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Samedi 18 avril 6 18 /04 /Avr 00:26

  



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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Samedi 18 avril 6 18 /04 /Avr 00:21

  



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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Vendredi 17 avril 5 17 /04 /Avr 02:13


Veni Vidi Vincy - Photo © D. R.

 

 

YOANN, VEDETTE DE
« AÏE, SOUPE MUSICALE »

 

 

La Nouvelle Star, chaque mardi, ça relève de la mission impossible pour des parisiens qui sortent régulièrement. Bien sûr l’émission repasse sur le web, sur W9… Mais on voit bien qu’elle ne s’adresse pas aux cultureux et nightclubbers. Elle cible avant tout les ménagères (qui n’ont pas la ménopause). Lio l’a très bien compris lorsqu’il a fallu éjecter Yoann, elle a lâché un : « Laisse ton utérus de côté. »

 


Flash-back. Le « gosse-bo » de Baltard a échappé au tri sélectif de la première fournée (la semaine dernière) après avoir produit le désastre du soir, à défaut d’être l’astre de Baltard.  Yoann nous chantait Cargo de Nuit, sans le cuir de Brando, sans la voix rocailleuse de Bauer. Ah… il est loin le temps où les voyous, les vrais, faisaient mouiller. En adolescent mal à l’aise dans son corps, tout juste capable de passer du missionnaire à la levrette, sans perdre le fil, il se dandine comme s’il interprétait du Patrick Bruel. Malgré cette prestation huée par le jury, il est sauvé, éjectant au passage une candidate bien plus prometteuse.

 


Mardi soir, Yoann a été viré au terme d’un suspense peu captivant. Des deux finalistes, de la Catherine Ringer mal dégrossie et assez laitière, et de ce Zac Efron un peu fade et sans charisme, le téléspectateur n’aura eu aucun regret. Le jury, lui, a bondi de joie quand Yoann fut l’élu éliminé. Les ménagères ont laissé leur utérus à côté de la zappette en tapotant leur sms coûteux à un ou deux chiffres.

Il faut reconnaître qu’hormis une jolie gueule de lycéen adulé, même en chantonnant Les voisines de Renan Luce, Yoann n’avait aucun talent particulier. Après l’accident industriel de TF1, voici l’« Erreur Terrible de Casting » de Manoukian. Les chansons ne sont pas à la hauteur, les chorégraphies sont inexistantes, alors, si en plus la voix ne suit pas…

 


Du coup, même ce vieux gaulliste croulant de Maurice Druon lui volait la vedette dans les statuts ironiques de Fesse-book. Yoann pouvait entamer sa seconde carrière, de manière précoce. Au choix : modèle pour Têtu, acteur dans une production Bel Ami, objet à consoler pour quelques quadras « pervers » (et fiers de l’être). Car à part son minois, il a quoi ? « (…) de longues jambes toutes blanches avec de jolis poils blonds et doux. » Je vous passe le râle de plaisir. Ôtons-lui sa « chemise de bûcheron » et son jeans, et il nous restera quoi ? Rien.

La Nouvelle Star a ceci de pédagogique qu’elle démontre qu’il faut bien plus qu’un corps, un joli filet de voix, une tronche… Il faut de la personnalité. Fut-elle horripilante. Prenons Thomas, la coiffeuse. Une caricature bonne pour se recycler chez Michou, qui fera sa pintade sur un char de la Gay pride, se trémoussant comme une salope dont le cul est vaseliné 24h/24. Une honte pour la communauté gay, détruisant des années de propagande pour expliquer à nos proches et nos collègues, à la société française et nos représentants, qu’un pédé n’est pas forcément une follasse qui se prend pour Nellie Oleson, moue arriviste comprise.

 


C’est clair que Thomas n’aurait pas été une héroïne hitchcockienne, puisque le Maître du Suspense est appelé à la rescousse, chaque semaine et lourdement, par Dédé. Le souci de la référence à Hitch, c’est qu’aucun des candidat n’a l’allure pour avoir quelques sueurs froides ou se laisser enchaîner par des psychoses. Les spectateurs eux, en revanche, ont des cordes pour les sélectionneurs de chansons, et l’étau se resserre sur la présentatrice, trop banale.

***

Pré-coïtum : Pendant que les premiers candidats rivalisaient avec leurs vocalises, la ministre de la Culture avait lancé une série d’invitations pour faire visiter l’exposition – décevante – d’Andy Warhol au Grand Palais. Preuve de l’impopularité de la Ministre, ou encore de l’insuccès de l’expo, nous étions une soixantaine sur l’ensemble du parcours… désolant, désespérant… peu importe. Le plus pathétique fut de voir comment l’art de Warhol était recyclé dans la boutique, à la sortie de l’expo. Un faible choix, uniquement orienté sur le Pop art. En tout cas, Albanel, elle, n’a passé que vingt minutes pour admirer les dizaines de toiles. Pourtant, là, pas de pirates à craindre : il n’y a qu’accrochées qu’on peut les contempler.

 

Lire la précédente chronique


 

TO BE CONTINUED...

 

Vincy (16 avril 2009)
Par Vincy - Publié dans : LE BAZAR DE L'HOMO VINCY
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Vendredi 17 avril 5 17 /04 /Avr 01:13



LE MURET DU JARDIN
DE CHEZ MES PARENTS...

 

Un billet d'humeur d'Isabelle B. Price, d'Univers-L
 

Bernard et Isabelle devant le muret (c) Isabelle B. Price


Mes parents, Denise et Bernard (que j’appelle personnellement maman et papa), ont acheté une ferme quand j’étais encore une toute petite fille qui mettait des robes et qui n’avait pas appris le magnifique terme « Non ! ». Une vieille ferme au cœur d’un petit village, près d’un ruisseau. Une vieille ferme située à côté d’une autre petite ferme et d’un grand pré. Une vieille ferme à quelques minutes à pied de l’école, du boulanger et du boucher. Une vieille ferme qu’ils ont rénovée durant des jours, des mois, des années.

