup plus concertés, mais n’en restent pas moins vécus comme des jeux, dont la violence est une forme de riposte à l’intrusion de leur territoire (les voisins venus de « la grande ville », le journaliste enquêtant sur les disparitions) ou à l’imposition d’une grotesque discipline (le shérif petzouille jouant à l’inspecteur Harry).
Et s’il fallait douter que le cœur du cinéaste penche pour ses monstres, la fin de The Blood Shed nous en donne confirmation : tous les membres de la famille se tirent vivants de leurs aventures – ils n’ont d’ailleurs été mis en difficulté à aucun moment ! –, et le film s’achève sur le meurtre d’une victime fugitive.
Une « happy end » selon Alan Rowe Kelly, pour une bande d’une immoralité joyeuse et revigorante.

Katherine O'Sullivan met les bouts

Bonus :
Le site officiel du film
Une interview de Katherine O'SULLIVAN
Une interview de Susan ADRIENSEN
Par BBJane Hudson - Publié dans : LA CRYPTE AUX GAYS
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Mercredi 6 janvier 3 06 /01 /Jan 09:47

À quoi reconnait-on des lesbiennes belges ?
Hé bien, elles préfèrent les hommes !


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Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Mardi 5 janvier 2 05 /01 /Jan 11:46
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Par Daniel C. Hall & GayClic.com - Publié dans : VIDEOS : Lutte contre l'homophobie
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Lundi 4 janvier 1 04 /01 /Jan 15:51

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Fiche technique :

Avec Stephan Bender, Maximillian Roeg, Rickie Lee Jones, Randy Wayne, Owen Beckman, Diana Scarwid et Rooney Mara. Réalisation : James Bolton. Scénario : James Bolton, adapté du livre éponyme de Jim Grimsley. Musique : Richard Buckner.

Durée : 86 mn. Disponible en VO et VOSTfr.



Résumé :

Nathan (Stephan Bender), 15 ans, fraîchement débarqué avec sa famille dans une petite ville du sud profond des États-Unis, est un adolescent intelligent mais timide qui veut s'échapper de l’emprise de son père abusif et violent. Il fantasme sur une relation avec Roy (Maximillian Roeg), un garçon un peu plus âgé que lui qui vit juste à côté de son domicile.


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Roy fréquente la même école secondaire que Nathan ; il conduit d’ailleurs l’autobus scolaire. Progressivement, les deux garçons commencent à se parler. Petit à petit leur relation s'approfondit. Rapidement, l'un et l'autre s’aperçoivent de leur commune attirance, mais Roy peine à assumer pleinement leur passion. Un soir, le père de Nathan tente de violer son fils. Ce n'est clairement pas la première fois que cela se passe et l’on comprend alors le désir de Nathan d’échapper à sa famille, d’autant que la mère sait mais ferme les yeux. Nathan doit à la fois cacher les abus dont il est victime et son amour secret pour Roy. Nathan est accepté dans le cercle social de Roy. Il est bientôt invité à aller camper avec Roy et ses amis, Randy et Burke. Pendant cette escapade, ils découvrent une maison abandonnée (et peut-être hantée) dans une ancienne plantation. Une nuit, dans cette maison abandonnée, Roy et Nathan sont découverts en pleins ébats par Randy et Burke, les amis de Roy...


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L’avis de Bernard Alapetite :

On appréhende totalement différemment le film si on connaît le roman de Jim Grimsley, au titre éponyme, dont il est issu et si on s’y réfère ou si on l’ignore. En effet, le film que je considère assez réussi est une trahison à un peu près totale du roman, à tel point qu’il me semble qu’il est un véritable abus que le film porte le même titre que le livre. Bolton aurait du en changer et faire figurer dans le générique une expression semblable à « Très librement inspiré du livre » suivie du titre et de son auteur. Ce qui l’aurait libéré des contraintes du roman dont il ne parvient pas à traduire le côté fantastique.


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Une fois débarrassés de cette importante réserve, regardons l’objet libéré de ses références.

La première qualité de Bolton est de croire au langage spécifiquement cinématographique et en particulier à la force de l’image. On peut même avancer qu’il lui fait même un peu trop confiance. Ne pas laisser les dialogues, ici malheureusement particulièrement plats, faire avancer l’histoire que l’on raconte est souvent (pas toujours) une bonne chose et une preuve de la qualité d’un cinéaste. Dream Boy est un film peu bavard. Mais il aurait tout de même été utile, par quelques répliques supplémentaires d’éclairer le spectateur sur différents points précis, par exemple comment se fait-il que Roy collégien (dans le sens américain du terme) se retrouve à conduire le bus de ramassage scolaire…


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Le cinéaste avait été particulièrement bien inspiré pour son premier film, Eban et Charley, de choisir pour le rôle principal Giovanni Andrade ; disons-le tout de suite, il a eu la main beaucoup moins heureuse pour Dream Boy. Non que Stephan Bender et Maximillian Roeg soient mauvais acteurs, même si Bender a une panoplie d’expressions un peu limitée, mais ils ne correspondent pas aux rôles qu’ils interprètent. Ils paraissent et sont tous les deux trop âgés (je ne parle pas des personnages du roman qui sont beaucoup plus jeunes) pour les situations qu’ils jouent, ce qui nuit à la crédibilité de l’ensemble.


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Problème subsidiaire, Stephan Bender (Nathan) est plus grand que Maximillian Roeg (Roy) alors que le personnage doit avoir deux ans de moins que Roy. C’est une erreur tellement grossière que l’on ne comprend pas comment personne ne l’a expliquée à Bolton avant le tournage. Néanmoins ils arrivent à nous faire sentir la délicate incertitude qui caractérise la situation de Nathan et de Roy, qui est mise en valeur par l’interprétation empreinte d’érotisme des deux jeunes acteurs.


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Le cinéaste semble d’ailleurs très heureux de ses interprètes comme en témoigne cette réponse faite à un interviewer qui lui demandait comment les deux garçons avaient abordé les scènes intimes : « Ces jeunes gens sont des professionnels. Ils ont pris leur rôle très au sérieux. Ils ont beaucoup puisé dans les personnages du roman. Ils ont aussi passé du temps avec les jeunes de Louisiane. Ils ont également parlé longuement de leur rôle avec moi et des personnages avec Jim Grimsley. Ils n'étaient pas du tout craintifs pour les scènes intimes du film. Il faut dire que Max est le fils du réalisateur Nicolas Roeg et a grandi dans le milieu du cinéma; il a par exemple, parmi tant d’autres côtoyé David Bowie à la table familiale ce qui a fait que c’est un garçon très ouvert d'esprit et professionnel. Quant à Stephan, sa première expérience derrière une caméra, il l’a fait dans Superman Returns. Il ne se demandait pas si son rôle pourrait lui procurer une plus grande célébrité, mais comment puis-je faire pour que mon personnage soit celui que l'auteur et le réalisateur ont envisagé ? Comme ils sont très professionnels, je pense que tous les deux vont continuer à jouer dans beaucoup de films. »


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Bolton a choisi de ne pas exactement dater son film. On peut penser qu’il se déroule dans la Louisiane dans le milieu du 20ème siècle.

Le cinéaste est assez inspiré dans la première scène de sexe entre les deux garçons. S’il ne montre pas grand chose, il réussit bien cependant à suggérer leur émoi, leur maladresse, leur fougue et leur plaisir.

La réalisation posée donne au film intensité et puissance. Le souci constant du détail lui apporte une touche très authentique. Le réalisateur a échangé le style urbain de son précédent film, The Graffiti Artist, à la dominante froide pour des images plus romantiques que baigne une lumière dorée.


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Peu de cinéastes ont autant de courage que Bolton qui n’hésite pas à s’attaquer à des sujets tabous comme à un amour entre un garçon de 15 ans et un homme qui a le double de son âge dans Eban et Charley et comme ici à l’inceste entre un père et son fils. En filmant les conséquences de l’acte et non celui-ci, le cinéaste n’évite pas l’obstacle, mais réussit mieux à peindre l’atmosphère irrespirable qui règne dans la maison de la famille de Nathan.


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Alors que James Bolton était l’auteur des scénarii de ses deux premiers films, dans un journal de Chicago il explique la raison du choix d’adapter un roman aussi difficile que Dream Boy d’autant que son auteur Jim Grimsley est aussi un auteur dramatique : « J'ai pensé que c'était une belle histoire qui me touchait de multiples façons. Y compris, les lieux. Je suis né et j’ai grandi dans le Sud, à St. Augustine, en Floride. Je ne crois pas que beaucoup de choses aient changé en Amérique si vous habitez en dehors des grandes villes, c'est encore très difficile d'être jeune et gay. Les enfants sont toujours harcelés dans les petites villes où ils doivent cacher et réprimer leur sexualité. Le fondamentalisme religieux est galopant et à tant d'égards l'estime de soi de ces jeunes est détruit. Je voulais faire un film qui traite de toutes ces choses pour aider à promouvoir un dialogue sur ces sujets. »


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Dans la même interview, il revient sur les difficultés de tournage dans le sud : « Mes deux premiers longs-métrages Eban & Charley et The Graffiti Artist ont tous deux été filmés dans le Nord-Ouest du pays sur la côte du Pacifique. Le tournage dans le Sud a été beaucoup plus difficile que je le pensais. Nous y sommes allés principalement pour retrouver l’atmosphère du roman. C'est une histoire très sudiste et je voulais faire quelque chose d'un peu différent de mes films précédents. Nous avons rencontré beaucoup d'homophobie lors du tournage. Ce qui n'a fait que renforcer les raisons pour lesquelles je voulais faire le film. Il y avait aussi des gens merveilleux... »

Mais Bolton a un peu présumé de ses forces en voulant traiter en un seul film, trop court, des sujets aussi complexes que l’inceste, l’amitié adolescente, la bigoterie du vieux sud et les légendes fantastiques qui le travaillent. C’est tout ce versant onirique du livre de Grimsley que le cinéaste peine a agréger dans un film par ailleurs convaincant par son âpre naturalisme.


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Le dvd :

Comme presque toujours chez Optimale, aucun bonus. Pour un tel film, quelques explications du réalisateur sur son choix et les problèmes qu’il a rencontré pour adapter un roman aussi culte n’aurait pourtant pas été inutiles. L’encodage du film est correct.

Pour plus d’informations :

Par Bernard Alapetite - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Lundi 4 janvier 1 04 /01 /Jan 12:06
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Ce soir, Canal + consacre une soirée spéciale au sport et à l'homosexualité. À 20h50, la chaîne diffuse un documentaire signé Michel Royer, Sports et homosexualités : c'est quoi le problème ?, dans lequel des sportifs, des personnalités et des sociologues, ont accepté de témoigner afin d'évoquer l'homophobie dans le milieu sportif. GayClic (dont nous reprenons le texte, merci les amis) et Les Toiles Roses vous propose de regarder la bande annonce ainsi que deux extraits du documentaire.