On a vu les choses changer en même temps que nous grandissions. Le grenier est devenu une salle de jeux et ma chambre, tout en haut de la maison. La petite étable est devenue un grand garage où mon père pourrait garer la voiture mais où il préfère entreposer le bois pour la cheminée et les meubles qu’il s’amuse à réparer. Nous n’avons pas vu les principaux changements puisque ce sont des professionnels qui ont fait le gros œuvre mais nous avons vu notre maison devenir NOTRE maison.

Thierry, quand il avait sept ou huit ans, expliquait d’ailleurs très sérieusement aux différents membres de la famille qui lui posaient la question que quand papa et maman seraient morts, Isabelle et Vincent ils iraient habiter ailleurs et que lui garderait la maison. En grandissant nos rêves ont changé mais il est encore très difficile voire impossible pour nous de penser que nos parents pourront un jour revendre la maison.

C’est exactement comme lorsque le pré à côté de la maison – cet immense pré avec des herbes hautes où je pouvais courir en été à condition de taper fort du pied par terre pour faire des vibrations et éloigner les serpents – a disparu. J’adorais ce pré, il semblait n’appartenir à personne tant il était à l’abandon et donc il m’appartenait, à moi, parce que j’avais neuf ou dix ans. On avait une cour tellement grande du coup ; on avait un espace de liberté où l’on pouvait faire ce que l’on voulait. J’avais tout de Laura Ingalls et j’allais cueillir des coquelicots et des pissenlits que j’offrais à ma mère, heureuse comme l’enfant que j’étais. Et un jour, ils ont vendu le pré, mon pré. Un jour des bulldozers sont arrivés et ont tout rasé. Un jour, est né, sur cet espace de vie et de liberté, un hôtel deux étoiles, même pas trois ou quatre, non, seulement deux. Un jour la ville a écrasé la campagne où je grandissais et j’ai eu du mal à l’accepter. Non, je n’étais pas amie avec le fils du voisin, en plus il était snob…

 

Vincent et Isabelle devant le muret (c) Isabelle B. Price

 

Donc imaginer que mes parents pourraient vendre notre maison me fait ce même effet. Un sentiment de trahison et de perte. Bien sûr il faudra s’y résoudre, comme pour tout mais nous y avons tellement de souvenirs, de joies, de pleurs, de disputes, de bêtises en commun…

La maison est entourée d’un jardin sur deux de ses côtés. Un jardin que mon père a fabriqué de ses mains. Quand on s’est installés, ce n’était qu’un énorme tas de détritus. Une montagne de déchets, de tuiles, de pierres, de morceaux de bois, le tout recouvert de mauvaises herbes. Papa avait fait venir une benne, qui, ne pouvant rentrer dans la cour tellement elle était grosse, stationnait au fond du chemin. Il récupérait les pierres une par une et il les portait jusqu’à la benne où il les jetait. C’était en été, il était torse nu, il transpirait et il avait tout du héros pour une petite fille comme moi. Moi, je jouais à côté de lui et je le regardais faire.

Je jouais près de lui assise sur le muret ou je l’aidais à travailler comme le montrent les photos excessivement floues jointes à l’article. J’étais d’une aide indispensable, évidemment, sans moi il n’aurait rien pu faire.

Je me souviens que j’attendais qu’il me déterre le trésor de la maison. Ma maman me racontant tous les soirs des histoires, j’étais persuadée que cette maison renfermait obligatoirement un trésor. Un énorme coffre rouillé, cadenassé, bien enterré qu’il m’aurait donné et que j’aurais ouvert avec un soin particulier. La seule chose qu’il m’a trouvé d’intéressant c’était une bouteille en verre. Une bouteille à la mer, pardon, dans la terre ! Je me suis empressée de m’isoler pour la vider et trouver la carte au trésor. Malheureusement rien, il n’y avait rien que de la terre. Je me rappelle encore de ma déception et de l’éclat de rire de mon père. Ben oui, j’y croyais. Il m’a rassurée en me disant qu’il allait encore creuser plus profondément mais il n’a rien trouvé d’autre.

Bref, où en étais-je ? Ah oui, le muret du jardin. Eh bien, quand je me reposais de 10 minutes d’effort intensif assise à gratter la terre, je regardais mon papa travailler en m’asseyant sur le muret. Ce petit muret, qui délimite aujourd’hui la pelouse à la place de ce tas d’immondices éliminées par mon père, mesure environ 45 cm.

Il est juste à la bonne hauteur quand les petits apprennent à marcher et qu’ils ne sont pas sûrs. Ils peuvent se tenir et avancer doucement, les mains posées sur les pierres plates et les herbes et petites fleurs qui poussent dans les fissures. Ils sont juste à la hauteur pour voir courir les fourmis et les lézards, essayer de les attraper sans y parvenir, cueillir les mauvaises herbes…

 

Vincent et Thierry devant le muret (c) Isabelle B. Price


Ma mère adore ce petit muret, elle le trouve magnifique et considère qu’il donne son cachet au jardin. C’est un héritage d’origine.

Avec Vincent et Thierry, on a joué au petit train dessus. On s’est battus les uns contre les autres, celui qui gagnait étant celui qui restait debout sur le muret. On a coursé Justin le lapin pour le voir sauter d’un coup par-dessus le muret. On a rampé dans la pelouse quand on jouait aux policiers et aux voleurs, cachés par celui-ci, on s’est assis pour discuter, boire et manger. On l’a vu devenir de plus en plus petit quand on s’est mis à grandir.

Et pourtant, alors qu’il a tout arrangé, papa s’est obstiné à ne pas cimenter ce muret. Certaines pierres bougent depuis qu’on est arrivés, rendant amusant et dangereux de marcher dessus quand il a plu. Papa veut qu’il disparaisse ce muret. Il en a marre de l’enjamber pour aller dans la pelouse. Alors depuis plus de 10 ans, le temps fait doucement et inexorablement son effet. Les joints entre les pierres se désagrégent petit à petit, les mauvaises herbes reprennent leurs droits dessus, les pierres sur le dessus sont de moins en moins stables… Mais il est toujours là ce muret, toujours. Il résiste, encore et encore.

Je pense que si un jour mes parents revendent la maison, il sera toujours là. Et quand ils feront visiter le jardin, papa et maman se disputeront encore à son propos. Maman dira quelque chose du genre : « Et voilà le petit muret d’origine qui sépare le jardin de la cour » et papa répondra : « Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir voulu l’enlever celui-là ». Il y a des choses comme ça, qui, même si le temps passe, même si la ville envahit la campagne, restent immuables.

Si un jour vous passez rendre visite à mes parents, asseyez-vous sur le muret, un verre d’eau à la main et écoutez simplement les merles chanter et le ruisseau couler en contrebas… Savourez et dites-vous que quand j’avais dix ans, c’était déjà comme ça…

Isabelle B. Price (15 Mars 2009)

Par Isabelle B. Price - Publié dans : ET LES FILLES, ALORS ?
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Vendredi 17 avril 5 17 /04 /Avr 00:09

 



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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Jeudi 16 avril 4 16 /04 /Avr 00:48


Fiche technique :

Avec Lambert Wilson, Pilar Lopez de Avala, Pascal Elbé, Anne Brochet, Andrée Damant, Florence Darel, Marc Duret, Liliane Cebrian, Luis Jaime Cortez et Catherine Erhardy. Réalisation : Vincent Garenq. Scénario : Vincent Garenq. Directeur de la photographie : Jean-Claude Larrieu. Compositeur : Laurent Levesque et Loïk Dury.

Durée : 93 mn. Disponible en VF.


 


Résumé :

Ils filent le parfait amour... Enfin, presque : Emmanuel veut un enfant et pas Philippe...

Pourtant, Emmanuel décide un jour de franchir le pas, au prix de perdre Philippe... Mais comment avoir un enfant quand on est homo ?



L’avis de Frédéric Mignard :

Une comédie de mœurs sur l’homoparentalité, un brin didactique et télévisuelle, qui n’en demeure pas moins charmante et bien écrite.

Dans Comme les autres, Vincent Garenq aborde frontalement le thème très télévisuel – qui sent bon le talk-show et le téléfilm populaire – de l’homoparentalité et s’inspire ainsi de sa vie. Non, pas de sa  vie d’homo – le cinéaste est hétéro, marié, père de famille –, mais de celle de l’un de ses meilleurs potes, gay, et de ses tribulations pour parvenir à adopter un enfant.



Alors que la France se montre d’une frilosité surprenante envers le droit des homosexuels au mariage et à l’adoption, le réalisateur se pose des questions légitimes sur le besoin de paternité des gays (il est surtout question d’hommes dans le film) tout en veillant soigneusement à ne pas tomber dans le stéréotype rance qui avait fait de Pédale dure, sur une thématique similaire, l’un des pamphlets les plus homophobes jamais issu de sa propre communauté !



Plutôt favorable à l’adoption d’enfants par des couples du même sexe, le réalisateur tombe cependant dans le piège du film prétexte, 100 % revendicateur et didactique, dans lequel tout semble bon pour plaider sa cause. Celle-ci devient forcément acceptable au vu du caractère sympathique de la comédie (dialogues finement écrits, souvent enlevés, répliques mordantes) et des protagonistes principaux ou secondaires. La palme du charisme revient évidemment au pédiatre (!) quadragénaire incarné par Lambert Wilson, la figure centrale du récit qui se désespère de ne pas être père. Un poil égoïste, au début, le personnage, évolutif, devient le parangon du bon père potentiel, tour à tour charmant, drôle, gnangnan... Un mec sain d’esprit qui regorge d’amour (et d’euros), paré, mieux que quiconque, à élever un enfant. Le spectateur, pris en otage, ne peut dès lors que difficilement refuser de le suivre dans sa quête. C’est un brin agaçant.



 

Seul ou avec son concubin, plus réticent, joué par le formidable Pascal Elbé ; envisageant des lesbiennes comme mamans ou le recours à une mère porteuse (la délicieuse Pilar Lopez de Ayala)... Toutes les possibilités sont passées au crible, puisqu’on lui a refusé officiellement l’adoption d’un enfant en raison de son inclinaison sexuelle. Et, alors que les tracas conjugaux se greffent aux difficultés pour devenir papa et que le cœur des femmes satellites vacille, la drôlerie des situations alterne avec l’émotion, de manière très appuyée parfois. La corde sensible vibre, accentuant un peu plus l’impression de rapt des sentiments.



Comme les autres repose donc sur des procédés un peu faciles, légèrement déplaisants quand ils empêchent le spectateur de se poser les vraies questions au cœur de l’homoparentalité, réduite ici au seul bonheur du papa. Mais ne soyons pas trop ingrat, derrière ses airs de téléfilm pédago, cette comédie de mœurs légère n’en demeure pas moins un petit plaisir d’écriture et d’interprétation et puis, même avec ses maladresses, elle a tout de même le mérite de vouloir faire bouger les choses en relançant les débats. N’est-ce pas là l’essentiel ?



L’avis de Voisin Blogueur :

Manu (Lambert Wilson) et Philippe (Pascal Elbé) forment un couple homo et bobo en pleine crise. Pédiatre de métier, Manu ne peut plus passer sur son désir d’enfant et face au refus catégorique de son compagnon, la séparation semble inévitable. À nouveau célibataire, Manu revoit Fina (Pilar Lopez de Ayala), une jeune sans papier rencontrée par hasard.



Il lui propose un mariage blanc et dans la foulée, si elle le veut bien, d’être la mère porteuse de cet enfant tant attendu. D’abord en colère, cette fille perdue va progressivement se lier d’amitié avec notre homo tristounet. Et quelques semaines plus tard, mariage et bébé sont au programme. Mais, comme on le sait, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et Fina va progressivement se découvrir des sentiments pour son nouvel ami gay...