À 22h20, la chaîne diffuse un deuxième documentaire intitulé Ramène tes fesses... à Copenhague, réalisé par Jean-Baptiste Erreca, qui a eu l'idée de réunir trois sportifs hétéros de la banlieue parisienne, et de les envoyer à Copenhague, aux derniers World Out Games, les Jeux Olympiques auxquels participent des homos du monde entier. Une aventure qui a permis aux trois garçons de faire face à leurs préjugés sur les homosexuels...

 

Vidéo et illustration : © GayClic.com

Par GayClic.com & Daniel C. Hall - Publié dans : URGENT : Gays, militants et résistants !
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Dimanche 3 janvier 7 03 /01 /Jan 09:57
  
Visuel : (c) GayClic

Un résumé en vidéo (blogué par nos amis de GayClic) de l'histoire de Fred (le personnage gay de la série) dans les épisodes 19, 20 et 21 (2ème partie) de la saison 1 de la série espagnole « Physique ou Chimie » (Física o Química) diffusée en France sur la chaîne NRJ 12.
[© D. R.]



Par GayClic.com - Publié dans : WEBSERIE : PHYSIQUE OU CHIMIE
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Samedi 2 janvier 6 02 /01 /Jan 09:53
http://4.bp.blogspot.com/_SNWhINHHc3Q/SqBFx2GWzEI/AAAAAAAABC4/ex5p-8SlUSY/s400/LOGOPYSCAP.jpg

Les vidéos sont (c)
Univers-L.com
Les vidéos présentes et futures sont diffusées avec l'autorisation de
Isabelle B. Price et son équipe.
Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Samedi 2 janvier 6 02 /01 /Jan 09:52
http://4.bp.blogspot.com/_SNWhINHHc3Q/SqBFx2GWzEI/AAAAAAAABC4/ex5p-8SlUSY/s400/LOGOPYSCAP.jpg

Les vidéos sont (c)
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Par Isabelle B. Price - Publié dans : SERIE : LOS HOMBRES DE PACO
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Jeudi 31 décembre 4 31 /12 /Déc 13:46

Deux amis gays sont en train de jardiner. Le premier déterre soudain une énôôôrme carotte et le second s'écrie alors :
- Oh my God ! Ça me rappelle mon mari !
Le premier est interloqué :
- Quoi ??? Chanceuse ! C'est aussi gros et long ?
Et l'autre de répondre :
- Non, c'est aussi sale !


santaGAY.jpg

Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Jeudi 31 décembre 4 31 /12 /Déc 13:25

« Je ne peux pas dire que les hommes m'attirent, je peux dire que j'ai connu un mec qui a mon âge qui a compté autant que la femme avec laquelle je vis aujourd'hui. C'était une véritable histoire d'amour ! »  Quand Mireille Dumas lui demande s'il a eu des rapports sexuels avec cet homme, la réponse est immédiate : « Oui ! (…) Homosexualité peu importe, l'important c'est l'amour, un moment donné les envies sont là et pour être bien dans sa tête il faut s'assumer, c'est tout. » Marc Lavoine, émission Sexy Folies, 28 mai 1986, invité de Mireille Dumas.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Jeudi 31 décembre 4 31 /12 /Déc 12:07

« Les gays et lesbiennes savent bien que l'homophobie existe et qu'elle est exprimée partout. Couper les commentaires en cas d'homophobie ne fait que dissimuler l'homophobie qui existe bel et bien. En un sens, c'est du déni. Et ce n'est pas constructif : on ne peut pas lutter contre ce qu'on ne voit pas. » Matt Mills, directeur éditorial du groupe de presse Pink Triangle Press, à propos de la carte de vœux très gay de Scott Brison, député libéral canadien ouvertement gay, et son époux Maxime St. Pierre, mariés en 2007, après une attaque de commentateurs homophobes sur le blog du député.

 

La carte de vœux du député :


scott-brison-2010-tetu.jpg

Par Daniel C. Hall - Publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Jeudi 31 décembre 4 31 /12 /Déc 09:21


ODE TO MY FAMILY...

 

Un billet d'humeur d'Isabelle B. Price, d'Univers-L
 

jonathan.jpgmartha
(c) D. R.


J’ai 26 ans. Ok, je vous l’accorde depuis fin juillet que j’ai fêté mon anniversaire, je dis à tout le monde que j’ai 27 ans. J’ai fait une légère confusion sur l’année et le compte… Ça arrive à tout le monde. Bref, ce n’est pas le sujet de ce billet. J’ai 26 ans et je ne crois donc plus au Père Noël. J’y ai cru pendant très longtemps et on a vécu de très belles histoires et aventures lui et moi, mais aujourd’hui, je sais qu’il ne rentrait pas son ventre pour passer dans l’étroite cheminée de la maison familiale. Non, c’était mes parents qui déposaient les cadeaux devant nos supers chaussures (le pied du sapin étant, chez les Price, interdit aux baskets) que nous avions cirées à la va-vite, mes frères et moi, en pyjama sur le tapis de l’entrée, 10 minutes avant d’aller nous coucher. Et aujourd’hui que je suis grande, je suis, comme tout le monde, en quête du cadeau idéal pour mes parents.

Et ça, chez les Price, la quête du cadeau idéal pour mes parents, ça s’apparente à la quête du Saint Graal. Encore que je reste persuadée que les mecs qui cherchaient cette relique, ils se sont moins creusé la tête que mes frères et moi depuis des années pour trouver une solution à cette grande question : « On leur offre quoi à papa et maman ? »

Parce que, quand enfin vous décidez de prendre le problème à bras le corps et que vous acceptez votre lamentable échec, vous demandez piteusement à votre père et votre mère ce qu’ils veulent et ils vous répondent tous les deux d’une même voix : « J’ai besoin de rien. » Oh putain que c’est chiant comme réponse ça (oui je sais maman, on ne dit pas « oh putain », ce n’est pas joli dans la bouche d’une fille, mais quand même quoi !) Ils n’ont besoin de rien. Vous voyez l’avancée. Avec ça, c’est certain, vous disposez d’indices monstrueux dans la recherche du cadeau idéal qui leur fera plaisir. En plus maintenant, ils sont au courant que vous ne trouvez pas. Super, c’est gagné sur toute la ligne.