Surfant sur un thème de société (l’adoption chez les homos, toujours interdite en France), Comme les autres s’apparente à un téléfilm de luxe bourré de bonnes intentions. Difficile de ne pas s’y casser les dents. De ce point de vue, Vincent Garenq ne s’en sort pas trop mal en évitant les clichés et en proposant un ton tragi-comique bien vu et assurant un divertissement de qualité. En effet, son film se regarde avec beaucoup de plaisir, donne dans le drame sans tomber dans un surplus de pathos et s’avère aéré et bienveillant. En couple d’homos séparés, Lambert Wilson et Pascal Elbé nous gratifient de leur charme naturel et livrent une prestation honorable.



Mais ce qui gêne un peu dans cette fiction très calibrée, c’est qu’en fait le couple gay n’est pas vraiment traité « comme les autres ». Quand Manu s’égare le temps d’une nuit avec Fina, nous avons droit à une scène de jambes en l’air. Mais quand il s’agit de lui et Philippe, il ne faut pas s’attendre à plus qu’un chaste baiser. Manque de courage des acteurs ? Censure obligée pour une diffusion sans problèmes en prime time dans deux ans ? Ce travers est difficilement excusable et marque un flagrant manque de courage. Ce détail (qui a son importance) dépassé, Comme les autres se révèle être une comédie dramatique entre le cinéma français populaire de qualité et la comédie dramatique (voir les séries) made in USA. Des bons sentiments qui marchent, des décors bobos qui font rêver, un casting charmant… Prévisible mais efficace.

Pour plus d’informations :

Par Frédéric Mignard et Voisin Blogueur - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Jeudi 16 avril 4 16 /04 /Avr 00:07

 



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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Mercredi 15 avril 3 15 /04 /Avr 13:44


Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

 

Yes We Can ??? Yes He Did It !!!

 

Randy SHILTS, Harvey Milk : Sa vie, son époque (traduction d'Aurélien Tremblay), 2009, M6 Editions, 445 p. - 18 €



Qui connaissait Harvey Milk en dehors des U.S.A. avant le film de Gust Van Sant ?

Les affrontements de Stonewall ou la passionaria homophobe Anita Bryant évoquent sans doute plus de choses que le nom du personnage qui a valu à Sean Penn l'Oscar 2009. L'identification est telle que c'est l'acteur qui figure en couverture de la biographie de Milk écrite par Randy Shilts, éditée en 1982 et enfin publiée en français par M6 éditions avec le parrainage de France Info qui lui accorde un « coup de cœur » amplement mérité.

Ce pavé de 445 pages est une mine, un passionnant voyage dans les États-Unis des années 1970 et 1980. Les savoureuses et inoubliables Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin ont pu donner une idée romanesque de la fin de cette époque : cette biographie en donne une vision beaucoup plus complète dans sa dureté. Les combats qui ont permis à Mouse et à Madame Madrigal, à des milliers de gays opprimés d'avoir droit au respect, les luttes qui nous paraissent tellement cruelles et inattendues dans le contexte américain sont ici décrites par un journaliste du San Francisco Chronicles, ami de Milk, engagé à ses côtés et décédé du sida en 1994.

Shilts a interviewé plus de 140 personnes pour réaliser son travail. Son admiration pour Harvey ne lui ôte aucune lucidité : jamais idolâtre, il est le journaliste professionnel qui sait utiliser ses techniques, confronter les points de vue. Gay militant, il n'a pas peur d'épouser, en les commentant judicieusement, les points de vue défendus par une communauté dont il ne cache pas l'âpreté des divisions et l'importance des ambitions personnelles face à des détracteurs dont il analyse les arguments. Le récit de la vie privée de Milk, dont il explique clairement les enjeux et les limites que le journaliste s'est imposés dédramatise également une biographie où les sujets tabous sont absents, même lorsqu'ils sont, à l'époque de la première publication, provocateurs.

Avec un style tout à fait particulier, il donne un tempo à son récit. Le déroulement est chronologique, divisé en quatre chapitres qui ont la particularité d'être rythmés par des intertitres (en italiques) qui charpentent la narration comme dans un article de presse. Tirant le meilleur de chacun des deux styles, journalistique et romanesque, il soutient son propos avec la rigueur de l'historien du présent, sans toutefois se risquer à des analyses inspirées des mouvements historiques classiques.

C'est la personne de Harvey Milk qui structure l'ensemble du récit. Que l'on ait ou non vu le film éponyme ne change pas grand chose à l'intérêt de ce livre. On va y découvrir beaucoup plus d'éléments que sur l'écran : d'abord les quarante premières années de Milk, avant la rencontre de Scott et surtout le récit du procès de White, son assassin. Si l'on a vu le film, qui a déjà été largement évoqué ici, on retrouvera les éléments qui ont structuré la mise en scène : l'enregistrement de son testament en cas de meurtre, les amants, les rivaux, les alliés et cette incroyable énergie qui a su jouer son rôle dans un jeu politique et humain extraordinaire. Le cinéaste a écarté des éléments exposés par le journaliste comme la gestion par Milk de ses origines juives ou l'affaire du Temple du Peuple de Jim Jones (suicide collectif au Guyana le 18 novembre1978 ).

Le texte est long et détaillé : les modalités des enjeux électoraux américains, les analyses politiques et sociologiques permettent à un lecteur qui ne connaît pas les U.S.A. de comprendre les tenants et les aboutissants de l'engagement politique de celui qui a voulu donner une visibilité et des droits aux gays de San Francisco pour pouvoir, par capillarité, les étendre à tout un pays. Certains de ces affrontements sont d'une complexité telle que l'on en viendrait parfois à souhaiter un récit moins fouillé.

En plus de neuf photos, des appendices offrent des textes de Milk : un discours, le texte de son enregistrement-testament et un discours-profession de foi-analyse démographique bizarrement intitulée (canadianisme ?) Regards d'un populiste sur la ville que l'on aimerait entendre de la bouche d'un élu contemporain briguant le poste de maire de l'une de nos grandes cités.

On ressort de ce livre, comme de la salle de cinéma, un peu abasourdi. Une amie m'écrit :

« Je viens de voir Harvey Milk. J'en ressors assez sonnée : actions rapides, montage serré ; mais surtout accumulation d'infos sur le traitement des gays aux States que j'ignorais. J'étais pourtant une grande fille à cette époque mais pas suffisamment impliquée dans la vie sociale et politique. Mon petit frère (gay) devait affronter cette situation et je n'étais pas près de lui à ce moment-là ».

Un exemple de ce harcèlement des homosexuels ? De séduisants policiers en civil qui se laissaient faire de petites gâteries dans un cinéma de San Francisco fréquenté par les gays : à la sortie de le salle, leurs collègues des « Brigades du vice » (p.75) n'avaient aucun mal à arrêter les « coupables » : les appâts ayant enduit leur pénis de mercurochrome, les « suceurs » étaient faciles à appréhender ... les amateurs de Toiles Roses avaient la bouche rouge sang !

Que l'on ait ou non apprécié la mise en scène ou le style, c'est une incroyable page d'histoire, de notre histoire, que nous venons de parcourir et qui nous force, sans jamais tenter de nous culpabiliser à réfléchir sur notre engagement personnel.

Selon son âge et son expérience, on va faire des parallèles avec son vécu, sa culture : mai 68 et le FHAR, les combats pour le CUS (contrat d'union civile) devenu Pacs, les luttes des années sida, les enjeux actuels face aux obscurantismes religieux et politiques, le mariage et l'homoparentalité, sans oublier nos lecteurs francophones de pays où gays et lesbiennes sont encore considérés comme des parias.

Dans son « Discours de l'espoir » du 10 mars 1978, Harvey Milk disait (p. 428) :

« Sans espoir, non seulement les gays, mais aussi les Noirs, les seniors, les handicapés abdiqueront »

Il est réconfortant de se souvenir que, trente ans plus tard, ces groupes, et d'autres, ont été explicitement cités par Barack Obama le 5 novembre 2008, dans son premier discours de président élu (1)

«Je m'appelle Harvey Milk et je veux vous recruter »

Son ami Randy continue brillamment le combat et la lutte : une preuve supplémentaire que l'art de filmer et d'écrire occupe une place capitale pour faire évoluer les mentalités.

Les moments où un film et un livre atteignent ensemble et à un tel niveau, chacun avec ses moyens, de tels objectifs ne sont pas si fréquents.


(1) cf http://www.youtube.com/watch?v=DOyYjnj9dTc entre les 3mn10s et 3mn 15 s du discours


Pour en savoir plus :

M6 Editions n'a pas (encore ?) de site internet, même sur le lien TV http://www.m6.fr/

Attaché de presse : Sylvain Courpron. Merci à lui pour son professionnalisme et son intérêt pour cette chronique et notre blog.

Bibliographie complète de Randy Shilts :

The Mayor of Castro Street: The Life and Times of Harvey Milk (1982), And the Band Played On: Politics, People and the AIDS Epidemic (1987), and Conduct Unbecoming: Lesbians and Gays in the U.S. Military (1993)

http://us.macmillan.com/author/randyshilts

Fiche biographique Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Harvey_Milk

Armistead Maupin parle (in english, of course) de Harvey Milk :

http://www.towleroad.com/2009/02/exclusive-armistead-maupin-on-harvey-milks-last-love-1.html

Sur Stonewall :

http://www.lestoilesroses.net/article-6757494.html

Sur le film de Gus Van Sant, les analyses des Toiles Roses :

http://www.lestoilesroses.net/article-29736896.html

http://www.lestoilesroses.net/article-29733145.html

et Matière Focale :

http://www.matierefocale.com/article-28857616.html

Critique du précieux Philippe-Jean Catinchi dans Le Monde du 19 mars 2009 :

http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/03/19/harvey-milk-sa-vie-son-epoque-de-randy-shilts_1170144_3260.html

Extraits du documentaire The Times of Harvey Milk, réalisé par Rob Epstein, Warner Home Video, 1984, disponible en version sous-titrée en français depuis mars 2009 :

La jeunesse d'Harvey Milk et ses premières candidatures

http://www.lestoilesroses.net/article-25614120.html

Harvey Milk élu : the first gay supervisor et l'élection de Dan White

http://www.lestoilesroses.net/article-25614163.html

Le rejet de la proposition n°6 et la démission de Dan White

http://www.lestoilesroses.net/article-25614229.html

Le double assassinat et l'hommage populaire

http://www.lestoilesroses.net/article-25614287.html

 

TO BE CONTINUED…

Par Gérard Coudougnan - Publié dans : LA BIBLIOTHEQUE ROSE
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Mercredi 15 avril 3 15 /04 /Avr 13:40

 



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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Mardi 14 avril 2 14 /04 /Avr 00:50


Fiche technique :

Avec Dylan Fergus, Bryan Kirkwood, Hank Harris, Andrew Levitas, Matt Phillips, Miguel Caballero, Ni
ck Collins et Nina Landey. Réalisé par Paul Etheredge-Outzs. Scénario : Paul Etheredge-Outzs.  Directeur de la photographie : Mark Mervis.
Durée : 85 mn. Disponible en VO et VOST.


Résumé :
À West Hollywood, pour la parade d’Halloween, des milliers de personnes ont revêtu les costumes les plus déments et les plus fabuleux. Le sexe, la drogue, le rock’n’roll envahissent les rues. Mais un serial killer, collectionneur de têtes, s’est glissé parmi les fêtards. Un groupe de quatre amis, pris comme cible par l’assassin, va tenter de survivre à cette fête d’enfer...

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L’avis de
Matoo :
Attention c’est écrit dessus : « le premier film d’horreur gay ». En gros, ça donne le scénario de La Cité de la peur de Les Nuls (avec faucille intégrée) avec une manière de jouer, des comédiens et une réalisation digne des meilleurs passages « comédie » d’un bon Falcon. Carrément !