Pourquoi vous parler de mes parents et de ceux de mes frères par extension (oui, ce sont les mêmes parents, le truc de dingue) me demanderez-vous ? Eh bien pour une raison très simple.

Je n’attends pas d’idée magique de cadeau de Noël de votre part. Non, c’est plus basique. Je voulais vous les offrir en cadeau de Noël… Mes parents…

Parce que c’est bête en fait mais mes parents, malgré cet énorme défaut de n’avoir besoin de rien, ils sont géniaux. Ils sont fantastiques et je me disais qu’en période de fêtes, quand tout le monde se réunit et parle de sa famille, il était important que je vous offre quelque chose d’aussi beau et exceptionnel que mes parents.

Mes parents, ce sont Jonathan et Martha Kent. Pour de vrai. Enfin ce sont Martha et Jonathan Kent de la version Smallville et non pas de la version Lois et Clark : Les Nouvelles Aventures de Superman. Non, parce que mes parents, ils sont jeunes ! Très jeunes. Juré. Mon père il a… (réflexion, je compte) 52 ans ! Il vient tout juste de les fêter !!! Et ma maman, c’est facile de calculer. Elle est née en 60, elle a 49 ans. Elle s’entraîne depuis quelques mois à dire qu’elle a 50 ans. C’est pour s’habituer et être moins choquée l’année prochaine.

Voilà, donc mes parents ce sont les parents de Clark. Sauf que, eux, ils pouvaient avoir des enfants et qu’ils en ont eu trois. Moi (oui, je suis arrivée en premier) et mes deux frères.

Pour vous donner un exemple tout simple, déjà à la question très basique que j’ai un jour eu l’immense intelligence de poser à ma mère : « Pourquoi vous avez voulu des enfants toi et papa ? » J’ai eu le droit à un blanc. Ouais comme ça. Un silence. Elle m’a répondu qu’elle ne se l’était jamais demandé. Mon père non plus d’ailleurs. Et puis elle a dit que c’était parce qu’elle était très heureuse avec mon père et qu’il lui semblait normal ou évident (je ne me souviens plus de l’adjectif employé mais en fait, on s’en fout) de partager ce bonheur. Et c’est là qu’on est arrivé.

Mes parents, quand ils ont découvert que je pouvais soulever le canapé du salon d’une seule main à l’âge de 6 ans… Ah non, ça c’est Clark. Mes parents, quand ils ont découvert que j’étais homosexuelle, ils m’ont appris à utiliser mes supers pouvoirs. Mais avant que j’apprenne à les maîtriser, ils m’ont dit et répété qu’ils étaient très fiers de moi, que j’étais fantastique et que je pouvais être tout ce que je voulais.

Mes parents, quand j’apprenais à marcher et que je tombais, enfant, m’aidaient à me relever, soignaient mes blessures et me lâchaient pour que je reparte en me disant que j’allais y arriver. Mes parents, quand j’avais peur des serpents, fouillaient toute la salle de jeux et ma chambre pour m’assurer qu’il n’y en avait aucun, même s’ils m’avaient démontré par A + B qu’un serpent ça ne rentre pas dans une maison fermée et que ça ne monte pas deux étages pour se cacher sous le lit d’une petite fille. Mes parents, quand j’ai fait ma crise d’adolescence et que je ne voulais parler à personne, me disaient bonjour les matins et ensuite me laissaient faire la tête toute la journée. Mes parents, quand je leur ai dit que je quittais la Haute-Loire pour trouver du travail alors que j’en avais un qui m’attendait dans l’hôpital où ils bossent, ne m’en ont pas voulu. Ils m’ont aidée à trouver un appartement et à m’envoler.

Mes parents m’ont donné des ailes et m’ont laissé m’envoler.

Ma maman, elle me racontait des histoires quand j’étais petite. Elle nous racontait des histoires tous les soirs. Et quand on a appris à lire, on lisait une page chacune puis chacun avec l’arrivée de Vincent. Ma maman, elle me laisser aller acheter le pain toute seule quand j’étais en primaire. C’était moi qui donnais la pièce au boulanger. Ma maman, quand Thierry avait 2 ou 3 ans, elle allait chez le boulanger et le boucher avec lui. Elle le tenait par la main et il marchait. Et un trajet qui dure 10 minutes lui prenait une matinée entière. Mais elle était heureuse et Thierry aussi, parce qu’il marchait. Ma maman, elle m’a donné la passion de la lecture. Elle me prête régulièrement des romans policiers que j’entasse en lui mentant et en lui assurant que si, un jour je les lirai. Ma maman, elle m’a fait comprendre que rien n’est figé. Elle m’a appris que nous évoluons toujours et que c’est ce qui fait notre force. Notre capacité à apprendre et à nous remettre en question.