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Bon, un navet donc. Même pas très drôle, même pas un peu effrayant ou original, il s’agit plutôt d’un scénario de teen-movie d’horreur des années 70 avec des pédés dans tous les rôles. Évidemment, cela se passe le soir d’Halloween à West Hollywood, et un meurtrier (gay ?) fou se balade avec un masque, et coupe des têtes de dèpes avec sa faucille super bien aiguisée, sans mobile, ni raison particulière. Le héros et sa bande de potes sont pourchassés par le mec, et ils se font étêtés un par un. Mais le héros, qui est le roi de l’énucléation, est aidé par son nouveau boy-friend (qui embrasse pas sur la bouche, et qui l’aime avec son handicap… oh c’est si émouvant !!).

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C’est dommage car ça aurait pu être assez désopilant ou second degré, mais ils ne jouent même pas complètement avec le côté pédé. De même le côté cheap du film passerait bien si l’on avait eu autre chose à se mettre sous la dent que quelques studs qui se dandinent (y’a même pas de cul, pfff). Donc, on peut largement s’en passer, même si le fait que ce soit un film complètement gay est une note d’originalité en tant que telle.

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PS : Sur le site officiel du film, on trouve les deux affiches pour la presse. Une version « généraliste » et une version « gay ». J’ai été très surpris de ce traitement différent qui consiste à simplement rajouter la mention « Premier film d’horreur gay » sur le couteau. C’est plutôt étrange que cette dernière version n’ait pas été collée sur toutes les pubs, étant donné que le film est résolument gay, et que c’est son unique singularité !! Je me demande le pourquoi du comment d’une telle séparation.

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L’avis de Frédéric Mignard :
Une curiosité underground à mi-chemin entre le porno gay californien et la série B horrifique, à réserver exclusivement aux amateurs de nanars loufoques.

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Notre avis : Contrairement à ce qu’affirme l’affiche, Hellbent n’est pas « le premier film d’horreur gay ». Il existe aux USA tout un catalogue de productions d’épouvante gays, fauchées comme les blés, et réservées exclusivement au marché de la vidéo. David DeCoteau, roi de la série Z, issu des studios Empire et Full Moon, en est le chantre. Exerçant son manque de talent dans les dortoirs des teenagers BCBG (traduire par « bon chic belle gueule »), ce dernier n’a pas perdu une occasion depuis son coming out cinématographique d’exhiber des torses nus imberbes dans des longs métrages pathétiques, ouvertement Z, réservés à un public des plus restreints, celui du navet horrifique gay. Malheureusement, Hellbent s’inscrit dans la lignée du maître de la ringardise.

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Scénario inexistant, budget famélique, acteurs inexpressifs... Le film de Paul Etheredge-Ouzts ressemble à du Falcon (célèbre firme porno homosexuelle californienne) avec son lot de « bogosses » musclés aux visages juvéniles qui devraient se contenter d’être beaux et de se taire. En effet, si le cinéaste essaie d’inverser les codes du slasher en remplaçant les scream queens bêtas par des gym queens bêtasses, l’absence de rythme et de tension dramatique éloigne cette série B de ses ambitions premières, en l’occurrence provoquer l’effroi chez le spectateur. S’il y a bien mensonge sur la marchandise, Hellbent, dans toute sa vacuité, possède néanmoins l’intérêt de l’unicité, puisque sa distribution au cinéma représente une première nationale.

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L’objet cinématographique, vide de contenu, redonne du sens à la toile ! Dans le contexte aseptisé du multiplexe du nouveau millénaire, pouvoir jouir d’un tel OVNI reste un privilège. Jouant sur la confusion des genres et celle des sens, Hellbent interpelle inévitablement le spectateur honteux qui ne peut que remettre en question sa présence dans la salle. Il vaut mieux alors pour lui prendre le parti d’en rire plutôt que de s’enflammer. Après tout, peu importe la qualité de ce qui défile à l’écran, ici, seule l’expérience paie.

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Les commentaires furieux ou hilares des spectateurs, les départs intempestifs des amateurs du premier degré et des homophobes outrés...

Pour plus d’informations :
Site officiel
Par Matoo et Frédéric Mignard - Publié dans : FILMS : Les Toiles Roses
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Mardi 14 avril 2 14 /04 /Avr 00:04

 



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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Lundi 13 avril 1 13 /04 /Avr 11:17
© D. R.



Reprise du "Jacky" de Brel, dans laquelle Marc Almond rêve d'être « beau, et con comme un cul ».
Quiz Queer :
En quoi Almond souhaite-t-il être réincarné ?
1) Un Filip Nikolic et une banane à hélice
2) Deux Nicolas Cage et un slip kangourou
3) Trois Zanzi(s) et une Céline Fion
4) Quatre Stéphane Bern
et 125 grammes de chapelure

Pour en savoir plus :
La page Wikipédia de Marc Almond
Le site officiel de Marc Almond
La page MySpace de Marc Almond
Par BBJane Hudson & Daniel C. Hall - Publié dans : TOP OF THE QUEERS
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Lundi 13 avril 1 13 /04 /Avr 01:45




J'ai toujours su

Pierre-Yves

 

Pour la quatorzième livraison de cette série de textes basée sur les hypothèses "Si j'étais homosexuel(le)" pour nos ami(e)s hétéros gay-friendly et "Si j'étais hétérosexuel(le)" pour nos ami(e)s gays hétéro-friendly, j'ai le plaisir d'accueillir Pierre-Yves, un de nos cousins d'outre-atlantique. Son blog est une leçon de vie et de pudeur. Je l'ai repéré grâce à ses commentaires sur le blog de Patrick Antoine. Pierre-Yves a tout de suite accepté mon invitation et je vous laisse découvrir sa prose, en ne pouvant m'empêcher de vous conseiller d'aller lire son blog.

 

Il y a des questions qu’on ne se pose pas. Peu importe que l’on soit dans la norme ou dans la marge, on a tendance à tomber dans des ornières confortables. Qu’est-ce que l’orientation sexuelle ? Est-ce uniquement sexuel ? Dans ce cas-là, elle n’apparaîtrait qu’à la puberté, avec l’arrivée des hormones. S’il s’agit d’une identité innée, qu’en est-il de tous ceux qui ne cadrent pas dans les stéréotypes du milieu gai ou dans le modèle hétérosexuel ?

 

J’ai toujours su que j’étais hétérosexuel. Pourtant, en troisième année, j’étais le plus petit de la classe. Avec des yeux trop grands et des cils qui frisaient, j’ai appris très tôt le sens du mot « tapette ». C’était le gros Dompierre qui sifflait ce mot du fond de la classe, quand le professeur appelait mon nom, Philippe Fontaine, et qu’il annonçait que j’avais eu la meilleure note. Ça me dérangeait pas. Le gros Dompierre avait des oreilles décollées et il sentait mauvais. Je me rattrapais auprès des autres en gribouillant sans cesse, dans les marges de mes cahiers, des dessins qui les faisaient rire. Je caricaturais les professeurs les moins aimés. Mais je n’ai jamais dessiné Madame Rachel. J’étais fasciné par la prof de quatrième année. Avec sa peau soyeuse et ses longs cheveux sombres, Madame Rachel avait l’air d’une indienne. J’épiais souvent ses conversations quand elle discutait avec les adultes. Après l’avoir entendu parler de musique dans la salle des profs, j’ai décidé que j’aimais à la folie les Bee Gees. Elle portait de longues jupes pourpres. Lorsqu’elle s’adresssait à moi je baissais les yeux et j’avais envie de disparaître en plongeant dans le coton froissé de ses jupes. Un après-midi pluvieux de printemps, j’ai appris qu’elle quitterait l’école à la fin de l’année scolaire, je ne l’aurais donc pas comme professeur. Je descendais les marches devant l’école, les yeux baissés. J’ai entendu une voix geignarde : « Fifif la fontaine de fif. » Encore le gros Dompierre. Dans une bouffée de colère j’ai répliqué : « Fif toi-même ! » Sa mâchoire s’est décrochée et il a lancé un cri de guerre. « Hey, les gars, sa voix s’élevait dans les aigus, on va le tabasser ! » J’ai pris mes jambes à mon cou pendant qu’il sautait sur son BMX. Au moins six gars étaient derrière lui. Deux brandissaient des bâtons de hockey au-dessus de leur tête en hurlant. J’ai sauté dans le fossé derrière l’école sous les railleries de Dompierre qui n’a pas pu me rattraper. Et j’ai couru comme un fou jusque chez moi, par le boisé. Dans la course, j’ai perdu mon foulard et je me suis égratigné les bras dans les framboisiers.

À seize ans et demi, j’ai pris ma revanche. Elle s’appelait Maryse, une rousse à la crinière flamboyante. Dompierre répétait partout qu’elle était cochonne parce qu’elle avait de gros seins. C’était à la bibliothèque. Il était allé s’asseoir à sa table, avec deux de ses copains qui ricanaient. Elle s’était levée sans un mot et avait lentement traversé la salle de lecture, comme une comète. Je m’étais figé devant le rayon de la botanique. Elle s’est approchée de moi, m’a pris par le coude et m’a dit : « Viens, on s’en va. » Elle m’a entraîné vers la sortie avec un demi-sourire. J’ai juste eu le temps de voir le visage médusé de Dompierre. Nous avons passé les portes vitrées et elle a éclaté de rire. J’ai ri aussi. Les soirs suivants, on a fait ensemble un travail de philo sur Empédocle d’Agrigente, un vieux philosophe, mort il y a des siècles, après avoir écrit des tas de conneries. C’est moi qui ai fait les illustrations. Elle a imprimé la page titre. J’ai passé mon sac sur l’épaule et j’ai dit « Bon, ben… Bye ! » Son sourire est tombé d’un seul coup et elle a eu l’air fâché. J’ai vécu le même malaise que lorsque Madame Rachel riait. Elle s’est levé, a fait deux pas dans ma direction, m’a plaqué sur le mur et m’a embrassé. J’ai senti la panique qui montait, rapidement dissipé par une furieuse envie de glisser mes mains sous ses vêtements. On a eu B+ dans notre travail de philo. Moi je planais. J’avais perdu ma virginité.



Avec Maryse, ça n’avait pas duré. Elle était ambitieuse, moi j’étais le pire des paresseux. Je me suis trouvé un petit boulot de graphiste dans un journal local. Je passais mes soirées à dessiner des comic strips que je rêvais de voir éditer par un éditeur belge. Je suis passé de Maryse à Sylviane, puis de Sylviane à Marie-Andrée. Désormais, j’étais celui qui quittait. Dès que ça se corsait, je prenais mes jambes à mon cou. Elles disaient que j’avais peur de l’engagement. Je disais que je n’avais qu’une vie à vivre et que c’était maintenant ou jamais. J’ai rencontré Chantal chez des amis, un des premiers beaux jours de l’été. On avait décidé de laver les voitures. La radio à fond dans le garage, on se lançait de la mousse. Ça a cliqué entre nous et je n’ai rien vu venir. Ça a commencé tout doucement, par une histoire de t-shirt mouillé. C’était pas la passion, juste une connivence et une curiosité. Ensuite, tout s’est enchaîné très vite. Elle m’a un peu forcé la main, le soir où elle m’a annoncé qu’elle était enceinte et qu’elle voulait le garder. Je me suis mis à faire des heures supplémentaires. On a démonté la table à dessin et je l’ai rangé dans un placard. Mon bureau allait devenir la chambre du bébé.