Mon papa, il m’embêtait quand j’étais petite. Il me jetait du foin dans les cheveux et il en mettait plein sur ma robe et je pleurais en me réfugiant dans les jupes de ma maman. Mon papa, il me portait sur ses épaules quand j’étais fatiguée d’avoir trop marché ou que je ne voyais pas le feu d’artifice. Mon papa, il jouait à la bagarre avec mes frères et moi et il faisait même croire qu’il craignait les chatouilles alors que c’était même pas vrai. Mon papa, il nous a construit des cabanes et une salle de jeux. Mon papa, il m’a appris les pourcentages tous les ans pendant 10 ans. Et un jour, subitement, j’ai compris comment ça marchait. Mon papa, il m’a enseigné le théorème de Pythagore avec l’angle droit du plafond du salon. Celui opposé à la cheminée. Mon père, il m’a appris à être une fille, en m’enseignant comment changer une roue de voiture, repérer et réparer une crevaison sur mon vélo, tondre la pelouse, faire du plâtre et peindre un plafond. Mon père, il m’a appris à être un garçon en m’enseignant comment coudre à la machine, cuisiner, faire tourner une machine, laver les vitres et coudre à la main. Il m’a appris ce que c’était que la force tranquille. Celle qui vous rend intouchable et inébranlable.

Et mes parents, tous les deux réunis, m’ont donné ces racines qui me permettent aujourd’hui de savoir qui je suis. Ils ont construit cette maison qui représente aujourd’hui mon refuge quand le monde qui m’entoure devient trop violent ou trop dur.  Mes parents, ce sont ces deux personnes extraordinaires qui font croire qu’elles sont ordinaires et qui représentent ce rayon de soleil dans la tempête.

Mes parents, je vous les prête pour Noël si vous le souhaitez. Parce que j’ai toujours lu et entendu des histoires horribles sur les parents d’homosexuels. J’avais peur de faire mon coming-out parce que tout ce que j’avais trouvé c’était des témoignages horribles et négatifs. Alors je vous le dis : mes parents, ce sont Jonathan et Martha Kent. Ils m’aiment même si je suis une extra-terrestre et l’amour qu’ils me portent, qu’ils se portent, qu’ils portent à mes frères est la chose la plus belle au monde.

J’aime les jolies histoires à la période de Noël. Cette histoire est une belle histoire, comme celle de mon coming-out.

Je pense que je crois toujours au Père-Noël…

Isabelle B. Price (Décembre 2009)

Par Isabelle B. Price - Publié dans : ET LES FILLES, ALORS ?
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Mercredi 30 décembre 3 30 /12 /Déc 11:21

Un alcoolique, un homosexuel et un fumeur vont chez le médecin. L'alcoolique annonce tout de go :

— J'en ai marre ! Je veux tout arrêter !

Le fumeur ajoute :

— Moi aussi, j'en ai marre, je ne veux pas mourir d’un cancer !

L'homosexuel avoue :

— Moi aussi, j'en ai marre d'être homo ! Je veux changer !

Alors le médecin leur intime :

— Toi, la prochaine que tu bois un verre de whisky tu meurs ; toi, à la prochaine cigarette tu meurs, et toi le gay, la prochaine fois que tu passes à l’acte tu meurs aussi !

C'est sur le chemin du retour, alors que les trois passent devant un bar, que l'alcoolique s’exclame :

— Je veux boire un tout dernier verre !

Il va pour boire et meurt une fois son verre terminé ! Le fumeur et l'homo continuent de marcher quand, soudain, le fumeur aperçoit une cigarette par terre.

— Allez… Juste une petite dernière…

Au moment où il va pour la ramasser, l'homosexuel le supplie :

— S’il te plaît, ne te baisse pas… sinon je meurs aussi !!!


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Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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Mercredi 30 décembre 3 30 /12 /Déc 10:47

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Fiche technique :

Avec Sacha Baron Cohen, Alice Evens, Trishelle Cannatella, Emerson Brooks, David Hill, Tom Yi, Alexander Von Roon, Richard Beymer, Ron Paul, Elton John, Snoop Doggy Dogg, Bono, Harrison Ford, Chris Martin, Sting et Paul dit Slash Hudson. Réalisateur : Larry Charles. Scénario : Sacha Baron Cohen, Dan Mazer, Anthony Hines et Jeff Schaffer. Image : Anthony Hardwick et Wolfgang Held. Montage : Scott M. Davids et James Thomas. Compositeur : Erran Baron Cohen.

Durée : 83 mn. Disponible en VO, VOST et VF.

 


Résumé :

Sacha Baron Cohen introduit à l’écran un personnage hors du commun dans une satire docu(l)mentaire très active dans la provocation. Bref, un pamphlet contre l’homophobie, dégénéré et rentre-dedans, forcément hilarant, qui prend par derrière toutes les communautés, y compris celles qu’il défend.

Les aventures du personnage de Brüno, un homosexuel autrichien, roi de la mode créé par Sacha Baron Cohen pour son émission de télévision Da Ali G Show.


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L’avis de Frédéric Mignard :

Les anales, désolé, les annales de la comédie peuvent rougir de l’arrivée de Brüno parmi les grands classiques comiques. Non seulement, s’agit-il de l’œuvre la plus drôle vue ces dernières années, mais surtout la nouvelle comédie des auteurs de Borat s’inscrit comme l’apologie du subversif, un suppositoire dans le derrière du tout bien-pensant qui implose là où cela fait le plus mal, c’est-à-dire au plus profond des mentalités arriérées et étriquées.

L’humour subversif et dévastateur vise le communautarisme homosexuel, religieux, juif, musulman, les hétéros du terroir, les blacks du ghetto et les amateurs de talk-shows, les militaires, le show-biz et le monde de la mode... Tout le monde en prend pour son grade dans une apologie du mauvais goût irrésistible qui aurait pu valoir au film de Larry Charles Religolo une très lourde interdiction, d’autant que niveau cul, porno excepté, on aura rarement vu autant d’attributs masculins jetés en pâture aux mirettes.


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Traité sur le mode du faux documentaire, qui ajoute au mode comique, Brüno relate l’exil d’un journaliste de la mode autrichien déchu vers l’eldorado hollywoodien où il va tenter de devenir célèbre par tous les moyens. Prêt à tout pour remuer son petit popotin sur scène, il va tenter de résoudre le conflit israélo-palestinien (très tendance la politique), organiser des interviews avec des vedettes (caméos de Paula Abdul et d’Harrison Ford inclus), adopter un bébé noir à la façon de Madonna et d’Angelina Jolie (en fait le môme a été échangé contre un Ipod lors d’un détour shopping en Afrique noire), faire un film X avec un politicien, participer à un talk-show et, comme rien ne marche, tenter par tous les moyens de devenir hétéro pour réussir une carrière de comédien comme Kevin Spacey et Tom Cruise (les rumeurs d’homosexualité sur les deux comédiens étant légion...).


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L’imbécilité crasse de Brüno, emblème d’un monde branché et superficiel, rappelle le personnage de Candide à la découverte du monde. Le récit quasi picaresque n’est évidemment pas sans faire écho aux péripéties du reporter kazakh Borat qui découvrait les USA avec sa crédulité et ses préjugés. Face à la vraie vie, l’homosexuel fantasque à la sexualité exacerbée et aux goûts vestimentaires kitsch, devient immédiatement la victime consentante de sa propre bêtise et des intolérances agressives. Le procédé de tourner avec des anonymes a valu à l’équipe pas mal de sueurs froides. Sacha Baron Cohen, créateur du personnage, qui joue également le rôle éponyme, s’est placé à plusieurs reprises en danger de mort en se fourvoyant dans la provocation la plus chargée parmi des homophobes endurcis, prêts à manifester leur haine viscérale pour les impies par la violence.

La frontière entre la réalité et l’écrit est troublante et rend le spectacle aussi étonnant qu’hilarant. L’incroyable cohérence qui en ressort, la finesse des dialogues paradoxalement lourds en réflexions politiquement incorrectes... tout cela fait de Brüno la comédie de studio la plus outrancière jamais tournée. Une page de l’Histoire du cinéma, édulcorée par la bande-annonce (pour une fois le trailer en dévoile peu), qui ne laissera, pour sûr, personne indifférent.


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L’avis de Voisin Blogueur :

Brüno présente une émission télé de mode en Autriche. Gay très efféminé, extravagant, trash, il est un curieux mélange de naïveté et de provocation permanente. Licencié par sa chaine, Brüno tente sa chance aux États-Unis et compte bien tout mettre en œuvre pour devenir célèbre : concepts télévisuels aux frontières du porno, charity business, adoption d’un bébé black… Jusqu’où ira-t-il ?

Après un Borat aussi débile que divertissant, Sacha Baron Cohen revient sur les écrans avec un nouveau personnage qui se veut encore plus déjanté. On aurait tendance à l’oublier mais derrière la caméra il y a quand même un réalisateur (dont personne ne parle), Larry Charles. Il vaut d’ailleurs mieux ne pas trop se pencher sur la réalisation, car disons le franchement : Brüno est visuellement très laid, plus mal filmé qu’une émission people sans budget. Se pose alors la question de savoir si cette farce « no limit » a vraiment sa place sur un écran de cinéma. Tout fait penser à une émission MTV (en beaucoup plus trash quand même).


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Le concept est simple : accumuler les provocations, choquer le petit bourgeois, enchainer les blagues de cul de plus en plus graveleuses. D’un mauvais goût extrême, cette production va parfois tellement loin qu’on ne peut s’empêcher de rigoler. Le show est assuré. Mais on regrette vraiment que le scénario soit si pauvre. On assiste à une collection de sketchs plus ou moins drôles et assez répétitifs et le côté « docu-fiction » laisse perplexe tant on sent que certaines situations sont préparées.

Faire de la bêtise des autres son fond de commerce, pourquoi pas. Reste que Brüno est une comédie extrêmement périssable, qui accumule les clins d’œil people qui dans quelques années n’évoqueront déjà plus grand-chose. À recommander aux gens à l’humour très « pipi caca » et à ceux qui veulent se vider la tête grâce à une surenchère constante.


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L’avis de Bernard Alapetite :

J'essaye ici que ne s'étale pas une suite de bougonnages et au contraire je tente d'y faire partager plus mes admirations que mes colères. Je pense que c'est à la fois plus productif et meilleur pour ma santé. Mais lorsque je lis, à longueur de gazettes des considérations louangeuses sur la daube de l'année (j'arrête un instant ma diatribe pour m'interroger sur le pourquoi on affuble un mauvais film du qualificatif de daube ? Qui signifie, selon le petit Larousse illustré, un de mes plus fidèles et anciens compagnons : « Manière de cuire à l'étouffée certaines viandes braisées (surtout le bœuf) avec un fond de vin rouge; viande ainsi accommodée. » Si un docte lexicographe est de passage, j'aimerais qu'il m'informe sur cette curiosité, car le bœuf en daube c'est bien bon...)... Or donc devant tant de propos laudatifs sur la daube en question, qui est Brüno, je me sens néanmoins contraint d'y aller de ma petite hargne. Dans ce film, nous voyons essentiellement durant plus de 90 minutes interminables un personnage sans aucun talent exhiber sa queue circoncise, même pas belle ! Je lis ici et là que Sacha Baron Cohen, le navrant réalisateur de Brüno, est subversif. Il me faut encore faire une incise et rappeler qu'être qualifié de « subversif » de nos jours par l'intelligentsia est la condition sine qua non pour pouvoir briguer l'espérance d'une audience. Est-ce que faire des moulinets avec son sexe est « subversif » ? J'avais, il y a de cela bien longtemps, un amant de passage qui réalisait cet exercice, d'un intérêt somme toute limité, très bien. Je précise qu'il était beaucoup plus beau que le sieur Cohen, mais il ne me serait pas venu à l'idée de le considérer alors comme un preux révolutionnaire.