C’est la nuit, Chantal dort. Moi, je fais de l’insomnie depuis que le bébé fait ses nuits. Je marche lentement en posant les pieds à des endroits bien précis du plancher pour limiter les craquements au maximum. Par la porte entrebâillée, je jette un œil dans la chambre de Mathias. C’est elle qui a choisi le prénom. J’ai tellement peur qu’il lui arrive quelque chose. Entre les barreaux de son lit, je l’aperçois qui dort à poings fermés. Il rayonne sans se douter de ce qui l’attend. Je me souviens d’Empédocle d’Agrigente. Le philosophe disait que le monde entrait dans une phase de progression de la haine. Par moment, le parfum obsédant de Maryse me revient. La présence du bébé a changé les choses entre moi et Chantal. On est tous les deux épuisés. Je la sens qui se replie sur elle-même. Parfois, j’ai peur de la perdre. La nuit retient son souffle. Un coup de vent, et toute ma vie pourrait s’écrouler. Serais-je à la hauteur ? Je dois faire un effort pour respirer sans bruit. Ma vue s’embrouille. Je revois les jupes de Madame Rachel qui tournent autour de ses hanches pendant qu’elle s’éloigne sans un bruit, dans le couloir de l’école.


Pierre-Yves

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SI J'ÉTAIS... HOMO (ou) HÉTÉRO
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Lundi 13 avril 1 13 /04 /Avr 00:03

 



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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Dimanche 12 avril 7 12 /04 /Avr 00:35
  
Visuel : (c) GayClic

Quelques-unes des meilleures scènes d'amour entre Luke et Noah, depuis août 2007.
[ATWT appartient à PGP ; Daily recaps à CBS]


Par Jag1366 - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Dimanche 12 avril 7 12 /04 /Avr 00:31
  
Visuel : (c) GayClic

Ainsi s'achève « la première époque » des aventures de Luke & Noah. Bientôt la suite.
[ATWT appartient à PGP ; Daily recaps à CBS]


Par Jag - Publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Samedi 11 avril 6 11 /04 /Avr 01:01

 



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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Samedi 11 avril 6 11 /04 /Avr 00:59

 



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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Vendredi 10 avril 5 10 /04 /Avr 04:50


Veni Vidi Vincy - Photo © D. R.

 

 

ANDY, DIS-MOI OUI

 

 

Dans le bazar de ces derniers jours, de ce chaos à Strasbourg et de tous ces grands discours, a émergé un instant de grâce. Ou de kitsch. Quatre clichés du quatrième meilleur joueur de tennis mondial.

Andy Murray n’est pourtant pas ce que j’appelle un homme sexy. Il n’a pas la classe de Federer, le sang chaud d’un Nadal, ou même le sex-appeal de Marat Safin. Il a l’avantage d’être encore jeune – la jeunesse gomme tellement les défauts d’un visage – et d’être très bien foutu.

Car les tablettes de chocolat du 4e meilleur joueur de tennis sont bien dessinées.

Depuis quelques années, les deux organismes – masculin et féminin – chargés de gérer le tennis mondial orchestrent des séances photos insolites ou glamour pour promouvoir leur sport. Quand ce ne sont pas des photos, il s’agit de soirées caritatives ou de blogs à écrire. Les joueurs doivent s’y plier. Certains s’en plaignent car cela alourdit leur agenda, et les éloigne de l’entraînement ou du repos.

Andy Murray, ce dimanche 5 mars, a gagné le très riche tournoi de Key Biscane. Les bars branchés de South Beach ont du consoler et ennivrer tous les perdant(e)s. Mais Andy Murray a du patienter avant de se défouler dans son appartement perso de Miami. En effet, une grande histoire d’amour l’attendait sur la plage…

 

Photo © D. R.

 

Non pas avec cette mouette romantique. Andy Murray n’est pas zoophile. Ceci dit, félicitons le photographe pour ce cliché digne d’une télénovelas. Andy avait cependant quelqu’un en vue. Un homme un peu plus mûr, mais tout aussi bien dessiné musculairement. Un mâle avec qui courir dans l’océan, fouetter l’écume salée, tremper ses chevilles dans l’eau chaude atlantique.

 

Photo © D. R.

 

C’est un magnifique moment d’amitié virile. Le coach et sa vedette. Leurs corps ne doivent avoir aucun secret l’un pour l’autre. Mais ne fantasmons pas. En s’exhibant ainsi pour une session médiatique, Andy Murray contribue juste à l’homoérotisation de la société. Il envoie l’image de l’homme physiquement idéal. C’est déjà assez énervant de se dire qu’en frappant dans une raquette mieux que son adversaire, il a empoché un chèque de 440 000 euros. En plus, il nous nargue avec son corps sculpté, sous sa tête très banale.

 

Photo © D. R.

 

Au passage, on voit aperçoit son boxer sport « Nike Pro », basiquement noir. Ils auraient sans doute préféré qu’il le mette davantage en valeur. Les ventes auraient monté. D’ailleurs, cet homme ne connaît rien en marketing. Il aurait été plus porteur en matière de buzz de se foutre directement en caleçon. Il serait devenu une égérie pour les roux.

Andy Murray, écossais revendiqué, n’a plus qu’à poser en kilt (par Fred Perry, son sponsor ?), pour que notre imagination s’affole.

Mais nous n’avons pas eu besoin. Andy s’est lancé tout seul dans l’eau. Batifolant comme un gamin (il a 22 ans), le tennisman renvoie surtout l’image d’un puceau déchargeant pour la première fois ses six milles volts. Une telle photo, aussi candide que perverse, prête à la moquerie.

 

Photo © D. R.

 

En même temps, qu’il en profite. La saison du Roi Nadal va commencer. La saison du Mec qui a un problème avec ses slips. À suivre.

***

Post-Rectum : Étonnant de voir qu’aucun média français n’ait relayé la victoire en double d’Amélie Mauresmo dans ce même tournoi floridien (l’un des dix plus importants du monde). Ce n’est pas rien qu’une française gagne un tournoi, mais le jeu en double n’intéresserait personne. Pourtant notre homosexuelle notoire Amélie embrassant sa partenaire russe Sveletna, c’est une jolie image de bonheur et de complicité.

 

TO BE CONTINUED...

 

Vincy (7 avril 2009)

 

 

Par Vincy - Publié dans : LE BAZAR DE L'HOMO VINCY
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Vendredi 10 avril 5 10 /04 /Avr 00:58

 



Les vidéos sont (c) D.R.

Par Daniel C. Hall - Publié dans : SERIE : STEVEN CARRINGTON (DYNASTY)
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