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Il n'est pas plus subversif de ridiculiser, une fois de plus, les intégristes de tout poil. Je m'aperçois depuis déjà longtemps que cela ne les empêchent de se multiplier encore plus vite que les lapins, tout en ayant beaucoup moins de cervelle que ces charmantes bêtes. La seule subversion de ce film, qui en outre est un pâle calque de Borat précédent pensum commis par Cohen, est d'arnaquer le prix d'une place de cinéma ou d’un DVD à autant de gogos de par le monde.

Il y a un seul cinéaste (je n'oublie pas la prestigieuse fratrie des Coen mais leur nom n'a pas la même orthographe) qui a pour nom Cohen et il est français : c'est Ilan Duran Cohen. Si vous ne le connaissez pas encore, à la place de voir Brüno, découvrez-le; vous pouvez voir et revoir ses films qui sont des modèles d'intelligence, d'humour et de sensualité et dont le dernier Le Plaisir de chanter est sorti récemment en DVD.

Nota : Vous remarquerez que pour une fois, sur mon blog, je n'ai pas mis une seule illustration mais je ne voulais pas que la gueule de raie (cher lexicographe de passage, pourquoi ce délicieux et gracieux poisson est une injure ?) du sieur Cohen dépare mon blog.

Pour plus d’informations :

Par Frédéric Mignard, Voisin blogueur et Bernard Alapetite - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mercredi 30 décembre 3 30 /12 /Déc 09:18

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Fiche technique :

Avec Sebastian Schlecht (Johann), Eric Golub (Robin), Iris Minich (Grit), Denis Alevis (Henri) et Rainer Winkelvoss. Réalisateur : Jan Kruger. Scénario : Jan Kruger. Image : Bernadette Paassen. Montage : Ute Sound. Musique : Tarwater.

Durée : 75 mn. Disponible en VO.

 


Résumé :

Johann (Sebastian Schlecht) et son ami Robin (Eric Golub) font une escapade à bicyclette à travers les forêts pittoresques du Brandebourg ; ils rencontrent une série d'obstacles et d'incidents qui non seulement va tester leurs relations mais aussi la relation que chacun d’eux a avec le monde qui l’entoure.

Espiègle, Robin teste immédiatement leur résilience par des « peut-être ». A-t-il oublié sciemment les piquets de la tente à la maison ? Mais peu importe : les garçons n'ont aucune difficulté à trouver des moyens pour se réchauffer durant la nuit...


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Après quelques jours de vélo, de frugalité et de natation réparatrice dans le plus simple appareil, les choses prennent une tournure étrange lorsque leurs vélos disparaissent mystérieusement... Les cartes se révèlent inutiles. Et dans l’épreuve chacun apprend à connaître une nouvelle facette de l'autre. Johann et Robin considère la nouvelle situation comme une sorte de défi sportif.

Ils poursuivent le voyage à pieds. Les garçons trouvent une ferme au cadre chaleureux, habitée par une femme, qui semble très libre d'esprit, et son fils adolescent (Denis Alevis, la seule belle créature du film). Johann et Robin sont inviter à rester quelque jours dans cette thébaïde; ce qui va changer le cours de leur voyage...


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L’avis de Bernard Alapetite :

Kruger a voulu faire avec Ruckenwind, que l’on peut traduire par « vent arrière » ou « vent favorable » (titre qui a bien peu de rapport avec ce que l’on voit sur l’écran...), à la fois un road-movie idiosyncratique et un conte érotique homosexuel et contemplatif dans lequel il prendrait son temps pour nous faire ressentir l'intimité et la découverte de soi de chacun de ses personnages plongés dans une majestueuse forêt. Il résulte de cette tentative éminemment germanique, de confrontation entre culture et nature, un profond ennui.


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Cela commence très mal avec la scène d'ouverture, où l’on comprendra rétrospectivement que le cinéaste a opéré un transfert du point de départ de son histoire sur un plan symbolique. Alors que Johann regarde un couloir d'un hôpital vide (que l’on ne retrouvera qu’à la fin du film qui ne sera donc qu’un long flashback), il récite, hors champ, d’une voix que l’on a du mal à identifier comme celle du jeune homme, la fable du lièvre et du renard, qui se réunissent dans la forêt et s’y font des amis, comme les protagonistes du film dont les premiers mots sont : « Il était une fois un renard et un lièvre... » L’histoire, ici abstraite, fondée sur des créatures mythiques, est révélatrice de la manipulation de Kruger envers ses personnages. On ne saura qu’à la fin du film que Johann est dans cet hôpital, qui tient de la prison, parce qu’il aurait ingéré des baies toxiques (le conditionnel est de rigueur tant tout cela est confus !). La dernière scène en forêt pourrait donc n’être qu’un délire (?).


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Les raisons de ce ratage sont multiples, à commencer par le parti pris de se regarder filmer constamment. Le réalisateur semble interpeller le spectateur pour lui dire : regardez comme je filme bien, comme je fais de beaux plans parfaitement inutiles, tel le dernier du film. Durant toute la durée de Ruckenwind, le cinéaste multiplie les afféteries de caméra, long, long plan fixe signifiant, très signifiant, avec musique surlignante, filmage des reflets de ses protagonistes dans vitres et miroirs, point flou volontairement, agitation brusque de la caméra, gros plans vains...


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Ruckenwind, en outre, ne possède pas d’unité narrative mais est divisé en deux parties bien distinctes. La première, dans laquelle les deux randonneurs sont seuls et où chaque fois que le spectateur, à travers la reconnaissance d'une scène type, a l'illusion de comprendre les relations qui unissent Johann et Robin et est déstabilisé par la scène suivante qui le met dans la position d’un observateur extérieur. Il se retrouve alors, reluquant en douce les jeux mystérieux des deux garçons qui se terminent souvent par des joutes sexuelles. Cette opacité ne renforce pas l’épaisseur des personnages mais la perplexité du regardeur...


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Puis, lorsque Johann et Robin sont cantonnés avec Grit (Iris Minich) et son fils Henri (Denis Alevis), j’ai eu alors l’impression, vite démentie, que ce vent arrière, allait tourner façon Amants criminels d’Ozon, le film laisse le mystère en grande partie derrière lui et adopte une narration plus classique du récit. Soudain, Kruger se concentre davantage sur ses personnages et leurs relations les uns avec les autres qu’il illustre par de courtes scènes telles un dîner, la séance de tir... Il recentre son récit sur les relations qui se développent entre le couple et ses hôtes, une relation amicale qui n'est pas dépourvue de tensions érotiques. Elle est comme un écho avec celle que développent les deux garçons au début, relation à la fois ludique et érotique dans laquelle la violence a aussi sa place. Encore et encore, les personnages se perdent dans des comportements enfantins comme l'aspersion avec un tuyau d'arrosage par Grit de Johann et Robin, ce qui nous vaut un panoramique sur leur assez triste anatomie ou encore cette course à bicyclette pour tester le caractère de leur rapport sur un mode purement physique.


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Les caractères de Grit et d’Henry aurait demandé un approfondissement qui aurait peut-être éclairé ce qui tient lieu d'intrigue.

Et puis sans véritable raison Kruger fait revenir son film dans la forêt, ce qui embrouille complètement le spectateur.

Kruger trouve beaux ses deux héros principaux. Il s’attarde longuement sur leur plastique et nous offre à plusieurs reprises leur nudité intégrale. Malheureusement, je suis loin de partager les goûts du cinéaste. Un film aussi peu naturaliste (Kruger a déclaré que le film n’était pas prévu à l'origine comme un long métrage, mais comme un essai poétique) aurait pu permettre à son réalisateur de choisir pour les deux rôles principaux, qui ne quittent quasiment jamais l’écran, des jeunes gens au physique de rêve, ce qui n’est pas le cas avec le velu Sebastian Schlecht et le grassouillet Eric Golub, d’autant qu’ils ne compensent pas leur physique ingrat par leur jeu. De toutes les manières il aurait fallu des acteurs beaucoup plus jeunes, quinze-seize ans, pour donner un peu de consistance et de vérité à cette histoire qui en aurait eu bien besoin...


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Ruckenwind est le deuxième long métrage de Jan Kruger, qui est né en 1973, et a par ailleurs réalisé plusieurs courts métrages dont l’excellent Freund.

La fable est un genre bien difficile, en particulier au cinéma où ses réussites sont extrêmement rares. Il demande une grande clarté pour que le spectateur en saisisse la morale. Malheureusement la clarté n’est pas la qualité première de Jan Kruger.


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Le film a été édité en dvd en Allemagne.

Pour plus d’informations :

Par Bernard Alapetite - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mardi 29 décembre 2 29 /12 /Déc 12:52
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Par Daniel C. Hall - Publié dans : LES NEWS ROSES
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Mardi 29 décembre 2 29 /12 /Déc 10:55

Un hippie monte dans un bus et va s'asseoir à côté d'une religieuse sur le siège situé juste derrière le chauffeur. Le hippie la regarde et lui demande si elle aimerait faire l'amour avec lui. La nonne est surprise (forcément), décline l'offre poliment et descend dès le premier arrêt. Quand le bus redémarre, le chauffeur du bus se tourne vers le hippie et lui dit :

— Si tu veux, je sais comment tu dois t'y prendre pour que cette nonne consente à faire l'amour avec toi.

Le hippie ne demande pas mieux. Alors le chauffeur lui explique que tous les mardis soirs, la nonne va au cimetière prier pour le repos de l'âme des défunts et il ajoute :

— Tu n'as qu'à t'y rendre vêtu d'une toge blanche, avec tes longs cheveux, tu pourras te faire passer pour Dieu et lui commander de faire l'amour avec toi…

Le mardi soir arrive ; le hippie déguisé attend la religieuse dans le cimetière. Comme prévu, elle arrive. Alors le hippie s'approche d'elle sans se faire voir et dans la demi-obscurité lui déclame d’une voix grave :

— Je suis Dieu, j'ai entendu tes prières et je les exaucerai, mais d'abord il faudra que tu fasses l'amour avec moi.

La religieuse est ennuyée car elle veut garder sa virginité. Alors elle propose à Dieu qu'il la prenne par derrière. Le hippie est d'accord et va tout de suite s'affairer sur la nonne. Une fois son affaire faite, le hippie avoue à la religieuse :

— Hé hé, je ne suis pas Dieu, je suis le gars qui s'est assis à côté de vous dans le bus !

Et la nonne répond en enlevant son costume :

— Hé hé… Et moi je suis le chauffeur du bus !!!


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Par Daniel C. Hall - Publié dans : LA BLAGUE POURRIE DU JOUR
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